Le Monde de l'Energie http://www.lemondedelenergie.com Rejoignez la communauté Mon, 18 Jun 2018 12:28:50 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.6 https://i1.wp.com/www.lemondedelenergie.com/wp-content/uploads/2016/12/Untitled-1.png?fit=28%2C32 Le Monde de l'Energie http://www.lemondedelenergie.com 32 32 121749514 Barrages hydroélectriques: EDF réclame une ouverture « équitable » http://www.lemondedelenergie.com/barrages-hydroelectriques-edf-bruxelles/2018/06/18/ http://www.lemondedelenergie.com/barrages-hydroelectriques-edf-bruxelles/2018/06/18/#respond Mon, 18 Jun 2018 12:28:50 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=98802 L’ouverture des concessions des barrages hydroélectriques réclamée par Bruxelles doit se faire de manière « équitable » et en prenant en compte le service public rendu par EDF autour des usages de l’eau, a plaidé vendredi l’électricien.

« Cette mise en concurrence, qui serait la première mise en concurrence de barrages existant en Europe et dans le monde, nous demandons à ce qu’elle soit équitable », a déclaré à des journalistes Yves Giraud, directeur de l’hydraulique chez EDF.

« EDF souhaite pouvoir candidater au renouvellement de l’ensemble de ses concessions et pouvoir les gagner le cas échéant », a-t-il souligné.

La Commission européenne avait mis en demeure la France, en octobre 2015, d’ouvrir à la concurrence ses concessions hydroélectriques.

Propriétés à 100% de l’Etat, les barrages sont actuellement concédés en très grande majorité à EDF, qui détient environ 85% de la puissance installée, et à Engie, via ses participations dans la CNR (Compagnie nationale du Rhône) et la SHEM (Société hydroélectrique du Midi).

EDF demande aussi « que soient prises en compte les spécificités de l’hydraulique, parce qu’un barrage ça n’est pas seulement de la production d’électricité, c’est la sûreté du barrage, la gestion des crues, la gestion de l’eau – qui devient essentielle dans un contexte de changement climatique – et c’est de l’aménagement du territoire », a fait valoir Yves Giraud. Le groupe met ainsi en avant les services rendus par exemple à l’agriculture ou au tourisme.

« Le risque serait que les concessions les plus rentables partent à la concurrence et qu’EDF se retrouve avec les concessions qui le sont moins et des missions de service public qui ne seront plus rémunérées », a-t-il ajouté.

Le parc hydraulique d’EDF représente 20 gigawatts de puissance installée et le groupe a produit 37,1 térawattheures avec cette énergie l’an dernier, un chiffre en baisse par rapport à l’année précédente en raison du manque de pluie, mais qui représentait tout de même près de 10% de sa production totale d’électricité.

L’année 2018 devrait pour sa part être « excellente » en termes de production, a indiqué Yves Giraud.
jmi/ef/tes

 

]]>
http://www.lemondedelenergie.com/barrages-hydroelectriques-edf-bruxelles/2018/06/18/feed/ 0 98802
Samsung vise 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2020 http://www.lemondedelenergie.com/samsung-100-energies-renouvelables-2020/2018/06/18/ http://www.lemondedelenergie.com/samsung-100-energies-renouvelables-2020/2018/06/18/#respond Mon, 18 Jun 2018 09:07:52 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=98848 Après les Américains Google et Apple, Samsung ne pouvait pas ne pas bouger sur cette question… Le géant sud-coréen, pointé du doigt par Greenpeace pour sa politique environnementale, vient en effet d’annoncer qu’il allait (enfin) s’approvisionner en énergies d’origine renouvelable pour 100 % de l’énergie utilisée dans toutes ses usines, ses immeubles de bureaux et ses installations …]]>

Après les Américains Google et Apple, Samsung ne pouvait pas ne pas bouger sur cette question…

Le géant sud-coréen, pointé du doigt par Greenpeace pour sa politique environnementale, vient en effet d’annoncer qu’il allait (enfin) s’approvisionner en énergies d’origine renouvelable pour 100 % de l’énergie utilisée dans toutes ses usines, ses immeubles de bureaux et ses installations opérationnelles aux États-Unis, en Europe et en Chine d’ici 2020.

Samsung adhère ainsi aux principes d’approvisionnement fixés par le WWF.

Le fabricant asiatique devrait commencer par le déploiement de 42 000 m² de panneaux solaires autour de son siège de Suwon et de 21 000 m² d’installations solaires et géothermiques sur ses sites de Pyeongtaek et Hwaseong.

Objectif pour son fief coréen : une production de 3,1 GW d’énergie solaire d’ici à 2020, soit l’équivalent de « la consommation annuelle de 115 000 foyers coréens de quatre personnes ».

 

==> Article à lire sur le site « Les numériques »

 

]]>
http://www.lemondedelenergie.com/samsung-100-energies-renouvelables-2020/2018/06/18/feed/ 0 98848
La plus grande batterie de stockage d’électricité se construit en Guyane http://www.lemondedelenergie.com/batterie-stockage-electricite-guyane/2018/06/18/ http://www.lemondedelenergie.com/batterie-stockage-electricite-guyane/2018/06/18/#respond Mon, 18 Jun 2018 07:56:28 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=98822 La France est définitivement entrée dans l’ère de l’hydrogène-énergie et du stockage de l’électricité. L’initiative d’Hydrogène de France (HDF) prouve une fois de plus que les énergéticiens français ont de grandes ambitions en matière de stockage massif d’énergie sous forme d’hydrogène et de valorisation des ressources renouvelables intermittentes. Les responsables d’HDF ont en effet annoncé …]]>

La France est définitivement entrée dans l’ère de l’hydrogène-énergie et du stockage de l’électricité. L’initiative d’Hydrogène de France (HDF) prouve une fois de plus que les énergéticiens français ont de grandes ambitions en matière de stockage massif d’énergie sous forme d’hydrogène et de valorisation des ressources renouvelables intermittentes.

Les responsables d’HDF ont en effet annoncé la construction d’une centrale solaire et d’une unité de stockage qui est appelée à devenir la plus grande batterie électrique au monde.

Un titre que la jeune société girondine pique au nez et à la barbe d’un des géants de la Silicon Valley.

Tendre vers l’indépendance énergétique de la Guyane

La Guyane, collectivité territoriale française située en Amérique du Sud, fait partie des zones non interconnectées au réseau électrique métropolitain (ZNI).

En d’autres termes, il s’agit d’un territoire électriquement isolé qui doit produire lui-même l’énergie qu’il consomme.

Depuis plusieurs années, des projets sont à l’étude afin de réduire la part des énergies fossiles polluantes dans le mix guyanais au profit des énergies renouvelables.

C’est dans ce contexte que s’inscrit le plus gros projet de stockage d’énergie renouvelable au monde.

Baptisé Centrale Électrique de l’Ouest Guyanais (CEOG), il s’agit d’une innovation qui combine une centrale de production d’énergie renouvelable à une solution de stockage massif d’électricité à base d’hydrogène.

Porté par la société HDF, ce projet permettra donc de favoriser le déploiement des énergies renouvelables et de réduire les désagréments liés à leur caractère intermittent.

« Les énergies éoliennes et solaires sont intermittentes, leur production varie en fonction du temps, de la météo. HDF Energy a trouvé une solution économiquement viable, une centrale électrique qui utilise l’énergie solaire et va la stocker massivement 7 jours sur 7, sous forme d’hydrogène, pour la restituer de manière stable, jour et nuit, à la population de l’Ouest Guyanais », précise Sylvain Charrier, directeur du développement Outre-mer d’HDF, aux journalistes de France Info.

Les avantages du stockage électrique à base d’hydrogène

Installée dans les environs de la commune de Mana, au nord de la collectivité territoriale, la centrale solaire d’HDF affichera une puissance de 55 MW. Cette unité de production permettra de renforcer la part de l’énergie solaire dans le mix électrique guyanais (le soleil ne couvre aujourd’hui que 6% des besoins énergétiques du pays).

Le parc photovoltaïque du projet CEOG sera couplé à un double dispositif de stockage d’électricité : des piles à combustible (à base d’hydrogène) d’une puissance totale de 120 MWh ainsi qu’une batterie classique lithium-ion de 20 MWh.

Soit une capacité de stockage totale de 140 MWh : une puissance supérieure à celle déployée par Tesla en Australie-Méridionale.

HDF estime que les batteries lithium-ion ne sont pas adaptées au stockage d’énergie sur des temps longs : si elles sont capables de restituer de l’électricité rapidement, dans la milliseconde, elle s’avère en revanche inefficace pour des périodes supérieures à 5 heures. C’est la raison pour laquelle leur choix s’est porté sur la technologie de stockage sous forme d’hydrogène.

« Le principe consiste à séparer l’hydrogène de l’oxygène d’une molécule d’eau grâce à un courant électrique, au sein d’un électrolyseur. L’hydrogène obtenu est stocké sous pression dans des bouteilles adaptées. Enfin, en fonction des besoins des consommateurs, l’hydrogène stocké est recombiné avec l’oxygène de l’air au sein d’une pile à combustible pour produire de l’électricité et exclusivement de la vapeur d’eau. L’ensemble de ces briques (électrolyseur, stockage, pile à combustible) est appelé chaîne hydrogène », explique HDF sur son site Internet.

Le stockage de l’électricité : un enjeu majeur de la transition énergétique

La CEOG, qui affiche un budget de 90 millions d’euros, devrait ainsi permettre de couvrir les besoins en électricité de 10.000 foyers. Sa mise en service est pour l’instant prévue à l’automne 2020 pour une période de 20 ans.

Ce projet répond à un des enjeux majeurs de notre transition énergétique : le développement des solutions de stockage d’électricité afin de favoriser l’intégration des énergies renouvelables intermittentes.

HDF espère ainsi développer des projets similaires dans d’autres pays (comme l’Australie, l’Indonésie ou la Malaisie).

 

]]>
http://www.lemondedelenergie.com/batterie-stockage-electricite-guyane/2018/06/18/feed/ 0 98822
Numérique et transition énergétique en Europe : entre complémentarité et contradiction http://www.lemondedelenergie.com/numerique-transition-energetique-europe/2018/06/18/ http://www.lemondedelenergie.com/numerique-transition-energetique-europe/2018/06/18/#respond Sun, 17 Jun 2018 22:06:03 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=98798 Par Sacha Bentolila, chef de cabinet en collectivité territoriale, et Benoit Ploux, ingénieur spécialisé dans l’énergie, pour le groupe Énergie d’EuroCité. Aujourd’hui, au sein de l’Union européenne, on ne parle plus que de transition énergétique. L’enjeu est de parvenir à évoluer vers un modèle de développement plus durable, plus respectueux de l’environnement, tout en maintenant …]]>

Par Sacha Bentolila, chef de cabinet en collectivité territoriale, et Benoit Ploux, ingénieur spécialisé dans l’énergie, pour le groupe Énergie d’EuroCité.

Aujourd’hui, au sein de l’Union européenne, on ne parle plus que de transition énergétique. L’enjeu est de parvenir à évoluer vers un modèle de développement plus durable, plus respectueux de l’environnement, tout en maintenant le rythme de croissance.

L’idée d’une transition énergétique 3.0 apparaît alors très séduisante. Allier énergies renouvelables et nouvelles technologies numériques est considéré, au sein des sphères européennes, comme la solution permettant d’atteindre les différents objectifs de l’Union.

Exploiter à plus grande échelle les énergies renouvelables permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre, et le recours aux technologies numériques permet de le faire de manière intelligente et rationalisée, apportant ainsi plus de dynamisme et d’efficacité.

Le coupable des problèmes environnementaux actuels, le progrès technique, deviendrait alors le sauveur.

Nos auteurs nous exposent cependant l’autre versant de cette solution miracle qui comporte de nombreuses limites, tant du point de vue technique et économique pour une généralisation de ce modèle à grande échelle, que du point de vue environnemental, les effets cachés et pervers laissant apparaître un modèle de développement bien moins vertueux qu’il n’y paraît.

Le vrai point faible de la transition énergétique 3.0 est qu’elle ne vient pas s’attaquer à la source des problèmes environnementaux actuels, qui est le mode de consommation établi dans nos sociétés. C’est peut-être ce paradigme social que l’Union devrait renverser pour se diriger vers un nouveau modèle de société plus sobre.

Où en est-on de la transition énergétique européenne, où est le « système énergétique durable »annoncé par le Conseil européen en 2014 ?

Certes, les émissions de gaz à effet de serre baissent ou se stabilisent dans l’Europe des 28 grâce à une politique environnementale volontariste mais également grâce à la délocalisation de sites de production, donc d’émissions, à l’extérieur des frontières de l’Europe.

Un récent rapport de la Commission nous dit que l’Europe pourrait aller encore plus loin dans l’exemplarité en matière énergétique à condition notamment de renforcer les réseaux électriques intelligents permettant le développement massif d’énergies renouvelables.

La technologie, à l’origine même du problème, serait devenue la solution. L’association des énergies renouvelables (ENR) et du numérique serait la clé pour créer une économie durable et respecter les engagements européens de réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030.

C’est la fameuse « troisième révolution industrielle » de J. Rifkin. Mais sommes-nous certains de cette recette miracle ? Les grands dirigeants européens à l’instar d’Angela Merkel ou d’Emmanuel Macron semblent l’être. L’Union européenne, désireuse de maintenir son rythme de croissance, file donc tête baissée vers une « transition énergétique 3.0 » mêlant numérique et ENR. 4

Malgré les avantages que pourrait avoir le mariage numérique et énergie, il est nécessaire de s’interroger sur les limites de cette « transition énergétique 3.0 », des limites aussi bien techniques et économiques que sociales et environnementales. Espérons que ces limites nous inciteront, nous, citoyens européens, à changer de paradigme.

Numérique et énergie : un amour presque parfait

La «transition énergétique 3.0» telle qu’exposée au grand public repose sur le développement d’ENR soutenu par une infrastructure numérique importante. La Smart City et les Smart Grids seraient l’aboutissement de cette « transition énergétique 3.0 »5 .

• De la «troisième révolution industrielle» à la frénésie européenne pour la ville intelligente

L a Smart City incarne l’aboutissement du mariage entre numérique et énergie. Selon J. Rifkin, les grandes révolutions économiques se produisent quand de Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) convergent avec de nouveaux systèmes d’énergie.

Ces énergies permettent de créer une activité économique plus interdépendante et des échanges commerciaux plus larges. Le développement des NTIC qui l’accompagne donnerait les moyens de gérer et d’organiser ce nouveau dynamisme économique.

Cette théorie se propage depuis le début du XXIème siècle dans toute l’Europe. La Smart City, qui en est l’illustration parfaite, devient une marque de progrès et une source de rayonnement.

Ces nouvelles villes connectées recourent aux NTIC et aux données qu’elles permettent de recueillir afin d’optimiser la gestion quotidienne des services fournis ; transport, fourniture d’énergie ou traitement de l’eau sont particulièrement concernés.6 Les villes européennes touchées par cette frénésie sont nombreuses :

–  Hambourg et son port intelligent permettant grâce aux applications comme Smartport de gagner en efficacite

–  Santander, ville test de l’Union européenne en matière de Smart City, et ses 20 mille capteurs dans ses rues permettant par le biais d’une application de réalité augmentée de visualiser en temps réel des informations relatives aux transports ou au commerce

–  Barcelone et ses capteurs installés à proximité des lampadaires détectant la présence de passants et ajustant la luminosité en fonction.

Telles sont les villes découlant du « partenariat d’innovation pour les villes et communautés intelligentes » lancé par l’Union européenne en 2012. Ce partenariat doit permettre de favoriser les synergies entre les autorités locales et les industriels afin de créer la ville de demain, plus durable et plus connectée.

En 2017, 210 millions d’euros avaient déjà été investis par l’Union européenne dans la Smart City.7 Autant d’initiatives et d’investissements qui ont pour but de répondre notamment au problème de flexibilité du système électrique européen.

• Les Smart Grids comme remède à la flexibilité du système électrique

Les Smart Cities et les Smart Grids visent à rendre notre système électrique plus flexible en ajustant la consommation en fonction de la production disponible.

C’est une des conditions du succès de la transition énergétique voulue par l’Union européenne.

Pour réussir cette transition, les États membres se sont en outre engagés à porter à 27 % la part des énergies renouvelables dans leur bouquet énergétique à l’horizon 2030 et ce chiffre pourrait être revu à la hausse dans les mois à venir.8 En 2014, les ENR représentaient 16 % de la consommation finale brute d’énergie des États membres.

Le chemin à parcourir est encore long et semé d’embûches. Les réseaux électriques intelligents aussi appelés Smart Grids permettent de résoudre un premier obstacle en palliant le caractère intermittent des ENR alimentées par des sources non prévisibles comme le soleil ou le vent.

Le développement des compteurs intelligents porté par l’Union européenne contribue par ailleurs à mesurer et piloter notre consommation d’énergie.

Ces compteurs faciliteraient ainsi l’effacement de la consommation électrique, c’est-à-dire à son arrêt ou report, afin de pouvoir ajuster l’offre à la demande en énergie.

En février dernier, l’Union européenne a pris une décision courageuse en la matière en autorisant des appels d’offre sur des mécanismes de capacité et notamment sur l’effacement.

L’Union soutient par là même le développement du secteur français et grec de l’effacement de la demande en accordant aux consommateurs d’électricité un soutien financier temporaire en échange de leur participation au marché de l’électricité.10

Le numérique devrait ainsi rendre nos villes, où vivront 70 % de la population en 2050, toujours plus connectées, intelligentes et rationalisées.

La « transition énergétique 3.0 » mêlant numérique et énergie serait donc la solution pour faire face aux défis environnementaux actuels, sans changer nos modes de vie. La technique, à l’origine même du problème climatique, devient la solution. C’est le miracle du technological fix.

Le mythe de la «transition énergétique 3.0»défendu par l’Union européenne : une solution illusoire

Bien que ce modèle revête de nombreux attraits, sa mise en place soulève quelques problématiques techniques et économiques. L’analyse globale de ses vecteurs, du berceau à la tombe, révèle par ailleurs de fortes interrogations quant à leur pertinence environnementale.

• Une transition réalisable ? Quelques obstacles techniques et économiques

Si la transition numérique peut reposer sur un temps de mise en œuvre rapide, il en est autrement pour tout projet énergétique de grande envergure. Considérer un scénario 100 % ENR en Europe revient à modifier profondément les modes de production, de transport et de distribution de l’électricité, notamment pour faire face à l’intermittence de leur production.

Ce scénario implique par exemple en France la mise en place d’une capacité d’ENR à installer de 3 à 4 fois celle du nucléaire.

Cette augmentation de capacité implique également un renforcement global des réseaux électriques actuels et l’existence de centrales de production électriques « pilotables » ou flexibles, à savoir les centrales à gaz, nucléaires, à fioul, à charbon, hydroélectriques.

D’autre part, les solutions de stockage d’électricité actuellement connues ne sont soit pas économiquement viables pour les capacités totales à stocker (cas des batteries), soit difficilement implantables en quantité suffisante (cas des STEP ou stations de pompage-turbinage de réservoir d’eau).

Ainsi, bien qu’il soit indispensable de développer les ENR en fonction des gisements locaux, cela ne doit pas laisser croire que leur développement massif pourra intégralement se substituer aux modes de production d’électricité fossile, à consommation énergétique égale.

Par ailleurs, le fonctionnement des éoliennes, des panneaux photovoltaïques, mais aussi des smartphones, tablettes, voitures électriques et autres batteries repose sur l’utilisation de métaux spécifiques, le cobalt, le lithium ou encore l’indium pour ne citer qu’eux. Or ces métaux ne sont pas renouvelables et moins de 1 % sont recyclés car utilisés en des quantités infimes et sous formes d’alliages.

 

Au-delà de sa faisabilité technique, économique ou encore temporelle, il est nécessaire de s’interroger également sur le caractère désirable de cette transition.

La suite de l’article à lire en cliquant ici 

]]>
http://www.lemondedelenergie.com/numerique-transition-energetique-europe/2018/06/18/feed/ 0 98798
General Electric « devra payer » les pénalités pour les emplois non créés (Pénicaud) http://www.lemondedelenergie.com/general-electric-emploi-penalites/2018/06/17/ http://www.lemondedelenergie.com/general-electric-emploi-penalites/2018/06/17/#respond Sun, 17 Jun 2018 18:38:19 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=98819 Le géant américain General Electric devra payer les pénalités qu’entraîne sa décision de ne pas tenir son engagement en terme de création d’emplois en France, a affirmé la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, dimanche sur RMC et BFM TV.

« General Electric avait pris quatre engagements, sur le territoire, le développement économique, sur des activités. Ils ont tenu les trois autres, ils ne tiennent pas celui de l’emploi. Le contrat avait prévu qu’il y ait une pénalité de 50.000 euros par emploi qui ne serait pas créé, donc ils devront les payer », a déclaré la ministre.

« En l’occurrence, ils ont perdu des marchés », a-t-elle ajouté, reconnaissant que « les marchés ne sont pas tous prévisibles ».

« Ca aurait de l’allure qu’ils disent: ça, on ne peut pas faire, mais voilà ce qu’on va faire pour aider l’emploi dans notre environnement, on va aider les jeunes, on va aider les PME autour de nous… », a-t-elle suggéré.

Les pénalités représentent une amende potentielle de près de 34 millions d’euros si la situation n’évolue pas d’ici à la fin 2018.

Le PDG de GE, John Flannery, s’était rendu mardi au ministère de l’Economie et des Finances pour annoncer que l’engagement était « hors d’atteinte » en matière de créations d’emplois.

Il a assuré être « confronté à un environnement difficile du fait de l’évolution défavorable de ses marchés historiques dans le secteur de l’énergie », avait expliqué le ministère des Finances dans un communiqué.

Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a « regretté » l’annonce de GE, qui selon Bercy n’avait créé que 323 emplois en France à la fin avril, et a demandé au groupe américain de prendre « désormais toutes les dispositions nécessaires » pour se « conformer au mieux » à ses engagements.

Le ministre a également rappelé que « le gouvernement (…) se doit de veiller à leur concrétisation ».

Plusieurs responsables socialistes ont immédiatement réclamé des « sanctions », de la part du gouvernement.

Vendredi, le député LREM Gilles Le Gendre a estimé que l’ancien ministre socialiste de l’Economie, Arnaud Montebourg, allait « un peu vite en besogne » en demandant l’application des amendes prévues pour le non-respect par General Electric de ses engagements sur l’emploi, et qu’il fallait d’abord voir « comment ils pourront l’être ».

]]>
http://www.lemondedelenergie.com/general-electric-emploi-penalites/2018/06/17/feed/ 0 98819
Hausse importante des prix des carburants en Egypte http://www.lemondedelenergie.com/hausse-prix-carburants-egypte/2018/06/17/ http://www.lemondedelenergie.com/hausse-prix-carburants-egypte/2018/06/17/#respond Sun, 17 Jun 2018 08:58:04 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=98811 Une hausse immédiate des prix des carburants, pouvant atteindre plus de 50%, a été annoncée samedi par les autorités égyptiennes dans le cadre des réformes préconisées par le Fonds monétaire international (FMI) pour réduire les déficits publics.

Prévue et redoutée depuis plusieurs semaines, cette augmentation a été publiée au journal officiel peu après une annonce par le ministre du Pétrole Tarek el-Molla, cité par la presse d’Etat, au lendemain de l’Aïd el-Fitr, qui marque la fin du mois sacré de ramadan.

Elle s’inscrit dans le cadre d’un vaste plan de réformes visant à alléger la dette de l’Egypte, en réduisant notamment les subventions étatiques.

Ce pays de plus de 97 millions d’habitants est plongé dans la crise depuis la révolution de janvier 2011.

L’augmentation du litre d’essence sans plomb 92, le plus utilisé, atteint 35% (soit l’équivalent de 32 centimes d’euros) et celui du diesel de plus de 50% (26 centimes d’euros), selon les chiffres publiés au journal officiel.

Le prix des bouteilles de gaz a aussi augmenté, de 60% pour les particuliers (2,4 euros) et de 50% pour les commerçants (4,8 euros), selon les estimations du journal d’Etat Al-Ahram.

Cette mesure était « nécessaire pour préserver la stabilité de la situation financière » après la hausse des cours mondiaux du pétrole, a déclaré le nouveau ministre des Finances Mohamed Maeit.

« L’Egypte a achevé plus de 90% des mesures et des décisions difficiles du programme de réformes économiques », s’est-il félicité sur le site du journal privé Al Youm Al Sabaa (Youm7), proche du pouvoir.

Cette hausse annoncée en pleine célébration de la fin du ramadan est destinée à « corriger le système des subventions aux produits pétroliers et ajuster les distorsions des prix », a commenté M. El-Molla, cité par Al-Ahram.

Selon le ministre, ce système a coûté 517 milliards de livres égyptiennes (environ 25 milliards d’euros) au cours des cinq dernières années, sans « bénéficier à ceux qui le méritent ».

Le Premier ministre « suit la disponibilité des différents produits pétroliers » à l’échelle de tout le pays, a indiqué son cabinet dans un communiqué.

Conséquence de cette mesure, le tarif des trajets en taxi ou voiture de transport avec chauffeur, tel que Uber, doit augmenter « de 10 à 20% », est-il par ailleurs précisé dans ce communiqué.

Le gouvernement craint une mobilisation sociale face à l’inflation qui sévit depuis novembre 2016 et la conclusion d’un accord de prêt de 12 milliards de dollars avec le FMI.

Dans ce cadre, l’Egypte s’est engagée sur un train de réformes inédit, incluant notamment un flottement de sa devise, qui a perdu la moitié de sa valeur par rapport au dollar et à l’euro.

De nombreux experts mettent toutefois en garde contre une politique trop brutale pesant essentiellement sur les classes pauvres et moyennes.

Des coupes dans les subventions de l’électricité, qui devraient provoquer une hausse des prix de 26,6% en moyenne à partir du 1er juillet, ont également été annoncées cette semaine.

Le gouvernement a aussi appliqué au début du mois une hausse, dans certains cas supérieure à 45%, du prix de l’eau potable.

Le mois dernier, le gouvernement avait mis en oeuvre une hausse des prix des tickets du métro. Les quelques manifestations provoquées par cette annonce avaient rapidement été contenues par les autorités.

Les prix des carburants, de l’électricité et du ticket de métro avaient déjà connu une hausse importante l’année dernière.

]]>
http://www.lemondedelenergie.com/hausse-prix-carburants-egypte/2018/06/17/feed/ 0 98811
Retour du rationnement de l’électricité en Afrique du Sud http://www.lemondedelenergie.com/retour-rationnement-electricite-afrique-du-sud/2018/06/16/ http://www.lemondedelenergie.com/retour-rationnement-electricite-afrique-du-sud/2018/06/16/#respond Sat, 16 Jun 2018 08:21:31 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=98803 L’Afrique du Sud, première puissance industrielle du continent, a recommencé cette semaine à rationner l’électricité, une première depuis plusieurs années, en pleine grève pour des hausses de salaires des employés de la compagnie nationale Eskom.

Ces coupures programmées sont « la conséquence du mouvement social d’employés d’Eskom », a affirmé l’entreprise dans un communiqué vendredi.

Elle a également justifié ces délestages par « une forte demande » en cette période d’hiver austral et la nécessité d' »entretenir en urgence certaines unités de production ».

Les coupures ont débuté jeudi et se sont poursuivies vendredi dans des villes comme Johannesburg, Pretoria ou Le Cap.

Le risque de coupures ce week-end est aussi « élevé », a ajouté Eskom, appelant les usagers à réduire leur consommation en éteignant chauffe-eau, pompes à eau et radiateurs électriques malgré les températures nocturnes très fraîches.

Le puissant syndicat national de la métallurgie Numsa a nié toute responsabilité dans ces mesures de rationnement.

« Eskom n’a aucune preuve pour affirmer que nos militants sont responsables du sabotage de l’approvisionnement en électricité », s’est défendue une porte-parole, Phakamile Hlubi-Majola.

Les salariés en grève réclament jusqu’à 15% de hausse de leurs salaires, alors que la mauvaise gestion de leur entreprise sous l’ère de l’ex-président Jacob Zuma l’a placée en situation financière très délicate.

Le nouveau chef de l’Etat Cyril Ramaphosa a promis de relancer l’économie du pays, qui se débat depuis des années avec une croissance molle et un chômage de masse. Il s’est également engagé à redresser les finances des entreprises publiques.

De 2008 à 2015, l’Afrique du Sud avait connu plusieurs épisodes de rationnement de l’électricité qui avaient sérieusement affecté l’économie du pays.

]]>
http://www.lemondedelenergie.com/retour-rationnement-electricite-afrique-du-sud/2018/06/16/feed/ 0 98803
SoftBank prépare un investissement de 46 à 77 mds EUR dans le solaire en Inde http://www.lemondedelenergie.com/softbank-investissement-solaire-inde/2018/06/15/ http://www.lemondedelenergie.com/softbank-investissement-solaire-inde/2018/06/15/#respond Fri, 15 Jun 2018 11:04:13 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=98780 Le géant japonais des télécoms et services en ligne SoftBank Group est en train de boucler les détails d’un investissement de 6.000 à 10.000 milliards de yens (46 à 77 mds EUR) dans l’énergie solaire en Inde, a affirmé vendredi la chaîne publique nipponne NHK.

Cette énorme injection d’argent se ferait via un fonds commun de SoftBank Group et de l’Arabie saoudite, à l’instar de précédentes opérations, a indiqué la chaîne, sans citer de sources.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de SoftBank Group a refusé de commenter cette information que la NHK était la seule à donner.

SoftBank, qui est de plus en plus perçu comme un groupe financier investissant dans de nombreuses entreprises de technologies, gère le SoftBank Vision Fund, une structure à laquelle contribue grandement le fonds souverain d’Arabie Saoudite, d’un montant de l’ordre de 100 milliards de dollars.

Il a en projet un deuxième fonds de même taille.

Le fondateur et patron de SoftBank Group, le milliardaire Masayoshi Son, est un défenseur acharné de l’énergie renouvelable depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars 2011.

Son groupe a construit, via une filiale dédiée, plusieurs centrales solaires dans l’archipel.

En mars dernier, M. Son a en outre annoncé que SoftBank Group et l’Arabie saoudite allaient construire un méga-projet solaire dans le royaume d’une capacité de 200 gigawatts (GW) d’ici à 2030.
kap/anb/ab

]]>
http://www.lemondedelenergie.com/softbank-investissement-solaire-inde/2018/06/15/feed/ 0 98780
Accord dans l’UE pour un objectif de 32% d’énergies renouvelables d’ici à 2030 http://www.lemondedelenergie.com/accord-ue-objectf-energies-renouvelables/2018/06/15/ http://www.lemondedelenergie.com/accord-ue-objectf-energies-renouvelables/2018/06/15/#respond Fri, 15 Jun 2018 07:28:49 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=98772 Les négociateurs du Parlement européen et des pays de l’UE ont conclu jeudi un accord fixant à 32% la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’ici à 2030, avec un objectif d’élimination progressive de biocarburants comme l’huile de palme en Europe.

Pour rendre le secteur des transports plus « propre », « une part minimale d’au moins 14% du carburant doit provenir de sources renouvelables d’ici à 2030 », selon cet accord provisoire qui devra encore être confirmé par un vote des eurodéputés et soumis à l’approbation du Conseil de l’UE (les Etats membres).

Les biocarburants dits de première génération, qui reposent sur les cultures vivrières, « ne doivent en aucun cas dépasser 7% de la consommation finale du transport routier et ferroviaire », a précisé le Parlement européen dans un communiqué.

Dans cette catégorie de biocarburants, certains comme l’huile de palme « seront progressivement éliminés », prévoit l’accord, en raison notamment de la déforestation provoquée par sa production.

Cette élimination se fera « par un processus de certification (…) qui devra être mis en place », selon le Parlement.

« L’objectif de ne plus importer de produits comme le soja ou l’huile de palme, s’ils contribuent à la déforestation, est totalement cohérent avec la déclaration de New York sur les forêts, dans laquelle nous nous étions engagés dès 2014, aux côtés de pays comme l’Indonésie, à stopper totalement la déforestation en 2030 », s’est félicité le ministre français de la Transition écologique, Nicolas Hulot, en prenant acte de « cette avancée » dans un communiqué.

Quant à la part des « biocarburants avancés et du biogaz », elle doit « être d’au moins 1% en 2025 et d’au moins 3,5% en 2030 ».

L’accord prévoit par ailleurs que les Etats membres devront « veiller à ce que les consommateurs européens puissent devenir des autoconsommateurs d’énergie renouvelable ». Il faudra notamment garantir « une rémunération pour l’électricité renouvelable autoproduite qu’ils injectent dans le réseau ».

« Nous avons découragé les investissements dans la nouvelle production de biocarburants à base de cultures vivrières et nous avons fait pression pour le développement et l’utilisation de biocarburants avancés », s’est réjoui jeudi le rapporteur du texte pour le Parlement, le socialiste José Blanco Lopez.

L’eurodéputée française Karima Delli (Verts) a souligné que l’accord avec les Etats membres prévoyait une sortie progressive des agrocarburants de première génération « seulement d’ici 2030 », alors que le Parlement avait demandé « une sortie de l’huile de palme dans les transports à partir de 2021 ».

« Malheureusement, derrière la promesse d’énergies renouvelables (…) plane encore trop souvent la menace d’énergies sales et voire encore plus polluantes que le diesel fossile », a-t-elle estimé, faisant allusion aux agrocarburants issus d’huile de palme, de soja ou de colza.

Elle a appelé la France à « prendre toutes les dispositions qui s’imposent pour stopper les importations d’huile de palme et encourager au maximum les agrocarburants issus de déchets et du recyclage ».

]]>
http://www.lemondedelenergie.com/accord-ue-objectf-energies-renouvelables/2018/06/15/feed/ 0 98772
Ouverture à Cherbourg d’une usine d’hydroliennes, malgré les doutes de l’Etat http://www.lemondedelenergie.com/cherbourg-usine-hydroliennes/2018/06/15/ http://www.lemondedelenergie.com/cherbourg-usine-hydroliennes/2018/06/15/#respond Fri, 15 Jun 2018 03:39:55 +0000 http://www.lemondedelenergie.com/?p=98767 Naval Energies, filiale de l’ex-DCNS, a inauguré jeudi à Cherbourg (Manche) une usine d’assemblage d’hydroliennes, turbines sous-marines qui transforment les courants en électricité, malgré les doutes de l’Etat sur cette technologie.

« Nous sommes aujourd’hui à l’aube d’une nouvelle ère », s’est félicité le commissaire européen à l’Environnement Karmenu Vella lors de la cérémonie.

Le ministre irlandais de l’Environnement Denis Naughten a évoqué « un jour historique ». OpenHydro, filiale de Naval Energies spécialisée dans l’hydrolien, est basée à Dublin.

Cherbourg se trouve à moins d’une demi-journée du raz Blanchard, deuxième courant le plus puissant au monde, « une mine d’or », relativement proche des côtes et donc moins cher à exploiter que l’Ecosse, où est expérimenté l’hydrolien actuellement, a affirmé à l’AFP Drew Blaxland, directeur des turbines de la société britannique Atlantis, numéro un mondial de cette technologie, en marge d’un salon international des énergies marines renouvelables (EMR) à Cherbourg.

Seules six personnes travaillent dans cette usine de 5.500 m2 dont l’effectif doit monter à 20 d’ici fin août, puis à une bonne quarantaine si la pleine capacité de 25 turbines par an est atteinte, a indiqué Frédérick Lelarge, son directeur. En 2016, DCNS parlait d’une centaine de personnes.

Pour l’heure, l’usine n’a que deux hydroliennes en commandes fermes, l’une pour le Japon, l’autre pour le Canada.

L’Etat a donné en 2017 son feu vert à EDF et Naval Energies pour l’implantation de sept hydroliennes de 16 mètres de diamètre pour 300 tonnes (sans l’embase de gravité) dans le raz Blanchard. Naval Energies évoquait jeudi un raccordement « à l’horizon 2020 ».

Mais « si l’Etat ne lance pas dans de brefs délais les appels d’offres commerciaux, l’ensemble de la filière (hydrolienne) va s’arrêter », a déclaré jeudi le président de Naval Energies, Laurent Schneider-Maunoury.

L’usine a coûté 10 millions d’euros financés par la Shema, société d’économie mixte dont sont actionnaires des collectivités locales normandes. Naval Energies en est locataire.

Mais « les coûts de production des hydroliennes (…) apparaissent très élevés, même à long terme et même par rapport à l’éolien offshore », a estimé mercredi le ministre de la Transition énergétique Nicolas Hulot.

Naval Energies n’a actuellement plus qu’une machine à l’eau, en Ecosse, Atlantis quatre.

Les deux industriels assurent que les prix de l’hydrolien peuvent baisser comme ceux du solaire ou de l’éolien ces dernières décennies.

En 2013, François Hollande avait estimé que les hydroliennes « représent(ai)ent la formule la plus prometteuse » parmi les énergies marines.
clc/jlv/esp

]]>
http://www.lemondedelenergie.com/cherbourg-usine-hydroliennes/2018/06/15/feed/ 0 98767