L’Allemagne sombre dans l’hydrogène… Et Macron applaudit… (Tribune)

L’Allemagne a fait le choix d’investir dans l’hydrogène (H2) à grands coups de milliards d’euros pour en faire un « carburant du futur » neutre en émissions de gaz à effet de serre afin de remplacer les produits pétroliers, notamment dans le secteur du transport. Ce qui est une aberration, même si la production de l’hydrogène « vert » par électrolyse de l’eau ne pose en elle-même aucun problème.

Et le Président français Emmanuel Macron (qui veut réindustrialiser la France) applaudit à cette folle orientation qui est une impasse économique et technique pour la société. Elle enrichira assurément toute une cohorte de promoteurs à coups de subventions juteuses accordées par Bruxelles dans le cadre de sa politique de « Taxonomie verte ».

Une production renouvelable problématique

L’Allemagne est confrontée à la difficile gestion de son réseau électrique à cause de sa production erratique et intermittente d’électricité d’origine renouvelable soutenue par 25 milliards d’euros annuels injectés dans l’éolien et le solaire photovoltaïque fabriqué en Chine.

Les Allemands espèrent réguler leurs productions d’électricité en transformant en hydrogène (H2) par électrolyse de l’eau afin d’utiliser leurs surplus indésirables d’électricité pour les stocker., ou pour les injecter dans les réseaux de gaz de ville créant ainsi des piles à combustible.

Ces dernières peuvent ensuite restituer environ un quart de l’électricité stockée à un coût prohibitif en cas de pénurie les nuits sans vent.

C’est la notion de « Power to Gas (P2G) » (de l’électricité vers le gaz) et de « Power to Power (P2P) » (de l’électricité vers… l’électricité).

Une autre possibilité de stockage de l’énergie vient de la combinaison de l’hydrogène avec du dioxyde de carbone (CO2) afin de produire du méthane ou du méthanol. Mais ce procédé est encore plus cher et requiert beaucoup d’énergie.

Selon le rapport demandé en septembre 2015 par Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’Économie, le coût du méthane produit par cette synthèse serait près de trois fois plus élevé́ que le prix de gros du gaz naturel.

Il faut ainsi beaucoup de foi (ou de mauvaise foi…) pour espérer produire des quantités massives de méthane ou de méthanol à partir d’hydrogène.

L’illusion de l’hydrogène « mirifique » est entretenue par au moins trois arguments « plaisants » astucieusement distillés aux grands médias dénués de culture scientifique qui les relaient sans les comprendre, et aux responsables politiques trop heureux de promettre des lendemains qui chantent à leurs électeurs.

Le premier argument séduisant consiste à déclarer que la combustion de l’hydrogène dans les transports ne produit que de l’eau (ce qui est vrai).

Le second argument impressionnant souligne qu’avec un kilogramme d’hydrogène (H2) (et une pile à combustible), une voiture peut parcourir 100 km (ce qui est vrai aussi).

Mais peu souligne qu’un kg d’H2 représente un volume de 11.000 litres (11 mètres cubes) à la pression atmosphérique et à température ambiante (15°C), 16 litres sous forme liquide à – 253°C et 25 litres compressés à 700 fois la pression atmosphérique (700 bars).

Quelques constructeurs ont commencé à fabriquer des véhicules électriques à pile à combustible à hydrogène, mais leur coût élevé limite leur diffusion et semble conduire dans à une impasse.

L’avenir de la production automobile ne dépend donc pas de niches pour riches et sera encore longtemps ancrée dans les produits pétroliers. Le développement significatif des véhicules à hydrogène vraiment « vert » n’aura jamais lieu, sauf peut-être, dans un avenir lointain, à partir de l’énergie nucléaire, seule capable de produire l’électricité nécessaire à la demande en grande quantité.

Le troisième argument « massue » déclare que l’électricité en surplus issue des éoliennes et autres panneaux photovoltaïques, est gratuite, voire même à prix « négatif » (ce qui est vrai aussi… mais pas pour tout le monde).

En effet, dans ce dernier cas, les producteurs éoliens et solaires sont toujours payés grâce aux subventions et aux taxes sur l’énergie (électricité, carburants,…) prélevées dans la poche des consommateurs.

Une étude pour le Premier ministre indique d’ailleurs que « les éléments technico-économiques disponibles […] de production solaire avec stockage à l’aide d’hydrogène révèlent des coûts de production extraordinairement élevés, même pour une expérimentation.

Et France Stratégie, une institution rattachée au Premier ministre, estime qu’ « en raison de son coût, le stockage énergétique via l’hydrogène dans le réseau de gaz n’apparaît pas pertinent à un horizon prévisible ».

La production d’hydrogène

Ni les médias, ni le grand public, ni les responsables politiques, ne se demandent comment est produit ce gaz, ni à quel coût, ni d’où vient l’énergie pour le fabriquer, le compresser, le liquéfier, l’utiliser.

L’hydrogène n’est pas une source d’énergie mais juste un « transporteur d’énergie » (vecteur) qui doit d’abord être produit à partir d’autres énergies. Il n’existe presque pas dans la nature « à l’état libre », même si c’est le principal composant dans l’Univers et sur Terre où les atomes d’hydrogène y sont combinés à l’eau et aux hydrocarbures.

Aujourd’hui, seulement 4 % de toute la production mondiale d’hydrogène provient de l’électrolyse mais… en tant que sous-produit de la préparation électrolytique du chlore et de l’hydroxyde de sodium !

Le reste provient du charbon (4%), du pétrole (7%), et surtout du gaz naturel méthane (85%) par le procédé industriel du vaporeformage pour des applications dans la chimie industrielle (raffinage, pétrochimie, engrais,…).

Des recherches sont actuellement en cours afin de trouver une solution pour produire de l’hydrogène sans hydrocarbure, comme par exemple, la décomposition thermique de l’eau dans des réacteurs nucléaires à haute température (HTR). Mais aucune percée n’est encore en vue pour une production « verte » économique, ni pour une utilisation publique facile de l’H2.

Les impitoyables bilans énergétiques et financiers de l’hydrogène « vert » dans les transports ont toujours été mauvais tout simplement parce que les lois de la physique sont défavorables à son utilisation courante (production, stockage, transport, utilisation dangereuse,…) et ne se soumettent pas aux décisions politiques.

La « société hydrogène »

 Jusqu’au sommet de l’État, nos élus préfèrent, par cynisme, ce qui brille auprès des médias pour conquérir le pouvoir et s’y maintenir plutôt que d’améliorer le sort de leurs concitoyens en se préoccupant d’investir dans des moyens de production sur le long terme, en « bon père de famille ».

Malgré les multiples avertissements sur l’impasse technique, économique et écologique de l’hydrogène comme « carburant » pour les véhicules (y compris les bus et les trains), l’Allemagne et la France subventionnent à fonds perdus (pas pour tout le monde) ce développement alors que c’est une gabegie financière.

Nos élus ne seraient-ils que les instruments aveugles d’une politique européenne suicidaire emmenée par des lobbies allemands du gaz (Gazprom) et du charbon (inauguration de Datteln 4 en 2020) ?

Ils ont pourtant les moyens de savoir que l’H2 est une impasse, mais ils construisent sciemment des galères dont les rameurs sont tous les Européens qui devront ramer fort pour payer leurs fautes impardonnables…

Ces élus, volontairement ou non, soutiennent les « écolos-collapsologues » haineux qui souhaitent un effondrement de la société industrielle d’ici 20 ans. Et ils les aident soit par cécité, soit par intérêt personnel bien compris !

En attendant, de puissants lobbies financiers et politiques estiment pouvoir profiter de ces milliards d’euros de subventions allemandes et européennes. La France (Nicolas Hulot) a déjà mis 100 millions d’euros « sur le tapis » en juin 2018 pour l’hydrogène.

Ils espèrent tous un profit financier en favorisant le concept fallacieux de future civilisation de l’H2.

Les uns y voient un moyen de développer leurs énergies intermittentes éoliennes et solaires, et les autres pensent qu’il faudra beaucoup d’électricité, et donc de réacteurs nucléaires, pour produire cet hydrogène…

D’autres encore espèrent vendre des nouveaux bus, ou des trains à hydrogène, ou des électrolyseurs géants, à cette illusoire société de l’hydrogène.

Le seul dindon de la farce est le contribuable qui ne bénéficiera pas du retour de ces juteuses subventions prélevées dans ses poches, et qui voit les prix de l’électricité, des carburants, et de l’énergie en général, augmenter sous le poids des taxes pour payer toutes ces gabegies.

En conséquence, le prix de l’électricité domestique atteint 300 €/MWh en Allemagne malgré les fortes subventions, et dépasse les 300 €/MWh au Danemark.

En France, il n’est encore que de 160 €/MWh grâce au nucléaire, mais… en augmentation rapide avec la percée des énergies renouvelables subventionnées.

Cette politique énergétique de l’Allemagne et de la France soutenue par l’Europe s’apparente à du «  vol en bande organisée » dont le repaire de brigands est à Bruxelles.

 

 

commentaires

COMMENTAIRES

  • Merci pour cet article des plus documentés, soulignant l’importance d’un nécessaire approfondissement sur les incontournables scientifiques et techniques, qui montrent combien certains choix sont bien plus politiques que réellement engagés…
    Toutefois, je regrette que finalement après une avalanche de vérités… contradictoires, il n’apparaissent que des critiques sur tout ce qui est tenté et peu ou pas de pistes qui selon vous pourraient plus cohérentes, à part celle de la production de l’H2 par l’electronucleaire (opinion que je partage). En particulier, je pense que la piste de l’hydrogène comme vecteur énergétique pour la mobilité est une des rares pistes « non inaccessible technologiquement » que vous écartez assez peremptoirement, sans rien proposer en regard (ou alors la « simple » mobilité « batterie »?.. mais je ne l’ai pas lu).
    Certes il y a des obstacles (pression de stockage et coût actuel), mais est-ce réellement rédhibitoire, sachant qu’il semble peu probable que la mobilité matérielle va être d’actualité pour quelques décennies encore ?
    Un citoyen avide de solutions durables…

    Répondre
    • Le « vecteur » H2 est une solution technique connue depuis plus d’un siècle qui permet de disposer d’un « carburant » utilisable dans les mobiles (routiers, bateaux, avions, engins de TP…) soit dans des moteurs à combustion interne soit dans des piles à combustible et des moteurs électriques.
      Mais qui présente deux problèmes:
      1°) le stockage sous pression ou liquéfié (rendement de 90% ou 60%)
      2°) le rendement de filière catastrophique [23% de l’électricité à l’électricité en passant par électrolyseur (70%), liquéfaction (60%), pile à combustible (60%)] ce qui en comptant les amortissements des installations, le personnel, le transport amène le prix de l’électricité finale à +/- 10 fois celui de l’électricité initiale.
      Quand cette électricité initiale est achetée par contrat à plusieurs fois le prix du marché, on arrive donc à une électricité finale à plusieurs dizaines de fois le prix du marché. Le problème n’est pas technique mais économique.
      Tant que nous n’aurons pas de l’électricité initiale à prix nul (ou presque) ça restera un doux rêve.
      Attendons l’électricité issue de la fusion nucléaire…
      ou, beaucoup plus rapide et facile:
      Achetons l’électricité initiale intermitante au prix du marché (qui sera de plus en plus bas les jours très ventés) pour que le rendement de filière n’est plus aucune importance et que le prix de l’hydrogène baisse au niveau des seuls amortissements et autres frais de la filière ce qui restera surement encore plus cher que le prix du marché.

      Répondre
  • Bonjour,

    Gros article à charge anti dihydrogène… Les procédé de production de l’hydrogène ne sont pas très bien maîtrisé. Comme si l’électrolyse de l’eau était la seule solution et l’utiliser dans une pile à combustible pour voiture la seule finalité…

    Plusieurs pistes pour une argumentation plus scientifique, le ration de stockage/rendement est actuellement le plus performant ( meilleur que les super condensateur ou volent à inertie), c’est un gaz inflammables (cf accident du dirigeable Edinburgh). Les moteurs à explosions utilisent une combustion interne.

    Bref, il serait plus judicieux de vraiment approfondir un sujet avant de le tailler …

    C’est une énergie extrêmement prometteuse alors que l’électrique pour les transports n’est qu’une énergie de transition. Les freins sont une crainte de sa dangerosité, plutôt que de son inefficacité. Aujourd’hui il est plus maîtrisable qu’au siècle dernier.

    Merci pour le prochain article d’être vraiment scientifique et pas juste superficielle.

    Répondre
    • Bonjour, Elvis.
      Contrairement à ce que vous pensez, la production d’hydrogène à partir de l’eau (donc sans émission de CO2) est parfaitement connu et maîtrisé. Il y en a deux « formes »:
      – l’électrolyse (avec un rendement de 70% maximum)
      – la décomposition de l’eau à haute température (dont le rendement peu différent de la valeur ci-dessus varie avec cette température).
      1°) Vous avez raison de dire que cet hydrogène peut être utilisé dans des moteurs à combustion interne (à pistons ou à turbine) mais avec un rendement qui est celui de ces moteurs (compris entre 0% et 40% en fonction de la charge et du régime)
      2°) Avec une pile à combustible + une batterie + un moteur électrique, ce rendement peut « friser » les 50% mais à beaucoup plus cher que le MCI ci-dessus.
      Si vous ajoutez à cela le rendement de compression (90%) ou de liquéfaction (60%), on termine entre 20 et 25% au mieux.
      et d’un point de vue « économique », il faut compter tous les frais de cette filière (amortissement des installations, frais de personnel, transport, coût du stockage, distribution…)
      Après un rendement ayant déjà multiplié le prix par 4 ou 5 et les autres frais, le coût final sera de l’ordre de 10 fois celui de l’électricité initiale.
      Dire cela n’est pas prendre une position « anti H2 » mais seulement dire la vérité économique d’une filière.

      Répondre
  • Très mauvais papier, beaucoup trop d’affirmations non justifiées, très réactionnaire.
    L’hydrogène est déjà rentable pour le train sur les lignes non électrifiées. Bien sûr on peut continuer à utiliser du pétrole pour les transports lourds, et assumer les 40000 morts/an en France dus à la pollution de l’air sans compter la catastrophe annoncée du réchauffement climatique. Mr Gay vous êtes à l’aise avec ça j’imagine, vous n’êtes pas un « écolo-collapsologue », A moins que vous ne désiriez produire des camions nucléaires ?

    Répondre
  • Article intéressant écrit par une personne qui pense dé
    tenir la vérité. J’avais très envie de réécrire cet article mais finalement j’invite tout un chacun à remplacer dans cet article le terme hydrogène par nucléaire.
    Impasse technique et économique, qui s’applique parfaitement à nos 2 EPR en Finlande et ă Flammenville.
    Gestion difficile du réseau électrique.
    Il me semble avoir lu qu’edf ayant eu dû mal à assurer la maintenance des centrales nucléaires se fait un soucis bien légitime pour cet hiver. Je n’ai rien lu de similaire pour les renouvelables qui ont passé très allègrement l’épreuve du covid.
    25 milliard de subventions annuelles, chiffre à vérifier mais de toute façon en baisse puisqu’aujourdhui les renouvelables ont pratiquement atteint leur maturité économique .
    Mais au fait qui paient les surcouts de nos fameux EPR, le scandale D’ITER qui passe de 5 milliards à 20 milliards, le coût de démantèlement des centrales et la gestion des déchets, les coûts environnementaux de l’exploitation déplorable des mines d’uranium sans oublier les coûts environnementaux, des 2 grosses bavures que sont Tchernobyl et Fukushima (estimés à 450 milliards d’ euros).
    Avec les renouvelables, certes capricieuses mais c’est tellement génial d’apprendre à les apprivoiser, l n’y aura jamais de telles bavures !!! Et le démentellement d’une centrale solaire demanderait moins d’un an, celui d’une centrale nucléaire plusieurs dizaines d’années.
    Alors oui c’est pas gagné pour l’hydrogène, c’est aussi ce qu’on disait il y a 10 ans environ du solaire ou de l’éolien. Et quand bien même il n’y aurait pas les résultats espèrés, vous préférez injecter des milliards dans le nucléaire ou tenter l’aventure d’une énergie propre ???.

    Répondre
    • Bonjour, Jean-Louis.
      vous avez raison sur certains points, mais:
      Concernant le démantèlement:
      – celui des centrales nucléaires avait été provisionné par EDF et c’est l’état qui s’est approprié ces provisions prenant le démantèlement à sa charge.
      – celui des éoliennes est provisionné à 50 k€ par éolienne terrestre alors que le coût réel est de 200 k€. Qui paye la différence? quand la société propriétaire de cette seule éolienne (c’est souvent le cas) c’est mise en faillite.
      – les centrales nucléaires ont une durée de vie de 40 à 80 ans (certaines ont déjà plus de 60 ans aux états unis)
      – celui des éoliennes est de 20 à 25 ans, il faudra donc les remplacer 3 fois plus souvent.
      Vous parlez de « passer l’hiver ». avez vous regardé ce qui se passe au Danemark où en plein été, il y a quelques jours, sa production éolienne est descendue à 3,5% de sa puissance installée (pourtant supérieure à sa consommation), obligeant tous les pays voisins (Norvège, Suède, Pays Bas) à lui fournir de l’électricité hydraulique, nucléaire et gazière allant jusqu’à charger à 100% les lignes transfrontalières. Que ce serait-il passé si ces voisins avaient fait les mêmes choix?
      Les énergies dites « renouvelables » n’ont d’intérêt que dans les pays où l’électricité est produite majoritairement à partir de charbon et de gaz car, alors, quand il y a du vent et/ou du soleil, on peut réduire la puissance de ces centrales thermiques et diminuer les émissions de CO2 mais ces centrales doivent rester opérationnelles (et en veille pour une partie) pour assurer la régulation du système: « production = consommation » en temps réel et assurer l’ensemble de la production quand les ENR sont absentes.
      « tenter l’aventure du renouvelable », je pense que depuis une génération, c’est en cours.
      il est donc intéressant de regarder les résultats de ces 25 ans d' »aventure », en regardant les résultats dans les pays ayant massivement investi dans ces types de production: Irlande, Angleterre, Allemagne, Danemark… Ils ont tous des émissions de CO2 plusieurs fois supérieures à celles de la France. Pourtant, certains sont allés très loin: le Danemark à une puissance éolienne installée supérieure à sa consommation et même quand il y a beaucoup de vent et qu’il exporte son électricité, ces émissions sont très supérieures à celles de la France. ça peut paraître surprenant, mais c’est dû au fait que même dans ces conditions pourtant apparemment très favorables, il leur faut maintenir des centrales thermiques en fonctionnement pour assurer la régulation.
      Je vous engage à venir très souvent sur le site https://www.electricitymap.org/map, vous pourrez vous y faire au bout de quelques mois une opinion bien documentée.
      Cordialement.

      Répondre
  • Beaucoup de mots chocs mais abstraits (sombrer illusion impasse prohibitif) pour deux arguments qui a mon avis font pschitt: oui il faut beaucoup d’energie pour produire comprimer stocker distribuer l hydrogene et restituer du gaz ou de l electricite mais les sources d’energie renouvelables sont suffisamment abondantes ( sous forme de flux ) et durables (pour des millions d’années). Quand aux problèmes techniques ils sont tout à fait a la portee de ceux qui ont construit des fusées des plates-formes pétrolières ou des centrales nucléaires.Oui l hydrogene est cher aujourdhui comme les autres technologies l hydrogrne suit une learing cuvre qui voit les couts baisser de façon considérable avec la maturité le volume et la generalisation de cette technologie. Voir ce qui s est passe avec le prix des ordinateurs des mémoires des telephones portables des panneaux solaires etc etc..la question que pose ce billet est plutôt de savoir pourquoi tant de défiance envers l hydrogene.

    Répondre
  • Je rejoins l’avis de Mr Le Toumelin.
    La question n’est plus tant fait-t-il changer de modèle énergétique mais aurons-nous le temps d’y parvenir avant que les conséquences graves sur le climat, la disponibilité de la ressource, l’impact des déchets des énergies carbonées et nucléaires, nous ensevelissent.
    Oui, la Loi de Moore s’applique également sur le vecteur Hydrogène. Seules des volontés lobbyistes et politiques peuvent la freiner.
    Parions que la voie Photovoltaïque donnera, en abondance, l’énergie électrique nécessaire aux besoins de l’Humanité. Rappelons qu’elle est gratuite en P1 et pérenne.
    Le prix du Wc des cellules photoélectriques est 250 fois moins cher en 2015 qu’en 1977, il y a 38 ans
    Leur rendement est passé de 13% en 1975 à près de 32% en 2015. La barre des 40 % est accessible.

    La question du changement de paradigme interpelle les populations dont la pédagogie reste à mener Elle alarme les maitres du Monde qui évoluent selon le vecteur capitaliste et le pouvoir sur les populations que donne la contrôle de l’Energie.
    Cette posture est-elle-encore soutenable face aux Transitions Énergétiques et Sociétales…?
    Bien cordialement
    Michel Vanquaethem

    Répondre
commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

on en parle !
Partenaires
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective