Thorium ! Thorium ! Une illusion entretenue (Tribune)

Tribune signée Michel Gay.

L’utilisation du thorium pour entretenir une réaction nucléaire dans un réacteur est régulièrement présentée comme une alternative « plus propre » et moins dangereuse que la filière fonctionnant actuellement à l’uranium.

Réalité ou illusion entretenue ?

L’objectif ne serait-il pas pour certains d’attaquer et de détruire une industrie qui fonctionne bien, de faire miroiter de faux espoirs afin de « lâcher la proie pour l’ombre » ?

De plus, il faudrait être naïf pour imaginer que si les réacteurs au thorium étaient développés, les mêmes arguments malhonnêtes utilisés contre la filière uranium ne réapparaitraient pas.

Le thorium n’est que « fertile »

Bien que le thorium 232 soit abondant sur Terre (davantage que l’uranium ou l’étain), il n’est pas fissile : il ne se casse généralement pas sous l’effet d’un neutron en produisant de la chaleur. Il est seulement fertile : il absorbe un neutron sans production de chaleur et se transforme en uranium 233 qui, lui, est fissile.

C’est aussi le cas de l’uranium 238 qui, en se transformant notamment en plutonium 239, produit 40% de l’électricité d’origine nucléaire en France, soit près de 30% de toute la production d’électricité.

Le thorium et l’uranium 238 ne peuvent donc pas être utilisés seuls directement comme combustibles nucléaires, au moins « au démarrage ».

De l’uranium 235 (le seul élément fissile disponible naturellement sur terre, un véritable don de Dieu…), ou du plutonium fissile issu de l’utilisation de l’uranium, est nécessaire pour amorcer un réacteur au thorium.

Il était donc impossible de développer cette filière au début de l’exploitation de l’énergie nucléaire puisqu’elle ne peut venir qu’en aval d’un cycle uranium et plutonium déjà entretenu.

Bien que les Etats-Unis aient fait fonctionner jusqu’en 1969 un réacteur de faible puissance (8 MW) au thorium à Oakridge, le traitement des combustibles au thorium requiert encore un effort important de recherche et développement (R&D avec leurs aléas) depuis le laboratoire jusqu’à l’usine. Les procédés sont différents de ceux aujourd’hui maitrisés et mis en œuvre à l’échelle industrielle pour les combustibles uranium.

L’utilisation du thorium nécessiterait donc d’établir deux filières distinctes de la mine aux déchets.

Quel intérêt ?

De lourds investissements sont donc nécessaires alors que les procédés industriels sont maîtrisés pour l’uranium 238 (fertile aussi) dont il existe déjà un stock considérable en France et dans le monde.

Cet uranium 238 constitue une réserve phénoménale de combustibles, et donc d’énergie, pour plusieurs millénaires, pour des réacteurs surgénérateurs que la France a su développer il y a 30 ans avec Phénix et Superphénix. En effet, aujourd’hui cet uranium « appauvri » est mis de côté après l’enrichissement en uranium 235 « utile » aux combustibles actuels des réacteurs nucléaires.

D’où le programme international « Génération IV » où la France propose le réacteur surgénérateur Astrid conçu par le CEA. Un réacteur dit « à sels fondus » au thorium, appelé « MSFR » (Molten Salt Fast reactor), fait aussi partie des prototypes à tester dans ce forum.

L’utilisation du thorium pour produire de la chaleur dans un réacteur, et donc ensuite de l’électricité, ne peut donc s’envisager qu’en association avec d’autres éléments fissiles émettant des neutrons capables d’entretenir une réaction en chaîne (uranium 235 ou plutonium).

Il serait aussi possible de produire ces neutrons dans un accélérateur de particules, mais cette voie plus difficile n’a encore jamais été mise en œuvre dans un réacteur électrogène.

De ce fait, sauf pour quelques pays ayant des ressources importantes en thorium, comme l’Inde ou la Chine, le thorium ne présente pas d’intérêt technico-économique sur le court ou le moyen terme, notamment pour la France qui maîtrise un cycle du combustible uranium ayant atteint une maturité industrielle.

Un impact radiologique important

De plus, l’utilisation du thorium produit deux éléments très irradiants pour les travailleurs (rayonnements gamma pénétrants). Certaines étapes de préparation (transport et manipulation) des combustibles neufs et de retraitement du combustible usé nécessiteraient des dispositifs de télémanipulation et de radioprotection plus importants qu’avec le cycle uranium.

Cependant, les produits de fission différents (de ceux de l’uranium) du thorium (demi-vie plus courtes et dégagement de chaleur plus faible) permettraient un stockage plus compact des déchets ultimes. Le thorium serait donc plus propre (tout est relatif).

Mais la radiotoxicité des combustibles usés à traiter n’évite pas un stockage à long terme (quelques centaines d’années).

La filière uranium 233 issu du thorium permet aussi la fabrication d’armes nucléaires. Mais elle n’est pas intéressante, même si quelques essais ont été réalisés, car l’intense rayonnement gamma de l’uranium 232 issu du thorium, complique la fabrication d’une bombe efficace.

La voie la plus utilisée dans le monde (y compris par l’Iran) pour construire une arme nucléaire est la centrifugation pour obtenir un concentré d’uranium 235. Et cette technique ne nécessite pas de réacteur nucléaire.

Un intérêt potentiel à long terme ?

Le thorium présente donc peu d’intérêt industriel à court et moyen terme. La France maîtrise complètement le cycle du combustible à l’uranium et ne rencontre pas de problème d’approvisionnement en combustible.

De plus, le référentiel de sureté, qui a été patiemment établi pendant 50 ans pour la technologie des réacteurs actuels à l’uranium, devrait être entièrement réécrit…et aucun politique ne s’engagera dans un système non maitrisé à l’échelle industrielle !

Sur le long terme (au-delà de 2100 ?), le réacteur dit « à sels fondus », souvent associé au thorium, et dont le combustible est sous forme liquide, peut présenter un intérêt pour valoriser cette ressource fertile également constituée par… l’uranium 238.

Toutefois, même si le réacteur intègre sa propre usine de retraitement de déchets en temps réels (en les retirant au fur et à mesure des sels fondus), cette technique pourrait s’avérer compliquée et susceptible de ne pas fonctionner aussi bien que prévu.

La peur irrationnelle, souvent instrumentalisée pour des raisons idéologiques, constitue le principal frein au développement du nucléaire, et le thorium ne rassurera pas davantage que l’uranium.

Ainsi, malgré l’avis de certains « fans » de cette technologie et de quelques néo-pacifistes qui pensent avoir trouvé le saint Graal, le thorium n’est pas la panacée parfois présentée, même si le développement de ce type de réacteurs continue à être étudié par le CNRS.

Si une technologie plus efficace, plus sûr et plus économique émerge, alors elle sera développée et supplantera à terme les autres technologies.

Il n’y a aujourd’hui, et dans le siècle à venir, aucune raison de se précipiter vers …l’inconnu.

commentaires

COMMENTAIRES

  • Comme d’habitude Michel Gay fait le savant sur des bases fausses et autant d’omission qu’il est possible pour tenter de venir en aide à la moribonde industrie de l’uranium dont il vente de curieuses supposées connaissances et maitrise de l’ensemble de la famille Uranium qui reste l’atome le plus rare de la planète puisque c’est tous isotopes confondus qu’il est le plus rare, U-238 compris. Après le charbon, le pétrole et le gaz, le nucléaire restera le dernier pillard de la planète dans les manuels d’histoire de demain.
    La soi-disant filière maitrisée par la France des surgénérateurs avec Phénix et super phénix comme il dit est en réalité une série d’échecs de 8 tentatives toutes plus désastreuses les unes que les autres, sans compter les essais réalisés dans les pays étrangers qui ont été rapidement abandonnés également, avec même un mort en 1994 pour l’une d’entre elles Rapsodie, dans une tentative de démantèlement d’un de ces réacteurs pourtant arrêté depuis 11 années.
    La série c’est plus de 60 ans sans arriver à démontrer la rentabilité du procédé de fertile à fissible :
    1957 Rapsodie
    1961 Rachel
    1965 Harmonie
    1966 Masurca
    1968 Phénix
    1968 Prospero
    1970 Caliban
    1986 Superphénix
    2010 Astrid arrêté 10 ans plus tard quand le CEA demandait à l’état une enveloppe de 5 milliards d’euros pour commencer.
    Toutes ces tentatives ont été des échecs avec par exemple un Superphénix qui a sur sa durée de vie fonctionné un jour sur trois en moyenne avec un facteur de charge de 14 % établi sur sa durée de vie , en fournissant un KWh le plus cher du monde 7700 GWh pour 9,1 milliards d’euros. C’est ce que Michel gay appelle une technologie que la France a su développer il y a 30 ans !
    Et le reste du message est à l’avenant, du vent comme tous les messages de Michel Gay, grand émérite décoré par la SFEN pour services rendus, et de quelques autres qui investissent régulièrement les publications Contrepoint prétendant offrir un forum ouvert à tous mais dont les messages apporteurs de preuves contraires aux élucubrations de leurs rédacteurs institutionnels sont purement et simplement zappés.
    Les ayatollahs du nucléaire à la sauce uranium sont de plus en plus inquiets et….. ça se voit, ils attaquent maintenant même le proche cousin Thorium, les renouvelables ne leur suffisent plus, mais quoi qu’ils fassent ils n’arrêteront pas la marche du monde.
    Serge Rochain

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    • Vous intervenez souvent à tort et à travers en critiquant les compétences des auteurs d’articles techniques sur le nucléaire.
      C’est fatiguant même si la plupart des lecteurs ont compris que vous êtes un antinucléaire radical et que ce qui compte pour vous est de dénigrer sans cesse vos adversaires, même sans arguments solides.
      Alors je vous le redemande pour la nième fois : indiquez SVP votre CV (vos diplômes scientifiques), dont nous serons susceptibles de vérifier l’exactitude, de pour que nous puissions juger une fois pour toutes si vous savez réellement de quoi vous parlez.

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        • @ Baudchon

          C’est si éreintant que ça d’apprendre quelque chose qui ne soit pas une fakes news ? Vous savez, celles dont vous raffolez en tant que scientifique reconnu par vos pairs

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      • @ Studer : Et ce qui compte pour moi c’est sans doute d’avoir inventé cette liste de noms de réacteurs nucléaires dont chacun peut savoir qu’il ne sortent qu’à tort et à travers de mon imagination en consultant simplement les articles qui traitent de leurs échecs sur internet puisqu’aucun na atteint son but ni même approché. Je sais c’est désagréable vous préféreriez que je ne parle que de la réussite de ces tentatives mais cela conclurait que les ingénieurs d’EDF ne serait que des idiots pour s’être lancé dans l’aventure tout aussi catastrophique de l’EPR alors qu’ils maitrisaient parfaitement la régénération, la transformation du fertile en fissile, les sels fondus, et tous les miracles qui vont avec.
        Je suis sans doute le derniers des analphabètes puisqu’en donnant simplement mes prénom et nom sur Google vous n’arrivez même pas à savoir si je suis titulaire du certificat d’études primaires….. je vous jure que je l’ai…. pas vous ?
        Ceci dit qu’est-ce que ça se gratouille le nombril sur ce forum avec le nucléaire, c’est incroyable la brochette de spécialistes que l’on croise ici……. dans le domaine de la science fiction.

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    • Et ? Où cette diatribe vous mène-t-elle ? Cet article a l’avantage d’apporter des éléments nouveaux dans le débat sur les voies à suivre pour developper la production d’énergies par le nucléaire cela ne vous aura pas échappé j’espère.

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    • M. Rochain a écrit : “Le nucléaire restera le dernier pillard de la planète”

      Cette phrase est vide de sens : à quoi rime de parler de piller un minerai dont M. Rochain voudrait précisément qu’on ne fît aucun usage ?!?

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      • Notre génération n’a pour pour mission divine de réduire à néant un type d’atome rare sur la planète dont nos descendants qui seront j’imagine beaucoup moins bêtes que l’éventail que j’ai sur ce forum trouveront quelque chose de plus intelligent à faire avec l’uranium qu’à le transformer en chaleur. Mais Michel Dubus qui sait déjà tout, passé, présent et surtout futur, sait déjà bien sûr que l’on ne pourra jamais faire quoi que ce soit des rares atomes lourds dont est dotée assez miraculeusement notre planète et que la meilleure chose à en faire est de les faire disparaître. Peut-être même que son nom restera dans les manuels d’histoire comme celui qui tua le dernier dodo ou le dernier des ours des Pyrénées ? J’étais là quand on a fracassé le dernier atome d’uranium, ce fut un grand moment, ça vous va comme ça Dubus ?

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    • Bonjour,

      La fonction première des surgénérateurs Phénix et Super-phénix n’était-elle pas de produire du Plutonium pour enrichir le combustible recyclé à la Hague (M.O.X.) dans le but d’augmenter le coefficient de disponibilité des réacteurs P.W.R de notre parc, tout en espaçant les arrêts pour rechargement en combustible?
      Ceci en joignant l’utile à l’essentiel, c’est à dire en ayant une production de Plutonium suffisante et indispensable au développement de notre défense nationale?

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  • Je ne comprend pas pourquoi cet article attaque le thorium avec des arguments peu crédibles. Michel Gay ignore t-il qu’un prototype thorium-sels fondus fonctionne en Chine et qu’un pilote plus important est en construction? Les projets de quatrième génération sont cruciaux car si ITER aboutit un jour ce sera trop tard pour faire face au changement climatique. Les USA étudient les réacteurs haute température pouvant produire également de l’hydrogène et se focalisent sur les petits réacteurs modulaires. La France avait choisi la filière déjà explorée avec Phénix et Superphénix, neutrons rapides et refroidissement sodium (ou azote). Macron a arrêté le projet Astrid sans raison ni justification en 2020 ce qui est un mauvais coup porté à la recherche française et à notre avenir. Les projets de quatrième génération ont pour but de mettre au point des filières ultra sures sur le plan de la sécurité, consommant très peu ou pas d’uranium (uranium peu enrichi si uranium),ne produisant pas de déchets fortement radioactifs à longue durée de vie. Astrid est conçu pour transmuter peu à peu ceux engendrés par les centrales actuelles. Les anti nucléaires sont donc viscéralement opposés à une future filière à laquelle on n’aurait pas grand chose à reprocher, d’où la fermeture de Superphénix connement acceptée par Jospin et l’arrêt d’Astrid accepté par Macron. La transition n’aura pas lieu sans le nucléaire, on ne sait pas tenir un réseau avec des intermittents et aucun mode de stockage de l’énergie envisageable n’a l’ordre de grandeur nécessaire et de loin pour tenir un grand réseau quelques jours sans vent et avec peu de soleil, ce qui se produit régulièrement surtout en hiver. Tout le reste est baliverne, si on ne s’y colle pas on achètera des réacteurs chinois dans dix ans. Mais tout ça ne s’apprend pas à l’ENA …..

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    • Oui , jean pierre Moulard : Si on ne s’y colle pas on achètera des réacteurs 4G chinois dans dix ou vingt ans (ou américains, car avec le projet Natrium de Bill Gates, les américains auront leur propre réacteur à sels fondus). Finalement, de même que pour notre parc historique 2G , on a acheté une licence américaine Westinghouse pour construire nos 900 MW … On achètera bientôt nos réacteurs 4 G (ou une licence pour les construire chez nous) aux chinois ou aux Américains . L’ histoire se répètera…

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      • Allez , révons un peu! l’U238 a l’avantage d’être déjà extrait. Et si nous travaillions VRAIMENT sur des réacteurs à sels fondus à l’u238 en cycle U-Pu? Même si semble-t-il dans ce cas les déchets sont plus compliqués à éliminer en continu comme dans la filière Th-U.
        Une vidéo complète bien que datant quelque peu:
        https://www.youtube.com/watch?v=M4MgLixMrz8&t=40s
        Depuis le temps beaucoup de progrès ont été faits; j’ai trouvé que son intérêt résidait dans la logique démonstrative qui conduit aux sels fondus de thorium; elle mériterait d’être refaite (avec un petit effort sur la qualité des supports?? :-)) ) et mise à jour: le U238 est sans doute mieux placé maintenant… surtout si on intègre d’un point de vue écologique l’absence d’activité minière.

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  • Remarque à l’auteur et à propos du combustible liquide des réacteurs à sel fondus : “c’était aussi déjà le cas avec les surgénérateurs Phénix et Superphénix qui ont tout de même été diabolisés.”
    Vous devez confondre (sans jeu de mots !). Les éléments combustibles de Superphénix n’avaient rien de liquide !
    Sinon votre argumentaire, basé sur le fait que l’U238 dont la France possède pléthore, justifie pleinement le fait de ne pas développer une nouvelle filière au Thorium.
    Au fond, cette filière n’est défendue que par quelques inconditionnels (par ex. certains chercheurs qui ont passé une partie de leur carrière sur le sujet… en pure perte) et bien entendu par certains écolos malins (M. Rochain n’en faisant pas partie) qui se servent du Thorium comme un leurre pour disqualifier la filière internationale à l’Uranium.

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  • ASTRID a pour mérite premier la fermeture de cycle et pour deuxième d’être le Gen IV le plus rapidement faisable, mais le développer signifie lui donner une perspective commerciale à l’international: qui a vraiment envie de voir se construire autour de la planète des milliers de réacteurs U-Pu à combustible solide, et refroidis au sodium?

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    • La question commerciale est discutable mais il faut reconnaître que la filière RNR-Na (SFR pour l’international) est celle qui peut être la plus rapidement disponible industriellement pour un objectif 2040 – 2050 et elle ne rebute pas forcément le client car une dizaine de tels réacteurs tournent ou ont tourné dans le monde. Elle figure parmi les 6 technologies choisies en 2002 par le Forum Génération IV (12 pays) dont 3 sont à neutrons rapides. L’uranium 238 (naturel ou appauvri) irradié par des neutrons rapides, est converti directement en plutonium 239 fissile. Avec la même quantité d’uranium, on pourrait alors produire 50 à 100 fois plus d’électricité que les réacteurs actuels. La ressource en uranium naturel est alors durablement assurée. La France dispose de 250 000 tonnes d’uranium appauvri qui combinées aux déchets actuels contenant du plutonium pourraient assurer plusieurs millénaires d’autonomie!

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  • à Serge Rochain 02.08.2021

    Je suis un ancien ingénieur EDF au RTE, vous connaissez? L’organisme qui pilote le Réseau et garantit ” encore” sa stabilité et l’approvisionnement en électricité des consommateurs du Pays. Je suis entré dans cette Entreprise au moment de la construction de Chinon 1, la fameuse boule! J’ai donc connu tout le développement de la technologie nucléaire depuis le graphite/gaz jusqu’au PWR 1300 Mw

    Je rejoins studer 02.08.2021 quant à votre courage sur votre CV, vos compétences et vos arguments que je connais bien et qui vous rangent dans la catégorie des Anti.

    Je vais me permettre de tester vos connaissances:
    – savez vous comment est ” encore”assuré la stabilité du Réseau ?
    – savez vous pourquoi l’émission moyenne de CO2 est à 35 gr par Kwh pour la France et 350 gr pour l’Allemagne?
    – savez vous quelle seront les besoins en électricité pour la France en 2050?
    – savez vous quelle serait l’empreinte au sol ou en mer si cette fourniture est assurée par:
    – le photovoltaîque
    – l’éolien terrestre ainsi que la quantité aérogénérateurs
    – l’éolien offshore ainsi que la quantité aérogénérateurs
    – savez vous quelle peut être le poids de béton et d’acier utilisés pour l’ancrage d’une éolienne terrestre et une offshore?
    – savez vous ce que sont les métaux rares, leur utilisation, leur traitement et l’endroit où ils sont “pillés” sur la planète…pour vous citer?
    – Savez vous ce qu’est un accident nucléaire classé par l’ASN et leurs différents niveaux?
    – savez vous combien d’accidents nucléaires se sont produit en France depuis 1960?

    Ayez le courage de me répondre. je le ferai de même après vous avoir lu.

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  • Oui Cochelin, un désastre pour la France cet abandon d’ ASTRID .
    Cependant, concernant les MSFR (Molten Salt Fast reactor), réacteurs à sels fondus; eh bien, si les Chinois ou les Américains réussissent à les faire bien fonctionner correctement, de manière nominale, pendant le temps pour lequel ils ont été conçu;
    alors ils pourront, selon le choix de leur propriétaires, aussi bien consommer dans leur fonctionnement du thorium 232 fertile transformé en U233 fissile, que de l’U 238 fertile transformé en PU 239 fissile .Et chaque état choisira s’il préfère utiliser du Thorium 232 , ou bien du U238 et PU 239.

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  • Ainsi , si la Chine et l’Inde veulent consommer uniquement leur thorium , il ne sont plus dépendant de l’ uranium étranger .
    Tandis que la France pourra choisir, si elle veut, de consommer uniquement la réserve dont elle dispose, de 250 000 tonnes d’uranium appauvri qui combinées aux déchets actuels contenant du PU 239 pourraient ainsi assurer plusieurs millénaires d’autonomie , et en plus on éliminera nos actinides mineurs.
    Les USA choisiront ce qu’ils veulent , puisqu’ils auront, si ça fonctionne, leur réacteur à sel fondu “Natrium” .
    Et si, hélas, nous perdons notre propre filière 4 G, on se retrouvera (lot de consolation agaçant) à acheter bientôt dans 15. 20 ou 25 ans, nos réacteurs 4 G au sel fondu (ou une licence pour avoir le droit de les construire chez nous) aux chinois ou aux Américains ( comme je l’ai écrit plus haut, en dessous du premier post de jean pierre Moulard ) .

    Répondre
    • Vos trois dernières lignes me font pleurer de rage; nos dirigeants sont -ils si scientifiquement incultes et près à toutes les bassesses pour grappiller quelques voix écolos aux élections;

      Répondre
      • @ Baudchon… et oui Monsieur le savant Baudchon, nos dirigeants sont d’incultes primitifs mais je ne me fais pas de souci , vous êtes là pour leur explique ce qu’il faut faire et comment il faut le faire. Je profite de ce que je tiens le mulot pour vous signaler une grave lacune, un nombre d’oublis incroyable dans l’index du répertoire des ingénieurs et scientifiques de France il n’y a pratiquement aucun nom de tous ces brillants scientifiques qui peuple ce forum en particulier, et notamment pas le votre. A votre place j’intenterai une action en justice pour préjudice moral et la perte de crédibilité qui va avec.
        Ca me déprime….. tien, je vais me coucher.

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        • M. Rochain

          Dans vos envolées polémiques, animées d’un bel esprit mandarin franchouillard, vous ne pouvez vous empêcher de régulièrement brandir le non moins franchouillard “répertoire des ingénieurs et des scientifiques”.

          Vous rendez-vous seulement compte que dans ce spasme d’hubris, vous vous infligez vous même une série de paires de gifles!!

          1 Le gratin de ce répertoire est composé des X-Mines, que vous détestez tant, c’est à dire ceux là même qui ont conçu et réalisé le parc électronucléaire français.
          Dans cette logique idiote de celui qui veut brandir “la plus grosse” référence, du haut de votre certification “Ingénieur DPE”, c’est à dire VAE, vous vous disqualifiez vous même. Les plus qualifiés seraient en outre juste capables de conduire le pays à sa perte alors que Serge Rochain LUI, en détient les clés du salut…………..

          2 Dans ce noble Who’s who de l’équadif, cherchez les noms De Pierre-Gilles de Gennes, Serge Haroche, Claude Cohen-Tannoudji, Alain Aspect……
          Vous ne les trouverez pas!!

          3 Enfin, vous semblez ignorer que notre bonne France du Rouge/Baguette/Saucisson/Camembert n’est pas le seul endroit de Gaïa où l’on apprend à penser….

          A propos de “penser”: affirmez vous toujours, comme vous le fîtes avec une belle assurance, que la concomitance de fonctionnement des perceuses électriques et autres moteurs de lave-linge serait garante de la stabilité d’un réseau alimenté en 100% ENR ?
          Si oui, n’hésitez pas à publier!!

          Répondre
      • A Albéric BAUDCHON :
        Pour répondre à votre question : ” nos dirigeants sont -ils si scientifiquement incultes et près à toutes les bassesses pour grappiller quelques voix écolos aux élections ? ” . Je vous réponds qu’il n’est même pas nécessaire qu’ils soient scientifiquement incultes, ils n’ont pas cette excuse (en plus ils peuvent se faire mettre à niveau par de bons experts en cas de besoin) . PAR CONTRE , ils sont réellement prêts à
        toutes les bassesses pour grappiller quelques voix écolos aux élections : ça oui , c’est absolument certain ; ils l’ont déjà fait plusieurs fois par le passé et il est fort à craindre qu’ils continueront à l’avenir, malheureusement .
        D’ailleurs toute la stratégie d’influence des antinucléaire et de EELV est absolument basée sur ce fait que nos dirigeants sont réellement prêts à toutes les bassesses pour grappiller quelques voix écolos aux élections .
        Eh oui, ça marche comme ça, hélas !!

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    • @Cochelin
      Pour qu’une filière soit en péril, encore faudrait-il que cette filière existe.
      Pour l’instant cette filière se réduit à un rêve déçu à la suite de 8 tentatives sur 60 ans qui furent tous des échecs couteux.(rien qu’en France, sans compter les tentatives étrangères également abandonnées)

      Répondre
      • Rochain
        L’OPECST est donc pour vous le repaire d’incultes primitifs. Cele ne m’étonne pas de vous. Allez donc leur dire. Quel dédain vis-à-vis d’élus de la République !

        Répondre
  • A ce sujet, vous pouvez dire merci au prince du “en même temps” macron qui, en 2019, a en catimini fait “arrêter les recherches sur les réacteurs de 4 G et le projet ASTRID” en les reportant aux calendes grecques de la fin du siècle ! Si on voulait condamner l’avenir du nucléaire français on ne s’y prendrait pas autrement .

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    • Dubus se distingue encore avec ses fake news de bas étage.
      Le projet Astrid et comme les autres un projet CEA sur papier qui a demandé une enveloppe de 5 milliards d’euros au gouvernement pour passer à la réalité. Le gouvernement a estimé (j’imagine après s’être renseigné un peu plus que vous sur le passé de ce genre d’affaire) que les 5 milliards d’euros étaient peut-être mieux ailleurs.
      Sur cette réponse négative le CEA a lui-même remisé le dossier dans le tiroir en attendant sans doute des jours meilleurs. D’ailleurs je ne vois pas pourquoi vous semblez tous avoir un si grand besoin de passer à la surgénération puisqu’à vous entendre par ailleurs, la Terre regorge d’uranium 235 et qu’il n’y a aucune inquiétude à avoir aussi loin que l’on peut se projeter. Qui ne m’a pas raconter que les océans n’étaient que de l’uranium et qu’il suffisait de laisse évaporer la flotte comme dans les marais salants où l’on récupère le sel pour pouvoir racler l’uranium sous la croute de sel puisqu’il était plus lourd, il était donc en dessous. On voit qu’avec les experts de forums on n’a vraiment aucun souci à se faire pour l’avenir énergétique.

      Répondre
  • «…le combustible est à déjà l’état liquide, contrairement à un réacteur classique. Mais c’était aussi déjà le cas avec les surgénérateurs Phénix et Superphénix qui ont tout de même été diabolisés. »

    Cette affirmation est FAUSSE. Merci de la corriger !

    Répondre
  • Mr BAUDHON “le tout à fait hélas!” n’est pas pour rochain ! Bien-sûr !!!
    Comme écrivait STUDER le 3 juillet sur la filière thorium : “Au fond, cette filière n’est défendue que par quelques inconditionnels (par ex. certains chercheurs qui ont passé une partie de leur carrière sur le sujet… en pure perte) et bien entendu par certains écolos malins (M. Rochain N’EN FAIT PAS PARTIE) qui se servent du Thorium comme un leurre pour disqualifier la filière internationale à l’Uranium”. J’ai mis en majuscule ce qui m’a fait bien rire..
    D’ailleurs il demandait, à nouveau et ce sans succès, à rochain ses diplômes ds le domaine scientifique afin d’en vérifier la véracité et l’usage !

    Répondre
  • M. Rochain continue à dire n’importe quoi et s’il avait les bons annuaires il m’aurait trouvé! Lol! Super-Phénix fonctionnait et des réacteurs similaires RNR-Na fonctionnent encore en Russie, en Inde et en Chine! L’Inde en démarre un nouveau, la Chine est en train d’en construire un, les USA subventionnent le projet NATRIUM de Bill Gates + G&E qui est refroidi au sodium.Le Thorium-sels fondus fonctionne en Chine et son grand frère est en construction objectif 2030, les USA collaborent avec eux et ont leur propre projet sur le même site que projet Nuscale. L’UE soutient la recherche dans ce domaine. Mais M. Rochain est utile, il m’incite à rechercher des informations complémentaires pour répondre à son ignorance!

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    • Je le vois en idiot utile en effet les jours où je suis de bonne humeur. D’autres jours je le vois plutôt comme un troll ignare au service d’un lobby. Son omniprésence, son ton persifleur envers des gens savants, ses propos souvent faux sont révélateurs, ils sont un certain nombre à sévir sur le net. Mais peut être porte -t-il un autre nom dans d’autres publications?Le lobby de l’éolien par exemple, dirigé par un ancien directeur de l’ADEME, est omniprésent en France et dans l’appareil d’état.

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  • Son lobby, c’est le secteur des renouvelables car il est actionnaire dans ce domaine et il ne s’en est jamais caché. Ses convictions et sa haine de l’énergie nucléaire l’emportent sur la réflexion.

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  • Je suis frappé par le coté très subjectif et émotif des réactions à l’article de Michel Gay.
    Que de procès d’intention, cancers de la science et de la démocratie.
    SVP ayez un discours discursif !
    Consulter le numéro spécial de Marianne Débats sur l’écologie, paru en avril, pour comprendre la problématique critique de l’énergie sur la terre.

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20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
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