La branche réacteurs d’Areva, intégrée à EDF, redevient Framatome

L’ex-branche réacteurs d’Areva, officiellement passée dans le giron d’EDF depuis le début de l’année, est rebaptisée Framatome, nom d’une des deux entités dont la fusion en 2001 avait donné naissance au groupe Areva, a annoncé la société jeudi.
Depuis le début de l’année, et après de longs mois de discussions et de concrétisation, la société est désormais détenue par EDF (75,5%), le groupe japonais Mitsubishi Heavy Industries (19,5%) et le groupe français d’ingénierie Assystem (5%).
Avec 14.000 salariés dans le monde, Framatome regroupe des activités de conception de centrales nucléaires, de fourniture des équipements de la chaudière nucléaire ou encore de maintenance des réacteurs, détaille la société dans un communiqué.
Elle reste dirigée par Bernard Fontana, nommé président du directoire, tandis que Philippe Braidy, jusqu’ici en charge notamment des finances et de la stratégie de la branche réacteurs d’Areva, a été nommé directeur général, lors d’un conseil de surveillance réuni jeudi.
Avec le choix de ce nom, Framatome mise sur “l’expertise et l’expérience” et un” marque reconnue à l’international”, a précisé un porte-parole à l’AFP.
En 2001, la Franco-américaine de constructions atomiques (Framatome) avait fusionné avec la Compagnie générale des matières nucléaires (Cogema) pour donner naissance au groupe nucléaire Areva, censé porter les ambitions à l’international de la filière française de l’atome sous la houlette d’Anne Lauvergeon.
Mais la catastrophe de Fukushima au Japon en 2011 qui a figé le marché mondial de l’atome, les déboires du chantier du réacteur EPR d’Olkiluoto en Finlande, le fiasco de certaines opérations dans l’uranium et l’échec du développement dans les énergies renouvelables ont mis le groupe dans le rouge, avec une perte de près de 5 milliards d’euros en 2014.
Pour assurer la survie de l’ancien fleuron national de l’atome, l’Etat français met sur pied un plan de sauvetage, qui s’est concrétisé en 2017 par deux recapitalisations et le rachat par EDF de l’activité réacteurs.
L’entité regroupant les activités du cycle du combustible, baptisée provisoirement New Areva (ou Newco), doit également être renommée prochainement.
“Avec un parc mondial existant de quelque 440 réacteurs représentant environ 390 GW en service dans 31 pays, et des nouvelles capacités nucléaires à venir, le marché nucléaire offre des opportunités dans le domaine des composants, du combustible, de la modernisation et des services”, assure Framatome.
mhc/jmi/fka/gib

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