mobilisation generale pour sauver edf - Le Monde de l'Energie

Mobilisation générale pour sauver EDF

Une tribune signée Alain Desgranges, ingénieur en génie atomique et membre de l’ONG PNC-France.

Après des années de valse-hésitation, le temps de la mobilisation générale pour sauver EDF serait-il enfin venu ? Une OPA sera lancée afin que l’Etat détienne 100 % du capital d’EDF. C’est la méthode choisie par le gouvernement pour donner à notre champion de l’Energie les moyens de son sauvetage, mais aussi de ses ambitions. Mais quelles seront les contreparties de ce projet ?…

Les dirigeants d’ENGIE, Total-Energie et EDF, prenant prétexte de la guerre en Ukraine, ont appelé les français à réduire leur consommation d’électricité sous peine de coupures cet hiver. Une perspective qui pose question tant la réponse paraît dérisoire devant l’ampleur de la crise énergétique.

Comment en est-on arrivé là ?…

Il serait trop facile de mettre sur le dos du seul Poutine une situation que l’on doit d’abord aux errements de nos gouvernements successifs, incapables de résister aux apprentis sorciers qui pullulent dans les couloirs de l’Union européenne, dans certaines agences d’Etat ou dans les rangs des partis écologistes. La mise sous le tapis des nécessaires décisions de relance du nucléaire, pendant plus de quinze longues années, explique d’ailleurs pour partie les pertes de compétence et les déboire de l’EPR de Flamanville. L’arrêt de Fessenheim, que rien ne justifiait, reste aussi une erreur magistrale dont on mesure aujourd’hui les conséquences.

Par ailleurs, la Commission européenne, dans son obsession d’interdire au nucléaire l’accès aux ressources financières indispensables à son développement, aura compliqué sérieusement la situation d’EDF, qui doit faire face à un véritable mur d’investissements nécessaires au grand carénage et au programme de construction de six EPR.

L’énergéticien d’Etat reste le contre-exemple de l’Allemagne, et lui fait de l’ombre en produisant une électricité moins chère, répondant à tout moment aux besoins du réseau et en émettant beaucoup moins de CO2 coupable du réchauffement climatique – comme chacun le mesure en ces temps de canicule.

Un marché de l’électricité à réformer d’urgence

Tous les spécialistes conviennent que le marché de l’électricité européen et la « Loi NOME », sa déclinaison française, seraient l’une des raisons de cette gabegie. Ce marché est inadapté à la situation de crise que nous vivons, d’après un récent rapport de la Cour des Comptes, qui dénonce « une réorganisation progressivement devenue illisible et ses effets difficilement compréhensibles » (1).

Dès lors, ne serait-il pas temps d’entrer en résistance devant les exigences de la Commission européenne, qui exige la séparation des différentes entités d’EDF au nom de la sacro-sainte concurrence, alors que l’urgence climatique et la guerre en Ukraine donnent à la France de solides arguments pour faire valoir l’intérêt du modèle d’une EDF intégrée ?

Ne faudrait-il pas aussi avoir le courage de nous opposer aux agissements de nos voisins allemands, égarés dans une stratégie fondée sur le développement massif de l’éolien, qui conduit leur pays dans une impasse, obligés qu’ils sont de recourir soit au gaz russe dont le robinet va se fermer, soit au charbon pour pallier l’intermittence de production de leurs éoliennes ?

Ne faudrait-il pas enfin arrêter de vouloir tuer EDF, cette « poule aux œufs d’or » qui n’en finit pas d’être spoliée par l’Etat avec une hausse de 4% du tarif de l’électricité en février 2022 alors que la CRE préconisait 35%, la non revalorisation du niveau de l’ARENH, ou encore l’obligation de mettre 20 TWh d’ARENH supplémentaires à disposition de ses concurrents, même si une timide revalorisation du niveau de l’ARENH vient d’être votée par les députés (2) ?

Une loi pour une transition énergétique autant responsable que pragmatique

La Première ministre a fait de ce chantier l’un de ses objectifs prioritaires. Le Président de la République n’a pas manqué d’y faire référence le 14 Juillet lors de son interview télévisée.

La future Loi de Programmation sur l’Énergie et le Climat devrait ainsi définir les mesures qui permettront à la France de retrouver son indépendance et sa sécurité d’approvisionnement énergétique, de reconstruire sa capacité industrielle et d’espérer atteindre ses objectifs de réduction de CO2. De bonne augure à la condition que ce programme ne soit pas prétexte à un démantèlement d’EDF, mais au contraire qu’il ait pour objectif le renforcement de son intégrité, la synergie du nucléaire avec les autres activités du groupe dans un service public « à la française » ayant fait la preuve de son efficacité dans un passé pas si lointain.

A la condition aussi de rendre les « clés de la maison » à leurs dirigeants dans le cadre d’une politique ambitieuse établie par la loi, l’Etat restant décidément un bien mauvais gestionnaire.

 

  1. https://www.ccomptes.fr/fr/publications/lorganisation-des-marches-de-lelectricite
  2. ARENH « Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire Historique ». Ce dispositif permet à tous les fournisseurs alternatifs de s’approvisionner en électricité nucléaire auprès d’EDF dans des conditions fixées par les pouvoirs publics.

 

commentaires

COMMENTAIRES

  • C’est l’état lui meme et tous nos dirigeants politiques qui ont organisé la ruine de EDF et maintenant , ils souhaitent nous repiquer des billes ,nos vedettes politiques n’ont vraiment peur de rien !!! ceux sont réellement des crapules qui organisent la mort de nos plus belles industries , il est passé ou le pognon , les subventions , il est ou tout ce pognon tous ces milliards d’euros ???? dans les poches de mes copains lobistes .Quelle supercherie , ah ils ne sont bons qu’à ruiner notre pays .

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  • En l’occurence, ce n’est pas tant EDF qu’il s’agit de sauver, malheureusement, mais le nucléaire, hélas !
    Quand on passe commande de 6 EPR sur la seule foi de leur échec mondial, on sait que l’on va avoir besoin de beaucoup d’argent alors il faut organiser le pillage des français pour payer ce qui ne rendra jamais la valeur de son investissement.

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  • Je cite ds le texte les 2 vérités suivantes
    « L’énergéticien d’Etat reste le contre-exemple de l’Allemagne »
    « la Commission européenne (sous le dictat de l’Allemagne), a été dans son obsession d’interdire au nucléaire d’EDF l’accès aux ressources financières indispensables à son développement,
    Un petit rappel intéressant pour enfoncer le clou contre l’incompétence des « dirigeants » nationaux et européens :
    La situation de dépendance totale de l’Europe au gaz n’est pas du fait de poutine. La force de la Russie réside dans sa situation de fournisseur de ressources fossiles indispensables. Cette situation aurait du être envisagée avant, car toutes les données du problème étaient déjà connues.
    Par ailleurs, souvenons nous du moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste en France voté par nos députés en 2011 et confirmé en 2013 par le Conseil constitutionnel, qui a interdit pratiquement l’exploitation de cette source d’énergie alors que les réserves du sous-sol français estimées par l’agence américaine de l’information sur l’énergie nous assureraient 80 ans de consommation actuelle (source). Actuellement, la France achète du gaz de schiste américain au lieu d’exploiter ses propres réserves. On ne voit pas très bien les avantages de cette situation. En revanche, les inconvénients sont évidents…
    Ces constatations nous amènent à conclure qu’une fois encore, les politiques ont failli dans la mission consistant à prévoir l’avenir, et à prendre les mesures adéquates pour assurer tout simplement la sécurité des Français. Cette énorme erreur devrait interroger sur les autres mesures que veulent nous imposer ces mêmes politiques concernant l’énergie et le climat : ils viennent en effet de nous montrer à quel point ils peuvent se tromper dans leurs estimations des risques. Il serait utile de ne pas les laisser refaire les mêmes erreurs.

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  • J’ai modifié le SR post pour plus de vérité
    il s’agit de sauver, malheureusement, les ENR intermittents, hélas !
    Quand on passe commande d’autant de renouvelables sur la seule foi de leur échec allemand voire mondial, on sait que l’on va avoir besoin de beaucoup d’argent alors il faut organiser le pillage des français pour payer ce qui ne rendra jamais la valeur de son investissement.

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      • Cher M. Rochain,
        Une fois encore vous faites une grosse confusion, excusable vu votre manque flagrant de culture sur le domaine complexe de l’énergie.
        Mais vous savez, comme la confiture, la culture moins on en a, plus on l’étale !
        Pour corriger vos propos sur l’Allemagne, « qui nous sort du blackout tous les jours » : il est exact que transitoirement nous importons de l’électricité allemande, le temps de supprimer les traces de corrosion découvertes à l’occasion des révisions de réacteurs. Mais c’est de l’électricité produite avec du charbon que nous achetons, pire, avec du lignite, qui non seulement aggrave le dérèglement du climat, mais provoque des milliers de cancers des poumons en UE.
        La relance du nucléaire par le président Macron en fin de mandat est une bonne nouvelle, mais elle est trop tardive et il faudra attendre la prochaine décennie pour retrouver une bonne marge dans cette technologie.
        Et quand nous aurons reconstruit cette marge, on pourra observer l’Allemagne et les pays qui auront choisi des moyens intermittents associés à du gaz (lequel, vu que la Russie ferme les robinets ?). Ils nous réclameront d’abord des MWh pour éviter la pénurie, mais aussi des « services système » c’est à dire de quoi compenser les fluctuations aléatoires de leurs éoliennes et éviter les blackouts quotidiens.
        Désolé pour la longueur de l’explication, il me faut bien faire de la pédagogie !

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        • Studer, votre ignorance n’a d’églae que votre prétention.
          Nier l’échec mondial de l’EPR comme la faillite du nucléaire ancien est un aveu de mauvaise foi ou de simple bétise.
          Cet apport de nos voisin supposé dans vos propos de n’être que ponctuel va en s’emplifiant de mois en mois à la mesure de la vitesse à laquelle nos réacteurs tombent en panne. Contrairemet à ce que laisse entandre comme cause la désorganisation de la mainrtenance du parc lié au COVIT 19 je vous rappelle que nous sommes en 2022 et donc le fonctionnement normal devrait aller vers le mieux en mieux mais de 10 à 15 réacteurs en panne en 2020 puis 15 à 25 en 2021 nous en sommes à 25 à 30 donc dans le sens d’une dégradation du service qui ne s’acorde pas avec l’éloignement de la cris covid.
          Sans doute n’avez vous pas non plyus remarqué que seuls les réacteurs français sont atteint de cette maladie corrisive ?
          Sans doute sommes nous victime d’une malédiction céleste, à moins que nous n’utilisiuons pas nos réacteurs comme les autres pays nucléaridés un peu moins vaniteux de leur nucléaire.
          Mais votre croyance n’est manifestement pas préte à se mesurer à la réalité; et pour vous le monde entier se trompe sauf la France.
          C’est certainement aussi mon ignorance qui le fait dire que Macron a passé commande de 6 EPR sur la seule fi de son échec mondiale, et aussi mon ignorance qui constate que nos engagements de la cop 21 de 2015 à avoir opérationel en 2020 la puissance de 6 GW ofsshore dont nous n’avons toujours que zéro en 2022, et enfin mon ignorance me pousse à certainement invanté notre condamnation à 500 millions d’euros d’amande pour irrspect de nos engagments. Bref mon ignorance semble infini face à votre grande connaissance de l’état de nos moyens de production d’électricité, passés, présents, et futur, car nos importations quotidiennes massives depuis nos voisins ne sont aussi que le produit de mon immagination conjuguée à celle de RTE qui raconte donc n’importe quoi :
          https://www.rte-france.com/eco2mix/les-echanges-commerciaux-aux-frontieres

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          • Ben oui, vous parlez avec un parti-pris incroyable sur un sujet (le nucléaire et l’énergie en général) sur lequel vous n’avez aucune expérience. Reprenons :
            EDF a bien 12 réacteurs arrêtés pour éliminer des points de corrosion, ce qui fait que la France importe actuellement de l’électricité (de l’Allemagne notamment) alors que jusqu’à présent on exportait. Mais attendez cet hiver, quand ces 12 réacteurs seront à nouveau en service et que nos amis allemands, privés du gaz de Poutine, seront obligés de remettre en marche leurs vieilles centrales au lignite, pour vous faire une idée sur qui est vertueux.
            Quant aux centrales nucléaires étrangères qui ne semblent pas atteintes par ce phénomène par ailleurs très localisé, soyez patients : on saura bien un jour. N’étant pas de la partie, vous ne vous souvenez probablement pas d’une « affaire » tout à fait similaire datant des années 90, où la découverte de corrosion dans des traversées de couvercles de cuves de réacteurs français avait conduit à réparer la quasi-totalité de ceux-ci. Nos amis américains, moins scrupuleux que nous, ont fini par aller voir quelques années après, et vous trouverez la suite sur le net.
            Enfin, oui le Juge a condamné la France à une amende de 500 M€ pour « inaction climatique ». Pour votre gouverne, cela signifie que nos émissions de CO2 n’ont pas assez été réduites. Devinette : à quoi pourraient servir des éoliennes offshore dans un mix électrique qui n’émet quasiment pas de CO2 ???
            Curieusement nos amis allemands dont le mix électrique est infiniment plus carboné que le nôtre ne sont pas inquiétés par leur système judiciaire, et la CJUE semble ne pas s’intéresser au sujet. Il est vrai que les Allemands ont beaucoup investi dans les instances européennes, lesquelles ont bien failli refuser le label vert au nucléaire et l’accorder au gaz, un comble écologique !!!)
            Bien cordialement

          • Voius prétendez savoir de qiuoi vous parlez avec vos 12 réacteurs corrodés ?
            Informez vous ailleurs qu’au zinc du bistrot du coin si vous voulez discuter avec ceux qui savent de quoi ils parlent, ce sont 29 réacteurs qui sont les bras en croix au bord de la route…. quand vous aurez compris ça on pourra peut etre discuter !
            https://nuclear-monitor.fr/index.html#/

  • Le dogmatisme de l’UE en matière de vertu selon elle indiscutable de la concurrence tous azimuts ou la stupidité, notamment d’écolos bornés, et plus probablement les deux, font qu’en matière d’énergie, l’Europe entière s’est mise dans une situation qu’aucun de ses ennemis n’aurait pu espérer.
    La France macroniste, qui veut pourtant être la meilleure élève européenne, grâce à ce qui reste du nucléaire, ne s’est pas mise dans la situation la plus défavorable. Mais si la situation actuelle ouvre enfin les yeux sur la nécessité d’un secteur énergétique, dans le domaine électrique tout particulièrement, mis à l’abri de règles européennes stupides, hosanna !

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      • « Il n’y a pas de doute… Vous êtes bien dans le dogmatisme »
        Et c’est Rochain qui parle, notre spécialiste en la matière, qui refuse toujours de réfléchir aux conséquence de l’intermittence des éolien et solaire.
        Désastreux.

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        • Guéret ne vie plus depuis qu’il s’est aperçu que son cœur avait un battement intermittent

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    • @Rochain,
      Arrêtez de parlez d’un sujet que vous ne maîtrisez pas, sauf pour faire de la polémique inutile et stupide.
      Je vous explique une fois encore, pour vous éviter de sombrer plus profondément dans le ridicule : SEULS 12 réacteurs sur 56 ont été arrêtés par précaution pour contrôler et éliminer (le cas échéant) des points de corrosion détectés en un endroit bien précis. L’ASN (autorité de sûreté nucléaire), probablement l’un des plus pointilleuses au monde, vient de valider le programme de contrôle de ces 12 réacteurs, et il est probable qu’ils seront à nouveau disponible pour aider la France à passer l’hiver.
      Ce ne sera pas forcément sans contraintes pour les consommateurs, le Covid ayant ralenti le programme de révision périodique des autres réacteurs, au moment d’ailleurs où ce programme est d’une ampleur exceptionnelle, puisqu’il s’agit de remplacer de nombreux composants importants afin de permettre aux réacteurs de fonctionner jusqu’à 60 à 80 ans.
      Mais ce n’e sera rien à côté des contraintes de beaucoup de nos voisins comme l’Allemagne, qui ont préféré les éoliennes intermittentes et le gaz (russe, de surcroît !), au nucléaire, qui est pourtant un gage d’indépendance énergétique et de protection de la planète contre les émissions polluantes et qui dérèglent le climat.
      Bref, même un peu malade, le nucléaire sauvera la France d’une récession à laquelle n’échapperont pas les pays qui ont sombré dans l’écologisme. Le comble étant que pour limiter les dégâts, ils redémarrent d’antiques centrales au charbon, la pire solution pour nos poumons et notre planète !

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      • Mais oui Studer… 12 seulement sont arrêtés pour corrosion, on est bieb d’accord… Mais les 17 autres également arrêtés. C’est les remplaçants qui attendent sur le banc de touche ?
        Vous êtes sur de connaître l’état du parc nucléaire ?

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  • Ce n’est pas la soi-disant « perte de compétence » qui à entraîné une durée de seize ans avant que Chooz B-1 puisse être mis en service en mai 2000. Quarante-deux réacteurs étaient encore en cours de construction ou d’essais lors du lancement de sa construction en janvier 1984.

    Mais on a voulu faire plus gros, avec un nouveau modèle.

    La fermeture de Fessenheim, qui n’avait pas été mis aux nouvelles normes de sécurité, a été anticipée par une augmentation de la production annuelle d’électricité renouvelable.

    Si après plus de soixante ans de développement le nucléaire a encore besoin de subventions ou autres aides indirectes (peu connues), c’est qu’il n’a aucune viabilité économique.

    Le coût complet de production de l’électricité du nucléaire ancien est de 60,8 à 68,5 €/MWh, selon le périmètre pris en compte dans le calcul pour les investissements (Cour des comptes).

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  • Bien avant son arrêt, la production de Fessenheim a été compensée par la croissance de la production annuelle d’électricité de l’éolien et du photovoltaïque, deux énergies renouvelables parmi d’autres.

    Au cours des dix ans qui ont précédé la fermeture de Fessenheim, la production moyenne des deux réacteurs était de 10,4 TWh/an. En préalable à cette fermeture, la production annuelle d’électricité solaire et éolienne a augmenté de 12,5 TWh entre 2017 et 2019.

    D’un autre côté, la « falaise nucléaire » approche. La plupart des réacteurs ayant été construits sur une courte période de temps, ils arriveront tous à la limite de sécurité de leur cuve sur un période de temps aussi courte.

    Pour éviter cette « falaise », il faut étaler dans le temps la fermeture des réacteurs actuels et développer fortement les énergies renouvelables, car il est bien évident que d’autres réacteurs nucléaires ne pourront jamais être construits au même rythme que dans le passé.

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  • Macron et Le Maire se vivent comme des soldats du néolibéralisme mondialisé qui doit sauver la France de ses archaïsmes. Ils ne vont pas se transformer par miracle, ils ne s’opposeront pas à la religion de la concurrence voulue par Bruxelles, ils partagent la même foi. Ils font ce qui était indispensable à la relance du nucléaire, nationaliser la dette et le nucléaire. Pour le reste il y aura probablement un projet Hercule bis. Le « service public à la Française » est tout autant détesté par Macron que par Bruxelles, ne nous faisons pas d’illusion.Tout est un peu bloqué par l’indispensable réforme du marché européen de l’énergie pour laquelle aucun consensus n’existe en Europe et on voit que notre gouvernement n’a même pas essayé de négocier comme l’Espagne quelques entorses à la règle européenne, ce qui serait sans doute très facile dans la panique ambiante. Nous étions il y a peu exportateurs net d’électricité et c’était la moins chère d’Europe, retrouver cette situation ne se fera pas en 6 mois et il faudrait qu’EDF retrouve rapidement des compétences et remédie à ses graves errements techniques.On peut rêver…..il faut rêver! Mais……

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    • Macron comme Le maire et ce gouvernement nucleophile ont bloqué le développement des renouvelable depuis la cop21 pour faire le lit d’un nucléaire qui n’arrive pas. C’est ce qui nous vaut une amande de 500 millions d’euros pour non respect de nos engagements… Et pour faire plaisir à une faune nucléaire et capter leur voix, Macron a commander la construction de 6 EPR sur le seul constat de son échec mondial, mais il s’ en fiche pas mal, il a été élu et il ne sera plus là quand la catastrophe éclatera. c’est la triste réalité, nous sommes entrés dans une période qui va être dramatique et on évoquera tours tant le Covid que la guerre d’Ukraine et tout autres évènements qui n’auront pas plus à voir avec cette décision désastreuse.

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  • Pour l’indépendance énergétique, dans la production d’électricité en particulier, soit il faut abandonner le nucléaire, soit il faut ouvrir de nouvelles mines d’uranium en France et produire trois fois plus chaque année qu’au maximum de 1990, avec ses 2.840 tonnes d’uranium.

    Production qui, à l’époque, ne suffisait déjà pas pour répondre à la consommation des réacteurs.

    On sait qu’il reste 22.000 tonnes d’uranium dans les mines fermées, uranium qui n’était pas économiquement exploitable à l’époque. Le coût actuel ne serait sans doute pas davantage compétitif. Quant à trouver d’autres gisements économiquement exploitables en France, avec quelle production annuelle et pendant combien de temps, c’est une autre affaire.

    Les réserves de gaz de schiste étaient estimée comme considérables en Pologne aussi. Après quelques expérience de forage, l’aventure s’est terminée car la réalité s’est révélée : très faible ressource et coût de production rédhibitoire. Sans compter le désastre environnemental d’une telle production.

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    • @Marguerite : Toujours la même rengaine. L’indépendance énergétique est une notion liée aux énergies fossiles et n’a pas grand sens avec le N. Le coût des importations ne représente que quelques % des coûts du N, c’est insignifiant, d’autant plus que les stocks de combustible sont de plusieurs années de fonctionnement, ce qui met la France à l’abri d’une crise ou d’un embargo. Cerise sur le gâteau, la filière nucléaire est exportatrice, ce qui couvre largement l’importation du minerai.

      On ne peut par contre pas en dire autant des ENRi qui, selon la Cour des comptes, présentent un très mauvais taux de couverture de seulement 50%. Sur les 120 G$ dépensés ou budgétés pour produire quelques % d’une mauvaise électricité, 50% (60 milliards d’€, une paille) partent pour faire travailler les autres… Belle indépendance.

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      • Margot : « L’indépendance énergétique est une notion liée aux énergies fossiles et n’a pas grand sens avec le N ».

        Quand on importe de l’uranium ce n’est pas de l’importation, car pour l’uranium on a un autre mot : insignifiant
        L’insignifiance en monnaie tourne autour de 500 millions à un milliard d’euros et comme c’est secret on ne sait pas trop.
        Et l’insignifiance en masse c’est 9000 tonnes importées qui a nécessité d’extraire, concasser et filtrer 10 millions de tonnes de minerais…….chez les autres.

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  • Bonjour,
    Oui il n’y a pas plus mauvais gestionnaire que l’état.
    Nos dirigeants vont finir par comprendre des évidences mais ils ne peuvent pas nous le dire :
    1- Pour les besoins en énergie en général :
    – Le niveau de vie d’un peuple dépend directement de sa consommation d’énergie.
    – Puiser dans un stock fini d’énergies fossiles à ses limites à plus ou moins longue échéance.
    – Environ 80 % de l’énergie consommée provient des énergies fossiles
    – Le passage au tout électrique va prendre plusieurs décennies avec baisse du niveau de vie.
    2- Pour la fourniture d’énergie électrique soit environ 25% de toute l’énergie consommée :
    – Multiplier les installations d’EnRi (éoliennes et solaires) par 2 ou par 10 donne le même résultat quand il n’y a pas de vent ou de soleil. La production tend alors vers presque zéro.
    – Le stockage d’énergie électrique à la hauteur des besoins n’est pas pour demain.
    – Les EnRi sont des investissements en double car il faut bien les installations d’énergies pilotables pour compenser les longues périodes sans vent et sans soleil.
    3- Dans le domaine de la Politique :
    – Les états qui peuvent dominer le monde sont ceux qui disposent de l’énergie fossile disponible le plus souvent sur leur sol.
    – Les états qui ne peuvent plus disposer d’énergie fossile se dirigent vers de gros problèmes sociaux.
    – Quand certains états comme l’Allemagne (charbon) la Hollande (Gaz) l’Angleterre (pétroles) ou d’autres auront épuisé leur stock d’énergie il n’est pas sûr qu’ils pourront être toujours aussi fier de leur industrie (et de leur niveau de vie).

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    • Et toujours cette tzngzine de primitif qui s’imagine que quand il n’y a pas de vent au bout de son nez il n’y en a nulle part même chose pour la Soleil… Et le reste a l’ave. Nznt… Prompte à souligner que le fossile a une limite avec son épuisement mais qui s’imagine que l’uranium est éternel…… Quelle incohérence.!

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      • J’ai peur de faire partie de cette tzngzine, mais je n’en suis pas Nznt. Pourriez-vous nous expliquer un peu de quoi il s’agit ?

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        • Il s’agit simplement de votre rengaine et le reste de votre message à l’avenant….. sur un clavier de téléphone dont les touches font le quart de la surface du bout de mon doigt

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  • Dans l’un de ses scénarios pour 2050, RTE prévoit une capacité de 136 GW d’éolien (terrestre et en mer) et de 208 GW de photovoltaïque, sans aucun nucléaire.

    Curieusement, RTE ne prévoit pas 344 GW en « installations d’énergies pilotables » (136 + 208) pour les « longues périodes sans vent et sans soleil ».

    La seule chose prévue, en dehors des diverses énergies renouvelables, c’est 29 GW de thermique décarboné (biogaz …) dont l’utilisation sera d’ailleurs assez limitée.

    Malgré ses très nombreuses simulations horaires, RTE n’a pas trouvé de « longues périodes sans vent et sans soleil » suffisantes pour justifier de les doubler, à capacité égale, par d’autres installations.

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    • Ce en quoi ils ont parfaitement raison comme le démontrent les cartes vent de
      https://www.meteorama.fr/vent/
      Que j’enregistre depuis maintenant un an et demi patiemment chaque jour tout en affinant le logiciel d’analyse que je développe pour démontrer statistiquement que la France et ses eaux territoriales sont bien ventés en permanence et que c’est longs anticyclones sans vent sur tout le territoire dont les nucléophiles nous rabattent les oreilles ne sont que légendes fabriquées de toutes pièces pour dénigrer l’éolien. D’ailleurs, j’y ai découvert que durant les anticyclones, plus on va vers la périphérie plus ces zones sont ventées de façon régulière sans variation de vitesse pour une même distance au centre du phénomène. Je suppose que météo-France dispose déjà de ces données

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  • On trouve mieux pour étudier la production d’une installation éolienne, sur terre et en mer, partout en France et avec différentes éoliennes déjà en service :
    https://www.renewables.ninja

    C’est un outil développé par le « Imperial College London » et l’École polytechnique fédérale de Zurich « ETH Zürich ».

    Par exemple, bien que la turbine Vestas V164-10 de 10 MW qui équipera le site expérimental de Gruissan ne soit pas dans la liste, on peut déjà se faire une idée du productible en face de Port-la-Nouvelle.

    Pour s’en approcher, on peut prendre une Enercon E126 7500 de 7,5 MW.

    On peut aussi estimer la production de Floatgen (2MW), la première éolienne flottante expérimentale française , sur le site d’essai du SEMREV au large du Croisic en Bretagne.

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    • Ce n’est pas les rendements d’eoliennes que j’étudie. C’est le régime des vents selon leurs localisations, leut puissance et leurs simultanéités ce qui ne dépend pas des éoliennes elles mêmes. C’est en fonction de certaines de ces caractéristique qu’il faut choisir les éoliennes les plus adaptées à chacune des situations.

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  • Alain Desgranges écrit toujours les mêmes arguties, inepties et données erronées puisqu’il fait du lobbying pour son secteur le nucléaire et ne recherche pas la vérité des faits. Exemples parmi d’autres :

    – comparaison des prix allemands et français de l’électricité sans distinguer les taxes ni leurs retombées favorables respectives (l’Allemagne a notamment grâce à ces taxes une meilleure efficacité et sécurité énergétique et elle exporte bien plus que nous dans ce domaine : il faut faire des bilans « complets » : aspects négatifs mais aussi positifs sinon toute « tribune » est inutile)
    – non prise en compte des énormes retombées financières notamment à l’exportation du mix allemand comparé aux nôtres. Leur transition est déjà remboursée. La nôtre va encore durer longtemps et coûter très cher : Alain Desgranges critique le système allemand mais les allemands eux s’inquiètent du coût et des délais de notre transition. Le choix du gaz n’avait rien à voir avec les renouvelables qui n’ont pas besoin techniquement de « gaz importé » mais qui est relatif aux relations industrielles de certains responsables et corporations allemands avec la Russie comme nous en avons entre autres avec Rosatom qui est un complexe industriel pas seulement civil mais « militaire » et encore plus menaçant le cas échéant pour nous que le gaz pour les allemands
    – non prise en compte de la décarbonation plus importante des très importantes exportations allemandes dans les renouvelables dans le monde entier comparé à nos EPR qui ne se vendent guère et tardent à entrer en opération (le climat ne regarde en effet pas avec le bout de lorgnette d’Alain Desgranges rivé sur quelques données du nucléaire et pas sur les aspects complets et globaux)
    – absence d’analyse objective critique complète du système énergétique « tout nucléaire » français (ex-monopole) à l’origine d’une gabegie énergétique (et de mise à l’écart historique des autres technologies et approches décarbones) et de quelques 8 millions de personnes en précarité énergétique « électrique » (voir par exemple coefficients de performances comparés du solaire thermique et CSP associé aux réseaux de chaleur-froid avec stockages inter-saisonnier et impacts favorables sur l’eau : le modèle nucléaire + initialement grilles pain puis pompes à chaleur de faibles coefficients de performance et avec des fluides hyper réchauffant n’a jamais été ce qui peut se faire de mieux ni techniquement ni économiquement mais çà rapportait beaucoup à EDF et donc à Alain Desgranges qui a ainsi le temps à la retraite de nous écrire des publi-reportages ! )
    – les risques de coupure d’électricité l’hiver vont de pair avec notre thermosensibilité record du monde par l’ancien système très déséquilibré mis en place
    – analyse erronée de l’endettement d’EDF qui est antérieur à la taxonomie verte (investissements en Amérique latine dont Argentine, coûts et courbe en U du nucléaire etc)
    – tromperie des investisseurs et épargnants sur les natures différentes du nucléaire et gaz comparés aux renouvelables recyclables pour les introduire dans la taxonomie verte alors que les 2 premières ne justifient pas d’une couleur verte mais au mieux grise
    – émissions de C02 du nucléaire (à partir d’études du CEA puis d’EDF donc non totalement indépendantes et dans la démarche scientifique de revue par les pairs) sans tenir compte ni rappeler la dégradation dans le temps de l’exploitation des mines (pourtant citée dans les études scientifiques sur le sujet et qui rendra à terme le nucléaire très émissif avant un éventuel passage aux RNRs) ni des impacts émissifs des aspects géopolitiques nécessités par des présence militaires et plus dans des pays où se trouvent nos importations d’uranium
    – sans tenir compte non plus des longs délais de déploiement du nucléaire pourtant cité par de nombreux scientifiques comme moins favorables au climat ni citer les autres problématiques associées
    – sans intégrer le fait que le complexe militaro-industriel russe Rosatom détient environ 60% du marché nucléaire avec toutes les dépendances, influences etc qui vont avec alors que l’on ne maîtrise toujours pas ni les coûts ni les délais des EPR, technologie déjà dépassée dont on a peu d’espoir d’en vendre beaucoup (d’où le choix des SMRs) sur un marché très limité par la concurrence qui capte l’essentiel du marché comparé à la France et ses perspectives (avec un bilan d’émissions probablement plus dégradé pour les SMRs d’après les récentes études sur le sujet)
    – prétendue réponse « à tout moment » aux besoins du réseau quand il faut au minimum 1/2 heure pour un EPR quand quasiment tous les stockages associés aux renouvelables répondent à tous les aspects réseaux
    – non prise en compte des quelques 300 technologies de stockage LDES (Long duration energy storage) dont une centaine en cours de déploiement et donc certaines sont « carbone négatives » donc mieux encore que le nucléaire avec des temps de réponse réseau en millisecondes
    – non prise en compte d’éoliennes neutres voire négatives en carbone (Modvion/Vestas/Siemens Gamesa : bois + béton négatif en carbone ni du solaire organique : seulement 1kg de matière utile sur une base à 90% carbone entièrement recyclable pour couvrir un stade olympique et capacités de production mensuelle équivalente par machine (une usine peut en compter une centaine) à la capacité d’un réacteur nucléaire : vous voulez faire la course avec les solutions qui décarbonent le plus vite avec votre « canasson nucléaire » ?! )
    – non prise en compte des technologies de capture carbone de l’océan (beaucoup plus efficaces que celles de l’air) pour lesquelles l’éolien offshore est bien placé pour çà sans réchauffer l’eau des mers quasi fermées
    – pourquoi EDF ex monopole devrait-il bénéficier (encore ?) d’un statut privilégié en Europe comparé aux autres entreprises du secteur énergétiques qui se sont adaptées ?
    – pourquoi EDF a-t-il bénéficié d’un statut de monopole depuis 1946 et est à nouveau soutenu à 100% par l’Etat quand les autres opérateurs n’ont eu que quelques années pour pouvoir investir dans des moyens de production d’énergie (certains abusent il est vrai mais plusieurs ont une approche adéquate, il suffit juste de contrôler le secteur)
    – prétendre que la France va recouvrer son indépendance et réduire ses émissions avec le nucléaire quand il est amplement concurrencé par les renouvelables et le stockage et qu’il ne dispose pas d’un marché important dans le monde comme précité et que les perspectives du nucléaire dans le mix électrique mondial sont au mieux de 8 à 12% à horizon 2050 est encore un pronostic qui s’écarte des réalités en cours
    – on a vu en outre à quoi sert le nucléaire en Ukraine qui est un lieu de stockage d’armements, est impossible à défendre et comporte des risques très durablement majeurs qu’il est pourtant utile d’éviter quand on a un voisin russe qui n’a jamais eu aucune notion de géographie ni de frontières
    – que ce soit l’Etat ou d’autres groupes le nucléaire privé aux Etats-Unis par exemple a des problèmes économiques similaires donc pas besoin de prendre les lecteurs pour des idiots !
    – Etonnant en outre de voir le nombre de pays et Etats qui passent aux 100% renouvelables en Europe, Etats-Unis dont Californie 5e puissance économique mondiale quand nous sommes 7e etc

    L’énergie et pas seulement doit s’aborder dans l’ordre : sobriété, efficacité énergétique, renouvelables recyclables (y compris régional/local) et au pire nucléaire si aucune solution n’est possible mais ce n’est pas le cas jusqu’à présent nulle part sauf dans l’espace alors pourquoi gaspiller la ressource quand elle est plus utile dans le médical, le spatial etc

    Etonnant aussi de voir que les opérateurs impliqués sur le marché de l’électricité, et alors que nous avons pris beaucoup de retard dans les renouvelables, n’ont guère confiance dans les perspectives de notre « fleuron énergétique » pour l’hiver prochain et plus, l’Allemagne s’en sort mieux (et on savait depuis plusieurs années que la période 2021-2025 serait critique en France) :

    Le régulateur de l’énergie CRE a constaté des prix “extrêmement élevés” pour l’électricité en France l’hiver prochain et a indiqué qu’il allait interroger les acteurs du marché français

    Les prix ont ainsi “presque doublé en quelques semaines”: l’électricité pour livraison au quatrième trimestre de 2022 valait plus de 800 euros le MWh ces derniers jours alors que c’était encore moins de 500 euros durant la première quinzaine de juin, un niveau déjà très élevé.

    Cette flambée s’explique en partie par une double crise sur les marchés: la crainte d’un arrêt des livraisons de gaz russe à l’Europe depuis l’invasion de l’Ukraine et des arrêts de réacteurs nucléaires en France en raison de problèmes de corrosion notamment.

    Mais les prix en France ont plus grimpé que chez ses voisins – notamment l’Allemagne – alors même qu’elle bénéficie d’un meilleur approvisionnement en gaz, dont les prix affectent par ricochet ceux de l’électricité.

    La CRE note que les prix à terme en France “reflètent soit des anticipations de forte pénurie, soit une prime de risque élevée sur le marché de l’électricité français, et vraisemblablement la conjonction des deux”.

    “Dans ce contexte, outre la prolongation de ses actions de surveillance renforcée des marchés, la CRE va interroger formellement les acteurs de marché sur leurs stratégies et leurs anticipations pour l’hiver 2022-2023”.

    Pour préciser ce qui attend exactement la France l’hiver prochain, le gestionnaire du réseau RTE doit quant à lui publier à l’automne une nouvelle version de ses prévisions pour le “passage de l’hiver” électrique

    Ironie de l’histoire, il est devenu plus rentable de s’éclairer à la bougie qu’au nucléaire !

    https://www.cre.fr/Actualites/hausse-des-prix-pour-l-hiver-prochain-la-cre-interroge-les-acteurs-de-marche-sur-leurs-strategies-et-leurs-anticipations

    .

    Répondre
    • ANALYSE des plus fines.
      On peut citer par exemple le prix spot de l’électricité française comparée au même prix spot de l’électricité allemande toujours moins cher et bien visible sur éco2mix données de marché. ou encore le rapport Europe 2020 figure 3 page 9 qui distingue bien la fourniture, le transport et les taxes :
      https://www.connaissancedesenergies.org/sites/default/files/pdf-pt-vue/Rapport%20Union%20de%20l%27%C3%A9nergie%202020.pdf
      On voit bien que dans chaque catégorie, la France est toujours dans la moitié des plus chers, que ce soit fourniture seule (ce qui souligne la technologie qui permet de produire de l’électricité au prix le plus bas), ou rendu compteur du client, ou enfin, sur le net à payer de la facture.

      Répondre
    • @Energie+ : La concision présente des avantages, et vous devriez y penser. Impossible de reprendre à tous vos points, mais quelques-uns, tout de même.
      1) Exportations allemandes : certes, elles devraient être intégrées dans le bilan GES, mais ça ne changerait pas beaucoup le portrait entre la France et l’Allemagne et ne réduirait pas l’énorme différence entre l’empreinte carbone du mix français et allemand (500 % de différence, en faveur de la France, pour une fois).
      2) «Le choix du gaz n’avait rien à voir avec les renouvelables qui n’ont pas besoin techniquement de « gaz importé »». Ah bon ! Allez donc dire ça aux Allemands et expliquez-leur comment résoudre leur dépendance au gaz et au charbon, ils seront heureux d’avoir enfin une explication.
      3) Gabegie énergétique : certes, la vitrine de l’EPR est poussiéreuse, mais les 121 G$ dépensés dans les renouvelables (source : Cour des comptes / Le Monde) en sont une autre pour seulement quelques % d’une électricité de piètre qualité alors que pour moins que ça, la France a bâti toute son infrastructure nucléaire (70% d’une électricité de qualité).
      4) EPR qui ne se vendent guère : 4 au RU, 2 en Chine, 1 en Finlande, malgré leurs déboires, le portrait n’est pas si mauvais. Comparez donc avec les exploits des ENRi : d’après la Cour des comptes, le taux de couverture des ENRi en France montre un très mauvais taux de 50% (donc sur les 121 G$ dépensés, 60 partent en Chine (ou ailleurs). Bel exploit.
      5) Vert ou gris : quels sont vos critères ? Un nucléaire « gris » à 6 g/kWh vaut mieux que des ENRi « vertes » à 250 g/kWh, comme le montrent des exemples réels chez tous ceux qui ont investi dans les ENRi.
      6) Ne vous en déplaise, les dernières émissions du N fournies par EDF (3,7 g) ne sont pas remises en question par les études sérieuses (ADEME = 6g, GIEC = 12g…). Et l’extraction minière est incluse dans leur ACV.
      7) Rosatom, 60% du marché nucléaire ? Vos sources ?
      8) 300 technologies de stockage (certaines carbo négatives) : on a hâte de voir ça.
      9) Statut privilégié d’EDF en Europe : vous avez une manière intéressante de voir les choses… Plutôt l’impression que l’Europe se comporte en fossoyeur avec EDF.
      10) Californie en 100% renouvelable : perdu là aussi ! ElectricityMap dément vos espoirs : la source principale en Californie est… le gaz, et leur empreinte carbone et bien plus mauvaise que celle de la France (malgré pas mal de solaire).
      11) Éclairage à la bougie : heureusement que le N est là pour vous permettre d’écrire toutes vos sornettes.

      Répondre
  • Toujours la même désinformation avec les fameux « 121 G$ dépensés dans les renouvelables ».

    Cela n’a rien à voir avec la réalité. Ce montant n’a pas été dépensé, puisqu’il s’agissait d’une estimation du soutien aux énergies renouvelables jusqu’en 2044, sur la base du prix de marché de l’électricité estimé pendant vingt à trente ans.

    Le prix du marché est de 185 €/MWh en moyenne depuis juin 2021, avec des valeurs mensuelles variant de 74 € à 248 € en passant par 295 €/MWh en mars 2022.

    Avec leur tarif de référence de 60 à 65 €/ MWh pour l’éolien terrestre et de 55 €/MWh pour le photovoltaïque des grands parcs, ceux-ci apportent une contribution très importante au budget de l’État.

    En effet, étant en complément de rémunération, ils reversent à l’État la différence entre le prix du marché et leur tarif de référence. Par exemple, 191 €/MWh en juin 2022 pour les parcs photovoltaïques.

    Une petite installation PV de 3 kWc sur le toit d’une maison, en simple tarif d’achat et au tarif le plus cher ne coûte rien non plus à l’État. Mais il semble qu’EDF empoche la différence avec le prix du marché.

    A noter que le prix du marché de l’électricité de l’électricité est très supérieur en France à celui de l’Allemagne et d’autres pays.

    Répondre
  • Au sujet des EPR, la construction de celui d’Olkiluoto (le vrai « prototype ») a commencé en août 2005 (2,5 ans avant F-3). Connecté récemment, il n’entrera pas en service commercial avant décembre 2022, si les essais se passent bien.

    L’EPR de Flamanville-3, dont la construction a commencé en décembre 2007, devait officiellement être mis en service en juin 2012 pour un coût « overnight » (hors frais financiers) de trois milliards d’euros. Toujours se méfier de annonces officielles, surtout en matière de nucléaire.

    Les EPR chinois ont été construits largement hors délai (103 et 110 mois) et hors budget. Taishan-1 est en panne depuis août 2021 et le problème pourrait concerner la conception de la cuve.

    Seulement deux EPR sont en construction en Grande-Bretagne, à Hinkley Point.
    Pour Sizewell, EDF ne prendra pas de décision d’investissement avant 2023. Le problème du financement reste entier et le coût de construction est déjà estimé à celui de Hinkley Point.

    Pour mémoire, EDF annonçait en 2008 que le premier EPR britannique entrerait en servie fin 2017. Nouvelle date : 2026.

    Le tarif d’achat actualisé du nucléaire EPR etait de 115 £/MWh en 2021, équivalent à 135 €/MWh.

    Répondre
    • C’est toutefois sur ce triste constat que Macron a décidé de commande 6 de ces machines à faillite ! Y a t’il, même ici, plus nucleophile que lui ?

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