Transition énergétique : la place grandissante des territoires ruraux

Les porteurs de projets d’énergies renouvelables sont à l’évidence enclins à se tourner vers les sites les mieux dotés en ressources naturelles (soleil, vent, biomasse, etc.), ce qui va généralement de pair avec la recherche de grands espaces ou de territoires à faible densité d’habitations.

Ce sont donc très logiquement les territoires ruraux qui se retrouvent les plus convoités puis les plus équipés en sites producteurs d’énergie renouvelable et singulièrement d’électricité d’origine renouvelable.

Cette tendance très naturelle des promoteurs de la transition énergétique n’est pas sans poser comme chacun sait des questions nouvelles en matière d’acceptabilité paysagère ou d’utilisation des sols mais aussi de dimensionnement des réseaux d’énergie, en l’occurrence du réseau de distribution d’électricité auquel on s’intéresse ici.

L’essentiel de la capacité française de production d’électricité renouvelable réside dans de très nombreuses petites communes rurales

Ayant initié sa politique d’équipement en sites d’électricité renouvelable au tout début des années 2000 (hors sites hydrauliques bien sûr) la France a en 17 années porté la puissance installée sur son territoire :

  • De 0 à 13600 MW d’électricité éolienne
  • De 0 à 7600 MW d’électricité photovoltaïque
  • De 0 à 1950 MW d’électricité issue de la biomasse

Sources : panorama de l’électricité renouvelable 2017 – Syndicat des Energies Renouvelables

Cette capacité installée (qui équivaut globalement à près de 13 réacteurs nucléaires de dernière génération EPR) a couvert 8% des besoins en électricité français en 2017.

Plus impressionnante encore est la croissance annuelle de cette puissance installée : +11,7% en 2017 par exemple.

Dans cette phase de développement des sites d’électricité renouvelable, appelée à se poursuivre voire à s’amplifier sous l’effet combiné des politiques d’incitation et des progrès technologiques, il est intéressant de quantifier pour mieux l’anticiper la place des territoires ruraux ainsi privilégiés par les porteurs de projets pour les raisons bien connues rappelées ci-dessus.

Dans cette optique le «Registre national des installations de production et de stockages publiques d’électricité » élaboré, mis en ligne par RTE et Enedis et qui détaille les caractéristiques de plus de 33000 sites en France, permet de cerner le profil des territoires d’accueil de ces nouveaux sites. On mesure ainsi que :

  • 99% de la puissance éolienne est localisée dans des communes de moins de 10 000 habitants (85% dans des communes de moins de 2000 habitants).
  • 77 % de la puissance photovoltaïque est localisée dans des communes de moins de 10 000 habitants (43 % dans des communes de moins de 2000 habitants). – hors sites raccordés en Basse Tension
  • 45 % de la puissance électrique issue de la biomasse est localisée dans des communes de moins de 10 000 habitants (24 % dans des communes de moins de 2000 habitants).

Globalement donc, 87 % de la puissance électrique renouvelable française (hors hydraulique) est localisée sur des communes de moins de 10 000 habitants (66 % sur des communes de moins de 2000 habitants).

NB : la relation entre le caractère « rural » des territoires et le faible nombre d’habitants des communes peut être discutée bien sûr, surtout après l’important mouvement de fusions de communes de ces dernières années. Un exemple parmi de nombreux autres : la commune de Chemillé-en-Anjou (Maine-et-Loire), issue de la fusion en 2015 de 12 communes rurales comprend 21500 habitants mais n’en reste pas moins un territoire entièrement rural. Par ailleurs sur cette même commune on dénombre 5 sites éoliens totalisant près de 52 Mw. Ce léger biais ne fait donc que renforcer les chiffres ci-dessus.

Ainsi les plus importants sites de production d’électricité renouvelable français résident dans de très nombreuses petites communes rurales (près de 1300 communes pour les seuls sites éoliens).

Citons la commune de Baixas (Pyrénées-Orientales), 2611 habitants, hébergeant 2 sites éoliens majeurs totalisant une puissance de 96 MW. La commune de Thimert-Gatelles (Eure-et-Loir),   1278 habitants, abrite elle une des plus importantes centrales photovoltaïques de France (50,4 MW).

C’est donc un foisonnement croissant de nouveaux et très nombreux sites d’électricité renouvelable implantés dans les territoires ruraux qui se développe depuis le début des années 2000, une tendance qui très probablement s’accentuera encore dans les prochaines décennies et qui est une des manifestations les plus tangibles de la transition énergétique à l’œuvre dans notre pays.

Le réseau de distribution d’électricité français maille finement et efficacement les communes rurales

Cette mutation peut légitimement poser la question de l’adaptation du réseau public de distribution d’électricité.

Sur ce point il faut en premier lieu rappeler que les réseaux électriques français, organisés à l’origine (à la fin du XIXème siècle) à l’intérieur des grandes villes, notamment pour assurer leurs fonctions premières centrées sur l’éclairage public et la force motrice industrielle, ont ensuite amorcé dès les premières années du XXème siècle et durant plus de soixante ans une longue phase de conquête des « campagnes françaises ».

Impulsée par les pouvoirs publics, notamment au travers des lois de 1906 et 1921, cette longue période d’investissements massifs dans les réseaux ruraux répondait à la structure d’habitat dispersé propre à nombre de régions françaises en même temps qu’à l’irrépressible appétence de toutes les couches de la société pour cette nouvelle source d’énergie.

Cette véritable aventure industrielle a été conçue et mise en œuvre dans la première moitié du siècle par les conseils généraux de l’époque et de grandes compagnies privées puis poursuivie, notamment dans les reconstructions d’après la seconde guerre mondiale, par l’entreprise nationale EDF.

La France dispose aujourd’hui de cet héritage, maintenu, entretenu et adapté par un mécanisme institutionnel original combinant les approches nationales et locales : des concessions intercommunales ou départementales très majoritairement confiées à une grande entreprise nationale (aujourd’hui Enedis).

Fruit de cette histoire le réseau français de plus d’1,3 millions de kilomètres de lignes électriques moyenne et basse tension maille aujourd’hui finement et efficacement les territoires ruraux :

  • 53% des poste-sources (sites d’injection dans le réseau de distribution) sont localisés dans des communes de moins de 10 000 habitants
  • 68% du kilométrage de lignes électriques (aérien + souterrain, moyenne tension + basse tension) est localisé dans des communes de moins de 10 000 habitants.
  • 82% du kilométrage de lignes électriques aériennes (moyenne tension + basse tension) est localisé dans des communes de moins de 10 000 habitants.

Autre chiffre illustrant le caractère « rural » marqué du réseau de distribution français : on y dénombre mois de 60 clients raccordés par km de réseau, c’est environ la moitié de nos voisins européens (106 clients/km en Allemagne, 118 clients/km au Royaume-Uni).

Les territoires ruraux seront les terrains d’expérimentation et d’industrialisation des « smart-grids »

Il n’en reste pas moins vrai que ces réseaux ont été dimensionnés par les consommations d’électricité, selon une architecture arborescente bien connue des experts. Ils peuvent donc ne pas répondre à des demandes d’implantations de sites d’injection d’électricité de plusieurs MW, voire dizaines de MW, en des lieux très isolés, sans des renforcements et des sécurisations coûteux. La réponse à ce véritable défi technique se trouve essentiellement dans les nouvelles technologies et dans les innovations :

  • Gestion dynamique et en temps réel des flux d’électricité des sites renouvelables permettant des dimensionnements de réseau « au plus juste ».
  • Adaptation de la demande des consommateurs par des mécanismes d’effacement
  • Utilisation de capacités de stockage électrique nouvelles
  • Dispositifs d’autoconsommation électrique, individuelle ou collective.
  • Déploiement de capteurs et d’objets connectés pour permettre toutes ces interactions et mécanismes faisant appel aux technologies numériques.

Cette véritable mutation technologique du réseau de distribution électrique, abondamment commentée, est comme chacun sait le corollaire nécessaire de la transition énergétique voulue par la plupart des gouvernements, elle en constitue une partie intégrante.

Moins connu est le fait que cette mutation trouvera de fait comme terrain d’expérimentation et d’industrialisation privilégié nombre de territoires ruraux où, on l’a vu, se développeront principalement les sites d’électricité renouvelable et par conséquent les nouveaux paradigmes de conception et d’exploitation des réseaux – ou plus généralement de ce qui va devenir progressivement des « systèmes électriques locaux ».

Associer transition énergétique et projets de territoires : la condition du succès

Fort d’un patrimoine riche, d’une gouvernance ayant fait ses preuves et d’acteurs industriels et institutionnels tournés vers l’innovation, le réseau de distribution public d’électricité français présente les atouts nécessaires pour conduire les adaptations fondamentales exigées par la transition énergétique.

Mais pour conduire les investissements massifs projetés dans les sites d’électricité renouvelables et dans les réseaux, les opérateurs ne devront-ils pas mieux associer que par le passé les capacités d’ingénierie territoriale, de concertation, de participation des acteurs locaux ?

Il n’est pas nécessaire d’évoquer longuement les vives oppositions aux implantations de sites éoliens ou à l’installation de compteurs communicants de la part d’habitants ou d’élus de communes rurales pour se convaincre de l’importance de cette question.

Les promoteurs de la transition énergétique doivent s’intéresser à ces territoires, aux évolutions majeures touchant à tous les aspects de la vie en société auxquelles sont confrontés leurs habitants.

L’image d’Epinal de territoires ruraux entièrement centrés sur les activités et les valeurs terriennes a largement vécu.

Aujourd’hui comme l’écrit Yves Morvan dans Ouest-France : « les coupures entre le monde rural et le monde urbain tendent à s’effacer : les dynamiques rurales et urbaines s’interpénètrent de plus en plus ; les réseaux, les mobilités et les interdépendances de mille sortes se multiplient entre les deux milieux. A ce point que l’espace rural devient presque un espace urbain qui ne se l’avoue pas encore ».

Cette vision plutôt positive s’oppose à celle du géographe Christophe Guilluy qui décrit dans « La France périphérique » certains territoires ruraux minés par un sentiment croissant d’abandon et de relégation.

C’est donc dans un contexte sensible, où se vivent de profondes mutations économiques, sociologiques et culturelles des territoires ruraux de notre pays, que se dessine dans le même temps leur place grandissante dans la transition énergétique « à la Française ».

L’accompagnement des investissements et des innovations énergétiques dans ces territoires sera donc un facteur-clé de réussite.

À cet égard l’une des meilleures réponses réside certainement dans l’approche intercommunale des questions énergétiques locales, notamment au travers des Plan Climat Air Energie Territoriaux (PCAET) et de leurs prolongements, un cadre instauré par la loi TECV de 2015 et parfaitement adapté aux caractéristiques, à la culture et à l’évolution actuelle des territoires ruraux.

—-

Photo : Copyright Enedis

commentaires

COMMENTAIRES

  • Évidemment présenté ainsi cela peut paraître alléchant et pourtant, pourquoi l’électricité c’est développée en réseau à l’issue de la deuxième guerre mondiale?
    D’abord pour alimenter les trains,et ce faisant faire pénétrer la fée électricité progressivement au plus d’entre nous à partir de ces artères vertueuses.. Le développement est tel qu’il est aussi associé à la mutualisation, c’est un aspect social, l’outil énergétique appartient à l’état régalien (en fait il remplace les esclaves pour le bien de tous) mais il a aussi ses contraintes, notamment chaque machine raccordée participe proportionnellement à sa capacité aux régulations de tension et de puissance synonyme de sécurité.
    Hors les energies intermittentes que l’on nous vend ont deux défauts majeur incontournables dans l’état actuel de la technologie , elles ne sont pas pillotables sauf à les effacer, et ne participent pas aux ajustements de puissance et de tension. Par ailleurs la technologie de stockage électrique d’ampleur est loin d’aboutir …alors Linky et effacement des industriels ont le vent en poupe pour nous faire croire que le système va pouvoir se passer de stockage, de barrage (impossible à construire en 10 ans ou de STEP). sans contrepartie et le tour est mal joué.
    Malgré les 15 Md€ dépensés en France pour l’e renforcement du réseai et l’intégration de moyens intermittents , la capacité des ENRi est telle que les machines actuelles ne peuvent plus faire face aux désordres engendrés le système Français et Européen subit des sollicitation de plus en plus extrêmes…l’incident de réseau du 10 janvier est évocateur c’est la CATA aux yeux d’Autruche.
    Bien sur que les Maires ruraux demandent de tels projets, l’extremum ce sont les 6 Présidents de régions Atlantique qui réclament l’industrie offshore….et pour cause la manne des subventions viendra petitement compenser la diminution des dotations de l’Etat et un emploi illusoire qui pourra être délocalisé à tout moment.Mais les hébergeurs de ses industries ne reçoivent que moins de 4% des subventions versées. A ce petit jeu à fin 2018 les ENRi implantées en France o(25Gw, équivalent de 25 centrales nucléaires) ont couté 35Md€ et nous ont endetté en subvention de 130Md€ jusqu’en 2044…..( à raison actuellement de 7Md€/an…c’est à dire 15cl à la pompe) pour gagner peut ^tre et c’est pas sur 1Mt de Co²/an sur les 430 que nous émettons voilà le grand scandale qui n’a rien d’écologie. Eviter les gaspis surement les effacements c’est d’abord de la sécurité ultime car ils sont remplacés par un manque ou par du fossile.
    Toute subvention aux systèmes privé de founiture d’énergie, dont les contraintes sont renvoyées à la collectivité doivent être interdites. Pour ceux tentés part l’aventure de l’autonomie, aucun souçis, mais déconnectés du cordon ombilical..là c’est de la vrai privatisation chacun pour soi mais ne demandez rien.
    La solution pour les 10 ans à venir c’est la transition électrique, ce sont les recommandations de l’ONU dans tous ces aspects, dans l’attente d’avancer sur le stockage électrique c’est la performance énergétique maintenir et développer le nucléaire pour ceux qui le peuvent les autre cc’est de remplacer les centrales à charbon par des ENR. Tout faux pour nous.
    Ne pas prendre de retard dans les surgénérateurs qui ont de nombreux avantages dont nous donner une autonomie de plus d’un siècle, minimiser les déchets radioactifs, et diminuer en plus les 60000 morts annuels dus à la pollution de l’air…un moment donné pour éviter le Chaos, dans un pays endetté de3 PIB il faut avancer dans la bonne direction sous peine de disparaître.
    Hélàs nous cheminons sur le stockage enfoui du CO²! on croit réver les perspectives de production des gaziers et Petroliesr sur les 20 ans à venir ne sont pas à la baisse malgré la difficulté croissante d’extraction…Cherchons l’erreur….elle est d’abord politique…le dogmatisme qui fait le plein de voix soutenu par les médias partisans…..nous mènet en toute connaissance à la ruine pour notre prochaine génération.

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    • Bonjour BJD,
      Je suis promoteur d’un moyen de production d’energie décentralisée et pilotable bien sûr basé sur la gazéïfication des déchets de bois (en fait de tous les déchets secs et solides contenant du carbone, la palette est vaste). Nous avons mis quarante ans à mettre au point un procédé remarquable qui délivre un gaz propre et qui au travers d’un groupe à moteur à gaz adapté utilisé en cogénération nous permet de proposer ce type de petites centrales sur tout les territoires qui ont quelque chose à gazéïfier et à chauffer, sachant que le réseau électrique permet de déporter (pas tres loin) l’utilisation.
      Je suis d’accord avec toute la première partie de votre message mais vous y aller vraiment fort dans la seconde partie. Moi, si EDF veut bien utiliser notre procédé, pas de problème, mais EDF en tout cas energies nouvelles n’a jamais répondu à mes appels pressants du pied et il ne faut pas être grand clerc pour penser que cette non réponse est basée sur un positionnement dogmatique.Et dans le même temps (c’est devenu un tic, pardon) EDF Energies nouvelles est le plus gros producteur français via les éoliennes. Où est la logique là dedans. Récupérer une partie du fric qui irait au privé. Pourquoi pas, mais pas tres glorieux, non ? Et ne vous plaignez pas de l’intermittence. On a un peu de mal à prendre tout ça au sérieux.
      Mais n’oubliez pas que en métropole ( et en Métropole seulement alors que ce n’est pas le terrain idéal d’application) si notre procédé était accepté, il créerait des milliers d’emploi et ne preserverait pas quelques malheureux emplois comme ceux de Cordemais ou du Havre, des projets dont la faisabilité est tres tres tres contestable, tant au point de vue rendement donc consommation de biomasse (ne me dites surtout pas que non parce que ça ne va tourner que 800h/an ce qui fait ressortir un peu plus combien ces projets sont ridicules et insensés. Beaucoup d’argent (à 85% public) englouti pour un résultat non garanti et avec des pellets, filière qui cherche toujours sont équilibre financier. Merci pour cette filière qui de mon point de vue n’aurait jamais du sortir des applications domestiques, mais en même temps elle va participer au massacre des forêts où plus aucun oiseau ne siffle.
      Euh, ce n’est pas nous qui allons déstabiliser EDF, elle est assez grande pour le faire toute seule avec le comportement signalé ci-dessus. Si un jour nous produisons 0,05% des besoins nationaux, nous serons 1) tres heureux 2) nous aurions acquit le recul et l’expérience nécessaire comme tout process industriel pour aller le dupliquer en pays en développement où il rencontre en général un intérêt majeur.
      N’oubliez pas au passage que EDF a bénéficier de beaucoup d’argent public, que son adversiare principal est le néo-libéralisme Bruxellois et la conraite de devoir élever plusieurs serpents en son sein qui lui est imposéé. S’il y a scandale, et il y a scandale, il est là et par ailleurs. Donc parler de liberté totale si on n’utilise pas le réseau est vraiment pousser le bouchon assez loin. En tant que contribuables, nous aussi ,nous pouvons dire : We want our money back ! Rien de plus, et rien de moins. Et si vous ne trouvez aucune noblesse à notre travail, c’est que chez vous le dogme est vraiment épais.
      Des inventeurs tres fiers de leur outil national, EDF, mais aussi pénétrés de l’importance de leurs « petits »travaux qui ne peuvent en aucun cas déstabiliser EDF, bien au contraire, et structurer les territoires qui ne demandent que ça.

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  • Où le monde de l’énergie découvre l’existence et les singularités des territoires ruraux.
    Nous sommes toujours en attente d’une stratégie d’intérêt général concernant un mix d’énergies renouvelables adapté aux caractéristiques de ces territoires ruraux et que constate t-on ? Un désengagement de l’Etat au profit d’exploitants privés lâchés dans la nature, indifférents à l’inscription de leur technologie dans un projet de territoire et dont l’impact n’est jamais mis en relation avec l’attractivité du territoire concerné.
    Les habitants et les élus locaux sont considérés à priori comme irresponsables et incompétents en contradiction avec la définition de la politique des paysages dont les enjeux contemporains sont largement ignorés car mal diffusés à ses destinataires. L’analyse de la plupart des études de parcs éoliens montre que le paysage est un obstacle à leur déploiement et qu’il convient d’en minimiser l’attractivité et les perceptions paysagères des habitants et des visiteurs. Pour autant l’argument paysage est un critère dominant pour les urbains qui veulent s’installer à la campagne et y développer une activité qui contribuera au dynamisme d’une ruralité fragilisée. Chercher l’erreur.

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    • 150% en phase avec vous JJV. Voyez dans mes réponses ci-dessus ou dessous quelle est ma solution, elle est bien conforme à vous espérances. Mais nos énarques ne savent pas bien ce que sont les territoires, il faut leur pardonner. Je vous écris depuis le territoire du Méné en Bretagne où il existe des Paysans et des Maires et des ingénieurs remarquables, des gens qui disent souvent : « Je ne suis pas assez intelligent pour me permettre de me tromper ». Belle preuve d’humilité et d’auto-dérision ». Tout est dit.

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    • le probleme de l »-esthétique éolien est essentiellement…culturel .ils finiront bien par s’habituer et s’ils ne sont pas contents ils tournent la tete dans une autre direction et replantent les haies qu’ on a bêtement rasées .
      pourquoi l’auteur de l’article reprend t-il les chiffres de 8017 alors que ceux de 2018 sont disponibles sur le rapport de 2019 sur 2018 diffusé par windeurop,?
      le scandale c’est le bas prix de l’electricite en France par rapport aux autres pays européens du à ce qu’on nous a présenté comme la panacée; mais voila contrairement à ce qu’on nous sert nous sommes nucléairement dépendants de pays comme le niger avec lespro blemes écologiques localement provoqués par l’extraction et la vente d’alstom à ge en casi faillite nous replace sous la coupe americaine (‘merci macron d’avoir signé quand tu trônais au sinistere de l’économie et des finances).de plus le probleme du démentellement n’est pas résolu et posera de tres gros problèmes financiers (provisions dérisoirement basses ).
      l’autre sujet ; les supposées aides au démarrage des enr :quel secteur ne reçoit pas des aides ou des subventions surtout quand il s’agit d’encourager des activités nouvelles ? il faut bien comprendre que l’installation des parcs éoliens ou solaires revient à renforcer les réseaux par les extrémités et que ce faisant on evite au gestionnaire du réseau de créer de nouvelles lignes et donc d’avoir a facturer de sa part une contribution à l’acheminement renforcée par rapport à la situation actuelle.!

      il faut se rappeler que c’est le parc éolien qui paie le raccordement entre le poste source(réseau de erdf ou l’on passe du 100.000volts au 20.000volts) et le poste de livraison du parc producteur sous 20.000volts en sortie.il n’y à plus qu’à distribuer….donc économies sur les grosssssseslignes qui peuvent exporter du poste source vers l’ensemble du réseau le trop produit localement.

      de plus en plus il est offert a la population locale participer au tours de table des parcs éolien ou solaire.

      Répondre
      • réponse à « pourquoi les données 2017 dans mon article ? » : le « registre des installations de production et de stockage » 2018 sur lequel est basé ma réflexion n’est pas encore mis en ligne sur l’open data ODRE à ce jour

        Répondre
    • je partage malheureusement assez largement votre constat JJV, j’ai écrit cet article pour tenter de lancer le débat et de dépasser les errements actuels

      Répondre
  • Le mythe d’un système de production décentralisé à base d’énergies « renouvelables » (terme discutable) mais surtout intermittentes va finir par exploser. Il suffit de regarder l’impasse dans laquelle se trouve l’Allemagne où le kWh est deux fois plus cher qu’en France et où les centrales au charbon sale nécessaires pour pallier l’intermittence de l’éolien ont fait de l’Allemagne le pays le plus pollueur d’Europe.
    Quand le scandale sera enfin dévoilé au grand jour, que restera-t-il du système centralisé basé sur l’énergie nucléaire, très bon marché, sûre (tout du moins en France) et non émettrice de GES ? Ce mal français de dénigrer ce qui fonctionne bien risque de détruire encore plus notre pays et notre communauté qui nous sont pourtant enviés par tant d’étrangers.

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    • Bonjour Studer,
      Energies renouvelables en France = éoliennes et solaire et …rien d’autre ! C’est à dire une addition de 2 modes de production d’energie intermittente qui peut nous mener là où effectivement en est l’Allemagne. Notre bas coûts du kWhe aurait du être une incitation très forte à une industrialisation puissante. Que nenni, la finance ça gagne bien plus de fric, et surtout il n’y a aucun risque puisque c’est le peuple qui finit par payer.
      Ceci étant dit, construisons: il existe en France des hommes réunis dans une toute petite entité, une start-up dirait-on, ça fait plus djeune, composé d’une bande de vieux fous qui ont consacré une grande partie de leur vie à mettre au point un procédé de valo des déchets de bois via la gazéïfication et moteur à gaz adapté. Rdt élec entre 32 et 37% selon la taille, + chaleur (82%- rdt elec). Imbattable ! Mais les rédacteurs ont pensé nécessaire de réserver la biomasse à la prod de chaleur. C’est ballot hein ? De quoi se flinguer ! Heureusement, quand on a consacré 40 ans de sa vie à ça, on a la peau dure, tres dure. Une utilisation de la biomasse sous tres haure efficacité c’est bon pour la planète ou pas ? C’est bon pour la préservation de nous forêts ou pas ? Dans un futur proche nos besoins de chaleur vont-ils augmenter ou pas ? Dans le futur nos besoins d’électricité vont-ils baisser ou pas ? Où est la logique et le bon sens ? Sûrement ailleurs que dans la PPE !

      Répondre
    • visitez le site de windeurope à larubrique daily production allez sur le mixt en choisissant le pays qui vous interesse:vous découvrirez que quand le vent souffle et que le soleil brille les centrales à charbon ou plus le lignite la mettent en veilleuse.————->c’est donc la mise en œuvre des enr qui permet de limiter les émanations de co2 et non l’absence d’enr qui provoque le rejet de co2

      en ce qui concerne la bio masse et en particulier le bois les réserves sur pied ne sont pas inépuisables et la ressource si elle est trop sollicitée ne pourra pas se renouveler assez vite le bois est par ailleurs un matériaux de construction qu’il est bon de réserver quand la qualité s’y prete en plus de lapate à papier …

      Répondre
  • Il ne faut pas oublier que le secteur du bâtiment (et donc les villes/communes/quartiers où se situe la majorité de la population du monde) a un rôle primordial à jouer dans le secteur de l’énergie, de la transition et « production énergétique », entre autres efficacité énergétique, meilleure gestion des eaux et déchets organiques, récupération de chaleur ou froid, mise en commun éventuelle de mobilité, d’équipements électroménagers, biodiversité etc.

    Un bâtiment et quartier reçoit généralement plus d’énergie qu’il n’en consomme annuellement et jusqu’à présent le problème était le coût des stockages, qui devient de plus en plus compétitif, d’autant plus si l’on considère les coûts du réseau (désolé pour Ennedis ;o)

    C’est une approche « décentralisée » qui permet l’autonomie de quartiers, communes et plus.

    Les immeubles eux-mêmes (et l’urbanisme environnant) est à modifier rapidement pour réduire et annuler la consommation et produire de l’énergie. Ca permet de réduire les lourdes et coûteuses infrastructures notamment électriques (30 à plus de 50% des coûts et causes principales de baisse de sécurité). Parmi les nombreux concepts de chauffage et climatisation : les immeubles « Net Zero Energy Buildings » (NZEB), le Breeze Hotel, l’Energy Academie (aux Pays-Bas) ou en partie le concept ABC de Bouygues etc

    Il y a déjà plusieurs dizaines de milliers de bâtiments « producteurs d’énergie » dans le monde. C’est à accélérer dès lors que le prix des stockage a baissé et que le solaire dont hybride (PV+thermique) prend toutes les formes, y compris solaire CSP sur immeubles avec production et stockage de carburants solaires ou production d’hydrogène de moins en moins coûteuse et aisément stockable sans risques, sans parler du stockage de chaleur inter-saisonnier et autres réseaux de chaleurs avec stockage solaire (Solar District Heating).

    En dehors des réseaux de chaleur intégrant jusqu’à 50% de solaire thermique y compris solaire CSP comme à Aalborg au Danemark), le stockage estival d’énergie solaire (forages d’environ 37 m ou autres) et de chaleur perdue (industries, climatisation etc) est aussi l’une des approches qui a fait ses preuves avec couverture des besoins à 100%, y compris sous les climats les plus froids (Drake Landing au Canada, à divers endroits au Nord de la Scandinavie etc) :

    Les architectes, urbanistes et promoteurs doivent s’adapter plus rapidement car la majorité n’a pas encore pris en compte l’évolution technologique et les ingénieurs et scientifiques les y aider !

    https://www.youtube.com/embed/yxOv_vMx4H0

    .

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