Washington doit respecter ses engagements sur le projet de fusion nucléaire (patron d’ITER)

Le directeur-général d’Iter Organization, le Français Bernard Bigot, entend presser l’administration Trump de revenir sur des coupes budgétaires qui retarderaient l’ensemble du projet international de construction d’Iter, le premier réacteur expérimental à fusion nucléaire, situé en France, et dont 50% a déjà été construit.

« Si les composants américains n’arrivent pas à temps c’est tout le projet qui sera retardé », a expliqué Bernard Bigot, qui se trouve à Washington depuis mardi, dans un entretien téléphonique avec l’AFP.

M. Bigot a précisé qu’il doit rencontrer plusieurs représentants de l’administration Trump, dont le secrétaire à l’Energie Rick Perry ainsi qu’un conseiller de la Maison Blanche, et des membres du Congrès.

L’objectif, selon lui, est « d’obtenir une décision claire sur les engagements américains, au moins à court terme, sur la fourniture des équipements et d’être sûrs qu’ils arriveront en temps utile pour être assemblés ».

M. Bigot a précisé qu’à la suite d’une lettre du président français Emmanuel Macron à Donald Trump l’été dernier, ce dernier avait demandé à son administration de réexaminer ce dossier.

« Nous espérons une décision très prochainement », a-t-il ajouté.

La contribution américaine a été réduite d’environ 50% pour les budgets 2017 et 2018. Pour cette année, elle passe ainsi de 105 à 50 millions de dollars alors que pour l’année prochaine son montant a été fixé à 63 millions, contre 120 millions de dollars initialement prévus.

Ces coupes ont résulté de la réduction de l’enveloppe du département de l’Energie dans le projet de budget soumis au Congrès par l’administration Trump.

Plus de 600 sociétés, laboratoires et universités aux Etats-Unis participent à ce projet Iter (International Thermonuclear Experimental Reactor).

Washington a déjà consacré environ un milliard de dollars à Iter et doit encore contribuer à hauteur de 1,5 milliard d’ici 2025, date du premier essai du réacteur.

Les sept partenaires du projet –l’Union Européenne, les Etats-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l’Inde et la Corée du Sud–, financent 80% du projet en nature, en fournissant des éléments du réacteur fabriqués par des sociétés dans chacun des pays.

Avec 45%, la participation de l’UE est la plus importante, les six autres partenaires contribuant à hauteur de 9,1% chacun.

Le budget d’Iter a été revu à la hausse en 2017 pour passer de 21 à 26 milliards de dollars, sans cependant changer les participations de chacun des partenaires. Le projet a connu plusieurs années de retard et de dépassements budgétaire

Iter a pour ambition de générer de l’énergie illimitée, à l’instar du soleil et des étoiles, sans produire aucun déchet ou émissions polluantes.

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