Les épisodes de sécheresse qui touchent une partie de l’Europe cet été ne perturbent pas uniquement le transport fluvial ou l’agriculture. Ils mettent également sous pression plusieurs centrales nucléaires, dont le fonctionnement dépend de ressources en eau suffisantes pour assurer le refroidissement de leurs installations.
Dans plusieurs pays d’Europe centrale et orientale, la baisse du niveau des fleuves coïncide avec une vague de chaleur qui entraîne une forte hausse de la consommation d’électricité. Cette double contrainte complique l’équilibre des réseaux électriques au moment où les besoins énergétiques augmentent, notamment en raison du recours massif à la climatisation.
En Hongrie, la centrale nucléaire de Paks, qui fournit une part importante de l’électricité du pays, a dû adapter son fonctionnement face au faible niveau du Danube. Certaines unités de production ont été arrêtées ou fonctionnent à puissance réduite afin de respecter les contraintes de refroidissement imposées par les conditions hydrologiques.
La Roumanie est confrontée à une situation similaire. Les difficultés d’alimentation en eau de la centrale de Cernavodă ont conduit les autorités à prendre des mesures pour maintenir les conditions nécessaires au fonctionnement du site. Dans le même temps, plusieurs installations hydroélectriques de la région voient également leur production diminuer en raison du manque d’eau.
Ces événements illustrent une vulnérabilité identifiée depuis plusieurs années par de nombreux spécialistes de l’énergie. Une grande partie des centrales nucléaires européennes a été conçue dans un contexte climatique différent, où les épisodes prolongés de sécheresse et les températures extrêmes étaient moins fréquents qu’aujourd’hui.
Le changement climatique accentue désormais ce risque. Lorsque les cours d’eau affichent un débit insuffisant ou que leur température augmente fortement, les exploitants peuvent être contraints de limiter leur production afin de garantir la sécurité des installations et de respecter les normes environnementales.
Cette situation intervient au moment où la demande d’électricité atteint souvent des niveaux élevés. Les fortes chaleurs favorisent l’utilisation des systèmes de climatisation, ce qui accroît les besoins énergétiques précisément lorsque certaines capacités de production sont temporairement réduites.
Pour les experts, cette évolution souligne la nécessité d’adapter les infrastructures énergétiques aux nouvelles réalités climatiques. Elle relance également le débat sur la résilience des différents moyens de production face aux phénomènes météorologiques extrêmes.
La coopération entre les réseaux électriques européens apparaît comme l’un des principaux leviers pour limiter les conséquences de ces épisodes. Les échanges transfrontaliers permettent de compenser ponctuellement les baisses de production observées dans certains pays et de renforcer la sécurité d’approvisionnement à l’échelle du continent.
Parallèlement, le développement des énergies renouvelables, notamment du solaire, peut contribuer à soutenir la production pendant les périodes estivales, même si ces technologies présentent elles aussi des contraintes liées aux conditions météorologiques.
Alors que les épisodes de sécheresse devraient devenir plus fréquents sous l’effet du réchauffement climatique, les gestionnaires des réseaux et les producteurs d’électricité devront poursuivre leurs efforts pour adapter les infrastructures existantes et garantir un approvisionnement fiable dans un environnement de plus en plus contraint.

En effet, la sécheresse prive la production nucléaire que quelques pourcents de sa production « normale » !….
Mais, l’articlé ne dit pas; de combien est amputée la production éolienne en raison d’une absence presque totale de vent depuis plusieurs semaines !….
Pourquoi ?
J’attends un article qui pourrait s’intituler: « Manque de vent: les installations éoliennes confrontées à l’absence de vent »
Non ?
Le manque d’eau n’est de plus pas que préjudiciable à la filière nucléaire, mais aussi à la biodiversité et aux humains…
Le PV se nettoie t’il à l’eau du reste et combien de litres par kW.h produit en moyenne ? Avec les cendres et fumées de incendies, bien des centrales Solaires doivent utiliser de belles quantités d’eau (certes diffuses et par intermittence…).
le manque d’eau n’est pas une spécificité du nucléaire. C’est la cas pour toute centrale thermique de puissance minimum disons de 20 MWe et ce quel que soit le combustible utilisé. C’est pourquoi il est pour le moins hasardeux de confier des décisions sur les choix de mode de production d’électricité à des personnes qui n’ont aucune culture technique. Le rédacteur a une spécificité : il peut proposer des centrales dont les combustibles sont constitués de déchets secs et solides valorisés en syngas. Domaine d’application de 200 kWe minimum à 5 à 6 MWe qui ne consomme de l’eau que pour le remplissage des circuits concernés. Après la mise en service en principe zéro consommation. En prévision de la raréfaction de l’eau, mes collègues et moi affirmons que un tel process pourrait être employé à 1 millier d’exemplaires maxi réparties sur tous les territoires français et un ex-ministre français de Monsieur Macron, Nicolas Hulot (voir video tres réaliséé sur sa déclaration tres pertinente à l’assemblée nationale à propos du projet complètement stupide du passage de Cordemais à la biomasse qui a couté tres cher aux contribuables sans produire un seul kWhe) avait bien compris mais son comportement supposé avec les personnes du sexe faible l’a perdu, rien à voir avec la pertinence de ses idées. Une extension du mode de fonctionnement leur permettant de fonctionner entre 3000 et 4000h/an, assurerait aisément une rentabilité de ce mode de production et accessoirement ces petites centrales produisant de l’électricité de façon à la fois renouvelable et pilotable, non seulement ne s’oppose en rien au nucléaire, mais au contraire le soutient car rien n’empéche de les utiliser simultanément et en cogénération et en back up. Allez faire comprendre ça à un politique !! Nicolas Hulot, lui, avait compris. Le reste relève de sa vie privée, et donc, ne nous regarde pas. Lien vers video sus nommée:
https://youtu.be/5WuS4Og_tgM
Bien cordialement
Oubli regrettable dans mon texte: ces petites centrales fonctionneraient évidemment en cogénération , voire tri-génération. Utilisation de la chaleur sous forme d’eau chaude 70/90°C voire une partie de production de vapeur si industrie à proximité: les combustibles souvent d’origine biomasse ont besoin d’une humidité maximum de 10% pour que leur rendement électrique soit optimisé. Tout ce ci s’effectuant à la fois sur des sites eux mêmes à proximité des déchets à valoriser, les Hommes le seraient également et un petit réseau de chauffage adapté pour consommer le relicat de chaleur en excès pourrait harmoniser l’ensemble. C’est ce qu’on appelle de l’économie circulaire, mais de la vraie. Rendement global possible 80 à 85% sur la durée prévue et indiquée. Dont selon la taille, 32 (comme une centrale nucléaire de 1600 MWe !) à 38% d’électricité soit sensiblement mieux que la m^me tranche nucléaire. Cette remarque doit être prise comme un clin d’oeil taquin et pas une attaque. Les 2 outils sont complémentaires et ne tirent pas dans la même catégorie.
Repris dans ce texte :
« Le changement climatique accentue désormais ce risque : lorsque les cours d’eau affichent un débit insuffisant ou que leur température augmente fortement, les exploitants peuvent être contraints de limiter leur production afin de garantir la sécurité des installations et de respecter les normes environnementales. »
« Cette situation intervient au moment où la demande d’électricité atteint souvent des niveaux élevés. Les fortes chaleurs favorisent l’utilisation des systèmes de climatisation, ce qui accroît les besoins énergétiques précisément lorsque certaines capacités de production sont temporairement réduites. »
Ce qui est réellement constaté depuis 2 ans voire 3 ans, la consommation d’électricité en France baisse d’une année sur l’autre à cause de la désindustrialisation et des particuliers qui économisent leur consommation. Leur facture ayant doublé en 10 ans à cause des subventions attribuées aux énergies renouvelables intermittentes. A l’avenir ce prix va encore doubler avec la PPE3 (appliquée par décret lecornu) d’ici une décennie. Cette dernière va augmenter de façon drastique la quantité de ces types d’énergies avec leurs conséquences désastreuses en coût et stabilité au niveau du réseau sans apporter de diminution significative du CO² car nous sommes un des pays les meilleurs en intensité carbone ! Au jour d’aujourd’hui malgré son armada d’énergies intermittentes renouvelables, l’Allemagne a déjà un coût du kWh le double du notre et une intensité carbone de 159 gCO²éq/kWh alors que la France déjà vertueuse n’est qu’à 27g CO²éq/kWh… C’est pourquoi les ingénieurs non inféodés à l’idéologie de la doxa gouvernementale ne comprennent pas cette politique des copains et lobbies des intermittents dont nous avons nul besoin et qui va à contre courant du bien pour la France et le climat (voir en fin d’exposé le comparatif des productions d’électricité hiver/été où nous dépassons les 10 00Mw à l’export !).
Maintenant, un réacteur de 900 MWe rejette ainsi 1 800 MWth de chaleur dans l’environnement, un compromis entre efficacité et sécurité. Son rendement est de 35 %, limité par le cycle de Carnot et des températures de vapeur inférieures à celles des centrales à gaz (ŋ : 47 %) ou encore au charbon (ŋ : 31 %), résulte de contraintes matérielles. La consommation d’eau, toute chose égale par ailleurs (* voir le paragraphe prélèvement) est corrélée à ces rendements, Conséquence une centrale au gaz (à puissance égale) consomme moitié moins d’eau que les centrales thermiques de type nucléaire ou charbon.
Le cycle de Rankine décrit précisément le processus par lequel les machines à vapeur, que l’on trouve couramment dans les centrales thermiques, exploitent l’énergie thermique d’un combustible ou d’une autre source de chaleur pour produire de l’électricité.
Une centrale nucléaire produit du courant électrique à partir de la chaleur. C’est donc une centrale thermique, au même titre qu’une centrale à charbon ou à gaz. A cette différence près que la production de chaleur ne génère ni polluants ni gaz à effet de serre. La fission des noyaux atomiques libère de l’énergie. A contrario des centrale au gaz, les centrales nucléaires n’ont pas la faculté de compenser les à-coups de production des énergies intermittentes (éolien et solaire), le nucléaire produit selon un plan prévu des conso hiver ou été avec la possibilité d’être complété par l’hydraulique (barrages) cela a très bien fonctionné pendant des décennies !
* Prélèvement vs Consommation nette
Il faut bien distinguer l’eau prélevée (empruntée à un cours d’eau ou à la mer puis restituée) de l’eau consommée (évaporée dans l’atmosphère par les tours aéroréfrigérantes). [1, 2]
• En circuit ouvert (bord de mer) : Le prélèvement est massif, mais la consommation nette est proche de 0 %, car l’eau est immédiatement rendue au milieu avec une légère hausse de température. [1, 2]
• En circuit fermé (tours de refroidissement) : Le prélèvement est plus faible, mais l’eau est consommée par évaporation. C’est dans ce mode que l’écart de 1 à 3 ou 4 se manifeste nettement
entre les deux technologies. [1, 2]
En France Comparatif de la production d’électricité entre un mois de décembre 2025 le 19 vers 19h et le jour d’aujourd’hui 7 août 2026 vers 12 h. Les 2 jours cités sont en période anticyclonique.
En MW Totale Production 80 000 en déc— 60 000 en août
…………………Nucléaire : 55 423……………35 896
…………………Hydrau : 14 851……………..2 343
…………………Gaz : 6 518……………..1 270
…………………Solaire : 0……………21 109
…………………Eolien : 1 261……………..1 138
…………………Export : 17 775…………….14 184