Un nouveau gazoduc Iran-Irak-Syrie

Un nouveau gazoduc au Moyen-Orient. L’Iran, l’Irak et la Syrie ont signé aujourd’hui un protocole d’accord pour la construction d’un gazoduc devant livrer d’ici trois à cinq ans du gaz iranien à ses deux voisins et, à terme, éventuellement au Liban et à l’Europe.

Le coût total de ce projet a été évalué à 10 milliards de dollars selon Javad Oji, vice-ministre du pétrole et directeur de la compagnie nationale du gaz iranien (NIGC).  Le vice-ministre estime que la construction du gazoduc de plusieurs milliers de kilomètres devrait prendre trois à cinq ans à partir du moment où le financement sera assuré.

Les trois pays devraient ainsi renforcer leurs relations à travers ce projet régulièrement évoqué depuis 2008.

M. Oji espère que l’accord définitif confirmant le projet lancé lundi à Assalouyeh, principal centre de production gazier dans le sud de l’Iran, pourra être signé avant la fin de l’année.

Il faut rappeler que l’Iran possède les secondes réserves gazières prouvées au monde derrière la Russie. Le pays consomme actuellement la quasi-totalité des 600 millions de M3/jour de gaz qu’il produit mais aimerait doubler sa production et exporter 250 millions de M3/jour vers ses voisins et vers l’Europe d’ici 2015 grâce au développement du champ gazier géant offshore de South Pars, dans le Golfe.

Le projet irano-irako-syrien prévoit la construction d’un gazoduc de 56 pouces, d’une capacité de 110 millions de M3/jour, reliant Assalouyeh à la région de Bagdad puis à la Syrie, avec la possibilité de l’étendre vers le Liban et l’Europe.

Le vice-ministre a indiqué que l’Irak devrait recevoir 20 millions de M3/jour pour ses centrales électriques et la Syrie 20 à 25 millions de M3/jour.

A terme, Téhéran aimerait utiliser ce gazoduc afin d’exporter du gaz vers l’Europe, cependant l’Iran reste soumis à de sévères sanctions internationales, visant notamment ses secteurs énergétique et bancaire.

Ces sanctions complique le développement des capacités iraniennes d’exportation de gaz, toutes les grandes compagnies pétrolières occidentales s’étant retirées d’Iran et notamment des projets de développement de South Pars sous la pression de Washington et des gouvernements européens.

L’Iran a ainsi dû abandonner en 2010 deux importants projets de GNL destiné à l’exportation après le retrait des pétroliers français Total et anglo-néerlandais Shell qui devaient les réaliser.

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