Le Monde de l'Energie https://www.lemondedelenergie.com Rejoignez la communauté Thu, 16 Aug 2018 10:11:26 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.8 https://i1.wp.com/www.lemondedelenergie.com/wp-content/uploads/2016/12/Untitled-1.png?fit=28%2C32&ssl=1 Le Monde de l'Energie https://www.lemondedelenergie.com 32 32 121749514 Un bateau zéro émission sur le prochain Vendée Globe ? https://www.lemondedelenergie.com/bateau-zero-emission-vendee-globe/2018/08/16/ https://www.lemondedelenergie.com/bateau-zero-emission-vendee-globe/2018/08/16/#respond Thu, 16 Aug 2018 10:03:12 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=100286 Le transport maritime a un rôle crucial à jouer en matière de développement durable. Bien que son bilan carbone soit aujourd’hui largement meilleur que celui du transport routier, le transport maritime pourrait bien représenter 14% des émissions mondiales de CO2 en 2050 si les technologies n’évoluent pas dans ce secteur. À l’heure où la mobilité …]]>

Le transport maritime a un rôle crucial à jouer en matière de développement durable. Bien que son bilan carbone soit aujourd’hui largement meilleur que celui du transport routier, le transport maritime pourrait bien représenter 14% des émissions mondiales de CO2 en 2050 si les technologies n’évoluent pas dans ce secteur.

À l’heure où la mobilité électrique semble bien engagée sur la terre ferme, les sociétés allemandes Torqeedo et BMW ont décidé de s’allier pour un transfert de technologies entre automobile et bateau.

L’objectif de ce partenariat : équiper le voilier de Boris Herrmann d’un système de propulsion zéro émission pour prendre le départ du prochain Vendée Globe.

Objectif : le Vendée Globe 2020

Depuis 2005, le fabricant de hors-bords Torqeedo s’est spécialisé dans le développement de bateau à motorisation électrique.

La société allemande propose notamment à ses clients une gamme complète de bateau à moteur électrique dédié aux activités nautiques de loisirs.

Soucieux d’aller plus loin dans ce qu’ils appellent “l’électromobilité sur l’eau”, les ingénieurs de Torqueedo ont décidé de s’associer au constructeur automobile BMW pour concevoir un nouveau système de propulsion 100% électrique.

Et c’est dans une compétition prestigieuse que devrait être éprouvée cette technologie : l’édition 2020 du Vendée Globe.

Le navigateur Boris Herrmann souhaiterait en effet participer à cette prestigieuse régate en solitaire avec une version améliorée de son Malizia du Yacht Club de Monaco.

“Une course à voile autour du monde sans émissions, en produisant sa propre énergie, est une idée très tentante. Notre partenaire technologique BMW mène une recherche intense dans le domaine des batteries de véhicules hybrides et électriques. Notre vision commune est l’intégration de ces batteries au Malizia”, reconnait le skipper allemand, toujours avide de défi et d’aventure.

Combiner les technologies électriques de Torqeedo et les batteries de stockage de BMW

Toqeedo et BMW se sont donc lancés dans la conception d’une solution innovante qui aura pour mission de remplacer le lourd moteur diesel de 380 kilos embarqué sur le voilier pour des raisons de sécurité. Cette solution pourrait prendre la forme d’un moteur électrique Torqeedo combiné aux batteries utilisées par BMW dans sa gamme de véhicules électriques.

Le système pourrait même servir d’hydrogénérateur pour produire de l’électricité au moyen d’une hélice mue par le déplacement du voilier. Cette électricité 100% renouvelable servira à alimenter la quille basculante et à répondre aux besoins électriques des appareils de bord. Voire à recharger les batteries BMW lorsque la production de l’hydrogénérateur sera supérieure à ce que consomment les équipements du voilier.

“Ce projet profite simultanément de l’expérience de Torqeedo, spécialiste des ensembles de propulsion pour bateaux, intégrant moteur électrique et gestion de l’énergie, et du savoir-faire de BMW, leader de la technologie des batteries automobiles”, s’est félicité Christoph Ballin, PDG de Torqeedo, dans son communiqué officiel.

Crédit photo : Jean-Marie Liot / DPPI. 

Une première collaboration en 2017

La collaboration de Torqeedo et de BMW ne date cependant pas de ce projet de tour du monde zéro émission. En 2017, les deux sociétés se sont associées pour la mise au point d’un nouveau système de propulsion électrique baptisé Deep Blue.

L’idée était déjà de mettre en commun la technologie de propulsion de Torqeedo avec les batteries lithium-ion de l’i3 de BMW. Développé en deux versions (40 ou 80 chevaux), le système de propulsion zéro émission Deep Blue permet à un voilier d’acquérir une autonomie de 37 à 60 kilomètres à une vitesse de 4 nœuds marins (7,5 kilomètres par heure).

“Les batteries haute-tension conçues par BMW i sont parfaitement fiables et extrêmement performantes, ce qui convient tout à fait pour la mobilité électrique. Elles nous permettent de proposer un système de propulsion à la pointe de la technologie avec une gestion intégrée de l’énergie pour des applications artisanales et commerciales dans le secteur marin”, estime Christoph Ballin, co-fondateur et dirigeant de Torqeedo.

 

 

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Pékin fustige des droits de douane des USA sur le solaire, plainte à l’OMC https://www.lemondedelenergie.com/pekin-douane-usa-solaire-omc/2018/08/16/ https://www.lemondedelenergie.com/pekin-douane-usa-solaire-omc/2018/08/16/#respond Thu, 16 Aug 2018 07:20:20 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=100650 Pékin a porté plainte auprès de l’OMC au sujet des droits de douane américains sur les panneaux solaires importés de Chine et les subventions accordées par les Etats-Unis à leurs fabricants, à l’heure où s’exacerbe la guerre commerciale entre les deux puissances.

La Chine a déposé mardi une plainte contre les Etats-Unis dans ce dossier du solaire auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), selon un communiqué du ministère chinois du Commerce.

Le président américain Donald Trump a approuvé en janvier des “droits de sauvegarde” sur des panneaux solaires chinois, des taxes dégressives destinées à être imposées sur quatre ans. Pékin avait alors déjà exprimé son “ferme mécontentement”.

“Tout en adoptant des mesures protectionnistes contre des produits photovoltaïques importés, les Etats-Unis fournissent des subventions à la production sur leur sol d’articles photovoltaïques ou relevant d’autres énergies renouvelables”, s’est indigné le ministère chinois dans un communiqué mis en ligne mardi.

Ces subventions offrent un avantage injustifié aux firmes américaines et “nuisent aux droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises dans les énergies renouvelables”, poursuit-il.

Pékin assure désormais suspecter ces mesures américaines de violer les règles commerciales internationales et se dit résolu à se tourner vers le mécanisme de règlement des différends de l’OMC pour défendre ses intérêts.

Les droits de douane imposés par l’administration Trump n’ont pas été unanimement salués par l’industrie américaine du solaire, beaucoup estimant qu’ils allaient contribuer à faire disparaître aux Etats-Unis des milliers d’emplois dépendant des panneaux chinois bon marché.

Les importations de cellules photovoltaïques chinoises à prix cassés ont permis à la génération d’électricité provenant du solaire de tripler entre 2012 et 2016.

Mais elles ont également fait plonger les prix moyens de 60%, amenant la plupart des fabricants américains à cesser leur production ou à se déclarer en faillite, avait rappelé en janvier le Représentant américain au commerce (USTR) Robert Lighthizer.

Ce dernier avait accusé la Chine de recourir à des mesures incitatives, subventions, rabais fiscaux et mesures douanières pour accroître sa production photovoltaïque, et que les fabricants chinois avaient de façon répétée tenté d’échapper aux droits de douane américains en faisant transiter leurs produits par des pays tiers.

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Paris : une piscine chauffée par des ordinateurs https://www.lemondedelenergie.com/paris-piscine-chauffage-ordinateurs/2018/08/14/ https://www.lemondedelenergie.com/paris-piscine-chauffage-ordinateurs/2018/08/14/#respond Tue, 14 Aug 2018 14:26:06 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=100635 Une première. La piscine de la Butte-aux-Cailles, dans le XIIIe arrondissement de Paris, est la première piscine au monde chauffée grâce à des serveurs informatiques ! Le système innovant développé par la start-up grenobloise Stimergy (six chaudières installées dans le sous-sol de la piscine avec 45kW de puissance) permet de maintenir l’eau du bassin à la même …]]>

Une première. La piscine de la Butte-aux-Cailles, dans le XIIIe arrondissement de Paris, est la première piscine au monde chauffée grâce à des serveurs informatiques !

Le système innovant développé par la start-up grenobloise Stimergy (six chaudières installées dans le sous-sol de la piscine avec 45kW de puissance) permet de maintenir l’eau du bassin à la même température (27°C), à défaut de la chauffer. 

Du fait d’une très faible perte d’énergie, le rendement de ce data center est évalué à 95 %.

L’entreprise Team To bénéficie également de ce système numérique écologique. Stimergy est ainsi l’hébergeur de l’antenne parisienne de ce studio d’animation 3D qui peut ainsi développer sa capacité de calcul pour produire des films.

==> Article à lire sur le site du Enviro2B

 

 

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Paris, une capitale de plus en plus agricole https://www.lemondedelenergie.com/europacity-paris-une-capitale-de-plus-en-plus-agricole/2018/08/14/ https://www.lemondedelenergie.com/europacity-paris-une-capitale-de-plus-en-plus-agricole/2018/08/14/#respond Tue, 14 Aug 2018 11:38:54 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=100640 Les fermes urbaines sont en plein développement dans la capitale. Plus qu’une mode, c’est un changement économique et anthropologique majeur qui vise le retour à une agriculture de proximité avec une empreinte sur l’environnement réduite à son minimum. Les projets fleurissent, les start up se multiplient et des projets d’aménagements urbains comme Europacity proposent désormais …]]>

Les fermes urbaines sont en plein développement dans la capitale. Plus qu’une mode, c’est un changement économique et anthropologique majeur qui vise le retour à une agriculture de proximité avec une empreinte sur l’environnement réduite à son minimum. Les projets fleurissent, les start up se multiplient et des projets d’aménagements urbains comme Europacity proposent désormais des fermes urbaines.

Une ferme en pleine ville ? L’idée est bien moins saugrenue qu’il n’y paraît. On assiste en effet à une « renaissance de l’agriculture en ville, car en réalité de tout temps, les villes se sont construites sur des territoires fertiles où l’on pouvait produire de quoi nourrir les habitants », explique Grégoire Bleu, président de l’Association française d’agriculture urbaine professionnelle. Les chiffres avancés par l’Atelier parisien d’urbanisme le confirment : en 1730, la nature occupait 73 % du territoire actuel de la capitale.

Certes, nos villes ont considérablement évolué depuis le 18e siècle. Mais à mesure que le phénomène d’urbanisation s’accélère, « le besoin de se reconnecter au vivant », selon la formule de Grégoire Bleu, devient de plus en plus pressant.

Cela explique la multiplication des projets innovants, portés par les pouvoirs publics, la société civile ou les nouveaux entrepreneurs. Comme on a pu le constater lors de la dernière édition du Salon international de l’Agriculture, à Paris, de plus en plus de start-up misent sur l’agriculture urbaine.

Fondé en 2015, le réseau de serres connectées MyFood se sert des dernières technologies pour aider ceux qui rêvent de produire leurs propres fruits et légumes. Fin 2017, la start-up revendiquait 60 serres déployées dans sept pays.

De son côté, Bacsac encourage les citadins à cultiver leurs propres jardins malgré l’absence d’espaces verts à disposition. La société a développé un « contenant intelligent » qui enveloppe la plante de plusieurs couches de feutres hydrophiles en protégeant les racines.

Tout reste à inventer

Pour l’instant, « il n’y a pas de modèle économique totalement établi », commente Christine Aubry, ingénieure de recherches à l’INRA/AgroParisTech. « Les entreprises qui s’en sortent sont de deux catégories : celles qui misent leur modèle économique d’abord sur la vente de la production et ont su valoriser dans des marchés de niche une production de grande qualité [et] celles qui misent sur un modèle économique hybride fondé sur la vente, mais aussi et surtout sur d’autres sources de revenus valorisant les attentes urbaines : organisation d’événements, activités de team building… ». On l’aura compris : en la matière, tout reste à inventer.

La bonne nouvelle est que les pouvoirs publics soutiennent de plus en plus les initiatives. La mairie de Paris a notamment lancé, en janvier 2016, les appels à projets « Parisculteurs ». Ils devraient permettre de végétaliser 100 hectares de bâti d’ici à 2020, dont un tiers consacré à l’agriculture urbaine. La start-up Cultivate, qui fait partie des plus récents lauréats, s’apprête à développer une ferme urbaine de 7 000 m2 sur le toit de l’hôtel logistique Chapelle International, un ancien site ferroviaire dans le 18e arrondissement de la capitale. Baptisé « Mushroof », le projet permettra de produire des salades, aromates et fleurs comestibles qui seront ensuite distribués dans les magasins Franprix.

Les grands groupes s’intéressent en effet de près à l’agriculture en ville. Porté par Ceetrus, la filière immobilière du groupe Auchan, et le conglomérat chinois Wanda, le projet EuropaCity prévoit la création d’une ferme urbaine de sept hectares aux abords de la capitale.

Europacity et la ferme urbaine aux portes de Paris

Située dans le prolongement du futur parc urbain, la ferme s’inscrit dans un projet plus large de valorisation agricole et végétale du Triangle de Gonesse, dans le Val-d’Oise. Elle s’intégrera également au projet de territoire « Happy Vallée », porté par le groupe coopératif agricole InVivo.

EuropaCity se présente comme un espace alliant culture, loisirs, commerce et environnement au nord de Paris. S’étendant sur 80 hectares entre les aéroports du Bourget et de Roissy, le projet doit sortir de terre en 2024 et comprendra un parc d’attractions, un parc aquatique, un centre commercial, des salles de spectacles, des restaurants, deux mille chambres d’hôtel et même une piste de ski. Le tout en se voulant « exemplaire sur le plan environnemental ».

EuropaCity se veut en effet « un écosystème urbain emblématique de la transition écologique ». La ferme urbaine permettra notamment de produire des légumes et des fruits, transformés et distribués sur place. Elle alimentera les restaurants et une grande halle gastronomique en circuits courts. De nombreuses activités pédagogiques sont également au programme.

Tous ces projets promettent un bel avenir à l’agriculture parisienne. Certes, « arriver à l’autosuffisance est totalement irréaliste, il faudrait une fois et demie la surface de Paris », reconnaît Pénélope Komitès, maire adjointe en charge des espaces verts et de la nature en ville. Mais les amoureux des toits de Paris devront peut-être s’habituer à les voir verdoyer dans les prochaines années.

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Délesté d’Innogy, RWE confirme ses objectifs annuels https://www.lemondedelenergie.com/innogy-rwe-objectifs-annuels/2018/08/14/ https://www.lemondedelenergie.com/innogy-rwe-objectifs-annuels/2018/08/14/#respond Tue, 14 Aug 2018 10:20:12 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=100630 En pleine recomposition, l’énergéticien allemand RWE a confirmé mardi ses objectifs annuels après avoir cédé sa filiale d’énergies renouvelables Innogy à son compatriote EON, première étape d’une vaste redistribution des cartes entre les deux groupes.

RWE a affiché un “solide premier semestre” sur le plan financier, tout en avertissant que ses chiffres étaient “d’une valeur informative limitée” en raison du changement de périmètre du groupe.

En sortant Innogy des calculs, le bénéfice net pour “RWE seul” a reculé de 22,6% à 683 millions d’euros entre janvier et juin, tandis que son excédent brut d’exploitation ajusté (Ebitda) s’est érodé de 21,4% à 1,1 milliard d’euros.

Sur la période, le groupe a vu reculer ses recettes dans le charbon et le nucléaire, principalement en raison “de la baisse des prix de gros de l’électricité”, alors que celles de la distribution et la commercialisation ont progressé.

Pour l’ensemble de l’année, RWE table sur un Ebitda ajusté situé entre 1,4 et 1,7 milliard d’euros et un résultat net ajusté dans une fourchette de 500 à 800 millions d’euros.

Avec EON, RWE s’est lancé dans une spectaculaire redistribution d’actifs, dont le bouclage est attendu fin 2019, pour faire du premier un géant des réseaux d’électricité et du second un spécialiste de la production d’énergie.

Cette opération complexe est d’abord passée par la cession à EON de 76,8% d’Innogy, filiale d’énergies renouvelables de RWE, avec une offre publique lancée fin avril.

RWE entrera en contrepartie dans le capital d’EON à hauteur de 16,67%, via une augmentation de capital de ce dernier, pour devenir le premier actionnaire de son rival historique et désormais partenaire.

Dans un deuxième temps, RWE prévoit de récupérer les énergies renouvelables d’Innogy ainsi que celles d’EON et quelques autres actifs dans des centrales, pour 1,5 milliard d’euros, tandis que les réseaux et portefeuilles clients d’Innogy resteront chez EON.

A la Bourse de Francfort vers 09H00 GMT, RWE caracolait en tête des valeurs vedettes, prenant 2,44% à 21,40 euros dans un marché en hausse plus modeste de 0,40%.
cfe/nas

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Vinci signe un contrat à 55 millions d’euros en Suède https://www.lemondedelenergie.com/vinci-contrat-suede/2018/08/14/ https://www.lemondedelenergie.com/vinci-contrat-suede/2018/08/14/#respond Tue, 14 Aug 2018 09:26:27 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=100629 Le géant français du bâtiment Vinci a remporté un contrat représentant 55 millions d’euros pour les aménagements électriques de la gare de Göteborg, deuxième ville de Suède, via un groupe qu’il vient d’acquérir dans le pays.

Vinci Energies, la filiale du groupe spécialisée dans les infrastructures énergétiques, “signe un nouveau contrat pour la prochaine gare centrale de Göteborg en Suède” auprès du groupe local de construction NCC, a annoncé le français dans un communiqué, précisant qu’il portait sur la prise en charge d’installations électriques.

“La commande initiale (…) est estimée à 55 millions d’euros”, précise Vinci. “Les attributions incluent une station souterraine d’un train de banlieue et environ 2 kilomètres de tunnel ferroviaire.”

Le contrat passe par Eitech, un groupe local que Vinci Energies a acquis l’an dernier alors que le suédois était déjà impliqué dans le projet de la gare. La filiale de Vinci a récemment multiplié les acquisitions à l’étranger, comme l’allemand Horlemann.
jdy/pid/nas

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La transition énergétique n’aura pas lieu (Tribune) https://www.lemondedelenergie.com/transition-energetique-france/2018/08/14/ https://www.lemondedelenergie.com/transition-energetique-france/2018/08/14/#comments Tue, 14 Aug 2018 07:42:05 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=100523 Une tribune du site Fournisseur énergie   Pour commencer : La transition énergétique, un argument électoraliste ? Un terme de plus dans un discours démagogique pour promettre des lendemains plus verts ? Toutes les régions françaises prétendent avoir fait un 1er pas vers la transition énergétique. Qu’en est-il dans la pratique ?  Le 10 juillet 2018, Brune …]]>

Une tribune du site Fournisseur énergie

 

Pour commencer : La transition énergétique, un argument électoraliste ? Un terme de plus dans un discours démagogique pour promettre des lendemains plus verts ? Toutes les régions françaises prétendent avoir fait un 1er pas vers la transition énergétique.

Qu’en est-il dans la pratique ? 

Le 10 juillet 2018, Brune Poirson, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire annonçait lors d’une séance de questions à l’Assemblée « Si on veut que les Français participent à la , il faut que celle-ci soit solidaire ! » en faisant référence au Plan Climat annoncé en 2017.

Qu’en est-il de la considération du climat aujourd’hui ? Sommes-nous solidaires de celui-ci ? Que faisons-nous pour le préserver ?

Les conférences régionales pour la transition énergétique se multiplient mais aucune d’entre elles n’aboutit un cadre contraignant au niveau législatif et l’impact sur les budgets n’est qu’infime quand on voit la mise en place de la transition énergétique dans les 13 régions françaises.

29 novembre 2017 pour la Bretagne, 23 mai 2018 en PACA, 4 juin 2018 en Nouvelle-Aquitaine… les occasions de parler sont nombreuses mais pour agir, qu’en est-il ?

De la COP 21 à aujourd’hui

Une transition énérgétique initiée à Paris

En décembre 2015, lors de la Conférence de Paris sur le climat (COP21), 195 pays dont la France signent un accord (historique) juridiquement contraignant pour éviter un changement climatique dangereux et irréversible. Les promesses de l’Accord de Paris étaient-elles promises à l’échec ?

A s’offusquer de la sortie des Etats-Unis de l’Accord de Paris, la France ne devrait-elle pas regarder l’avancée de ses projets et revenir sur l’importance accordée dans les programmes politiques à tous les niveaux (national, régional, départemental…) à la lutte contre le changement climatique en cours ?

Le redécoupage des régions de 2015 a été un véritable casse-tête pour l’établissement des budgets. Les priorités de chacun sont à redéfinir, les volontés politiques sont à apaiser et à coordonner, et chacune des régions a dû mettre de l’eau dans son vin pour trouver un équilibre budgétaire et une répartition des montants alloués qui convienne à tous.

Dans cette répartition, il y a un grand perdant: LE CLIMAT, et avec lui la transition énergétique ainsi que tous les bénéfices qui devraient aller de pair.

Cette alliance aurait déjà dû permettre au climat de pâtir chaque jour un peu moins de l’activité humaine. La transition énergétique est l’un des sujets de prédilection des différentes régions.

Un sujet de communication, un sujet de débats et de concertation mais trop peu souvent un sujet d’actions. Si certaines régions font des efforts colossaux pour considérer le sujet de l’environnement et plus particulièrement celui de la transition énergétique, la disparité selon la localisation ne permet pas de donner de dynamique globale au pays.

Si l’Accord de Paris n’a pas réuni à l’unanimité, il voit en miroir le reflet d’une France désunie qui n’a pas saisi l’ampleur de la tâche qui incombe aux dirigeants, celle de donner l’exemple dans le domaine de la transition énergétique et d’agir, enfin AGIR.

Budget et climat ne font pas bon ménage

Pour les régions les plus investiesle montant alloué à l’environnement représente jusqu’à 20% du budget, tandis que pour les moins intéressées et investies, l’environnement et son amie la transition énergétique sont reléguées au dernier plan représentant plus ou moins 1% du budget.

Plusieurs régions blâment les coupures budgétaires de l’Etat et d’avoir eu à réduire la voilure, soit leur coût de fonctionnement et le train de vie de la région.

Ces arguments sont recevables mais ce qui est inquiétant c’est la part dédiée à l’environnement.

Que les budgets diminuent, il n’est pas question de le nier, que la part dédiée aux sujets de demain et à l’avenir du climat soir ridiculement bas, il est plus que temps de s’en inquiéter.

En analysant les budgets, on note des chiffres particulièrement ridicules face à un enjeu aussi important: 1,4% du budget pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, 1,23% pour la région Bretagne, 0,5% pour la région Normandie… trois exemples très parlants, sur les 13 régions que compte la France, qui malheureusement ne sont pas les seuls.

Malgré les alertes à répétition de Greenpeace, les Etats ne sont pas à la hauteur et contenir le réchauffement climatique à +2 degrés semble quasi impossible avec cet ordre des priorités dans l’établissement des budgets.

Paroles, paroles, paroles

En 2015, la COP21 et l’Accord de Paris sont la promesse d’un avenir plus vert où l’environnement est au coeur des enjeux de demain. Avons-nous crié Cocorico trop vite ? Avons-nous voulu donner des leçons sans balayer devant notre propre porte ? N’avons-nous pas oublié de mettre en oeuvre (en temps et en heures, avec les moyens appropriés) les principes de notre accord ?  La réponse est oui, trois fois oui.

L’Accord de Paris, c’est normalement la mise en marche de la transition énergétique à l’international. Cela devait être l’impulsion d’un nouveau souffle pour le climat et l’environnement, avec en tête de liste, la transition énergétique.

La transition énergétique comporte des dizaines d’activités, de volets. Il peut être facile de s’y perdre et de faire de cette expression un véritable fourre-tout.

Les principaux scénarios de la transition énergétique impliquent de moins consommer et de mieux consommer l’énergie. La croissance de la population a impliqué ces dernières décennies une hausse de la consommation d’énergie.

L’énergie est devenue indispensable pour faire fonctionner les équipements, les réseaux de transport, les objets connectés, assurer les réseaux de communication, simplement vivre au quotidien.

La répartition de la consommation (comme de la production) est pourtant bien déséquilibrée. Il existe une réelle fracture Nord-Sud comme on peut le voir avec un simple exemple, l’Asie, les Etats-Unis et l’Europe consomment plus de 60% de l’énergie produite sur Terre tandis que l’Amérique du Sud n’en consomme qu’à peine plus de 6%. La transition énergétique ne sera pas aussi difficile pour tout le monde.

La majorité de la production d’énergie aujourd’hui (+/- 58% au niveau mondial) provient des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz…) qui sont les plus polluantes. L’objectif de la transition énergétique est de réduire la consommation d’énergies fossiles au profit d’énergies renouvelables (éolienne, solaire, énergie des marées, géothermie…).

Pour être dans un objectif de transition énergétique, il faut allier le consommer « mieux » (en polluant moins) et le consommer « moins ». Les mots d’ordre que nombre de responsables politiques, économiques, scientifiques mettent en lumière sont rigueur et responsabilité.

Le climat pâtit de l’activité humaine, il est de notre responsabilité de réparer au plus vite nos erreurs, en passant d’une réflexion d’économie linéaire à celle d’une économie circulaire.

La production des énergies renouvelables est à la source de production extrêmement variables certes, mais elle est cumulable.

Cela peut permettre de limiter voire d’éviter la dépendance énergétique. L’UE est fortement dépendante énergétiquement parlant. Sa production ne permet aujourd’hui pas de pallier à ses besoins, ce qui fait d’elle la 1ère importatrice d’énergie au monde.

La transition énergétique vise à consommer mieux et moins, en limitant le gaspillage pour laisser aux générations futures une terre leur permettant d’assurer leurs besoins.

La responsabilité des régions

Avec des sujets aussi importants que le climat et la préservation de l’environnement, chaque subdivision territoriale doit être impliquée. L’Etat ne peut être le seul intervenant (aujourd’hui bien trop faible pour les objectifs loin d’être atteints, ni en passe de l’être).

En opérant une refonte globale de la carte des régions, il est nécessaire de les intégrer dans cette étape cruciale du développement du pays, celle de la transition énergétique,  vers un pays plus vert.

Lors de la COP 21, si des délégations régionales étaient présentes, il y a aujourd’hui un goût amer quand on voit le budget investi par région. Aucune harmonisation, des écarts de budget (en pourcentage du budget) investi colossaux de 0,4% du budget global à 20%.

Des régions font des efforts (+300% de budget dédié à la transition énergétique en PACA entre 2017 et 2018) et d’autres pourtant fortement touchés par les changements climatiques n’ont rien changé et certaines ont même diminué la part dédiée à l’environnement et à la transition énergétique.

La transition énergétique d’un pays morcelé

Chaque région se targue d’être la plus investie dans la transition énergétique. Depuis 2017, l’Occitanie se réclame comme la future première région à énergie positive.

La Nouvelle-Aquitaine se vante d’être à « la pointe de la transition énergétique » ou encore la Bourgogne-Franche-Comté qui se revendique comme une des régions où grandissent le plus de TEPOS (territoires à énergie positive).

Les prises de paroles des élu(e)s sont extrêmement nombreuses pour valoriser un terrain de jeu où les politiques publiques ne reflètent absolument pas le rôle de leader présupposé sur le sujet.

+300% en PACA pour la transition énergétique

Le budget environnement de la région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur ne décroche pas la première place mais une mention honorable avec une attribution de 20% du budget global. Cette distinction s’accompagne d’un deuxième élément notable, qui fait d’elle, la région à suivre en 2018. La transition énergétique à elle seule se voit dotée d’un budget de 6 millions d’€, soit une augmentation de 300% par rapport à l’année précédente. La région se veut exemplaire en matière d’environnement et la volonté du président de région est de faire du PACA la première collectivité territoriale d’Europe à décliner le pacte mondial pour l’environnement de l’ONU.

Sur un budget global de 2,5 millards d’€, on voudrait une part dédiée plus importante pour pouvoir répondre aux objectifs de la région. Pour favoriser un développement durable et équilibré du territoire, la région veut continuer de développer un dispositif à 4 axes :

  1. aménagement
  2. transition énergétique
  3. développement économique
  4. mobilité

La région PACA organise régulièrement des conférences pour la transition énergétique mais de là ne sont sorties aucunes velléités pour un budget plus important, ni de confrontations entre les envies, les projets et la part de budget correspondant. A l’échelle d’une région, les six millions d’€ partent en fumée en quelques mois.

La Nouvelle-Aquitaine

L’une des grandes gagnantes 2018 est la Nouvelle-Aquitaine qui veut faire de la transition énergétique une de ses grandes priorités régionales. Avec un budget dédié de plus de 13%, la Nouvelle-Aquitaine a déroulé un véritable programme d’attaque pour mettre le pied à l’étrier de la transition énergétique. C’est un coup de pouce pour la transition énergétique étant donné la taille de la région. Quelques exemples d’actions:

  1. Réduction de l’empreinte énergétique en portant la part des EnR à 23% avant 2020 et à 32% avant 2030
  2. Soutenir la construction durable
  3. Améliorer la performance énergétique des entreprises

A l’origine de la création du Conseil Permanent de la Transition Ecologique et du Climat (COPTEC), la Nouvelle-Aquitaine a voulu créer une instance pour itérer sur les sujets de transition énergétique et autres. Une nouvelle bulle de fumée pour cacher l’inaction?

Après 6 ans d’existence, le débat prime sur l’action mais l’organisation a le mérite d’exister et de cadrer les projets. Cet organe permet la création d’un réseau d’acteurs du territoire et s’il n’est pas à l’initiative des plus grands projets, il fait se rencontrer les bonnes personnes.

Le vrai bémol ? Qu’un projet de réflexion se cantonne à monter des stratégies et projets sans les mettre réellement en place, la préparation est décorrélée de la réalisation. Echanges, partages, élaborations de projet sont au programme, mais le temps passe et la qualité de l’environnement avec, il est temps d’agir. Agir plus, agir mieux.

La Bretagne, pleine de ressources… mais pas financières

En Bretagne : 1,23% du budget régional est dédié à l’environnement. Le pronostic vital de l’environnement est engagé, la transition énergétique a du mal à décoller et c’est une pétition pour qu’un émoji « drapeau breton » soit créé qui accapare l’attention en 2018.

La pétition recueille plus de 8 000 signatures et si les combats ne s’annulent pas, on peut avoir la sensation que les priorités ne sont pas toujours où l’on aimerait les retrouver.

En Bretagne, 41% du territoire régional est maritime soit environ 19 000 km2, une aubaine pour l’énergie éolienne. Si les projets d’éoliennes offshore et d’éoliennes terrestres à grande échelle sont extrêmement longs à mettre et complexes à faire valider au niveau régional mais aussi étatique, il est compréhensible que cela prenne du temps. Mais pourquoi ne pas développer des initiatives locales pour des éoliennes implantées chez les particuliers ?

Toutes les régions françaises ne sont pas dotées des mêmes ressources d’énergie renouvelable. Ensoleillement, courant maritime, énergie éolienne, courant fluvial, précipitations… ne sont pas les mêmes dans tous les départements. La Bretagne fait partie des mieux dotées entre vents et marées. 

Pour une région qui fait d’un de ses principaux chantiers, la réussite des transitions. On ne peut être que déçus face à un budget si ridicule. Seuls 19 millions d’€ sont consacrés aux projets environnementaux. Et si les initiatives sont belles, difficiles de croire qu’elles vont pouvoir prendre de l’ampleur.

Si la Bretagne a décroché le rôle de région pilote dans le développement des énergies marines, il va falloir un renforcement de budget venu d’ailleurs pour avoir de réels tests et des expériences probantes à délivrer dans les prochaines années.

La facilitation de l’essor des parcs éoliens est un des objectifs, difficile à atteindre avec les obstacles de positionnement géographique des parcs mais également par manque de budget dédié aux rencontres citoyennes pour amener à mieux appréhender les projets.

Le pacte électrique breton

On ne désespère tout de même pas pour la région Bretagne qui est à l’initiative du pacte électrique breton. Régulièrement en situation de fragilité électrique de par la faible production et la situation géographique, la Bretagne veut remédier à une dépendance énergétique notamment avec un axe de travail qui est celui du développement important de la production d’énergies renouvelables avant 2020.

Mais à nouveau les objectifs restent en deçà des attentes, huit ans après le début du programme.

Loin de nous l’idée de penser que rien ne se fait, simplement tout se fait à trop petite échelle. A faire des économies de bout de chandelle dans tous les domaines, c’est l’environnement qui en pâtit en premier.

Rien ne se sert de développer des réseaux de transport, de rénover des universités pour les générations futures, de développer des programmes sportifs accessibles à tous, si l’air de demain n’est plus respirable et les productions et consommations d’énergie non maîtrisées.

La force financière des pays dits du Nord doit être repensée. Cela ne servira plus à rien de sauver les banques si plus personne n’est en mesure de les faire fonctionner…

La transition énergétique n’aura pas lieu ! Tout du moins pas grâce aux efforts de 2018…

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Dunkerque : injection d’hydrogène dans le réseau de gaz https://www.lemondedelenergie.com/dunkerque-engie-injection-hydrogene-gaz/2018/08/14/ https://www.lemondedelenergie.com/dunkerque-engie-injection-hydrogene-gaz/2018/08/14/#comments Mon, 13 Aug 2018 22:02:25 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=100294 Facilement stockable et pouvant être généré de manière respectueuse de l’environnement grâce aux énergies renouvelables, l’hydrogène est considéré par le gouvernement français comme un véritable atout pour notre transition énergétique. C’est dans ce contexte qu’Engie a inauguré, le 11 juin dernier à quelques kilomètres de Dunkerque, son démonstrateur d’injection d’hydrogène dans un réseau de distribution …]]>

Facilement stockable et pouvant être généré de manière respectueuse de l’environnement grâce aux énergies renouvelables, l’hydrogène est considéré par le gouvernement français comme un véritable atout pour notre transition énergétique.

C’est dans ce contexte qu’Engie a inauguré, le 11 juin dernier à quelques kilomètres de Dunkerque, son démonstrateur d’injection d’hydrogène dans un réseau de distribution de gaz.

Un démonstrateur pour évaluer en situation réelle l’injection de gaz

Cette unité de démonstration se sera faite attendre, c’est le moins que l’on puisse dire. Il aura en effet fallu quatre années d’études et d’autorisations administratives à Engie pour enfin lancer son premier système d’injection d’hydrogène dans un réseau de distribution de gaz.

Mais c’est désormais chose faite : le démonstrateur Gestion des Réseaux par l’injection d’Hydrogène pour Décarboner les énergies (GRHYD) est opérationnel et il injecte depuis juin dernier des molécules d’hydrogène dans le réseau de gaz de la métropole de Dunkerque, dans les Hauts-de-France.

“Lancé en 2014, le projet GHRYD est entré dans sa phase de démonstration le 11 juin 2018 : les premières molécules d’hydrogène ont été injectées dans le réseau local de distribution de gaz naturel pour alimenter en chauffage et en eau chaude les logements et le centre de soins d’un nouveau quartier de Cappelle-La-Grande sur la Communauté Urbaine de Dunkerque”, précise Engie dans un communiqué de presse officiel.

Comme son nom l’indique, ce démonstrateur vise à expérimenter en situation de fonctionnement réel, d’une part, la production d’hydrogène grâce aux énergies renouvelables (via le Power-to-Gas) et, d’autre part, la réinjection de cet hydrogène dans un réseau local de distribution de gaz naturel.

Par retour d’expérience, Engie pourra ainsi analyser de manière concrète “les avantages techniques, économiques, environnementaux et sociétaux de cette nouvelle filière énergétique pour des villes durables et une mobilité verte”.

Le Power to gas au cœur du projet

Le démonstrateur GRHYD met en application le Power to gas qui permet de transformer de l’électricité en gaz grâce à la technique de l’électrolyse de l’eau. Cette dernière consiste à utiliser du courant électrique pour transformer des molécules d’eau en hydrogène gazeux (ou en oxygène).

Cet hydrogène peut ensuite être valorisé (sur place ou injecté dans un réseau) ou stocké afin d’être consommé plus tard, au moment où la demande en électricité est supérieure à l’offre.

Le Power to gas apparait ainsi comme une solution adaptée à l’intégration des énergies renouvelables. En effet, en raison de leur caractère intermittent, les énergies éoliennes et solaires ne permettent pas d’assurer en tout temps l’équilibre d’un réseau électrique.

Dès lors, la transformation de l’électricité renouvelable en hydrogène pendant les périodes de creux semble être une solution viable pour éviter les déséquilibres réseau et favoriser l’intégration des ressources intermittente à notre mix énergétique.

Le Power to gas permet en effet de valoriser en tout temps les excédents d’électricité verte et de les mettre au service de différents usages (électricité, chauffage, eau chaude sanitaire, mobilité…).

100 logements inclus dans l’expérimentation

L’expérimentation d’Engie devrait durer 2 ans pour un budget total de 15 millions d’euros (financé à hauteur de 4 millions d’euros par le programme des investissements d’avenir de l’Ademe).

Tout au long de cette période, le GRHYD injectera de l’hydrogène dans le réseau de gaz de ville de la Cappelle-la-Grande pour 100 logements (chauffage, eau chaude et cuisine).

Engie souhaite dans un second temps étendre son expérimentation à une centaine de logements supplémentaires.

“La proportion en hydrogène dans le réseau n’est pas fixe, elle pourra varier de 0 à 20 % en fonction du coût de l’électricité verte”, explique Isabelle Alliat, coordinatrice du projet Grhyd pour Engie.

Un outil de simulation du CEA permettra d’analyser le taux d’ensoleillement et de vent, afin d’évaluer la pertinence économique de la production de l’hydrogène renouvelable à un instant T.

Enfin, Engie a annoncé l’adaptation d’une station de bus GNV au mélange d’hydrogène et de gaz naturel issu de son démonstrateur. Une cinquantaine de bus devrait être alimenté avec ce mélange.

 

Crédit photo : @Engie

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Deux groupes japonais investissent dans un projet éolien offshore au Royaume-Uni https://www.lemondedelenergie.com/japon-eolien-offshore-royaume-uni/2018/08/13/ https://www.lemondedelenergie.com/japon-eolien-offshore-royaume-uni/2018/08/13/#respond Mon, 13 Aug 2018 09:14:17 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=100613 Deux compagnies d’électricité japonaises ont annoncé lundi un investissement dans un vaste projet éolien offshore au Royaume-Uni, Triton Knoll, dans le but de renforcer leur expertise dans ce domaine afin d’en faire profiter un archipel nippon pauvre en ressources.

Le groupe basé à Tokyo, Electric Power Development, plus connu sous le nom J-Power, et la société de la région d’Osaka, Kansai Electric Power, vont acquérir respectivement 25% et 16% de la compagnie britannique auprès de l’allemand Innogy Renewables.

Le montant des deux transactions, qui n’a pas été annoncé, est estimé à quelque 900 millions de dollars, selon le quotidien économique japonais Nikkei qui précise qu’il s’agit du premier investissement de ce type par des entreprises japonaises.

Le projet Triton Knoll, situé en mer du Nord, devrait être doté d’une capacité totale de 860 mégawatts (MW) fournie par 90 éoliennes, ce qui en fera un des plus importants au monde. Le début des opérations commerciales est prévu en 2021.

Le Japon, qui a privilégié l’énergie solaire après l’accident nucléaire de Fukushima de mars 2011, a peu de savoir-faire dans les projets éoliens offshore, explique le Nikkei, mais de grandes ambitions avec des projets d’une capacité de 4.000 MW.

Les entreprises nippones ont donc beaucoup à apprendre en la matière de l’Europe, où est concentrée “90% de la capacité éolienne offshore du monde”, selon J-Power.
anb/kap/nas

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Électricité : 15 pays moins chers qu’en France ? https://www.lemondedelenergie.com/electricite-france-europe-prix-couts/2018/08/13/ https://www.lemondedelenergie.com/electricite-france-europe-prix-couts/2018/08/13/#respond Mon, 13 Aug 2018 07:00:25 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=100604 Tribune de Michel Gay. Selon BFM TV qui se réfère à une publication d’Eurostat du 7 août 2018, l’électricité serait moins chère dans 15 pays européens qu’en France, alors que notre pays s’enorgueillit d’avoir un prix de l’électricité parmi les moins élevés d’Europe. Dans le même temps, l’Observatoire de l’électricité indique dans sa note de …]]>

Tribune de Michel Gay.

Selon BFM TV qui se réfère à une publication d’Eurostat du 7 août 2018, l’électricité serait moins chère dans 15 pays européens qu’en France, alors que notre pays s’enorgueillit d’avoir un prix de l’électricité parmi les moins élevés d’Europe.

Dans le même temps, l’Observatoire de l’électricité indique dans sa note de conjoncture du mois de juin 2018 que « l’électricité française fait partie des moins chères d’Europe. Les ménages français ont en moyenne une facture inférieure de 20% à celle de leurs voisins européens ».

De quoi parle-t-on et qu’en est-il vraiment ?

Coût et prix n’ont pas la même signification. Le coût de production et le prix de vente se différencient par l’ajout des taxes et du coût du transport « à la prise électrique » du consommateur.

Ainsi, si le prix de vente aux particuliers est de 17 c€/kWh en France selon Eurostat, le coût moyen de production était de 3,5 c€/kWh en 2017 grâce aux 77% de production nucléaire.

Or, certains confondent les deux (volontairement ou non…).

Les taxes en France représentent plus du tiers du prix payé par le consommateur. Elles constituent aujourd‘hui l’essentiel du prix final payé par les Français après avoir augmenté de… 40% ( !) entre 2012 et 2016, alors que le COÛT de production n’augmentait que de 2%.

Bien que ce point soit mentionné dans l’article et dans la vidéo (à la fin), l’un et l’autre sont “naturellement” orientés antinucléaires pour un lecteur ou un auditeur moyen peu averti… en liant implicitement ce prix de vente « élevé » aux centrales nucléaires qui ne permettraient pas d’avoir un « prix » bas.

« L’imposant parc nucléaire de la France, qui lui fournit 77% de son courant, lui a longtemps valu la réputation de fournir l’électricité la moins chère d’Europe : est-ce toujours vrai ? Pas vraiment si l’on fie aux chiffres des tarifs 2017 compilés par Eurostat » écrit BFM TV.

Mais ce média ne différencie pas suffisamment le coût de production (faible en France) et le prix (incluant les taxes élevées de l’Etat), dont la Contribution au service public de l’électricité (CSPE) imposées par le gouvernement pour payer principalement… les subventions aux énergies renouvelables.

Cette CSPE a augmenté de… 650% ( !) depuis sa création en février 2000. Elle représente 15% de la facture des particuliers, 38% des diverses taxes, et elle coûtera aux Français environ 7 milliards d’euros par an dans l’avenir (un réacteur EPR de série par an). Depuis janvier 2016, elle a été intégrée… à une autre taxe (Taxe Intérieure sur la Consommation Finale d’Electricité TICFE) ! Cette dernière s’applique à toutes les consommations d’énergies fossiles, et non plus seulement à l’électricité.

Accessoirement, le commentateur de BFM TV commet une erreur en disant que les Hollandais n’ont pas de centrales nucléaires mais des centrales thermiques. Une centrale nucléaire est une centrale thermique qui fait bouillir de l’eau comme les autres. Il aurait dû dire des centrales consommant des énergies fossiles (charbon et gaz), ou centrales thermiques « à flamme ».

Grâce au nucléaire…

Les coûts de production sont particulièrement bas en France grâce essentiellement au nucléaire. Cette production abondante et bon marché explique l’exportation de 10% de notre électricité vers nos voisins dans un marché concurrentiel !

De plus, les coûts de production les plus bas en Europe, hors de France, (et non le prix payé par le consommateur) sont ceux de pays produisant essentiellement l’électricité avec du charbon (bon marché et seul concurrent mondial du nucléaire au niveau du coût de production), ou ayant beaucoup d’hydraulique (100% de la consommation en Norvège).

Et tout cela est passé sous silence dans le reportage de BFM TV !

 

 

 

 

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