Gazprom et ses partenaires européens bouclent le financement du gazoduc Nord Stream 2

Le géant russe Gazprom et ses cinq partenaires européens ont signé lundi un accord pour financer le gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne via la mer Baltique, nouvelle étape de ce projet qui divise les Européens.
Contrairement à ce qui était initialement prévu, Gazprom sera le seul actionnaire de ce projet évalué à 9,5 milliards d’euros, tandis que ses partenaires – le français Engie, les allemands Uniper (ex-EON) et Wintershall (BASF), l’autrichien OMV et l’anglo-néerlandais Shell – en financeront la moitié à parts égales, ont indiqué les sociétés dans un communiqué conjoint.
Chacun des cinq industriels européens contribuera ainsi à hauteur de 950 millions d’euros.
Long de 1.220 km et d’une capacité de 55 milliards de m3, Nord Stream 2 doit venir doubler d’ici la fin 2019 les capacités de son grand frère Nord Stream 1, et permettre à plus de gaz russe d’arriver directement en Allemagne, sans passer par l’Ukraine.
Défendu par Berlin, le projet est vivement critiqué par plusieurs pays de l’est de l’Europe, Pologne en tête, dans un contexte de tensions géopolitiques entre l’Union européenne et Moscou depuis le conflit ukrainien de 2014.
La Commission européenne a, elle ,jugé à plusieurs reprises que ce projet n’était « pas une priorité ».
« Aujourd’hui (lundi), nous achevons une étape importante pour le projet Nord Stream 2 » s’est félicité Alexeï Miller, patron de Gazprom, lors de la cérémonie de signature de l’accord.
« Ce gazoduc sera une route de transport fiable pour l’approvisionnement en gaz naturel de l’Europe », a-t-il ajouté.
En août 2016, l’Autorité de la concurrence polonaise avait rendu un avis défavorable au projet, rendant impossible la création du consortium Nord Stream 2 AG tel qu’imaginé par les industriels. Initialement Gazprom devait ainsi détenir 50% de cette co-entreprise et chacun des autres partenaires 10%.
La nouvelle structure de financement proposée « permet de répondre aux objections des autorités de la concurrence polonaise », a expliqué à des journalistes Gérard Mestrallet, président du conseil d’administration d’Engie.
Si ce projet de gazoduc sous-marin « n’est pas dans la compétence de Bruxelles », selon M. Mestrallet, il devra toutefois encore obtenir des autorisations nationales, notamment des autorités des pays dont il traversera l’espace maritime, comme le Danemark, la Finlande ou la Suède.
mhc/ef/cj

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