Le Monde de l'Energie https://www.lemondedelenergie.com Rejoignez la communauté Fri, 20 Jul 2018 13:00:22 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.7 https://i1.wp.com/www.lemondedelenergie.com/wp-content/uploads/2016/12/Untitled-1.png?fit=28%2C32&ssl=1 Le Monde de l'Energie https://www.lemondedelenergie.com 32 32 121749514 Gabon: reprise du travail chez Total après 11 jours de grève https://www.lemondedelenergie.com/gabon-reprise-travail-total/2018/07/20/ https://www.lemondedelenergie.com/gabon-reprise-travail-total/2018/07/20/#respond Fri, 20 Jul 2018 13:00:22 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=99811 Le travail a repris vendredi chez Total Gabon après la suspension d’une grève de 11 jours déclenchée par l’échec de négociations concernant les conditions salariales, a appris l’AFP vendredi de source syndicale.

La grève, débutée le 9 juillet, a été suspendue pour favoriser les négociations, a expliqué Sylvain Mayabi, secrétaire général de l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), qui précise qu’aucune discussion n’a eu lieu avec Total Gabon depuis le début de la contestation.

“La grève devait durer 15 jours; nous pourrons donc utiliser les 4 jours restants sans avoir à lancer de préavis si les choses n’évoluent pas du côté de Total”, a précisé le syndicaliste.

Selon l’ONEP, des discussions ont eu lieu fin juin autour de certains points de désaccords concernant l’évolution de carrière des salariés, l’instauration d’un treizième mois et de divers bonus en cas de cession d’actifs de la filiale du groupe Total.

“Les travailleurs disent surtout non au nouveau système de rémunération présenté en février-mars qui réduit les avantages sociaux, notamment au niveau du logement”, indique M. Mayabi. Le groupe pétrolier français emploie quelque 300 personnes au Gabon, dont 60 expatriés, selon le syndicaliste.

L’ONEP a également assigné Total Gabon en justice, l’accusant d’employer du personnel d’une société extérieure pour contourner la grève.

En 2017, le groupe français avait annoncé une réduction de ses activités au Gabon, avec la cession d’activités pour quelque 350 millions de dollars à la société franco-britannique Perenco.

Le groupe de consulting Wood Mackenzie indique dans une rapport d’août 2017 obtenu par l’AFP que “Total quittera le Gabon après que la vente de ses actifs onshore à Perenco sera terminée”.

Le Gabon, cinquième producteur d’or noir en Afrique sub-saharienne, a connu son pic de production en 1997, à 18,5 millions de tonnes et, depuis, le pays est sur une pente descendante, avec moins de 12 millions de tonnes pompées chaque année, selon les données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Même si les grèves sont moins fréquentes que l’année passée, des mouvements de contestation syndicaux frappent régulièrement le Gabon qui s’attend à une protestation des fonctionnaires le 25 juillet contre la réduction leurs salaires décidée par le gouvernement.

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La France pourrait manquer ses objectifs climat d’ici 2023 https://www.lemondedelenergie.com/france-objectifs-climat-2023/2018/07/20/ https://www.lemondedelenergie.com/france-objectifs-climat-2023/2018/07/20/#respond Fri, 20 Jul 2018 11:59:24 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=99810 La France risque de manquer ses objectifs climatiques d’ici 2023, selon un document de travail du ministère de la Transition écologique établi dans le cadre de la révision de la feuille de route énergétique et de la stratégie bas-carbone.

Le pays s’est fixé un budget carbone, c’est-à-dire un volume maximum d’émissions de gaz à effet de serre à ne pas dépasser.

Mais ce budget sera dépassé jusqu’en 2023, notamment à cause d’un retard pris dans le secteur des transports et le bâtiment, selon ce document, que l’AFP a pu consulter, présenté jeudi par le ministère de la transition énergétique lors d’un point d’étape sur la révision de la feuille de route énergétique (PPE) de la France pour la période 2019-2023 et à horizon 2028, et de sa stratégie bas carbone (SNBC).

Il pourrait atteindre sur la période 2014-2018 458 millions de tonnes d’émissions de CO2 (MtCO2), contre 440 initialement prévus. Et 422 MtCO2 entre 2019 et 2023, contre 398 attendus.

Mais le document estime qu’il sera “rattrapé” entre 2024 et 2028 grâce aux progrès revus à la hausse sur l’industrie, le secteur de l’énergie et l’agriculture.

La loi sur la transition énergétique, adoptée en 2015, prévoit aussi que la consommation finale d’énergie française doit baisser de 20% en 2030 et de 50% d’ici 2050, tandis que la consommation d’énergie fossile (pétrole, charbon, gaz) doit reculer de 30% en 2030.

Mais la France ne devrait avoir réduit sa consommation d’énergie finale que de 17% en 2030 et de 44% en 2050, indique le document.

En revanche, les objectifs sur les fossiles devraient être largement dépassés (-40%) grâce notamment à l’arrêt programmé des centrales à charbon (-82% de consommation en 2030), une baisse de 28% de la consommation de gaz naturel et de 40% de celle de pétrole.

Le déploiement des énergies renouvelables sera lui légèrement plus lent qu’escompté. Eolien, solaire, hydroélectrique, biogaz, etc. ne représenteront que 31% de la consommation d’énergie en 2030, contre 32% attendus.

A plus court terme, l’objectif 2020 de consommation d’énergie finale (131,4 millions de tonnes équivalent pétrole) ne sera atteint que “vers 2026”, selon ce document.

Ce scénario est une “projection”, et il “sera amené à être ajusté à l’automne”, notamment sur les mesures prises à court et moyen terme, prévient toutefois le ministère de la Transition écologique et solidaire dans ce document.

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Legrand achète le chinois Shenzhen Clever Electronic et le français Debflex https://www.lemondedelenergie.com/legrand-shenzhen-clever-electronic-et-le-francais-debflex/2018/07/20/ https://www.lemondedelenergie.com/legrand-shenzhen-clever-electronic-et-le-francais-debflex/2018/07/20/#respond Fri, 20 Jul 2018 09:02:18 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=99790 Le fabricant de matériel électrique Legrand a annoncé jeudi l’acquisition du groupe chinois Shenzhen Clever Electronic, spécialiste de l’alimentation intelligente des centres de données, et du fabricant français de matériel électrique de bricolage Debflex.

Ces deux transactions, dont les montants n’ont pas été précisés, s’inscrivent dans la stratégie de croissance, notamment à l’international, annoncée par le groupe lors de la présentation de ses résultats trimestriels en mai dernier.

Shenzhen Clever Electronic, présenté comme numéro un chinois du secteur des unités de distribution d’alimentation (PDU) intelligentes des centres de données, “vient compléter le dispositif du Groupe sur un segment à forte valeur ajoutée dont Legrand est déjà numéro un aux Etats-Unis avec ses marques Raritan et Server Technology”, détaille le groupe français dans un communiqué.

Basée à Shenzhen dans la province de Guangdong, cette entreprise chinoise emploie près de 360 personnes et réalise un chiffre d’affaires annuel de 24 millions d’euros, dont environ 80% en Chine, précise Legrand.

Le groupe français parie ainsi sur le marché des centres de données “soutenu par l’accroissement régulier des flux de données échangées”.

Parallèlement, Legrand se renforce sur le segment “porteur” des travaux de bricolage en France avec un projet de “prise de participation majoritaire” au capital de Debflex, spécialiste du matériel électrique dédié aux activités de bricolage.

Située dans la Somme (Nord), Debflex compte 120 employés et réalise un chiffre d’affaires annuel de 35 millions d’euros, essentiellement en France.
cgu/spe/pb

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Les 8 idées reçues sur le mix électrique chinois https://www.lemondedelenergie.com/idees-recues-mix-electrique-chine/2018/07/20/ https://www.lemondedelenergie.com/idees-recues-mix-electrique-chine/2018/07/20/#respond Fri, 20 Jul 2018 07:02:22 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=99746 Article de Thibault Laconde, du site Energie & Développement.   La Chine publie chaque mois des chiffres détaillés sur l’état de son industrie et en particulier sur sa production d’électricité. Vous pouvez les trouver ici pour le mois de juin et ici un récapitulatif de l’année 2017. Votre mandarin est un peu rouillé ? Pas grave, …]]>

Article de Thibault Laconde, du site Energie & Développement.

 

La Chine publie chaque mois des chiffres détaillés sur l’état de son industrie et en particulier sur sa production d’électricité.

Vous pouvez les trouver ici pour le mois de juin et ici un récapitulatif de l’année 2017.

Votre mandarin est un peu rouillé ? Pas grave, je les ai lu pour vous… attendez-vous à être surpris.

Pour aller plus dans le détail, vous pouvez également consulter la note sur l’évolution du mix électrique chinois publiée en janvier.

Idée reçue n°1 : les énergies fossiles reculent en Chine

En apparence, c’est vrai : la part des énergies fossiles dans la production d’électricité chinoise est passée de 83.3% en 2007 à 71.8% en 2016 et 70.9% en 2017.

Cette baisse est plutôt impressionnante !

Mais voilà : dans le même temps la consommation d’électricité a augmenté de 7.6% par an en moyenne, les énergies fossiles ont donc une part plus petite d’un gâteau beaucoup plus grand…

A l’arrivée, la production d’électricité à partir de gaz et surtout de charbon progresse 200TWh par an environ depuis une décennie.

En 2017, elle a progressé de 220TWh, c’est-à-dire que la production fossile est celle qui a le plus augmenté, en fait elle a plus augmenté que celle de toutes les autres énergies réunies.

Au-delà de la production, la puissance installée a, elle aussi, augmenté.

Les investissements dans les énergies fossiles, par contre, ont reculé d’un tiers en 2017 mais un Renminbi investi dans la production d’électricité chinoise sur 4 va encore aux énergies fossiles.

Idée reçue n°2 : la Chine est dernière de la classe

En sens inverse, on qualifie parfois un peu vite la Chine de cancre en matière d’énergie. C’est vrai qu’elle est depuis 2007 la première émettrice de gaz à effet de serre de la planète mais cela tient évidemment beaucoup à l’immensité de sa population…

Avec à peu près trois-quarts d’énergies fossiles dans son mix électrique, la Chine est en réalité en milieu de tableau. Au sein du G20, elle se classe 8e et fait mieux que l’Inde ou que des pays développés comme le Japon et l’Australie.

Évidemment, les statistiques chinoises tentent d’embellir la situation en ne distinguant pas au sein des énergies fossiles le charbon, très polluant, et le gaz, qui l’est environ 3 fois moins : le problème de la Chine, si on la compare à d’autres pays, ce n’est pas la part des énergies fossiles, c’est la part du charbon au sein des énergies fossiles – environ 95%.

En prenant ce critère, la Chine se place effectivement parmi les 10 pays avec le mix électrique le plus sale mais elle reste nettement meilleure que l’Afrique du Sud ou la Pologne.

Idée reçue n°3 : les centrales à charbon chinoises sont particulièrement sales

Si vous essayez d’imaginer une centrale à charbon chinoise, justement, que voyez-vous ?

Une vieille usine grise et un peu rouillée qui éternue de la poussière à longueur de journée ? Tout faux.

C’était encore vrai il y a 10 ans mais aujourd’hui les normes d’émissions chinoises sont parmi les plus exigeantes au monde, équivalentes ou supérieures à leurs homologues européennes ou américaines.

Au début des années 2010, le gouvernement a d’ailleurs fermé d’autorité de nombreuses centrales trop vieilles ou trop polluantes.

En 2020, de nouvelles normes vont entrer en vigueur qui porteront cette fois sur le rendement des centrales : les nouvelles unité devront consommer moins de 300 grammes de charbon par kilowattheure produit, les anciennes devront passer en dessous de 310 ou fermer.

A titre de comparaison, les 100 plus grandes centrales à charbon américaines actuellement en service consomment en moyenne 375g/kWh et aucune ne parviendrait à satisfaire aux futures normes chinoises.

Aujourd’hui, la Chine dispose d’un des parcs de centrales à charbon parmi les plus récents et les plus performants de la planète.

Cette modernisation a fait baisser significativement la consommation de charbon, et donc les émissions de CO2, par unité d’électricité produite… mais ils ne peuvent pas se poursuivre indéfiniment.

Pour limiter ses émissions, la Chine doit donc se tourner vers des énergies moins ou non carbonées.

Idée reçue n°4 : la Chine investit à fond dans le nucléaire

C’est une des raisons pour lesquelles la Chine est vue comme la terre promise de l’industrie nucléaire.

Et c’est vrai que le pays affiche des objectifs impressionnants : faire passer son parc nucléaire de 28 à 58GW entre 2016 et 2020 et avoir encore 30GW de plus en construction, voire atteindre 150GW en 2030 !

Sauf que le lancement de projets nucléaires à l’intérieur des terres (toutes les réacteurs commerciaux chinois sont situés sur les côtes) peu après l’accident de Fukushima a fait réagir l’opinion publique et les milieux académiques : en 2014, une violente polémique a entrainé de facto un moratoire sur l’approbation de nouveaux projets.

Les mises en chantier de réacteurs se tarissent progressivement depuis : 3.5GW par an en moyenne entre 2012 et 2015, 2GW en 2016 et 0.6 en 2017.

Et les investissements aussi : en 6 ans, ans ils ont été divisés par 2, en 2017 les sommes consacré au nucléaire ont encore baissé de 21.6% !

L’année dernière, la Chine a consacré environ 5 milliards d’euros au développement de sa production d’électricité nucléaire. C’est encore beaucoup, certes, mais ce n’est pas du tout à l’échelle des objectifs annoncés…

On peut dire maintenant avec certitudes que les objectifs nucléaires mirobolants de la Chine ne seront certainement pas atteints.

Actuellement il y a un peu plus de 19GW en construction, pour tenir l’objectif de 58GW fixé par le 13e plan quinquennal il faudrait achever tout ces chantiers et encore 2 ou 3 réacteurs de plus.

En moins de 3 ans, c’est pratiquement impossible. Avoir 30GW en construction en 2020 semble aussi très compliqué. Quant aux 150GW en 2030, sauf retournement spectaculaire, ils apparaissent comme un doux rêve.

Idée reçue n°5 : l’éolien et le solaire représentent un quart de l’électricité chinoise

Ici, il s’agit surtout d’une précision sémantique. Les Chinois distinguent en général l’électricité venant de centrales thermiques (火电, le premier caractère signifie feu, le deuxième électricité) du reste.

Mais cette électricité thermique ne comprend pas le nucléaire (核电) qui figure toujours à part, “fossile” est donc une traduction plus appropriée que “thermique”.

Résultat : lorsqu’on discute du mix électrique chinois on se retrouve souvent à parler d’énergies fossiles d’une part et de “non-fossiles” d’autre part.

Cette seconde appellation ne nous est pas très familière et elle a vite fait de devenir “énergies renouvelables” oubliant au passage le nucléaire.

L’étape d’après est de confondre les renouvelables avec leurs représentants les plus médiatiques : l’éolien et le solaire.

En réalité, une fois retirés les 4% de nucléaire, les renouvelables représentent de l’ordre d’un quart de la production électrique chinoise.

Et le gros de cette production (18.6%) vient des barrages hydroélectriques, pas des éoliennes ou des panneaux solaires.

Idée reçue n°6 : la révolution solaire est en marche !

S’il y a une information sur le secteur électrique chinois qui est parvenue à trouver son chemin jusqu’aux médias occidentaux en 2017, c’est bien celle-là : le solaire s’envole !

Incontestablement, le développement du solaire photovoltaïque chinois vaut qu’on s’y arrête.

La Chine, qui pendant longtemps a complètement ignoré cette technologie au profit du solaire thermique domestique, est devenue en à peine 5 ans la championne mondiale incontestée. Entre 2012 et 2017, le parc solaire chinois est passé 3 à… 130GW.

Deuxième pays le mieux doté, l’Allemagne n’affiche que 40GW, et la France ne dépasse pas 7GW.

Mais c’est surtout le rythme auquel le parc solaire s’est développé l’année dernière qui est incroyable : 53GW de nouvelles capacités solaires photovoltaïques ont été raccordés en un an !

Cette explosion a pris de court aussi bien les planificateurs chinois (l’objectif fixé fin 2016 pour 2020 est déjà atteint) que les analystes.

Mais cet exploit risque fort de rester sans lendemain. D’abord parce que malgré sa progression la production solaire photovoltaïque est encore loin d’entamer la domination des énergies fossiles : elle représente moins de 2% du mix électrique chinois.

Ensuite et surtout parce que le gouvernement chinois appuie très fort sur le frein : les tarifs de rachat pour l’électricité solaire ont été abaissés en 2017 et le gouvernement chinois a mis en place un système de régulation limitant la construction d’installations solaires photovoltaïques sur les deux tiers du territoire environ.

Ces mesures n’ont pas été suffisamment efficaces : au 1er trimestre 2018, 9,7GW de solaire photovoltaïque ont encore été installés en Chine.

Début juin, le gouvernement a donc annoncé la suspension du tarif de rachat pour la plupart des nouvelles installations. Un système d’appel d’offre devrait être créé en remplacement. Une annonce similaire a été faite pour l’éolien mi-mai.

Dans ces conditions, le rythme de croissance devrait ralentir nettement et il faudra des années avant que le solaire pèse réellement dans le mix électrique chinois.

Idée reçue n°7 : l’éolien et le solaire ont atteint leurs limites

En Chine comme ailleurs, l’intégration des énergies renouvelables intermittentes pose question.

Au cours des dernières années, la Chine a souvent connu des cas d’effacement de production (ou curtailment), c’est-à-dire des situations où le gestionnaire du réseau coupe des sources d’énergie renouvelable parce qu’il ne parvient pas à écouler leur production ou parce qu’il préfère faire appel à des centrales plus flexibles.

Ces épisodes ont parfois été interprétés comme la preuve que le développement du solaire et de l’éolien en Chine était une impasse.

En réalité, avec moins de 7% du mix électrique, il n’y a aucune raison que l’intégration des renouvelables intermittentes soit ingérable en Chine.

Après tout, la part des renouvelables (hors hydroélectricité) atteint sans vraie difficulté 25% en Nouvelle-Zélande, en Irlande ou en Espagne…

Ce qui manquait surtout, c’était les infrastructures pour écouler la nouvelle production renouvelable des régions du centre et de l’ouest où elle est souvent localisée vers les régions industrielles de la côte est.

Les investissements dans ce domaine se sont accélérés en 2017 : plus de 11.000km de lignes à très haute tension ont été construits… Et le problème semble en voie de résolution : le taux d’effacement a baissé de 5.2 points pour l’éolien et de 4.3 points pour le solaire alors que la production a fortement progressé.

Il reste des engorgements dans des provinces rurales où les renouvelables se sont développés très vite mais ils sont localisés.

Idée reçue n°8 : les Chinois consomment trop d’électricité

Pour que la progression du nucléaire et des renouvelables en 2017 permette de réduire la production d’électricité fossile, il aurait fallu que la consommation chinoise augmente de moins de 2.3%. Or la croissance de la consommation a été presque 3 fois plus rapide !

Il est clair que tant que la demande continuera à croître aussi vite, il sera très difficile de réduire la production électrique fossile.

Alors, le problème c’est que les chinois gaspillent l’électricité ? C’est aller un peu vite : avec 6400TWh en 2017, la consommation d’électricité chinoise se situe à la louche au double de l’Union Européenne qui est deux fois moins peuplée et elle est supérieure de moitié à celle des Etats-Unis qui ont une population 4 fois moins importante.

Mais surtout, la part de la consommation domestique est faible : moins de 14% du total. C’est l’industrie qui absorbe 70% de l’électricité produite en Chine. Les ménages chinois n’y sont donc pas pour grand chose…

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Climat: New York déboutée de son action contre cinq géants pétroliers https://www.lemondedelenergie.com/climat-new-york-petroliers-justice/2018/07/20/ https://www.lemondedelenergie.com/climat-new-york-petroliers-justice/2018/07/20/#respond Fri, 20 Jul 2018 06:22:07 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=99792 La ville de New York a été déboutée jeudi de son action en justice contre cinq géants de l’industrie pétrolière pour leur rôle présumé dans le changement climatique, initiée début janvier.

New York ne réclamait pas de montant précis mais le maire Bill de Blasio avait indiqué que les dommages éventuellement alloués par la justice contribueraient au financement des mesures prises par la ville pour lutter contre les conséquences du changement climatique.

La municipalité a déjà lancé un programme d’investissement de 20 milliards de dollars pour répondre au nouveau défi qui se pose à la cité côtière.

Dans son ordonnance, le juge fédéral John Keenan a justifié sa décision en estimant qu’il n’y avait pas de base légale pour ce type d’action, se référant à la jurisprudence citée par les compagnies pétrolières, BP, Chevron, ConocoPhillips, ExxonMobil et Shell.

“Le changement climatique est un fait, ce que ne contestent pas les défendeurs”, a écrit le magistrat dans le jugement consulté par l’AFP. “Mais il n’est pas du ressort de la justice de traiter les problèmes sérieux qu’il provoque.”

“Le réchauffement climatique et les solutions à y apporter doivent être traités par les deux autres autres pouvoirs de l’Etat”, législatif et exécutif, a-t-il ajouté.

En annonçant son action en justice, début janvier, le maire de New York avait indiqué son intention de solder la totalité des investissements de la ville dans les énergies fossiles, soit cinq milliards de dollars environ.

La décision finale de ne plus conserver de participation dans des sociétés actives dans les énergies fossiles dépendra néanmoins des conclusions d’une étude d’impact et d’une analyse juridique, qui n’ont pas été rendues publiques à ce jour.

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Accords pétrolier et commercial Emirats/Chine avant une visite du président Xi https://www.lemondedelenergie.com/accord-petrole-chine-emirats/2018/07/19/ https://www.lemondedelenergie.com/accord-petrole-chine-emirats/2018/07/19/#respond Thu, 19 Jul 2018 13:47:57 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=99783 Les Émirats arabes unis et la Chine ont signé deux accords, l’un pétrolier et l’autre commercial, avant une visite jeudi soir du président chinois Xi Jinping à Abou Dhabi.

La compagnie publique Abu Dhabi National Oil Co.(ADNOC) a indiqué avoir attribué deux contrats d’une valeur de 1,6 milliard de dollars à la BGP Inc, une filiale de China National Petroleum Co. (CNPC) pour une étude sismique 3D.

La prospection pour du pétrole et du gaz sera effectuée dans des sites onshore et offshore couvrant une superficie de 53.000 km2 dans l’émirat d’Abou Dhabi, précise ADNOC dans un communiqué.

La CNPC a déjà deux accords de concession avec ADNOC pour une valeur d’environ 3 milliards de dollars.

Les Émirats arabes unis sont un riche pays pétrolier avec 96% de ses réserves dans l’émirat d’Abou Dhabi.

Le grand opérateur portuaire émirati DP World avait annoncé plus tôt un accord avec la Chine pour une zone commerciale à Dubaï, autre membre de la fédération des Emirats arabes unis.

Cette structure, d’une superficie de 3 km2, sera située au sein de la plus grande zone franche du Moyen-Orient, celle de Jebel Ali à Dubaï.

Il s’agit d’un emplacement stratégique car le long de la route maritime censée permettre à la Chine de rejoindre l’Afrique et l’Europe par la mer de Chine et l’océan Indien, dans le cadre des “nouvelles routes de la Soie”.

Ce colossal projet chinois de plus de 1.000 milliards de dollars a été lancé par le président Xi Jinping en 2013 pour déployer routes, ports, voies ferrées et parcs industriels à travers l’Asie, aux portes de l’Europe et jusqu’en Afrique.

La zone commerciale sera développée en partenariat avec Zhejiang China Commodities City Group, a indiqué DP World, qui n’a pas précisé à combien s’élevait le coût du projet.

Le président chinois est attendu jeudi soir à Abou Dhabi pour des pourparlers politiques et économiques avec les responsables des Émirats arabes unis, marquant le début d’une tournée dans plusieurs pays.

La Chine est le premier partenaire commercial des Émirats arabes unis. Le commerce non pétrolier entre les deux pays a atteint plus de 53,3 milliards de dollars en 2017, dont plus de 90% sont constitués d’exportations chinoises, selon le ministère des Finances des Émirats.

Cet Etat du Golfe est l’un des 15 premiers fournisseurs de pétrole brut de la Chine, à laquelle il a exporté pour quelque quatre milliards de dollars de pétrole l’an dernier.
Le géant émirati de l’immobilier, Emaar, a par ailleurs annoncé mercredi son intention de construire à Dubaï la plus grande China Town du Moyen-Orient.
oh/ny/mh/vl/tes

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Alstom choisit Forsee Power pour les batteries de ses bus électriques https://www.lemondedelenergie.com/alstom-forsee-power-batteries-bus-electriques/2018/07/19/ https://www.lemondedelenergie.com/alstom-forsee-power-batteries-bus-electriques/2018/07/19/#respond Thu, 19 Jul 2018 12:05:37 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=99769 Le fabricant français de batteries dédiées au transport, Forsee Power, va équiper les bus électriques Aptis du groupe de transport Alstom, dont les livraisons sont prévues en 2019, ont annoncé mercredi les deux groupes dans un communiqué commun.

Ces bus électriques Aptis seront tous équipés des batteries de Forsee Power, spécialisé dans la fabrication de batteries au lithium pour les marchés du transport électrique.

“Forsee Power a été choisi pour sa technologie de pointe en termes de rendement et de densité”, a déclaré Alstom, relevant “sa compétitivité et sa faculté à fournir un produit recyclable depuis la collecte jusqu’à la revalorisation des cellules”.

Alstom, qui n’a pas précisé combien de systèmes de batteries seraient livrés dans le cadre de ce contrat, a indiqué que les bus Aptis resteraient “ouverts à toutes les technologies de batterie et type de recharge”.

Décrit comme un “fleuron de la technologie française”, Forsee Power, créé en 2011, dispose d’un site de production à Cramayel (Seine-et-Marne)et emploie près de 400 salariés.

L’entreprise, qui avait annoncé fin 2017 l’obtention d’un financement de 55 millions d’euros pour lancer la production en série de ses batteries à destination des transports électriques, vise une capacité de production de 2.500 batteries de bus électriques par an dès 2019.

Elle a déjà signé des contrats de fourniture de batterie auprès de constructeurs de scooters et constructeurs de bus tels que CNHI (Iveco, Heuliez), CaetanoBus au Portugal et Whrightbus au Royaume-Uni.
hma/ef/tes

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Feu vert du Sénat à la construction d’éoliennes sur les îles bretonnes https://www.lemondedelenergie.com/senat-eoliennes-iles-bretonnes/2018/07/19/ https://www.lemondedelenergie.com/senat-eoliennes-iles-bretonnes/2018/07/19/#respond Thu, 19 Jul 2018 07:12:56 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=99771 Le Sénat a donné son feu vert mercredi à la construction d’éoliennes sur les territoires alimentés en électricité par des groupes électrogènes fonctionnant au fioul, satisfaisant ainsi une demande des élus bretons.

Les sénateurs ont adopté deux amendements voisins en ce sens de Michel Canevet (UC, Finistère) et Joël Labbé (écologiste, appartenant au RDSE, Morbihan) au projet de loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN).

“Notre pays comprend des territoires comme les îles de Sein et d’Ouessant, alimentées par des groupes électrogènes fonctionnant au fioul”, a souligné M. Canevet.

“La réglementation en vigueur rend difficile la mise en place d’une production d’énergie renouvelable dans ces territoires exigus”, a-t-il ajouté en soulignant l’intérêt d’un “mix énergétique à partir d’éoliennes, de solaire et peut-être d’hydroliennes pour préserver la qualité de l’air”.

“Ces îles non connectées sont alimentées par des centrales au fioul”, a plaidé M. Labbé. “Cette dérogation à la loi Littoral, encadrée, nous semble pleinement justifiée si l’on veut que ces îles restent des lieux de vie”, a-t-il dit.

En revanche, le ministre de la cohésion territoriale Jacques Mézard a donné un avis défavorable. “N’ouvrons pas la boîte de Pandore”, a-t-il dit. “Ces amendements montrent bien qu’il y a toujours une bonne raison de vouloir une dérogation ! Si on les prenait toutes en compte, il n’y aurait plus de loi Littoral”.

“Je vous rassure, ce n’est pas la mafia bretonne vertueuse qui est à l’oeuvre”, lui a répondu Françoise Gatel (UC, Ille-et-Vilaine). “Refuser toute construction, c’est condamner ces îles à la désertification! N’opposons pas la loi Littoral et transition énergétique”, a-t-elle lancé.

Entamé mardi, l’examen en première lecture du projet de loi ELAN déjà adopté à l’Assemblée est prévu pour durer jusqu’au 24 juillet au Sénat. Mais, a mis en garde la présidente de la commission des Affaires économiques Sophie Primas (LR), “au rythme où nous allons, à dix amendements par heure, il nous reste 80 heures de débat”. Plus de 1.100 amendements ont été déposés sur le texte.

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Jacques Attali : “la France sans carbone, un rêve qui peut devenir réalité” https://www.lemondedelenergie.com/jacques-attali-france-carbone-nucleaire/2018/07/18/ https://www.lemondedelenergie.com/jacques-attali-france-carbone-nucleaire/2018/07/18/#respond Wed, 18 Jul 2018 15:15:19 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=99742 À l’heure où la consommation d’énergie mondiale n’a jamais été aussi forte, et où les émissions de gaz à effet de serre représentent une menace potentiellement dévastatrice pour la planète, comment l’humanité peut-elle faire face ? Faut-il se résigner à un monde utilisant de plus en plus de ressources fossiles, et au dérèglement climatique qui …]]>

À l’heure où la consommation d’énergie mondiale n’a jamais été aussi forte, et où les émissions de gaz à effet de serre représentent une menace potentiellement dévastatrice pour la planète, comment l’humanité peut-elle faire face ?

Faut-il se résigner à un monde utilisant de plus en plus de ressources fossiles, et au dérèglement climatique qui en découlerait ? 

Dans leur livre “2050, la France sans carbone” paru chez Fayard, Dominique Louis, PDG d’Assystem et Jean-Louis Ricaud, diplômé de l’École normale supérieure et de l’école des Mines de Paris, livrent leur analyse de l’évolution des émissions mondiales de CO2 et des solutions à déployer pour garantir à tous l’accès à une énergie compétitive et décarbonée. 

Interview de Jacques Attali, l’ancien conseiller de François Mitterrand et président de la fondation Positive Planet, qui a préfacé le livre.

En 2050, la France sans carbone… Un rêve qui peut devenir réalité selon vous ?

Oui, je suis d’accord avec la thèse du livre.

Ce rêve peut devenir une réalité à condition que nous prenions des mesures claires, avec d’un côté, le développement des énergies renouvelables comme l’éolien, le solaire photovoltaïque, la géothermie ou encore l’hydroélectricité, et de l’autre le maintien de l’énergie nucléaire en France.

On ne peut pas faire sans l’un et sans l’autre. Ce sont les deux piliers d’un pays sans carbone.

Pour la France, à moins d’augmenter massivement la part du pouvoir d’achat des Français consacrée à l’énergie, l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables – toutes deux sont décarbonées –  devront coexister, au moins jusqu’à la fin de ce siècle.

Le parc nucléaire hexagonal doit par conséquent rester à terme un composant incontournable d’un mix énergétique décarboné.

Le développement des énergies renouvelables est-il compatible avec le nucléaire ?

Pour produire de l’électricité face à une demande croissante, il y a de la place pour le nucléaire et les renouvelables à condition de se débarrasser du reste…

D’ici la fin de l’année, le gouvernement donnera sa feuille de route dans le cadre de la PPE… Qu’attendez-vous de cette politique énergétique pour les prochaines années ?

Pour moi, la meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas. Les maître-mots de cette Programmation pluriannuelle de l’énergie doivent être : économies d’énergie, écoresponsabilité, mise en place d’une fiscalité écologique extrêmement ambitieuse comme l’a été, par exemple, la TVA dans les années 1950.

Et, contrairement à ce que croient certains, on ne pourra pas fermer des centrales nucléaires comme ça d’un coup de baguette magique.

Le nucléaire est absolument vital pour éviter le carbone d’ici 2050.

Tout l’enjeu est de respecter les engagements pris lors des Accords de Paris sur le climat, à l’heure où beaucoup de pays dans le monde vont utiliser encore longtemps le charbon et le gaz, deux énergies fossiles incompatibles avec les objectifs fixés par les pays signataires en 2015.

La France est-elle un exemple à suivre ?

Notre pays est plus qu’un exemple à suivre. La France est le pays le mieux préparé à être sans carbone dans le monde.

Les choix que font d’autres pays sont différents. Soit qu’ils acceptent de produire de l’énergie carbonée. Soit qu’ils acceptent de consacrer une part beaucoup plus élevée de leur pouvoir d’achat à la production d’énergie et tentent de passer, dans les plus courts délais, à une énergie entièrement renouvelable.

 

 

 

 

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Nucléaire/Le Creusot: Framatome a achevé l’analyse des anomalies liées au parc français https://www.lemondedelenergie.com/nucleaire-creusot-framatome-analyse/2018/07/18/ https://www.lemondedelenergie.com/nucleaire-creusot-framatome-analyse/2018/07/18/#respond Wed, 18 Jul 2018 13:15:09 +0000 https://www.lemondedelenergie.com/?p=99735 Framatome (ex-Areva NP) a achevé l’analyse des anomalies détectées sur les dossiers de fabrication de composants fabriqués sur son site du Creusot (Saône-et-Loire) pour les réacteurs français d’EDF, et l’usine est désormais “totalement opérationnelle”, a indiqué mercredi un dirigeant de la société.

L’audit lancé en 2015 après la détection de l’existence d’anomalies comportait trois phases: une étape d’inspection, soit un passage en revue de “près de 4.000 dossiers”, puis une phase d’analyse technique des éventuels écarts soulevés qui est “totalement finie pour toutes les pièces du parc français”, a déclaré David Emond, directeur de la division Composants de Framatome, lors d’un point presse au Creusot.

“Il nous reste à finir un certain nombre de clients étrangers, et ce sera fait à la fin de l’année”, a-t-il ajouté.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) doit désormais achever d’étudier, réacteur par réacteur au fur et à mesure des arrêts de maintenance programmés par EDF, les résultats transmis par Framatome.

“A date, il y a 31 réacteurs qui ont obtenu le feu vert de l’ASN. Et les 27 qui restent sont planifiés d’ici à la fin de l’année”, a détaillé M. Emond.

Jusqu’à présent, le gendarme du nucléaire a pointé des irrégularités dans la composition de l’acier du couvercle et du fonds de la cuve du réacteur de l’EPR de Flamanville (Manche), finalement autorisée à être utilisée en l’état jusqu’en 2024, ainsi que sur un élément d’un générateur de vapeur du réacteur numéro 2 de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), également validé, et sur une pièce en cours de fabrication sur le site de Framatome à Saint-Marcel.

L’ASN a autorisé en début d’année Creusot Forge à reprendre sa production pour les centrales françaises et la “montée en puissance” est en cours, a indiqué David Haguet, le directeur de l’usine, qui emploie 230 personnes.

L’usinage de pièces pour les deux futurs EPR d’Hinkley Point (Royaume-Uni) avait lui repris l’an dernier.

L’usine prévoit de recruter environ 40 personnes cette année, après 30 l’an dernier.

Framatome prévoit d’y investir 11 millions d’euros cette année, notamment dans l’outil de production ou la numérisation, et entre 7 et 9 millions d’euros par an entre 2019 et 2021. 7,5 millions d’euros ont déjà été investis l’an dernier.

“C’est une page qui se tourne (…) l’usine est totalement opérationnelle”, notamment en vue du vaste programme de maintenance du parc français, a affirmé M. Emond, alors que l’entreprise, détenue désormais à 75,5% par EDF, a aussi mis en place l’an dernier de nouvelles procédures pour renforcer l’auto-contrôle dans ses usines.
mhc/ef/nas

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