Le Monde de l'Energie http://www.lemondedelenergie.com Rejoignez la communauté Thu, 19 Apr 2018 04:40:17 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.5 https://i1.wp.com/www.lemondedelenergie.com/wp-content/uploads/2016/12/Untitled-1.png?fit=28%2C32 Le Monde de l'Energie http://www.lemondedelenergie.com 32 32 121749514 Solaire: 392 lauréats pour la quatrième tranche d’un appel d’offres national http://www.lemondedelenergie.com/solaire-392-laureats-france/2018/04/19/ http://www.lemondedelenergie.com/solaire-392-laureats-france/2018/04/19/#respond Thu, 19 Apr 2018 04:40:17 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=97119 Le ministère de la Transition écologique et solidaire a annoncé mercredi avoir sélectionné 392 projets dans le cadre d’un appel d’offres pour l’installation de panneaux solaires sur les bâtiments.

Les projets représentent une capacité totale de 200 mégawatts (MW).

Le prix moyen de l’électricité proposé par les lauréats ressort à 80,8 euros par mégawattheure produit, soit une baisse de 5% par rapport à la troisième tranche attribuée en janvier, précise le ministère dans un communiqué.

Il s’agit de la quatrième tranche d’un appel d’offres national lancé en septembre 2016, qui concerne des projets d’une capacité comprise entre 100 kilowatts et 8 mégawatts (MW). Il doit permettre d’attribuer au total 1.450 MW de projets.

Mi-décembre, le gouvernement a annoncé qu’il augmenterait le volume des appels d’offres solaires pour atteindre au total près de 2,5 GW accordés par an, contre 1,5 GW jusqu’à maintenant.

La prochaine tranche de l’appel d’offres pour les installations sur bâtiments portera ainsi sur 225 MW, indique le ministère.

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La France doit améliorer sa politique de soutien aux énergies renouvelables (Cour des comptes) http://www.lemondedelenergie.com/renouvelables-cour-des-comptes/2018/04/18/ http://www.lemondedelenergie.com/renouvelables-cour-des-comptes/2018/04/18/#respond Wed, 18 Apr 2018 16:48:55 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=97114 La Cour des comptes estime que la France doit renforcer la cohérence, l’efficience et la transparence de sa politique de soutien au développement des énergies renouvelables, selon un rapport publié mercredi.

« Malgré les efforts » entrepris pour assurer le déploiement des énergies renouvelables, la Cour des comptes a constaté « un décalage persistant au regard des objectifs affichés », indique-t-elle dans un rapport réalisé à la demande de la commission des finances du Sénat.

La Cour a noté un déploiement « significatif » des énergies renouvelables au cours de la dernière décennie, qui ont permis de porter leur part dans la consommation d’énergie de 9,2% en 2005 à 15,7% en 2016.

La France s’est toutefois fixé pour objectif de porter à cette part à 23% dès 2020.

« Faute d’avoir établi une stratégie claire et des dispositifs de soutien stables et cohérents, le tissu industriel français a peu profité du développement des énergies renouvelables », souligne également le rapport.

Les moyens financiers mobilisés par l’Etat sont pourtant « conséquents », selon la Cour, qui estime les dépenses publiques de soutien au secteur à 5,3 milliards d’euros en 2016.

Ils bénéficient essentiellement aux énergies renouvelables électriques, au détriment de leurs homologues thermiques, précise la Cour des comptes. Elle recommande ainsi de mieux soutenir ces énergies, en augmentant notamment les moyens du fonds chaleur, qui permet de financer les projets de gaz et de chaleur verte.

Par ailleurs, le Parlement devrait être « mieux associé à la définition des objectifs de développement des énergies renouvelables et des volumes financiers de soutien », selon la Cour.

La Cour des comptes estime que l’actualisation de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), débattue actuellement, doit permettre « l’émergence d’une stratégie énergétique plus concertée et cohérente ».

Elle a formulé à cet effet une série de recommandations, parmi lesquelles de « calculer le coût du mix énergétique programmé et les soutiens publics induits » afin d’asseoir les décisions de programmation énergétique sur ces informations.

Elle préconise également de créer un comité chargé « d’éclairer les choix » du gouvernement concernant la politique énergétique et de mettre en place une « instance de pilotage interministériel ».

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Vers la fabrication d’un biocarburant pour les avions http://www.lemondedelenergie.com/biocarburant-avions/2018/04/18/ http://www.lemondedelenergie.com/biocarburant-avions/2018/04/18/#respond Wed, 18 Apr 2018 15:01:37 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=97108 Après ses essais avec Audi dans l’automobile, la cleantech française Global Bioenergies collabore avec SkyNRG pour accélérer la commercialisation d’essence verte pour l’aéronautique. Alors que les courts du baril de pétrole sont globalement à la hausse, un nouveau carburant aéronautique pourrait prochainement bouleverser le secteur. C’est en tout cas l’objectif de Global Bioenergies, société qui …]]>

Après ses essais avec Audi dans l’automobile, la cleantech française Global Bioenergies collabore avec SkyNRG pour accélérer la commercialisation d’essence verte pour l’aéronautique.

Alors que les courts du baril de pétrole sont globalement à la hausse, un nouveau carburant aéronautique pourrait prochainement bouleverser le secteur. C’est en tout cas l’objectif de Global Bioenergies, société qui développe un procédé innovant de conversion de ressources renouvelables en isobutène.

La cleantech française a en effet monté un partenariat avec SkyNRG, premier producteur mondial de carburant aviation durable, pour accélérer la commercialisation de biocarburant aéronautique dérivé de son bio-isobutène et entrant dans la composition du carburant pour l’aviation (jet fuel ou kérosène).

Les premiers lots de biocarburant aéronautique ont été produits par Global Bioenergies à Leuna (Allemagne) et envoyés à SkyNRG pour des analyses préliminaires, jetant les bases du processus d’évaluation ASTM de niveau 1.

Le processus de certification de l’ASTM compte quatre étapes, du niveau 1 au niveau 4. Le niveau 1 de l’ASTM consiste à analyser les propriétés physiques et chimiques du carburant : composition, volatilité (courbe de distillation et densité), fluidité (point de congélation et viscosité), chaleur nette de combustion, corrosion et stabilité thermique.

Ces lots livrés par Global Bioenergies, sont essentiellement composés d’isoparaffines C12 présentant une excellente tenue au froid, un indice d’octane élevé et teneur énergétique dans la gamme du jet fuel traditionnel.

Les molécules d’isoparaffine C12 visées sont les mêmes que celles présentes dans le kérosène classique. Le produit est obtenu par oligomérisation et hydrogénation du bio-isobutène.

Le composé Global Bioenergies pur sera évalué, de même qu’un mélange avec du kérosène fossile. Global Bioenergies peut produire ce composé à partir de déchets forestiers et agricoles ou encore de betteraves.

 

Pour Marc Delcourt, directeur Général de Global Bioenergies, « le kérosène est le segment du marché des produits pétroliers dont la croissance est la plus rapide, avec une hausse de 4-5 % par an. Le secteur aéronautique compte sur les biocarburants durables pour apporter une contribution déterminante à la réduction de son empreinte carbone. Après avoir démontré avec notre partenaire Audi qu’une voiture pouvait rouler à l’essence renouvelable, nous apporterons bientôt la preuve que notre biocarburant aéronautique présente un potentiel unique pour la dé-carbonisation des airs ».

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Réchauffement climatique : que fait-on de notre argent ? http://www.lemondedelenergie.com/rechauffement-climatique-argent-contribuable/2018/04/18/ http://www.lemondedelenergie.com/rechauffement-climatique-argent-contribuable/2018/04/18/#respond Wed, 18 Apr 2018 13:35:33 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=97097 Quel usage fait-on de notre argent pour combattre le réchauffement climatique ? Si l’on accepte sans trop rechigner le prédicat selon lequel les gaz à effet de serre d’origine anthropique sont la cause principale du dérèglement climatique rapide à l’échelle de la planète, alors les mesures envisagées doivent être à la hauteur des conséquences potentielles, …]]>

Quel usage fait-on de notre argent pour combattre le réchauffement climatique ? Si l’on accepte sans trop rechigner le prédicat selon lequel les gaz à effet de serre d’origine anthropique sont la cause principale du dérèglement climatique rapide à l’échelle de la planète, alors les mesures envisagées doivent être à la hauteur des conséquences potentielles, et mises en œuvre par tous les pays.

Ainsi, il existe plus de 1200 lois dans 164 pays pour lutter contre le réchauffement climatique. [À noter que l’hiver rigoureux en Europe cette année ne doit pas faire oublier, au même moment, les 25 degrés au-dessus de la moyenne dans la zone polaire nord]

La France a, elle aussi, intégré à son dispositif législatif diverses mesures dont la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte.

Au passage, cette loi devait permettre la création de 100 000 emplois en trois ans. Hélas, force est de constater que cet aspect a échoué avec à peine un quart des emplois créés.

Revenons à l’essentiel, c’est à dire à l’utilisation de nos sous !

D’abord nous devons identifier ce dont nous parlons : l’argent qui est mis en œuvre dans le cadre de la loi n° 2015-992, de la lutte contre le réchauffement climatique et de la mise en œuvre de l’accord de Paris est constitué de plusieurs contributions essentiellement laissées à la libre convenance de la chambre des députés.

Nous retiendrons les deux principales que sont :

La Contribution du Service Public de l’Électricité (CSPE) (5,6 Md€ en 2017, une taxe sur la consommation électrique). Le fonctionnement consiste à faire subventionner les Énergies Renouvelables Intermittentes (ENRI, solaire et éolienne) pour la production d’électricité principalement par EDF qui récupère alors la mise via cette taxe.

Toutefois, la CSPE qui est versée à l’État français en premier lieu, n’est pas suffisante pour compenser la différence entre le prix d’achat fixé par contrat et le prix de vente au tarif du marché. L’État doit donc actuellement la modique somme de 5 Md€ à EDF.

La Contribution Climat Énergie (CCE) (5.5 Md€ en 2017, estimation : 7 Md€ en 2018, essentiellement une taxe sur les produits fossiles payée par les consommateurs) est elle aussi utilisée principalement pour la production d’électricité par les Énergies Renouvelables Intermittentes.

À ceci s’ajoutent des dépenses au budget régulier de l’État et le coût de l’effort demandé aux organismes tels que l’ADEME pour ce même objectif, soit approximativement 2 Md€ annuels supplémentaires.

Selon la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) 69% des dépenses publiques dans le cadre mentionné précédemment vont à l’électrique d’origine éolienne et solaire (ENRI).

Est-ce bien raisonnable ?

La réponse, pour un pays qui dépendrait presque exclusivement des énergies fossiles pour son électricité, serait tout à fait positive… mais pour la France ?

La France produit trois quarts (77%) de son électricité grâce aux réacteurs nucléaires qu’elle a construit suite aux deux chocs pétroliers des années 1970 et encore 13% grâce aux installations hydrauliques, soit 90% d’électricité dé-carbonée au total (un record mondial).

La production d’électricité représente 25% de notre consommation énergétique totale.

Autrement dit, près de 70% des investissements sont dédiés à 2.5% de notre consommation totale d’énergie et seulement 30% au reste (dont 75% de notre consommation énergétique qui est essentiellement due au chauffage non électrique et au transport et qui est quasiment 100% fossile).

On peut donc, à juste titre, se poser la question de l’adéquation des moyens en fonction des objectifs pour la décarbonation de notre énergie, la réduction des gaz à effet de serre et, plus généralement, pour le climat.

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Chine: une cheminée à air pur tente de nettoyer l’atmosphère http://www.lemondedelenergie.com/chine-xian-pollutio-cheminee/2018/04/18/ http://www.lemondedelenergie.com/chine-xian-pollutio-cheminee/2018/04/18/#respond Wed, 18 Apr 2018 09:31:27 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=97092 C’est une cheminée de 60 mètres de haut qui trône au coeur de son quartier. Mais au lieu de répandre de la fumée, le cylindre géant purifie (un peu) l’air que respirent les habitants de Xian, l’une des villes les plus polluées de Chine.

La Chine, premier pollueur mondial, tente par tous les moyens de produire de l’air pur, allant jusqu’à fermer les usines lors de pics de pollution. Des millions de Chinois ne sortent plus sans un masque qui filtre les particules fines et ont installé chez eux des purificateurs d’air.

A Xian (nord), ancienne capitale impériale qui ne voit plus le ciel bleu qu’un peu moins de la moitié de l’année, les autorités ont pris les grands moyens, avec un purificateur expérimental installé en banlieue afin de filtrer l’air de la rue.

L’appareil, alimenté par l’énergie solaire, aspire l’air vicié au raz du sol et le filtre lors de sa montée dans la cheminée avant de le rejeter purifié dans l’atmosphère.

Il peut nettoyer chaque jour entre 5 et 16 millions de mètres cubes d’air, en fonction du temps et du niveau de pollution, selon Cao Junji, expert environnemental à l’Académie chinoise des sciences.

L’engin, qui est encore en phase de tests, réduit de 10% à 19% le taux de particules fines dans l’atmosphère dans un rayon de 10 km2, a-t-il assuré mardi devant la presse.

Un maigre résultat pour une métropole de 8 millions d’habitants: il faudrait une centaine de tours du même type pour couvrir toute la superficie de la ville sur 1.000 km2, a reconnu M. Cao.

Pour un investissement de 12 millions de yuans (1,5 million d’euros) et un budget de fonctionnement de 200.000 yuans par an, ce combat contre les particules fines en ville revient cher.

M. Cao a d’ailleurs reconnu que le projet suscitait des doutes. « Moi-même j’étais sceptique. Mais les résultats sont bons. Ils répondent à nos attentes », a-t-il assuré.

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Total va acheter 74% de Direct Energie pour 1,4 md EUR, lancera une offre sur le reste http://www.lemondedelenergie.com/total-offre-direct-energie/2018/04/18/ http://www.lemondedelenergie.com/total-offre-direct-energie/2018/04/18/#respond Wed, 18 Apr 2018 08:06:05 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=97075 Total a annoncé mercredi un accord pour acquérir 74,33% du producteur et fournisseur alternatif d’électricité et de gaz français Direct Energie pour environ 1,4 milliard d’euros auprès de ses principaux actionnaires.

Le groupe lancera ensuite une offre publique obligatoire sur les actions cotées en Bourse, au même prix de 42 euros par action, une opération destinée à se renforcer sur les marchés français et belge de l’électricité et du gaz.

Le conseil d’administration de Direct Energie « a approuvé à l’unanimité cette opération » et la recommandera aux actionnaires sous réserve d’une confirmation du caractère équitable de l’offre publique par un expert indépendant, indique Total dans un communiqué.

Libéralisé en 2007 pour les particuliers, le marché français reste dominé par les anciens monopoles EDF et Engie (ex-GDF Suez).

Pionnier sur ce marché, Direct Energie s’est toutefois fait un nom, occupant la troisième place dans l’électricité et la quatrième dans le gaz en France.

Total, qui possédait déjà le belge Lampiris, s’était aussi lancé sur le marché des particuliers l’an dernier, en lançant une offre sous la marque « Total Spring ».

« Par cette opération, Total poursuit activement son développement dans la génération et la distribution d’électricité et de gaz en France et en Belgique », a souligné Patrick Pouyanné, PDG du géant pétrolier et gazier.
jmi/ef/nas

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Le transport maritime s’engage dans la lutte contre le réchauffement climatique http://www.lemondedelenergie.com/transport-maritime-climat/2018/04/18/ http://www.lemondedelenergie.com/transport-maritime-climat/2018/04/18/#respond Wed, 18 Apr 2018 07:54:42 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=97079 En charge du fret de 90% des marchandises internationales, le secteur du transport maritime serait aujourd’hui responsable de 3% des émissions mondiales de dioxyde de carbone. La situation pourrait même s’empirer : on estime que ces émissions polluantes pourraient atteindre les 17% d’ici 2050 si aucune mesure n’est prise pour améliorer la situation. Conscient que …]]>

En charge du fret de 90% des marchandises internationales, le secteur du transport maritime serait aujourd’hui responsable de 3% des émissions mondiales de dioxyde de carbone.

La situation pourrait même s’empirer : on estime que ces émissions polluantes pourraient atteindre les 17% d’ici 2050 si aucune mesure n’est prise pour améliorer la situation. Conscient que la lutte contre le réchauffement climatique est l’affaire de tous les acteurs économiques, le transport maritime a décidé de s’engager à réduire ses émissions de CO2 en reliant ses pratiques à l’objectif de la COP21.

Les membres de l’OMI s’accordent

Dernier secteur de l’économie mondiale à rester à l’écart de l’Accord de Paris sur le climat, le transport maritime a décidé de se joindre à l’effort international de lutte contre le réchauffement climatique.

Les 173 membres de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) se sont en effet réunis à Londres du 9 au 13 avril derniers pour la 72ème édition du Comité de la protection du milieu marin.

Ils ont profité de ce sommet pour s’accorder sur un objectif chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre : le secteur s’engage à réduire d’au moins 50% ses émissions polluantes d’ici l’horizon 2050.

À l’issue de plusieurs jours de débats, les membres de l’OMI ont décidé de mettre en place une stratégie dont l’objectif est, dans un premier temps, de réduire d’au moins 40% les émissions de gaz à effet de serre des navires d’ici 2030.

À cela s’ajoute un objectif sur le plus long terme : le secteur du transport maritime s’engage à diminuer de moitié ses émissions de CO2 d’ici 2050 par rapport à 2008.

Bien qu’il n’a pas été acté, l’objectif de diminuer de 70% les émissions du secteur sera cependant poursuivi dans l’optique, à terme, de décarboner totalement le transport maritime.

« Cet accord fournit le signal attendu pour que le secteur maritime joue enfin pleinement son rôle dans l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris. C’est un signal positif pour l’ensemble des autres secteurs. D’ici une quinzaine d’années tous les nouveaux navires devront être zéro émissions ou presque, ce qui marque une vraie rupture », s’est félicité le ministre français de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot.

Des débats compliqués

La délégation du Parlement européen à l’OMI a appelé, dès l’ouverture des débats, à l’adoption d’un « objectif de réduction des émissions de 70% d’ici 2050 ». 44 pays (dont la France, l’Australie et la Nouvelle-Zélande) militaient pour un objectif encore plus ambitieux : la neutralité carbone du secteur du transport maritime d’ici 2050.

Mais les négociations ont été difficiles et l’incertitude a plané jusqu’au dernier jour.

L’Arabie Saoudite et les États-Unis ont notamment tenté de bloquer les discussions avant de finalement exprimer des « réserves » sur le texte, sans en empêcher l’adoption.

« Je doute qu’il y ait beaucoup de pays qui aient un plus grand intérêt économique dans ce débat que le nôtre, étant donné l’importance du transport maritime dans notre PIB et notre dépendance presque totale à l’égard du secteur. Je parle donc avec une crédibilité considérable quand je dis que l’argument présenté par certains pays en développement qui craignent que l’action climatique ait un impact négatif sur la navigation et le commerce est complètement faux », a notamment plaidé David Paul, ministre de l’Environnement des îles Marshall.

De la nécessité d’un changement technologique

Le transport maritime va donc devoir s’engager sur la voie de changements technologiques majeurs.

L’objectif de 50% de réduction des émissions polluantes est en effet impossible à atteindre en conservant les navires au fioul actuels : la majorité des navires de commerce naviguent en effet au fioul lourd, une ressource énergétique fortement polluante qui émet des quantités de souffre 3.500 fois supérieures au gazole consommé par les voitures à motorisation thermique.

« Même avec le niveau d’ambition le plus bas possible, l’industrie du transport maritime devra mettre en place des changements technologiques rapides pour produire des navires à zéro émission, passant des combustibles fossiles à une combinaison d’électricité, de combustibles renouvelables dérivés de l’hydrogène et potentiellement de bioénergie », explique Tristan Smith, spécialiste de l’énergie et des transports maritimes à l’UCL Energy Institute de Londres.

Selon un récent rapport de l’OCDE, décarboner le secteur du transport maritime serait en effet envisageable dès l’horizon 2035 grâce aux énergies renouvelables et aux biocarburants.

Il s’agira également d’améliorer leur efficacité énergétique et de réduire leur vitesse de croisière.

Réduire la vitesse des navires par deux permettrait de consommer jusqu’à 5 fois moins d’énergie.

Reste que l’OMI doit favoriser rapidement l’introduction de mesures concrètes pour réduire considérablement et rapidement les émissions du secteur à court terme. « Sans cela, les objectifs de l’Accord de Paris resteront hors de portée », avertit John Maggs, président de l’ONG Clean Shipping Coalition.

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Sonatrach et Eni accroissent leur partenariat en Algérie http://www.lemondedelenergie.com/sonatrach-eni-algerie/2018/04/18/ http://www.lemondedelenergie.com/sonatrach-eni-algerie/2018/04/18/#respond Wed, 18 Apr 2018 06:52:18 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=97073 Les groupes pétroliers et gaziers algérien Sonatrach et italien Eni ont signé mardi une série d’accords visant à élargir leur partenariat en Algérie, où le second entend accroître ses investissements.

Les patrons des deux groupes, Abdelmoumen Ould Kaddour et Claudio Descalzi, ont signé ces accords à Oran (400 km à l’ouest d’Alger) afin de « renforcer l’intégration entre les deux sociétés dans les activités opérées conjointement » en Algérie.

Cela se traduira par « d’importantes synergies qui porteront à des économies significatives », a expliqué Eni dans un communiqué.

Un des accords porte sur la réalisation d’un gazoduc reliant deux unités de production – Lajmat Bir Roud (BRL) et Menzel Lejmat Est (MLE), dans le bassin de Berkine (Sud) – ce qui permettra une « augmentation de la production de gaz de 7 millions de m3 par jour », a indiqué un responsable de Sonatrach à l’AFP.

Les deux groupes entendent également lancer « un programme ambitieux d’exploration et de développement dans le bassin de Berkine, qui conduira à la mise en production de nouvelles réserves de gaz via l’utilisation et l’optimisation des infrastructures existantes » selon le communiqué d’Eni.

« L’Algérie dispose d’un important potentiel gazier. Elle a un avenir prometteur en la matière », a déclaré Claudio Descalzi, cité par l’agence d’Etat algérienne APS, assurant qu’Eni comptait accroître ses investissements en Algérie.

Eni entend notamment investir avec la Sonatrach dans « l’exploration du gaz et du pétrole dans les couches profondes », a-t-il ajouté.

Eni et Sonatrach souhaitent aussi poursuivre leur collaboration dans la Recherche et développement, donnant ainsi suite aux accords signés en novembre 2016.

Dans le communiqué d’Eni, son patron souligne que « la prochaine réalisation d’un laboratoire pour les énergies renouvelables et une infrastructure photovoltaïque sur le site productif de BRN (Bir Rebaa Nord, dans le sud algérien) sont un élément supplémentaire dans le parcours de décarbonisation d’Eni, qui prévoit le développement d’énergies vertes ».

Le groupe italien est présent depuis 1981 dans le pays, où il réalise une production nette d’environ 100.000 barils équivalent pétrole par jour, ce qui en fait un des principaux acteurs.

La justice italienne se penche depuis plusieurs mois sur le versement présumé de 197 millions d’euros de pots-de-vin en Algérie, entre 2007 et 2010, par le groupe italien et sa filiale Saipem.

Ce versement aurait permis d’une part à Saipem d’obtenir des contrats d’un montant total de 8 milliards d’euros. Et d’autre part à son principal actionnaire, Eni, d’obtenir l’autorisation du ministre algérien de l’Energie de l’époque, Chakib Khelil, pour acquérir les droits d’exploitation du gisement de gaz algérien de Menzel.

Des amendes de 900.000 euros ont été requises le 26 février à Milan contre Eni et Saipem, et plus de six ans de prison contre l’ex-patron d’Eni, Paolo Scaroni, pour corruption internationale en Algérie.
cco-ayv/az

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Mena: 260 mds USD sont nécessaires pour combler les besoins en électricité http://www.lemondedelenergie.com/mena-investissements-electricite/2018/04/17/ http://www.lemondedelenergie.com/mena-investissements-electricite/2018/04/17/#respond Tue, 17 Apr 2018 14:36:51 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=97059 Les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (Mena) doivent investir 260 milliards de dollars sur cinq ans pour répondre à leurs besoins croissants en électricité, selon un rapport publié mardi par une banque d’investissement.

Ces investissements permettront à la région Mena, qui comprend des poids lourds de l’industrie pétrolière comme l’Arabie saoudite, l’Iran et l’Irak, d’augmenter sa production énergétique de 117 gigawatts d’ici 2022, estime l’Arab Petroleum Investment Corp (APICORP), basée en Arabie saoudite et issue de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OPEP).

Plus précisément, les pays de la région devraient débourser 152 mds pour la production d’électricité et environ une centaine de milliards pour des projets de transport et de distribution d’électricité, selon le rapport.

La capacité énergétique de la région, qui s’établit actuellement à 321 gigawatts, doit augmenter en moyenne chaque année de 6,4% d’ici 2022 afin de répondre à la demande croissante, affirme APICORP.

Le Conseil de coopération du Golfe, organisation regroupant Bahrain, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, devrait investir 89 mds afin d’accroître la production de 43 gigawatts en cinq ans, soutient la banque d’investissement.

Selon ses estimations, les Emirats et l’Arabie saoudite devraient fournir les plus importants investissements, totalisant respectivement 33 mds et 21 mds.
L’Iran a besoin d’ajouter 25 gigawatts à sa capacité actuelle de 77 gigawatts, pour un investissement estimé à 50 mds.

L’Irak, pour sa part, devrait investir 39 mds pour ajouter 12 gigawatts d’électricité d’ici 2022, avance le rapport.

Quant à l’Egypte, pays le plus peuplé de la région, ses dépenses devraient s’élever à 46 mds afin d’atteindre une capacité énergétique de 60 gigawatts en 2022.
Selon APICORP, le recours à des sources d’énergie propre comme le solaire et le nucléaire pour la production d’électricité s’accroît dans les pays de la région.

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UE : le Parlement européen entérine la répartition des réductions d’émissions de CO2 http://www.lemondedelenergie.com/ue-parlement-emissions-de-co2/2018/04/17/ http://www.lemondedelenergie.com/ue-parlement-emissions-de-co2/2018/04/17/#respond Tue, 17 Apr 2018 14:10:07 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=97066 Le Parlement européen a entériné mardi le programme de répartition des efforts de réduction d’émissions de CO2 entre les pays de l’UE jusqu’en 2030, hors industries lourdes, non sans exprimer ses doutes quant à son efficacité pour atteindre les objectifs fixés dans l’accord de Paris.

Cette législation prévoit de distribuer l’effort à réaliser au niveau de l’UE par pays en fonction de leur PIB par habitant pour réduire les rejets de gaz à effet de serre dans des secteurs ciblés de 30% entre 2021 et 2030 (par rapport aux niveaux de 2005).

Cela va d’un effort de réduction de 40% – demandé au Luxembourg et à la Suède – à un effort de stabilisation des rejets de la part de la Bulgarie, pays le plus pauvre de l’UE. Jusqu’en 2020, les Etats les moins riches étaient encore autorisés à augmenter leurs émissions de CO2.

La législation vise les secteurs qui ne sont pas couverts par le système d’échanges de quotas d’émissions, marché du carbone européen (SEQE, ou marché ETS selon son acronyme anglais), et qui représentent plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre dans l’UE : les transports, la construction, l’agriculture, la production d’énergie, la gestion des déchets.

Le Danemark et la Finlande (-39%), l’Allemagne (-38%), la France et le Royaume-Uni (-37%) font partie des pays les plus sollicités.

Depuis qu’elle s’est engagée à Paris, en décembre 2015, à baisser de 40% ses émissions d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990, l’UE étoffe petit à petit son arsenal législatif afin de tenir ses promesses dans la lutte contre le changement climatique.

« Cette réglementation est un instrument crucial pour accélérer la transition vers le +bas carbone+ dans un certain nombre de secteurs clés », a insisté le commissaire européen à l’Action pour le Climat Miguel Arias Canete, lors d’un débat lundi soir qui a précédé le vote des eurodéputés.

Alors que les Verts ont voté contre et que les sociaux-démocrates se sont abstenus, même le co-rapporteur du dossier, l’eurodéputé Gerben-Jan Gerbrandy (groupe ALDE, libéral) a reconnu que le compromis trouvé avec l’autre législateur européen, le Conseil (qui regroupe les Etats membres) n’était pas satisfaisant.

« Nous avons fait de notre mieux pour conclure une réglementation européenne ambitieuse en matière de lutte contre le changement climatique, malgré les tentatives de nombreux gouvernements de l’UE de saper notre ambition. Grâce à la pression du Parlement, nous sommes parvenus à réduire le budget carbone autorisé pour les émissions d’environ quatre millions de voitures », a-t-il réagi.

Le rapport a été adopté par 343 voix pour, 172 contre et 170 abstentions.

Pour le député Verts Bas Eickhout, « nous savons que tout que ce qui est sur la table nous mènera à moins de 40% en 2030, ce qui est insuffisant pour l’application de l’accord de Paris ». « Nous sommes contents que des pays comme les Pays-Bas, la Suède et la France le reconnaissent déjà, et nous avons hâte que la Commission avance ses propositions à long terme », a-t-il ajouté.

Le commissaire Canete a promis que l’exécutif européen livrerait sa contribution à ce sujet en novembre.

Le parcours législatif de ce texte, dont la proposition initiale de la Commission remonte à juillet 2016, a été long et disputé dans ses détails, une façon de travailler qui ne peut pas se répéter si l’UE veut relever ses engagements, a souligné l’eurodéputée Julie Girling (PPE, droite).

Plusieurs mécanismes de flexibilité accompagnent ces obligations de réductions des émissions de gaz à effet de serre. Le texte est accompagné d’un autre dispositif, complexe, qui permet aux 28 de compenser leurs émissions à la faveur de la gestion de leurs terres agricoles et de leurs forêts. Ce dernier a été beaucoup mieux reçu par les eurodéputés (575 voix pour, 79 voix contre et 32 abstentions).

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