pour proteger climat faut developper energies emettent pas co2 sans exclure nucleaire - Le Monde de l'Energie

« Pour protéger le climat il faut développer les énergies qui n’émettent pas de CO2, sans exclure le nucléaire »

Pour Le Monde de l’Energie, Xavier Moreno, président du Cérémé (Cercle d’Étude Réalités Écologiques et Mix Énergétique), revient sur la place des énergies renouvelables intermittentes et du nucléaire dans la transition écologique française.

Le Monde de l’Énergie —Le Conseil de l’Europe a récemment publié un palmarès des émissions de CO2 évitée grâce aux EnR dans l’Union européenne, où la France est en queue de peloton. En quoi ce classement vous semble-t-il discutable ?

Xavier MorenoCe classement est plus que discutable. Il est l’instrument d’une campagne de désinformation orchestrée par les services de l’Union Européenne, imprégnés de parti pris anti-nucléaire, pour culpabiliser les Français sur leurs choix énergétiques, alors que notre pays a justement choisi le meilleur mix électrique pour le climat. L’honnêteté de l’information, quand on veut mesurer les bénéfices des politiques énergétiques pour le climat, est d’inclure toutes les énergies qui n’émettent pas de gaz à effet de serre, et donc le nucléaire. On constaterait alors qu’en mesurant les tonnes de CO2 économisées par toutes ces énergies bas carbone, la France est avec la Suède, le meilleur élève de la classe en Europe, avec un mix électrique décarboné à 92% grâce au nucléaire et à l’hydraulique.

Le gouvernement français devrait s’opposer à des publications de statistiques aussi trompeuses sur les performances climatiques de notre pays. Il ne devrait pas laisser le courant anti-nucléaire, largement inspiré par des pays comme l’Allemagne, l’Autriche où le Luxembourg, manipuler ainsi les opinions publiques européennes. Les médias français qui ont repris sans aucun esprit critique les conclusions du communiqué européen sur le prétendu retard de la France dans l’action pour le climat, sont tombés dans le piège de cette manipulation.

Il faut être conscient que les atouts de compétitivité et de vertu climatique, que le choix du nucléaire donne à la France, suscitent des réactions hostiles de nos « partenaires » européens comme de la part des groupes industriels étrangers qui ont vendu leurs panneaux solaires et leurs éoliennes dans toute l’Europe, mais ont du mal à pénétrer le marché français.

Le Monde de l’Énergie —Quels leviers pourraient permettre de passer d’une logique « renouvelables » à une logique « bas carbone » pour la transition énergétique (pour la production d’électricité ou d’hydrogène) ?

Xavier MorenoLe levier est simple et relève du bon sens. Quand on veut protéger le climat il faut imposer de réduire les énergies qui émettent beaucoup de CO2, et développer celles qui n’en émettent pas, sans exclure le nucléaire et en laissant aux États membres le choix de leur mix pourvu qu’ils atteignent les objectifs de décarbonation. Le traité européen impose de respecter cette neutralité technologique. Mais il est bafoué par la Commission au nom du parti pris anti-nucléaire et des intérêts industriels du secteur des énergies renouvelables intermittentes, éolien et solaire.

En parallèle de l’exercice de prévision de RTE sur les scénarios 2050, nous avons produit une étude avec le Cabinet international Roland Berger, expert dans l’énergie, qui montre qu’investir dans le nucléaire pour que cette énergie garde sa part actuelle autour de 70 % dans le mix électrique français est, de loin, le meilleur scénario sur tous les critères : le climat, la protection de l’environnement ( paysages, biodiversité, conditions de vie ) la sécurisation des approvisionnements, les coûts d’investissement, l’indépendance énergétique de la France, sa réindustrialisation et la facture électrique de nos concitoyens.

Autrement dit, la France n’a pas aujourd’hui besoin de développer des installations d’énergies renouvelables intermittentes supplémentaires. La priorité doit être donnée par les pouvoirs publics à la relance de notre filière nucléaire.

Le Monde de l’Énergie —Autre indicateur : la consommation finale brute d’énergie. L’objectif de la France était d’atteindre 23 % d’EnR en 2020, or le total n’a été que de 19,1 %, durement critiqué par les ONG écologistes. Montre-t-il réellement une décarbonation insuffisante de l’économie française ? 

Xavier MorenoEn aucun cas ! Le seul objectif qui compte, c’est de produire l’électricité la plus décarbonée possible. Or, qu’observe-t-on actuellement ? Que le mix électrique français, qui repose sur 70% de nucléaire et 12% d’hydraulique, a une intensité carbone de 56g par kWh contre 341g par kWh pour l’Allemagne, qui a investi massivement dans les énergies renouvelables intermittentes !

L’objectif fixé par la Commission européenne consistant à faire passer à 23% la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique des pays européens ne peut être appliqué de manière uniforme. Cet objectif a du sens pour les pays dont le mix repose principalement sur des énergies fossiles et qui, en développant ces énergies renouvelables, polluent moins lorsqu’il y a du vent ou du soleil. Il n’en a, en revanche, aucun pour la France qui est en avance par rapport à l’écrasante majorité des pays européens en matière de décarbonation de son mix électrique.

Cela dit la France doit tout de même intensifier ses efforts pour limiter les gaspillages d’énergie dans le secteur de l’habitat, pour substituer l’électricité aux énergies fossiles, comme dans les transports et l’industrie. Il faut aussi développer au maximum les énergies renouvelables modulables en fonction de la demande et indépendantes de la météo – dites « pilotables » comme la fermentation des résidus de biomasse, la géothermie ou les ressources hydrauliques, tout en limitant les impacts de ces énergies sur l’environnement.

Le Monde de l’Énergie —Pour réussir la transition énergétique, électrifier de nombreux usages et produire de l’hydrogène bas carbone, donc augmenter à court terme la production électrique bas carbone, et, en dehors de Flamanville, il semble irréaliste d’envisager la mise en service d’un nouvel EPR avant 2035. Pensez-vous que, pour réussir sa transition énergétique, la France doit « marcher sur deux jambes », le nucléaire et les EnR ?

Xavier MorenoLe scénario que le cabinet Roland Berger a modélisé montre que, si EDF met en œuvre les moyens en hommes et en investissement qui permettront de remonter la disponibilité du parc de réacteurs installés à ses niveaux historiques, au-dessus de 70 %, la France ne manquera pas d’électricité d’ici à 2035.

Est-ce réalisable ? Il y a toujours une part d’aléas dans les délais de réalisation de grands projets industriels. Mais les transformations appelées grand carénage qui consistent à remettre aux normes actuelles de sécurité les réacteurs construits il y a 40 ans vont s’achever peu à peu. Et les étapes suivantes de prolongation de la durée de vie de ces réacteurs seront moins lourdes en travaux et donc plus rapides à réaliser.

De même, alors que l’EPR de Flamanville était d’une grande complexité avec sa structure conçue par les industriels allemands à laquelle s’ajoutaient les normes françaises, les nouveaux EPR développés par EDF s’appuient sur les 50 ans d’expérience du groupe français et des choix technologiques qui ont fait leurs preuves.

commentaires

COMMENTAIRES

  • Oui, le nucléaire est encore à plus de 50 % de facteur de production alors que les ENRi en sont loin ces jours-ci, en France comme chez nos voisins.

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  • L’attente de la Relance d’un Plan Nucléaire sérieux devient « INTERminable » par contre les infos-Fake anti-Nucléaire ce n’est pas par INTERmittence…

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  • La production d’électricité (seule) n’est responsable que de 20,4 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le monde.

    Le nucléaire n’a produit que 9,8 % de l’électricité mondiale contre 10,2 % pour l’éolien + solaire et 27,9 % pour l’ensemble des énergies renouvelables.

    Entre 2001 et 2021, la production mondiale d’électricité nucléaire a oscillé entre 2.490 TWh (en 2013) et 2.804 TWh (en 2006), malgré la prétendue « renaissance du nucléaire ». En proportion de la production totale, elle a décliné de 17,4 % en 1996 à 9,8 % en 2021.

    Au cours des dix dernières années, l’éolien + solaire n’a cessé de rattraper le nucléaire et finir par le dépasser en 2021.

    Les renouvelables sont passés de 19,8 % en 2011 à 27,9 % en 2021 de la production mondiale d’électricité, passant de 4.400 TWh en 2011 à 7.900 TWh en 2021.

    Au cours des dix dernières années, l’augmentation de la production d’électricité renouvelable a été plus rapide que celle d’origine fossile. En particulier, pour les cinq dernières années, l’augmentation n’a été que de 1.250 TWh pour les fossiles de 2016 à 2021, contre 2.070 TWh pour les renouvelables.

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    • @Marguerite,

      Vous avez raison de mettre en valeur les sensationnels progrès du Solaire et de l’éolien à l’échelle mondiale. Et ce n’est pas fini loin de là. Plein de pays peuvent augmenter encore largement leur production d’ENRi et réduire d’autant leur production carbonée…

      Par contre pour les pays tempérés, c’est parfois un atout en termes d’émissions de GES parfois c’est mitigé… Que les ENRi dans des pays à la production électrique carbonée prennent des parts importantes de la production, c’est bien (de manière variable et/ou intermittente toutefois, pas de solaire la nuit sauf en Espagne à une certaine époque ou les prix payés aux productions solaires étaient supérieures au cout de production d’un groupe électrogène, la filière ENRi a eu aussi ses petits errements et des vilains petits canards qui doivent toujours être là d’ailleurs…).
      Quand les ENRi écrêtent de la production Nucléaire, cela est « discutable » en terme d’émissions de GES… (et aussi en termes de prix de revient au consommateur in fine…)

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    • @Marguerite,

      Que le Nucléaire civil soit limité à un certain nombre de pays est justifié par certains facteurs (compétences humaines, stabilité politique, …). L’Iran et son nucléaire ne font pas rire grand monde…

      Par contre que certains pays remplissant tous les critères pour faire efficacement du Nucléaire, mais préfèrent utiliser du Solaire alors que celui-ci sera en déphasage complet avec les besoins énergétiques, c’est une aberration d’usage de ressources.
      Le solaire en Allemagne ne produira pas grand chose en Hiver, époque ou les besoins énergétiques sont colossaux dans divers secteurs (résidentiels, industriels, tertiaire). Qui fera le lien entre les longues journées d’été d’une année à l’autre, et par période de petits vents froids peue enclin à donner de grosses production éoliennes sachant que la situation sur le Gaz est plus que tendue !? (ce sera probablement pour une très bonne part le charbon et la Lignite et vous le savez bien !!! ce sont des grands gagnants parmi d’autres du sabotage des Nord Stream)

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    • @Marguerite
      Et vous tirez quoi comme conclusion, car vous êtes certainement bien consciente que ces chiffres sont en accord avec le sens de cet excellent article.
      « Cet objectif a du sens pour les pays dont le mix repose principalement sur des énergies fossiles et qui, en développant ces énergies renouvelables, polluent moins lorsqu’il y a du vent ou du soleil. Il n’en a, en revanche, aucun pour la France qui est en avance par rapport à l’écrasante majorité des pays européens en matière de décarbonation de son mix électrique. »
      C’est ce que je dis en permanence.
      Les intermittents sont extrêmement utiles à court et moyen terme pour faire baisser, lorsque les Dieux sont favorables, le CO2 émis par les centrales pilotables, à flamme.
      Aucun sens en France, on n’en a quasi pas.
      Sauf la nouvelle centrale à gaz de Landivisiau, heureusement en parallèles des éoliennes en Manche, e qui préfigure le monde de demain si pas de nucléaire.

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  • Au lieu de gaspiller de l’argent et de la matière grise dans le nucléaire, mieux vaut investir dans les énergies renouvelables et le stockage.

    L’EPR de Flamanville aurait dû être mis en service en juin 2012. Ce sera peut-être en 2023. Toujours est-il que ce réacteur n’a rien produit depuis dix ans.

    Pour se limiter à l’éolien et au solaire, ils ont produit en France 360 TWh entre juillet 2012 et juin 2022.

    Productions éolienne et solaire, mais aussi autres énergies renouvelables, qui auraient pu davantage se développer sans les obstacles de diverses origines (parfois peu avouables) mis pour protéger le nucléaire.

    En Suède, la production d’électricité nucléaire est en perte de vitesse (manque de compétitivité), alors que la production éolienne est en fort développement depuis dix ans et le solaire fait une percée.

    Pour les émissions de CO2 équivalent par habitant en 2019, non seulement la Suède et la Suisse font mieux que la France (4,45 et 4,57 tCO2), mais le Portugal sans nucléaire fait mieux aussi : 4,72 contre 4,81 tCO2.
    Le nucléaire n’a donc pas grand chose à voir dans les émissions de GES d’un pays.

    Lorsque l’on veut protéger le climat, en dehors de ses fortes variabilités naturelles, il faut surtout limiter la déforestation, conséquence d’une multiplication de la population par 5,9 en Afrique depuis 1950, par 3,9 en Amérique latine et par 3,3 en Asie.

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    • @Marguerite,

      Sur votre point : «  » Lorsque l’on veut protéger le climat, en dehors de ses fortes variabilités naturelles, il faut surtout limiter la déforestation, conséquence d’une multiplication de la population par 5,9 en Afrique depuis 1950, par 3,9 en Amérique latine et par 3,3 en Asie. «  »
      – La déforestation est certes causée pour partie par l’augmentation de la population, mais aussi par des activités agricoles destinées à l’export. L’exemple du Soja « d’amazonie » et autres porduction agricole de cette zone qui rentre dans l’alimentation des cochons (que vous aimez mentionné régulièrement) doit nous mettre en garde mais aussi dans nos têtes que nos modes de consommation sont très impactant chez nous mais aussi dans des pays tiers…
      – La déforestation en Afrique est à différents stades suivant les zones géographiques, mais le mobilier de jardin en bois tropicaux n’est pas étranger à des prélèvements massifs. Et par endroit le « réchauffement climatique » crée des perturbations qui font dépérir les forêts restantes (que vous ne cautionnez pas, toute « bravache » que vous êtes !). Certaines activités minières sont capables de dégradation à grande échelle également de certaines zones…
      C’est un Mix à proportion variable suivant les lieux (mais la population y contribue, c’est un fait, et les modes de vie moyens des « occidentaux » aussi !).

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    • @Marguerite,

      Votre point de vue et votre analyse rapide de chiffres est amusante et la conclusion un peu « croquignolesque », vous dites :  » Pour les émissions de CO2 équivalent par habitant en 2019, non seulement la Suède et la Suisse font mieux que la France (4,45 et 4,57 tCO2), mais le Portugal sans nucléaire fait mieux aussi : 4,72 contre 4,81 tCO2.
      Le nucléaire n’a donc pas grand chose à voir dans les émissions de GES d’un pays.  »
      Quel est le PIB du Portugal !? à PIB équivalent, la France émet beaucoup moins…
      La suède et la Suisse sont 2 exemples à suivre (beaucoup plus que l’Allemagne…) sur bien des aspects et en équivalence des émissions avec le facteur PIB ils sont encore bien meilleurs. Vous avez raison de le souligner. La Suède a longtemps consommé plus de Nucléaire par habitant que la France (je n’ai pas les derniers chiffres en tête) et la Suisse a toujours de la production nucléaire sur son sol…
      La Nucléaire a définitivement quelquechose à voir avec les émissions mais ce n’est pas suffisant !!! Les comportements (mode de transport en 1er Lieu) et les mode de consommation sont aussi essentiels…
      La Suède est certainement le pays le plus en avance en Europe sur la réduction des émissions avec bien des axes d’attaque du problème… (on devrait s’en inspirer plus souvent sur bien des points !)

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    • @Marguerite,

      Vous avouez beaucoup de choses dont votre climatosepticisme ou climatorélaisme !?
      Pourquoi être donc timide dans l’énoncé :  » Productions éolienne et solaire, mais aussi autres énergies renouvelables, qui auraient pu davantage se développer sans les obstacles de diverses origines (parfois peu avouables) mis pour protéger le nucléaire.  » Mettez donc au dossier que vous faites petit à petit ces points !!!

      Les ENRi, c’est aussi plein de petits profiteurs très charmeurs mais pas partageurs de leurs bons profits et en général pas intéressé pour 2 sous par le Système électrique complet et global !!!

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    • @Marguerite,

      sur votre énoncé :  » Au lieu de gaspiller de l’argent et de la matière grise dans le nucléaire, mieux vaut investir dans les énergies renouvelables et le stockage.  »
      L’argent investi dans le Nucléaire a produit en France depuis l’amont (l’industrie et ses diverses formes) jusque l’aval (électricité garantie pour des électro-intensifs), cela a permis de garder un minimum d’industrie en France.
      Que pensez-vous de l’annonce d’Arcelor-Mittal presque le lendemain de l’annonce d’une paire d’EPR à Gravelines-Dunkerque de l’investissement pour transformer leur Haut fourneau au charbon (actuellement) en « haut fourneau » à hydrogène !?

      Beaucoup de matières grises se dissipent dans la Finance (bien plus que dans le Nucléaire !) et le marketing et la publicité consomment beaucoup de jus de cerveau aussi !!! Ne pensez-vous que les ENRi devraient se tourner en priorité vers ces secteurs !? (pour le marketing et la publicité c’est déjà fait mais toujours dans le même segment d’activité, ie : Pub et marketing mais pour les ENRi !).
      Pour rappel, EDF a eu depuis 50 ans des équipes de R&D sur le Solaire et le stockage ! (le CEA aussi mais je ne daterais pas).
      Le stockage de l’électricité est un sujet fouillé et travaillé depuis plus de 100 ans !!! Et cela va continuer partout sur la planète… Pourquoi les producteurs d’ENRi n’investissent pas plus dans ce segment pour faire des mini-systèmes complets et démontrer ainsi la validité de ce qu’ils annoncent depuis 15-20 ans et qui pourtant ne semble toujours pas près d’aboutir !?

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  • Marguerite
    Mais ces jours-ci, il est difficile de compter sur le soleil et l’éolien. L’Allemagne, et de nombreux pays, relancent alors fortement le charbon et le gaz pour compenser. Mais pour vous, les émissions anthropiques sont sans effet. On le savait.

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  • APO: dans la situation actuelle d’EDF, les écrêtements de nucléaire pour faire de la place aux ENRv sont volontaires, afin de repousser au plus tard les rechargements de combustible, surtout après l’hiver.
    Durant le week-end, EDF réduit même sa production nucléaire pour intégrer de l’énergie issue du gaz et du charbon d’Allemagne, d’Espagne et du RU (même lorsqu’il y a peu de vent dans ces pays).
    3 réacteurs sont même à l’arrêt, ces derniers temps, pour économie de combustible.
    En condition d’utilisation normale, la question peut être reposée.
    Une partie des ENRv sera probablement affectée à la production d’hydrogène.

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    • @Marc,

      Oui la Situation des « électriciens » (et surtout ce ceux qui gèrent les réseaux et les producteurs de pilotable) européens est bien complexe. On ne connait qu’une petite partie de leurs problèmes actuels (Stock et Flux de Gaz et de charbon garantis ou pas, incertitude du niveau des ENRi pour les mois à venir et le Nucléaire français qui tarde…) et de comment y faire face (surement des modèles de modélisation bien complexes).

      Pour ce qui est de l’Hydrogène et vu les fluctuations de l’éolien, je ne crois pas du tout à une bonne corrélation entre les 2 (trop de pics de production lors des évènement venteux).
      Les « Hydroliseurs » en développement les plus efficace doivent marcher en quasi-continue et pas par « à coup » !!! On se fait beaucoup d’idées sur cela. C’est sûr qu’avec les chiffres de production annuelles et sur un papier avec une règle de 3 cela marche, dans les faits ce sera surement beaucoup plus nuancé (donc il y aura de l’écrêtage d’ENRi ou d’autres choses… et pas sur de petits volumes…).
      On revient aux problèmes et solutions : Interconnexions, Stockage Et Pilotage des Consommations !!! (EDF avec ses « Heures Creuses » et « Heures Pleines » théorisé pour partie par le visionnaire Marcel Boiteux et aussi le système « EJP », a réussi à une époque à « lisser » un peu la consommation, il va falloir être créatif pour le futur mais pas utopiste…).

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      • Que les électrolyseurs fonctionnent mieux en continu qu’en discontinu, c’est bien possible.
        Cependant, on peut penser que des progrès seront réalisés dans ce domaine.
        Le Danemark et l’Espagne misent sur la fabrication d’hydrogène vert. On verra si cela fonctionne…
        Mais c’est sûr qu’il y aura pas mal d’écrêtements lors des épisodes venteux.
        Le rapport RTE, considéré par certains comme une « bonne base » se base sur des écrêtements de… 3% ce qui est bien sûr ridicule.

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        • @Marc,

          Je pense que le Rapport RTE est une bonne base car il rassemble tous les potentiels possibles (Nucléaire, ENR diverses, Hydrau, échanges aux frontières, etc…). Ce rapport a donc fait de multiples tours d’horizon de par la variété des interlocuteurs… Par contre et pour faire plaisir à certains, certaines conclusions sont douteuses, et sur l’écrêtement c’est le cas car plus il y aura d’ENRi plus il y aura des « obligations » d’écrêtements… On est assez d’accord.

          Sur les électrolyseurs, en France aussi diverses filières progressent. Mais lancer une filière en moins de 20 ans sur échelles de dizaines de TW.h à traiter, ce n’est ni évident ni transparent financièrement !!! Et si au final, c’est un échec et/ou ne serait-ce qu’une non-réussite par rapport aux scénarios initiaux, Quid !? Sachant qu’avec les ENRi, on a et avait déjà l’hydraulique en Back-up installé et certaines interconnexions pour l’éolien (La Suisse et l’Italie notamment)…
          On n’a plus beaucoup de temps pour expérimenter ni essayer. Cà passera ou cela cassera…
          En ce moment c’est la Mode des « chasseurs de Subvention » de toute sorte et sur toute sorte de sujets !!! Par exemple, les hydroliennes m’amusaient il y a 15 ans, ce fut un échec et on continue de bouffer du fric sur des nouveaux projets qui n’ont rien démontré de valable et qui ne pourront pas le faire, mais les politiques se laissent « amadouer » … Et il y en a tant de sujets de dissipation de pognon qui mis bout à bout coute des fortunes (et font de petites fortunes chez quelqu’uns !)…

          Mieux vaut se concentrer sur ce qui marche et dont on est sur : Nucléaire, PV (mais avec des limites du fait de notre latitude et surtout des proportions de NON « Made in China » à respecter), éolien dans certaines limites (Et sans trop de « Made in China ») et surtout de l’Hydraulique, l’Hydrogène est valable mais ne faisons pas trop de plan sur la comète en termes de volume et d’utilisation (hors industries ou là il faut mettre le paquet…), un peu de Biogaz et d’agrocarburants mais avec des limites et des analyses des ACV…

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          • APO il est urgent que vous sachiez au moins ce qui se passe en réel sur le terrain pour ne plus vous ridiculiser constamment car on en est plus aux études mais à la mise en place sur le terrain depuis tres longtemps …

          • Coucou Régis, vous faites fort avec 2 messages complètement contradictoires l’un à coté de l’autre !!! Essayez de vous relire et de faire atterrir Monsieur Isambert au bercaille…

    • MARC vous délirez…comment voulez vous que le nucléaire en France s’efface sur les ENR alors que l’on en a toujours pas installée et que justement le peu d’ENR installée en France pallie aux défaillances récurrentes du nucléaire..

      Répondre
  • L’Agence internationale de l’énergie, ce repère bien connu de « gauchistes écolos », estime qu’en Europe (entière) l’éolien + solaire représenterait 35,9 % – 40,4 % – 42,1 % de la production d’électricité en 2030, selon les différentes options.

    Ce serait 47,5 % – 59,5 % – 64,4 % en 2050.

    Pour l’ensemble des renouvelables :
    59,6 % – 63,7 % – 66,2 % en 2030,
    72,7 % – 80,9 % – 86,0 % en 2050.

    Pour le nucléaire :
    16,9 % – 17,2 % – 17,1 % en 2030,
    12,7 % – 11,6 % – 11,4 % en 2050.

    Pas de situation privilégiée pour le nucléaire.

    Et dans cette affaire, le charbon et le gaz naturel se réduisent inexorablement. Pas besoin pour « les jours sans vent et sans soleil ».

    Les émissions de CO2 du secteur électrique se réduise de même. Curieux n’est-ce pas ?

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    • @Marguerite,

      Dans votre commentaire :  » L’Agence internationale de l’énergie, ce repère bien connu de « gauchistes écolos », estime qu’en Europe (entière) l’éolien + solaire représenterait 35,9 % – 40,4 % – 42,1 % de la production d’électricité en 2030, selon les différentes options. »
      – Quelles sont les limites physiques de « L’Europe entière » !? (Russie, Ukraine, Turquie, !???)
      – Oui sous le 45ème parallèle, le Solaire aura (et devrait avoir) une place très significative dans les années à venir et c’est logique économiquement et physiquement. Au-dessus c’est plus que discutable en efficience de production par rapport aux consommations annuelles d’énergie !!!
      – Sur  » L’Agence internationale de l’énergie, ce repère bien connu de « gauchistes écolos »  » , non un repère rempli de diverses influences (pétrole, Gaz, Charbon) qui a eu des « prédictions » douteuses par la passé (Hélas !). La prospective est un exercice compliqué !!!

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      • APO la réalité du terrain .. la crise actuelle le prouve bien en accélérant la mise en place des ENR sur le terrain : c’est bien les ENR qui nous sortent aussi du fossile/ charbon / pétrole / gaz … et c’est bien ce qui est urgent pour la planète , le climat , notre santé , contre la pollution , le Co² , les GES. et vérifiez que les ENR sont beaucoup moins chères que notre merde polluante de nucléaire et rapportent de l’argent à l’état .. pour payer le gouffre financier du nucléaire… https://www.connaissancedesenergies.org/les-filieres-renouvelables-progressent-dans-un-mix-electrique-mondial-encore-tres-carbone-221011

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        • Oui Régis, « la réalité du terrain » de Jeu de Monsieur Isambert est limitée par sa compréhension de phénomènes physiques et économiques plus larges…
          Mais il faut toujours « joujou » sans hochet et avec son cc-cp…
          Un Bon Vol à Monsieur Isambert qui passe au-dessus de tout et un « Coucou » à Régis !!!

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    • Et pour l’instant (l’année passée et cette année), le charbon et le gaz (et les émissions de CO2) remontent parallèlement et fortement avec le recul du nucléaire. Ne trouvez-vous pas cela curieux ?

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      • @Cochelin,

        Pour les remontées du Gaz et du Charbon, cela dépend du périmètre où vous « comptez » !
        En Europe, le Gaz va baisser en 2022 et en 2023, et clairement le charbon risque de remonter, et les niveaux économiques de descendre (en 2023, fort probablement en 2024 et après cela dépendra des politiques publiques et de nos relations avec les Russes…). On va vers le Noir sauf en période de Vent et de Grand Soleil (ce sera interminablement variable et par intermittence…).
        Le retour à des choses élémentaires et notamment l’Atome devient urgent sauf à vouloir faire exploser la société française et tendre vers le modèle Argentin (Des riches riches et des pauvres de différents niveaux, mais pas trop de classes moyennes…).

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  • Données archivées, source à retrouver ici :
    https://www.iea.org

    Pour l’Union européenne seule, c’est :

    Pour l’éolien et le solaire :
    40,2 % – 46,4 % – 46,4 % en 2030,
    53,3 % – 68,1 % – 68,1 % en 2050.

    Pour l’ensemble des renouvelables :
    60,0 % – 66,0 % – 66,0 % en 2030,
    74,9 % – 85,5 % – 85,5 % en 2050.

    Pour le nucléaire :
    18,8 % – 19,2 % – 19,2 % en 2030,
    14,5 % – 12,2 % – 12,2 % en 2050.

    Les valeurs en % sont issues des valeurs d’origine en TWh.

    Et comme pour l’Europe entière, pas de situation privilégiée pour le nucléaire. Le charbon et le gaz naturel se réduisent inexorablement, inutiles pour « les jours sans vent et sans soleil ».

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    • @MArguerite,

      Pas très clair pour retrouver vos « sources » en archives sur le site de l’AIE.
      Vous n’avez pas indiqué la croissance du volume de production électrique ce qui est dommage. Les % c’est beau mais sans référence on peut tout leur faire dire…

      Certaines prédictions de l’AIE dans les années 90, sur une croissance massive du charbon dans les années 2000 avaient étonné un de mes cousins qui bossait alors chez Shell-Butagaz (pour lui le Charbon était une énergie du Passé) – Ce fut vrai dans les Faits au niveau mondial !!! mais pas directement en France, mais bien présents dans nos produits « Made in China » (donc indirectement Vrai) …

      Oui les ENRivi vont progresser (surtout avec les problèmes d’appro de Gaz qui vont réduire les conso d’énergie en Europe) en volume globaux ! Est ce la seule voie à emprunter !? Pas sur que de faire le « gentil petit mouton » additionnel d’un troupeau grandissant et se dirigeant sans garanti vers de nouveaux horizons, ce soit vraiment intelligent !!! Le « guide spirituel » des moutons est allemand et par ailleurs dans sa Lutte d’aigle à aigle avec les USA, il est en train de se faire plumer !!!
      Par temps de crise, les Anglais sont une valeur sure et à suivre !!! (les Allemands, les italiens et les Espagnols, Bof…)

      D’autre part, Vu les excès d’ENRivi Eruopéens qui seront régulièrement « balancés » pour ne pas dire « jetés » , ne vaut-il pas mieux se la jouer à la Suisse et rester « neutre » et profiter de cette effervescence !!! Les Suisses sont passés de miséreux d’Europe (avant 1914) à de riches européens (après 1945), et ce pour ne pas avoir suivi les divers « mouvements » européens d’excités divers et variés qui ont ruiné leurs pays réciproques et aussi souvent leurs voisins dans des guerres atroces…
      La concurrence économique basée sur des productions électriques faites avec ENRi risquent de couter très cher suivant les lieux à certains pays…

      Répondre
  • Pourquoi la France ne foncerait-elle pas dans la direction du 1er pays industriel de Grande taille (membre du G7) avec une électricité AVEC 0 Hydrocarbures !? (La Norvège et l’Islande y sont déjà mais sont encore nettement plus petits industriellement, la Suède y est aussi)
    Clairement pour y arriver il faut pour un certain temps et un temps certain du Nucléaire et faire attention à la Dose d’ENRi qui peut impliquer de garder du Gaz (et le Biogaz pour alimenter cela, c’est une gentille supercherie pour parler gentiment et un attrape gogo additionnel digne de la baisse des prix de l’électricité avec le « Marché de l’électricité »).

    Il faudrait que les ENRi installés prochainement aient des Back-up minimums « sans Gaz » et sans autres fossiles inclus dans leur proposition pour y arriver sérieusement !!!

    Répondre
    • @APO
      « Il faudrait que les ENRi installés prochainement aient des Back-up minimums « sans Gaz » et sans autres fossiles inclus dans leur proposition pour y arriver sérieusement !!! »
      Ça, c’est clair, on ne devrait lancer que des systèmes complets, rendant le tout pilotable.

      Répondre
    • Le but officiel actuel de l’Allemagne est de passer au stockage par hydrogène pour le back-up.
      C’est possible « en théorie ». En pratique, il faudrait que le coût des ENRv soit très bas pour que cela soit envisageable.
      Je pense que l’Allemagne peut arriver à 70% d’ER (elle est actuellement à 49%) en quantité mais ensuite, c’est du back-up.
      Dans les simulation officielles, le fc des centrales de back-up est de 10%, mais je n’y crois pas du tout !

      Répondre
      • @Marc,

        Même en ne considérant pas les couts des ENRivi, le problème de la production de l’Hydrogène, de son stockage et de sa consommation est quelquechose d’hyper complexe.
        a) La production de l’hydrogène : Si elle doit suivre les variations de production de l’éolien et même du solaire, cela impose des capacités monstrueuses pour les pics de production variables et intermittents – c’est quasi impossible à déployer pour des dizaines de GW en quelques années !!! Et les process seraient de toute façon hyper couteux si ils suivent les pointes donc il y aura de l’écrêtement des ENRivi à grande échelle…
        b) Le Stockage : Pour l’instant quelques expériences d’injection d’H2 dans des réseaux de Gaz (à 5%), mais dans des zones ciblées et au final peu denses. Des accidents lors de travaux sur des conduites de Gaz de toute taille, c’est hyper régulier en France lors des travaux sur des réseaux (Telecom, Eaux usées, eau potable, chauffage urbain, etc…) et le plus souvent sans conséquence. Si une proportion de H2 conséquente est mise dans les réseaux, Quid !? (Perso, même pour des millions d’Euros je ne signerais pas un papier pour donner le « GO ») Cela risque de faire des accidents beaucoup plus régulièrement (je peux me tromper mais…). De plus, les réseaux de Gaz actuels ont des fuites souvent petites (sans conséquence majeure en terme de risque aux personnes, le CH4 se dissout/dissipe vite dans l’air, mais en y mettant du H2, que se passera t’il !? Le H2 c’est tout petit et très explosif… Donc dans les petites fuites actuelles cela risque de passer plus amplement et de faire des petites explosions régulièrement. J’ai toujours trouvé que bosser dans les réseaux enterrés en milieu urbain était un enfer (et je n’ai pas persévéré dans cette filière), pour info à Paris dans certaines zones c’est plus d’une dizaine d’opérateurs de réseaux et donc des travaux de remise à niveau régulier (pour l’image on ne fait d’omelette sans casser des oeufs…).
        c) Si la consommation de H2 est saisonnière, il faudra des stockages conséquents (le mélange avec le Gaz-CH4 n’étant pas gagné à grande échelle – Quid !? De nouveaux lieux de stockage à créer avec de nouveaux réseaux !?
        La consommation en quasi continue du H2 est La solution actuellement donc ce sera plus dans des process industriels en environnement protégé par rapport au Grand Public et peut-être des systèmes de containers/réservoirs que l’on pourra distribuer pour des bateaux (péniches par exemple) ou à destination des trains qui se rechargeront en environnement protége également…

        Donc au final, on parle beaucoup de H2 mais beaucoup de signaux sont au rouge (pour ne pas dire qu’il y a beaucoupo de panneaux sans issus pour les « énoncés » propagés dans la presse !!!) et ce pour des productions variables et à large échelle… L’avenir le dira, mais je ne pense pas qu’on ait l’argent ni le temps pour cette filière à très large échelle et uniquement en parallèle des ENRi.
        Pour l’industrie (Haut fourneaux et raffinerie/chimie) par contre Oui et là il faut foncer, mais cela supposera des productions quasi continue (donc des productions de Base) pour éviter les Frais de Stockage à large échelle (pétrole et charbon se stockent facilement pas les Gaz -CH4 et H2… et le cas du H2 est hyper problématique avec sa « petitesse » moléculaire et son contenu énergétique en volume…).

        Les Allemands se rattrapent aux branches qu’ils peuvent pour essayer de montrer/monter des filières d’avenir. Mais comment prendre au sérieux, des « pseudos » écolos (mais Vrais Grands industriels Hyper productivistes !) qui n’ont toujours pas remis à plat le modèle industriel de la « Grosse Bagnole » !!! Leur modèle automobile est un désastre environnemental colossal et à l’échelle planétaire !!! Personnellement, tout ce qui vient des Allemands pour faire des prospectives sur le Futur, je regarde 3 à 4 fois avant de « cautionner » ! Pour le moment, ils nous emmènent dans le mur sur bien des sujets, c’est soi-disant « vert » mais le plus souvent à « gerber » (tantôt à vomir, tantôt à ranger dans un coin pour des lointains futurs car impossible à mettre en œuvre rapidement et à l’échelle). Et comme ce sont eux qui dirigent l’Europe dans les faits, on va dans le Mur avec eux…

        Répondre
      • @Marc,

        sur votre point :  » Je pense que l’Allemagne peut arriver à 70% d’ER (elle est actuellement à 49%) en quantité mais ensuite, c’est du back-up. Dans les simulation officielles, le fc des centrales de back-up est de 10%, mais je n’y crois pas du tout !  »
        Moi non plus je n’y crois pas, et je pense que la fuite en avant actuelle des Allemands est même dangereuse.

        Sur les 70%, on parle de % donc de relatif à quelquechose ! Si les Allemands produisent 120% de l’électricité qui leur est nécessaire, ils peuvent annoncer 70% d’ENR, les 50% de Fossiles seront cachés… Ils exporteront à minima 20%, et dans les faits plutôt 25 à 30% vers des pays tiers et importeront 5 à 10% de leur consommation de ces pays tiers (Suisse, France, Norvège, Suède, Pologne, Autriche, …).
        Les % seront beaux sous un certain angle mais la vrai réalité intérieure serait plus un Mix de : 50% d’ENRi + 5% d’importation + 45% de Fossiles et des exports de 20% de leur production d’ENRi et de 5% de Fossiles (car certains voisins comme les Belges, les Danois et même les Suisses ne seront pas mieux avec peu de Base en production – et les Français cette Année – et de faire tourner leurs Fossiles leur reviendra moins cher économiquement pour leurs factures propres !) … (avec des variations annuelles suivant les régimes de vent subis… on est d’accord et c’est très visible en ce moment !)

        Les ENRi auraient du faire l’objet d’un grand Plan Commun européen pour être réellement efficient sur le Long terme !!! Les allemands vont trop loin dans leur ENRi, cela devient aberrant tant cela va faire des variations de production du fait de la concentration (Avis perso), mais bon, ils sont forts pour faire des villes industrielles concentrées et dédiées à un secteur (cela est efficace dans ce cas). Ils veulent trop concentrer par moment, à quoi est-ce dû !?
        Airbus ne s’est pas fait par la somme colossale des entreprises qui travaillent actuellement pour cette entreprise, mais par la volonté de faire un Groupe industriel européen…

        Répondre
      • @Marc
        « Le but officiel actuel de l’Allemagne est de passer au stockage par hydrogène pour le back-up »
        Et d’importer de l’hydrogène fabriqué ailleurs.

        Répondre
  • APO: « Sur les 70%, on parle de % donc de relatif à quelquechose ! Si les Allemands produisent 120% de l’électricité qui leur est nécessaire, ils peuvent annoncer 70% d’ENR, les 50% de Fossiles seront cachés… Ils exporteront à minima 20%, et dans les faits plutôt 25 à 30% vers des pays tiers et importeront 5 à 10% de leur consommation de ces pays tiers ».
    Oui, en pratique, c’est un peu ça.
    Il y a un côté courtermiste avec les ENRv. Au début: on peut dire « regardez, on a diminué de… 10, 20 , 50% les émissions de GES » mais c’est ensuite que ça se complique, mais ça, on n’en parle pas.
    Le rapport RTE, dont je ne dirais pas qu’il est une bonne base, prend comme hypothèse 3% d’écrêtement des ENRv et 10% de fc des centrales à gaz en back-up… Et Macron part là-dessus avec ses plans de 100 GW de PV et 50 GW d’éolien offshore avec seulement 2 GW de plus de STEP…

    Sur l’hydrogène comme moyen de stockage, ce sera peut-être plus précisément l’ammoniac, plus simple à stocker.
    Par contre, ça rajoute une perte énergétique et fait baisser encore le rendement.

    Mais comme je l’ai déjà dit, inutile de blâmer ceux qui font des ENRv et pas de nucléaire parce que de toutes manières, il n’y a pas d’U235 pour tout le monde.
    Et les surgénérateurs STABLES, c’est pas pour tout de suite… malgré les 70 ans de recherche. Les Russes en sont à commencer à faire tourner un RNR stable en sous-génération à 100% de MOX. Le prochain prototype devrait être un surgénérateur, le BN 1200, mais pas avant 15 ans. D’autres voies de 4G sont également explorées.

    Répondre
    • @Marc,

      Oui, il n’y aura pas du Nucléaire pour tout le monde ! C’est certain.
      Mais il est aussi notable que Tout le monde ne Europe n’a pas l’ensoleillement moyen du Sud de l’Espagne, ni le vent « moyen » du Nord de l’Ecosse. En rajoutant à cela les déphasages de consommation suivant les latitudes, on a des résultats de consommation variée dans le temps. Comme il y a des « terroirs » pour l’agriculture, il y a potentiellement des « terroirs » pour la Production ET la Consommation (l’architecture et les habitats historiques jouant aussi un rôle) !!! On ne peut pas toujours tout homogénéiser.
      Au Nord du 45ème parallèle, les besoins en énergie sont dès l’automne, tout l’hiver et au début du printemps…
      Au niveau du 30ème parallèle les besoins en énergie sont plus dès la fin du printemps et tout l’été pour la clim dans beaucoup de pays (et de plus en plus avec le RC…). Le besoins de chauffage sont marginaux en Hiver…
      LA majeure partie de la population mondiale vit entre le 45ème parallèle Sud et le 45ème parallèle Nord. L’Europe et sa population au Nord du 45ème est un peu un cas particulier…
      Bien des pays en optimisant certaines pratiques et techniques peuvent faire réellement beaucoup avec les ENRi, et notamment le PV. Au nord du 45ème parallèle, c’est assez limité et limitatif… (plus le problème de place en Europe).
      Dans certains pays, des vents réguliers de type « Alizés » ou équivalents sont présents et réguliers une partie de l’année, ce n’est pas le cas en Europe en règle générale…

      Somme toute en Europe au Nord du 45ème parallèle et du fait aussi de la concurrence d’espace, nous ne sommes pas très bien placés pour des forts taux d’ENRi qui croisent mal nos besoins réels… (En Arabie Saoudite, ils sont bien mieux placés !!!)
      On ne compare pas assez les situations sur des paramètres qui définissent une zone …
      Un exemple pour l’image : Les pommiers ne poussent pas très bien autour de méditerranée et les oliviers ne poussent pas bien en bordure de Manche et de Mer du Nord… On peut s’acharner à faire des Olives au Mont Saint-Michel (pour l’instant c’est pas gagné, les oliviers « poussent » mais végètent sans production réelle… Et Faire des pommes à Valence (Espagne), ça ne doit pas être hyper-productif non plus…).

      Répondre
      • Enfin pour équilibrer nos consommations, il faut faire des échanges et la-dessus et vu les politiques de « pseudo-Marchés » en Europe ce n’est pas gagné de faire des régulations de « Bon Sens » et de créer les infrastructures ad ‘hoc !!! (Hélas !)
        Le PV ce devrait être majoritairement pour l’Espagne, l’Italie et la Grèce… (mais c’est en allemagne qu’il y en a le plus !!!)
        L’éolien, c’est pour les zones les plus ventés et là où il y a des couloirs de vent dominants (notamment dans la Mer Egée en Grèce durant de longues périodes… et aussi en Espagne et au Nord du Royaume-Uni…)
        Les marchés de court-terme créés des situations qui nous amènent vers de « l’anarchie » à Long terme …

        Sur les RNR, et vu les progrès du Numérique et les retours d’expérience acquis. Je suis assez confiant que cela peut se faire en 20,25 ou max 30ans pour un tête de série valable… Donc dans 60 ans, cela peut être industrialisé… (et les Chinois seront aussi dessus…)

        Répondre
      • Les teutons misent sur la complémentarité saisonnière et journalière du solaire et de l’éolien.
        Mais cette complémentarité est très imparfaite. Par temps anticyclonique brumeux, les deux sont faibles.
        et il va bientôt leur manquer des STEP pour le solaire, même en utilisant celles de leurs voisins.
        Je crois que toute leur politique énergétique pourrait être remise en cause aux prochaines élections législatives dans 5 ans…

        La complémentarité est meilleure en Espagne, même si elle n’est pas parfaite non plus.

        Répondre
        • et par rapport à la demande, les périodes de forte production des variables sont généralement des périodes tempérées, hors épisodes de froid ou de forte chaleur…
          Si avril et mai sont généralement des mois de forte production, septembre est généralement un mois de faible production.

          Répondre
  • Par contre, si l’on raisonne à l’échelle mondiale, pour 60 ans, il est clair que l’U235 va devenir une ressource de plus en plus prisée et que son coût va finir par s’envoler.
    Donc, si aujourd’hui, faire fonctionner le nucléaire en partie en back-up des ENRv n’est pas rentable pour la France (hors cette période difficile avec le problème de corrosion qui met toute la filière sous tension et nécessite des économies de combustible), cela pourrait évoluer à l’avenir.

    Répondre
    • @Marc
      De toute façon, si un réacteur est en route, et que le vent se lève sur l’éolien voisin, le plus sûr est de ne pas prendre le jus de l’éolien.
      Aucun avantage. Ni en combustible, ni en CO2.
      Et plein d’emmerdes pour les réacteurs.

      Le nucléaire n’est pas un back-up pour les intermittents.

      Répondre
      • Dans ce cas là et si la consommation n’est pas pilotable, on « exporte » l’électricité produite. Les Suisses et les Italiens sont Fan de notre éolien et de celui des allemands, ça leur fait une électricité moins chère…

        Répondre
    • @Marc,

      Si on raisonne sur la faiblesse du Parc Nucléaire du fait de son Age, on peut voir une certaine complémentarité avec les ENRi dans certains cas pour faire bien « vieillir » le Parc jusqu’à un age de mise à la retraite tardif.
      Si les réacteurs les plus anciens peuvent être « arrêté » environ 6 mois par an chaque année (voir plus), ce pourrait être en période d’ensoleillement forte donc du PV couplé à du Stockage (notamment des STEP) et du pilotage accru des conso et un talon d’éolien à lisser… On pourrait donc les faire durer plus longtemps. De fait, 10 ans de fonctionnement à 80% cela fait 8 années pleines… Par contre 10 ans de fonctionnement à 40-50% cela fait 4 à 5 années pleines, soit la moitié du fonctionnement dans les années de « jeunesse », un peu comme une voiture de collection…
      La plupart des machines ne sont pas évalués uniquement en années mais aussi et surtout en Heures de marche ou en km parcourus pour des engins de transport…
      Une voiture de 20 ans, bien entretenu et avec 100.000 km vaut quelquechose, mais une voiture de 7 ou 8 ans avec 350.000 km ne vaut plus grand chose…

      Une stratégie de bon vieillissement des centrales est à prévoir pour passer le Cap des Pics d’hydrocarbures divers à venir et de la longue descente à venir de disponibilité énergétique…

      Répondre
  • Le rapport de RTE prend d’ailleurs en compte des économies de combustible en période de forte production des variables, mais je crois me souvenir que cela n’est pas chiffré précisément.
    Reste à voir si ces problèmes de corrosion sous contrainte peuvent être liés ou pas à un fonctionnement en suivi de charge.
    Les pièces ont-elles été réparées à l’identique ou ont-elles été changées en qualité et au niveau des angles de courbure ?

    Répondre
  • Il serait de bon ton et plus qu’opportun de remettre le secteur Hydraulique au 1er Plan…
    Un grand Plan STEP, fait « STEP by STEP », ferait aussi avancerle Mix électrique Français vers plus de résilience quel que soit les configurations de %d’ENRi et de Nucléaire !!!
    Un long escalier nous attend pour remettre à niveau nos productions énergétiques…

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