Transition énergétique : expertise scientifique et débat démocratique

La crise sanitaire provoquée par la pandémie de coronavirus ainsi que les débats sur le réchauffement climatique et la transition énergétique ont mis en évidence le rôle de l’expertise scientifique dans nos sociétés.

La capacité de la science à produire des connaissances sur la matière, l’énergie, l’univers, le vivant et la société, sa « mission » première, est allée en croissant tandis que son imbrication de plus en plus étroite avec la technique lui fait jouer un rôle important dans l’élaboration de politiques publiques dans des domaines comme la santé, l’énergie, les transports, la défense, etc. il est donc utile d’évaluer le rôle que joue l’expertise scientifique dans la décision politique et le débat démocratique sur les enjeux énergétiques.

Force est de constater que le rôle de l’expertise scientifique, et plus largement celui de la science, sont contestés depuis plusieurs années, en France comme à l’étranger.

Un rapport publié aux Etats-Unis par la Rand corporation en 2018 déplorait ainsi le « Déclin de la vérité », une défiance vis-à-vis des faits et des données scientifiques, des rapports du comité d’éthique du CNRS et de France Stratégie faisaient le même constat.

Discours de la méthode

Il est donc utile de rappeler que la science a construit un « discours de la méthode » pour élaborer des connaissances à partir d’hypothèses qui sont confrontées à la réalité par des observations et des expériences, vérifiées et précisées, au fil des années, et soumises à une critique collective.

Elle révèle le « possible », anticipe des crises, comme le réchauffement climatique dont elle a mis en évidence l’origine anthropique (le rôle majeur des émissions de CO2), et elle découvre des nouveaux moyens d’action (la fission de l’uranium, en 1938, ouvrant la voie à l’utilisation de l’énergie nucléaire, l’utilisation de l’effet photovoltaïque dans le silicium pour produire de l’électricité avec l’énergie solaire découverte aux laboratoires Bell len1955).

L’expertise scientifique fournit au décideur politique une aide à la décision qui est un arbitrage entre le souhaitable (produire de l’électricité sans émission de CO2), le possible (utiliser l’énergie nucléaire ou des filières renouvelables) et l’acceptable par la population (assurer la sûreté des moyens de production).

Les experts ont la tâche de donner une forme intelligible et utilisable au savoir pour qu’il aide la décision politique ; elle est d’autant plus difficile que le savoir est souvent incomplet ou partiellement incertain.

Les politiques publiques sont fondées sur des données scientifiques et techniques complexes qui suscitent souvent des controverses (sur le stockage des déchets nucléaires et les possibilités de la filière hydrogène par exemple), et les enquêtes d’opinion révèlent qu’une fraction importante des citoyens s’estime mal informée des enjeux scientifiques.

Qui plus est, les citoyens ont le sentiment, comme l’affirmait déjà le philosophe Paul Ricoeur, en 1991 dans une interview dans Le Monde, que « la décision publique se trouve ainsi captée et monopolisée par des experts ».

Cette crainte d’une « République des experts » a trouvé un écho avec la pandémie de la Convid-19 est excessive dans la mesure où la mission de la science est d’évaluer le possible, la responsabilité des choix de moyens d’action appartenant pleinement au politique.

La science a une mission de « vigie » dans une démocratie mais elle n’a pu la remplir que partiellement, en France, pour la transition énergétique.

Elle a balisé les voies du chantier technico-économique de la politique énergétique que les gouvernements ont gravé dans le marbre de la loi sur «la transition énergétique et la croissance verte», votée par le parlement en 2015, un ouvrage remis sur le métier, une nouvelle loi ayant été votée, en 2019, avec une programmation pluriannuelle de l’énergie qui recule de 2025 à 2035, l’objectif irréaliste de diminuer de 75% à 50% d’ici 2025 la production d’électricité par la filière électronucléaire.

Une stratégie nationale bas carbone révisée a été publiée en 2020 (avec l’objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2050). Ainsi, aujourd’hui, existe-t-il un consensus scientifique sur : – la faisabilité d’une montée en puissance des énergies renouvelables (l’éolien, le solaire et la bioénergie) pour produire de l’électricité – la nécessité d’améliorer les performances des systèmes de stockage de l’électricité (en priorité les batteries) qui constituent un verrou technique pour le développement de ces filières – la capacité technique du nucléaire à contribuer à la «décarbonation» de la production d’électricité.

En revanche il n’existe pas encore de consensus sur la faisabilité technique et économique de certains modes de stockage et d’utilisation de l’électricité, et s’il existe un sur la nécessité de stocker les déchets nucléaires, la possibilité de leur stockage géologique souterrain fait encore débat.

Il n’existe pas non plus de consensus sur la sûreté de nouvelles filières nucléaires utilisant des sels fondus de thorium, à la fois comme combustibles et comme fluides caloporteurs pour extraire la chaleur des cœurs de réacteurs, ni même sur les réacteurs de basse puissance (60 MW) construits pas modules.

Prise en compte des réalités scientifiques

Ajoutons enfin que les programmes gouvernementaux de développement des renouvelables sous-estiment la nécessité à la fois de garantir la résilience des réseaux avec un mix électrique où la part des sources intermittentes, notamment solaires, serait importante et celle d’utiliser des matériaux « critiques » (le lithium , le graphite, le cobalt, des platinoïdes et des terres rares notamment) dont les ressources mondiales sont limitées.

Force est de constater, a posteriori, que dans la phase de concertation préliminaire à l’élaboration des lois sur la transition énergétique, les grandes institutions de recherche ayant une capacité d’expertise dans le secteur de l’énergie (le CNRS, le CEA, l’IFP Energie nouvelles, les académies) ont été insuffisamment consultées par le gouvernement, le politique n’a pas pris la température du consensus scientifique sur ce qui était scientifiquement et techniquement possible.

L’Académie des sciences s’en est d’ailleurs inquiétée a posteriori, en 2017, dans une note rendue publique, en s’interrogeant : «la question de la transition énergétique est-elle bien posée » ? Ce n’est pas certain car dans une nouvelle note, en 2018, elle estimait que « la transition énergétique doit tenir compte des réalités scientifiques, technologiques et économiques ».

La science, un rôle de vigie

Le même constat peut être fait à propos du « plan de relance » de l’économie (100 Mds €), il est vrai adopté dans l’urgence en septembre 2020, qui prévoit plusieurs mesures importantes pour la stratégie énergétique (les énergies renouvelables et le nucléaire) mais tient insuffisamment compte des incertitudes technico-scientifiques pesant sur certaines filières énergétiques, notamment le stockage de l’électricité et la filière hydrogène (2 Mds € de crédits en 2021-2022) ainsi que sur leurs coûts.

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En France comme dans toute démocratie, le politique doit rendre un arbitrage entre le souhaitable, le possible et l’acceptable, en particulier pour engager la transition énergétique, en utilisant le savoir comme boussole pour lui indiquer les voies possibles mais il ne l’a pas toujours fait à bon escient.

On peut présumer qu’à l’avenir les données scientifiques et techniques pèseront lourd dans les décisions politiques qui orienteront les stratégies énergétiques, il est donc indispensable de renforcer le dialogue entre les scientifiques et le politique dans le domaine de l’énergie. Dans cette perspective, trois démarches s’imposent.

La première est la reconnaissance par les pouvoirs publics du rôle de la science dans l’élaboration des politiques publiques, un rôle de « vigie » appuyé sur une politique de recherche dynamique mobilisant toutes les disciplines des mathématiques aux sciences humaines et sociales. La deuxième est une série d’initiatives pour surmonter la défiance d’une partie de l’opinion et des décideurs à l’égard de la science (la crise sanitaire provoquée par le coronavirus l’a mise en évidence).

Des consultations, des « conventions citoyennes » comme celle sur le climat, voire des « expérimentations sociales » , impliquant des citoyens, le monde associatif et des chercheurs sont souhaitables.

La Commission nationale du débat public a expérimenté une méthodologie pour organiser de tels débats, organisés en particulier, en 2019, à l’occasion de la mise en œuvre du plan de stockage des déchets nucléaires.

Enfin, le renforcement du dialogue entre les élus est une troisième démarche qui est capitale. L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques qui est bicaméral devrait jouer un rôle central dans ce dialogue entre les élus, les scientifiques et les technologues. Présidé, aujourd’hui par le mathématicien Cédric Villani, l’Office a joué un rôle clé dans la législation sur le stockage des déchets nucléaires et a consacré de nombreux rapports aux questions énergétiques.

Dans un monde en crise, la science contribue à donner une vision de l’avenir,elle n’est évidemment pas la seule, et à éclairer les débats publics sur les défis, climatique et énergétique notamment, auxquels nos sociétés sont confrontées et les réponses qu’il est possible de leur apporter. Une mobilisation du savoir et de la communauté scientifique s’impose donc.

Ceci suppose de promouvoir dans le pays la culture scientifique, un parent pauvre de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche, en soutenant les centres de culture scientifique, l’édition et la politique de communication des organismes de recherche et des universités.

 

commentaires

COMMENTAIRES

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    On pourrait ajouter que la science est faite par des hommes, que les hommes sont faillibles, tout comme les méthodes qu’ils déploient dès lors qu’elles ne peuvent intégrer qu’une part limitée du réel présent (et a fortiori à venir)

    Quand il s’agit d’expériences de laboratoire, la répétabilités est un élément incontournable de validation de la théorie.
    Quand il s’agit du mix énergétique du pays tout entier, voir de la planète dans son ensemble, à l’horizon 2050, il n’y a pas d’expériences “répétables” n fois. Les politiques doivent faire des choix “qui passent”……..ou pas!

    Or malheureusement, l’échelle de temps des politiques est aussi (surtout?) celle de mandats contraints par un calendrier et des impératifs électoraux.

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      Je fais une réponse globale. Mon souci sur ces questions d’énergie comme sur d’autres est de souligner qu’aujourd’hui, plus que jamais, il est nécessaire dans une démocratie d’ouvrir des débats sur les enjeux de la science et les choix technologiques qui peuvent avoir une incidence sur notre avenir et qui soient “éclairés” par toutes les sciences (notamment les sciences sociales et humaines). J’insiste aussi, en m’appuyant sur mon expérience de chercheur, sur la nécessité d’expliquer, comme vous le faites, de prendre en compte le fait que le “temps” de la science est long….Je me suis exprimé sur ces questions dans “La démocratie a-t-elle besoin de la science?” (CNRS Editions). S’agissant de l’uranium, je n’évoque pas la question ici, mais toutes les études montrent effectivement que les ressources en minerai (a fortiori pour le thorium) seront suffisantes pour alimenter les réacteurs en combustible (à condition d’utiliser les surgénérateurs..). Au plan historique, je rappellerai que l’équipe de F.Joliot-Curie a déposé en mai 1939 au nom du CNRS (à l’époque encore la Caisse Nationale de la Recherche Scientifique) deux brevets, l’un sur un explosif nucléaire et l’autre sur une “chaudière” nucléaire”, un schéma de réacteur, quant à A. Einstein il a pris l’initiative en août lui même (mais poussé par L.Szilard) d’envoyer une lettre à F. Roosevelt lui recommandant de lancer un programme de recherche sur l’arme atomique (il l’a regretté après Hiroshima ..).

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        Les débats et consensus qui devraient en émerger sont à vrai dire une planche de salut pour nos dirigeants démocratiques, que l’on sent paralysés par une incapacité bien humaine à faire leur des vérités toujours plus morcelées.

        Cela n’a pas toujours été le cas! On se souvient de ce temps béni des hommes de pouvoir où le “savoir” du religieux, du philosophe et du naturaliste était indivisible, dans une sorte de trinité sacrée. Quoi de plus simple alors que de tracer un chemin à la lueur de cette unique source de lumière.

        La renaissance et les “lumières” ont implacablement ruiné cet édifice conceptuel pour reléguer chaque savant dans sa tour d’ivoire.

        Dans nos démocraties, qui ressemblent de plus en plus à ce que prédisait Tocqueville, le Politique ne sait plus comment tracer un chemin avec des citoyens qui veulent à vrai dire tout et son contraire.

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    Un spot moralisateur sous la plume d’un fanatique qui contre les preuves scientifiques établies par une demi douzaine d’études et plus encore par la chronologie de la chaine de construction de la matière dont elles ne sont que le constat inéluctable, et dont l’auteur continue a dire, fier de son inculture scientifique et de son dogmatisme, que l’uranium n’est pas rare, il y a vraiment de quoi rire.

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      A Serge Rochain,
      Vous êtes bien sûr de ne pas vous être trompé de personne ?

      Pierre Papon
      Ex-directeur général du CNRS
      Spécialiste de physique thermique, professeur honoraire à l’École supérieure de physique et de chimie industrielles et conseiller scientifique de futuribles international, Pierre Papon a été directeur général du CNRS et Pdg de l’IFREMER.

      Pensez vous que l’on puisse se prévaloir d’un tel parcours par un pur effet du hasard ? Moi, je ne le pense pas.

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        Je répondais à Yves Le Goff juste au dessus. Je ne crois pas que Papon prétendrait que l’uranium fait parti des corps les plus répandus sur la Planète.

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          Pourquoi me faire “prétendre que l”uranium fait parti des corps les plus répandus sur la Planète.” ?

          S’il est très rarement accessible à des niveaux de concentration propices à une activité minière productive, il est malheureusement un problème pour les activités minières d’autres éléments très peu concentrés.

          De quoi suis-je donc fanatique?

          M. Rochain, je crois que vous êtes votre meilleur caricaturiste

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            Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est ce que vous avez écrit sur un autre forum ou je vous renvoyais sur Wikipedia qui a dresse un tableau d’une demie douzaine d’études portant sur l’abondance des différents corps simple classant tous l’uranium en fin de liste et à la suite de quoi vous écrivais que vous restez persuadés que l ‘uranium n’ est pas rare.
            Ce n’est pas une position dogmatique ?

            Et ici vous venez faire la morale

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            Je vous présente mes excuses, vous avez raison, ce n’était pas vous, j’ai vérifié dans l’autre forum…
            Alzheimer me guette, je vous renouvelle mes excuses.
            Serge Rochain

      • Avatar

        Ce ne sont pas les titres honorifiques qui résoudront nos problèmes énergétiques… mais les applications pratiques validées par des mises en oeuvre concluantes. J’ai été effaré lorsque j’enseignais à l’université de constater que seule la théorie était transmise aux étudiants! J’ai d’ailleurs du ramener régulièrement mes étudiants de fac dans mes salles et labos que j’avais conservé au lycée pour les faire travailler sur du concret, sur des projets ”palpables”, sur des réalisations innovantes qui fonctionnent. Et là, seulement là, le message passe, les yeux s’ouvrent, les motivations s’affirment! Ces propos concernent mes travaux de recherche appliquée dans le domaine de la méthanisation contrôlée en milieu tropical. Résutats excellents sur les potentialités de cette filière décriée pendant des générations par les ”pétroleurs”! Pour info je peux communiquer gratuitement ou répondre à toutes sortes de questions… GF

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    Voilà l’affiche que j’avais collé sur la porte de mon labo à l’attention des mes étudiants (et des personnes passant devant!):
    L’Energie;
    -C’est pas simple
    -Ca pollue
    -Ca coûte cher …
    Mais nul ne peut s’en passer… alors;
    -Apprenons l’énergie
    -Maîtrisons l’énergie
    -Respectons l’énergie
    Le problème est bien là, à la base et la seule solution perrenne c’est d’enseigner l’énergie et sa maîtrise comme discipline fondamentale (au même titre que les savoirs de base) et ceci dès la maternelle jusqu’au supérieur!
    Il y a des urgences à envisager compte tenu de notre réchauffement climatique qui s’accélère, mais aucun politique (non scientifique praticien) ne peut les comprendre! Beaucoup à dire, je reste disponible pour échanger sur ces diverses urgences!
    Il faut aussi comprendre que tout est affaire de gros sous… ce qui détruit tous les débats et chox futurs…et pourtant il est possible de faire autrement pour les particuliers en consommant déjà 4 fois moins d’énergie électrique sans quasiment aucun invetissement!
    GF
    Prof en Sciences et Techniques Industrielles
    Formateur Risques Majeurs
    Expert EnR MdE

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    Contester les données de la science renvoie aux ages métaphysiques . Cependant il faut ajouter que la science ne se limite pas aux sciences dites “dures” mais qu’elle comprend les sciences humaines .Certes l’expérimentation y est plus délicate mais leurs conclusions ne doivent pas être passées sous un silence porteur de catastrophe . Après tout la science de la matière n’est pas la perfection absolue , la physique a bien engendré la bombe atomique .

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    Non, la physique a seulement expliqué comme on pouvait faire une bombe atomique parce que…….. on lui a posé la question
    Et “On” c’était un tas de gens différents, des politiciens, des militaires, des gens bien pensants…. mais pas des physiciens car les états ne sont pas dirigés par des physiciens, et les généraux ne sont pas non plus des physiciens.

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    Sans les physiciens , pas de bombe . Même Einstein a déploré sa création .Il est trop facile de se décharger de ses responsabilités quand elles gênent .
    Reste la question des sciences humaines traitées par l’ignorance , elles aussi troublent les belles certitudes des hommes des chiffres .

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      Vous enfoncez des portes ouvertes… Sans physiciens pas de voitures non plus… Finalement rien donc la physique est responsable de tout… Facile aussi ça de se décharger de toute responsabilité sur la physique.

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    A M. R. Il ne me serait pas venu à l’esprit de comparer les usages de l’automobile et les conséquences de la bomba A .

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    Le point commun, c’est la physique. Il vous est bien venue à l’idée de rendre les physiciens responsable de la bombe atomique et pourtant il ne vous est pas venu à l’idée de les féliciter pour tout ce qu’ils ont donc apporter de bien dans votre confort de vie.
    C’est bien ce que vous soulignez en disant :
    Il ne me serait pas venu à l’esprit de comparer ….. suivent un exemple positif (l’automobile) et un négatif (la bombe)

    ça ne vous vient pas à l’idée car dans votre esprit le physicien c’est le méchant et il ne peut rien en venir de bien…. c’est tout

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