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Mais que fait Google dans le monde de l’énergie ?

Google, ou plutôt Alphabet, évoque bien des craintes auprès des géants mondiaux de l’énergie. A lui seul, le groupe originaire de la Silicon valley, incarne la menace d’un secteur en proie à une Uberisation prochaine. Mais au-delà des croyances, qui sait réellement ce qu’Alphabet fait ou prépare dans le monde de l’énergie ?

Alphabet est présent dans plusieurs segments de la chaine de valeur de l’électricité. Alphabet combine des investissements dans l’approvisionnement énergétique à long terme (par l’achat), l’investissements dans les énergies renouvelables (au-delà de ses besoins propres) et voit aussi des opportunités d’affaires dans la transition énergétique.

Alphabet dans l’approvisionnement énergétique

Alphabet, au travers de sa filiale Google Energy LLC, a récemment annoncé vouloir fournir l’intégralité de ses besoins en énergie renouvelables dès 2017. La consommation annuelle d’Alphabet représente à peu de choses près celle de la ville de San Francisco, ce qui ferait d’Alphabet le plus grand acheteur d’énergies renouvelables au mondeDès 2010, le régulateur américain avait accordé à Alphabet une autorisation d’acheter et de vendre de l’énergie aux taux du marché. En 2015, le groupe avait déjà multiplié les contrats de long terme pour atteindre 5,7 TWh d’énergie renouvelable.

La consommation annuelle d’Alphabet représente à peu de choses près celle de la ville de San Francisco, ce qui ferait d’Alphabet le plus grand acheteur d’énergies renouvelables au monde.

Alphabet, un producteur d’énergie renouvelable

Alphabet a depuis investi plus de 2,5 milliards de dollars dans 22 grands projets d’énergie renouvelable, dont 250 millions de dollars dans le fabriquant de panneaux solaires SolarCity (objet depuis d’une OPA par Tesla). Ceux-ci sont principalement situés aux États-Unis, où ils doivent contribuer à sécuriser l’approvisionnement en « électricité verte » des data centers d’Alphabet. Le groupe est actif dans le photovoltaïque en Afrique via le Jasper Power Project : un parc photovoltaïque en Afrique du Sud. Il a aussi investi dans la centrale éolienne du lac Turkana au Kenya, la plus grande ferme éolienne du continent. Ce chantier de 365 turbines devrait démarrer en 2017 avec une production annuelle attendue de 310 MW pour à terme couvrir 15% de la consommation kenyane, soit les besoins en énergie de 2 millions de foyers.

Alphabet dans la domotique

L’acquisition de Nest pour 3,2 milliards de dollars début 2014 a permis au groupe de se positionner dans le secteur de la domotique. Afin d’étendre son influence, Nest a mis au point Weave, le protocole applicatif utilisé par les produits Nest pour se comprendre entre eux. Au travers de Weave, Nest tente de rendre de plus en plus d’objets compatibles avec ses trois produits : son thermostat, son détecteur de fumée et sa caméra. Le programme « Works with Nest » rassemble désormais 11 000 développeurs et une cinquantaine de marques.

L’acquisition de Nest pour 3,2 milliards de dollars début 2014 a permis au groupe de se positionner dans le secteur de la domotique.

Alphabet entend bien devenir l’acteur de référence de l’écosystème technologique dans l’univers domotique à l’instar de ce qu’il fait dans d’autres secteurs. D’une manière générale, Alphabet n’est pas actif dans les grandes structures de standardisation qui traitent du sujet. Il estime qu’il peut de lui-même développer son écosystème autour de ses propres standards. C’est pourquoi le groupe a avait lancé l’initiative Thread qui développe un protocole de transport de l’information. OpenThread complète à ce titre Weave en permettant aux objets Nest de communiquer entre eux.

Les autres expérimentations d’Alphabet

En 2013, X – le laboratoire-incubateur technologique du groupe – a racheté Makani Power, une startup a l’origine d’une sorte de cerf-volant arrimé au sol par un câble, permettant de créer de l’énergie. Conçus à partir de matériaux et de composants électroniques ultralégers, ces planeurs produisent de l’énergie éolienne. Hissés à haute altitude, là où les vents sont plus forts, ils produisent 50 % d’énergie supplémentaire.

X est également à l’origine du projet Sunroof, qui vise à faciliter l’adoption des panneaux photovoltaïques. Appuyé par Google Maps, Sunroof permet au propriétaire d’une maison de calculer le potentiel de son toit en matière d’énergie solaire en combinant différents facteurs (heures d’ensoleillement, présence d’arbres ou de susceptibles de générer de l’ombre, orientation de la toiture, tendances météorologiques). Sur la base de ces données, SunRoof recommande ou non l’installation de panneaux, en précisant la taille, le coût d’achat ou de location ainsi que l’économie potentielle. L’outil propose également les contacts de fournisseurs les plus proches.

 

 Créée en avril 2015, Think Smartgrids  (plateforme partenaire) a pour objectif de développer la filière Réseaux Électriques Intelligents (REI) en France et de la promouvoir en Europe comme à l’international.

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