Le rétrofit bioGNV, une filière prometteuse et indispensable à l’accélération de la décarbonation du transport

Le rétrofit bioGNV, c’est la conversion d’un véhicule diesel ou essence en un véhicule roulant au biogaz. Une filière d’avenir pour verdir le parc automobile français des professionnels, portée par de plus en plus acteurs, à l’image de Faral dans les Pays de la Loire.

Le secteur du transport évolue et s’adapte aux enjeux économiques et environnementaux de la transition énergétique.

Face à l’accélération du changement climatique, les acteurs publics se sont engagés dans une ambition renforcée qui s’est traduite en France par la Loi Résilience et Climat, et au niveau européen via les textes du « Fit for 55 package » ​avec des impacts forts pour les utilisateurs.

Si cet objectif de décarbonation massive à court terme du parc passe par un renouvellement par des véhicules neufs, plusieurs problèmes sont à noter.

La mise à la casse de véhicules en bon état alourdirait encore le poids carbone des véhicules en réduisant leur durée d’amortissement écologique.

Le gaspillage lié à cette obsolescence se trouve en contradiction avec les logiques environnementales de sobriété et de conservation des ressources​. De plus, on peut s’interroger sur la capacité des constructeurs à répondre à cette demande en brutale augmentation, dans un contexte de renchérissement et de raréfaction des matières premières.

C’est la raison pour laquelle de plus en plus d’acteurs s’intéressent à la conversion de véhicules essence ou diesel vers une motorisation alternative, plus écologique, connue également sous le terme de « rétrofit ».

Le rétrofit électrique à savoir la conversion de véhicules thermiques en motorisation électrique à batterie ou à pile à combustible, propose une alternative à la fabrication et achat d’un véhicule électrique neuf.

En France, cette pratique a récemment été autorisée par l’arrêté du 13 mars 2020. Ce dernier permet l’homologation de véhicules rétrofités en garantissant un niveau de sécurité conforme aux exigences de la sécurité routière.

Cependant une filière prometteuse ne bénéficie pas encore de ces dispositions, le bioGNV.

La conversion des véhicules diesel ou essence vers le bioGNV n’a pas été intégré dans cet arrêté alors que les motorisations au gaz naturel pour véhicule (GNV), complémentaire aux motorisations électriques, ont des vrais atouts à faire valoir.

Avec la baisse en matière d’activité du secteur automobile dans les 10 à 15 années à venir liées à l’électrification progressive du parc, le rétrofit bioGNV permettra la création et le maintien d’emplois sur l’ensemble du territoire. Phrase sur les atouts écologiques du bioGNV. Ces technologies permettent en outre une autonomie plus importante et un temps de recharge comparables aux véhicules thermiques classiques.

Ces qualités opérationnelles rendent les véhicules bioGNV pertinents dans les usages professionnels intensifs avec leurs flottes de véhicules pour leurs tournées de livraison, d’interventions ou de transport de passagers.

La mise en œuvre des Zones à Faibles Emissions : un casse-tête pour les professionnels

Faute de véhicules adaptés à leurs besoins ou du budget nécessaire à l’achat de véhicules électriques neufs, de nombreuses entreprises auront des difficultés à travailler dans les grandes métropoles soumises prochainement aux contraintes des réglementations des Zones à Faibles Emissions (ZFE). Nous pouvons prendre l’exemple de cet artisan peintre à Laval qui réfléchit déjà à refuser des chantiers dans la capitale.

Pour les professionnels, convertir leur flotte d’utilitaires diesel à des véhicules propres est un projet complexe. Ils doivent surmonter de nombreux obstacles :

  • Pour les motorisations électriques, l’offre d’utilitaires est restreinte et leurs fonctionnalités ne couvrent pas tous les besoins, notamment en termes de charge utile.
  • Leur autonomie est insuffisante, sachant que les parcours pour aller sur les chantiers dépassent souvent 200 km en Île-de-France.
  • Côté moteurs hybrides, l’offre est encore plus faible.
  • L’offre de véhicules utilitaires neufs GNV/BioGNV reste très limitée
  • L’offre de véhicules utilitaires hydrogène est quasi inexistante avec des infrastructures d’avitaillement rares.

Les organisations professionnels CAPEB, SYNASAV et FFB-UMGCCP ont adressé au Secrétaire d’État chargé des transports,  un courrier commun sur l’enjeu de la préparation de la sortie du diesel pour les utilitaires dans lequel ils alertent sur leur difficulté à identifier des véhicules « propres » adaptés à leurs activités.

Dans ce courrier ces organisations indiquent que « a contrario (de la solution électrique), la solution GNV/BioGNV se révèle dans les faits nettement plus adaptée à la réalité quotidienne du terrain : économique, verte, sans rupture technologique majeure, elle met facilement en confiance nos chefs d’entreprise et leurs équipes ». Elles ajoutent que « cette proposition comporte néanmoins un frein : l’offre de véhicules utilitaires gaz est actuellement nettement insuffisante».

Face à ce constat, la conversion de véhicules diesel actuellement en circulation en véhicules bioGNV semble être une alternative intéressante. De nombreuses réflexions et projets émergent dans ce sens.

Des acteurs français s’engagent pour développer la filière rétrofit biogaz

Au Salon Solutrans à Lyon en novembre dernier, le Centre de Recherche en Machines Thermiques (CRMT) et le transporteur Berthelet ont présenté le premier autocar de transport scolaire diesel converti au bioGNV avec le remplacement de la motorisation.

Ce projet baptisé ECOl’car a reçu un accueil favorable par les autorités organisatrices des transports et les acteurs privés du secteur des transports tant sur le plan local que national.

Du côté des opérateurs, l’engouement pour la conversion vers le bioGNV pourrait prendre son envol s’ils bénéficiaient des mêmes avantages pour le rétrofit que pour l’achat d’un véhicule neuf.

Autre projet, l’entreprise toulousaine Lyptech travaille sur le rétrofit d’utilitaires diesel au GNV. La jeune entreprise se concentre sur le rétrofit au gaz naturel d’utilitaires qui fonctionnaient jusque-là au gazole. Elle cible les véhicules utilitaires légers de classe 3 c’est à dire essentiellement des Peugeot Boxer, Citroën Jumper, Renault Master et Fiat Ducato. Lytech travaille en concertation avec l’entreprise Faral automotive, basée à Laval (Mayenne) qui reconditionne les vieux moteurs, culasses et boîtes de vitesses. Ce projet est également soutenu par GRDF.

« Notre solution permettra à l’inverse aux gestionnaires de flottes de réaliser des économies. Tout en conservant les équipements en général onéreux, la conversion pourra être effectuée pour un coût compris entre 10 000 et 15 000 euros. La facture dépend en particulier de l’autonomie souhaitée par les clients », chiffre Jean-Luc Guionie, Directeur Technique de Lyptech.

« Avec un marché cible de plus de 3,5 millions de véhicules en Europe nos objectifs sont de convertir plus de 60 000 véhicules sur les 10 prochaines années et ainsi contribuer activement à la décarbonation du parc roulant. Notre plan de développement prévoit la création de nombreux emplois directs en France au sein des deux structures LYPTECH et FARAL Automotive ainsi que des futurs réseaux d’ateliers mécaniques partenaires en France. », indique Hubert Pothier, président de Faral Automotive.

À Laval, les deux acteurs ont présenté il y a une quinzaine de jours aux élus locaux leur technologie.  Richard Chamaret, président du syndicat d’énergie départemental de la Mayenne et Philippe Henry, Vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire semblaient très intéressés par cette filière émergente.

À l’heure où les enjeux de santé publique et d’environnement sont plus que jamais au cœur des débats et des préoccupations ; il n’est plus possible de laisser de côté une solution vertueuse, mature et accessible. Il appartient aux pouvoirs publics de répondre présents aux côtés des acteurs de la filière pour développer le rétrofit bioGNV, une filière pleine de promesse…

 

commentaires

COMMENTAIRES

  • Et oui, c’est une moins mauvaise solution, que d’essayer de les reconvertir à l’électrique en changeant leur moteur contre un électrique et en ajoutant des batterie car pour féter le novel an notre nucléaire national bat son record d’indigeance avec 18 réacteurs en rideau sur les 56 le premier janvier….. faut le faire près du tiers des récteurs en carafe …..pour ce qui nous est présenté comme une solution fiable !

    Répondre
  • Stéphane Doistau a été chargé chez GRDF du GNV et du BioGNV. Il est directeur de Energy Formations, il plaide pour sa paroisse. Le Biogaz c’est très bien mais, comme les biocarburants, c’est issu de ressources agricoles et on butera sur les mêmes limites, il en est de même pour les kérosènes de synthèse. On vit dans un monde où chaque fois qu’une technologie apparaît pour aider à la transition, ceux qui la vendent la présentent comme une panacée aux capacités illimitées, font un lobbying intense, se font grassement subventionner par un pouvoir naïf ou acheté. Les inconvénients et les effets pervers ne sont vus que lorsque des associations s’élèvent massivement pour les dénoncer. On aura certainement besoin de toutes les techniques possibles, mais chacune a ses limites et on commence à raser des forêts pour réaliser des objectifs de solaire, on occupe les surfaces agricoles pour méthaniser autre chose que des cultures intermédiaires, on fait des coupes rases pour chauffer au bois, on décide des champs d’éoliennes en mer sans concertation et à n’importe quel prix, Bruxelles pousse à la roue, c’est à dire l’Allemagne. L’état ne régule plus rien, on fait n’importe quoi, on émet toujours autant de CO2. Gribouille est au pouvoir!

    Répondre
    • Tout à fait et merci Jean Pierre concernant vos conclusions sur le biocarburant, sujet d’origine de cette article.
      Et OK pour « Gribouille est au pouvoir! »

      Répondre
    • @JPM Oui, que de conneries navrantes. Je vais en citer quelques autres:
      Des coupes rases dans les plus beaux endroits, les plus touristiques, décidées par le maire du coin qui… fait n’importe quoi parce qu’il ne voit comme ressources que le bois et les vaches.
      La France brûle 1GW de biomasse en permanence au lieu de réserver cette énergie aux périodes de forte demande avec une production éolienne faible. Ca ferait environ 4GW de back-up à l’éolien, qui fonctionneraient 1/4 du temps, un peu comme les centrales au charbon.
      Sur le nucléaire: pourquoi avoir investi dans la recherche sur la fusion plutôt que, par exemple, sur des RNR au thorium (moins potentiellement dangereux que ceux au plutonium) ?

      Répondre
  • En statistique : 38 réacteurs en marche sur 56 représentent 68% par rapport au global !
    Aujourd’hui à 16 h sur https://www.rte-france.com/eco2mix/la-production-delectricite-par-filiere :
    par rapport à la consommation d’environ 60 000 MW, li y a 100000 MW en export avec une production qui se décompose :
    En pilotable
    72% en nucléaire (avec une P installée/ P globale du parc de 45%)
    14% en hydraulique (avec une P installée/ P globale du parc de 19%)
    5% en gaz (0% en fioul et charbon) (avec une P installée/ P globale du parc de 9%)
    2% en bio énergie
    En intermittent non pilotable :
    2% en solaire (avec une P installée/ P globale du parc de 8%)
    5% en éolien (avec une P installée/ P globale du parc de 13%)

    Meilleurs vœux pour cette année qui sera pour le moins compliquée à tout point de vue !

    Répondre
    • @DUBUS
      « En statistique : 38 réacteurs en marche sur 56 représentent 68% par rapport au global ! »
      Et selon les mêmes statistiques ça fait bien près du tiers en carafe ! 32,142857………………..% pour être un peu plus précis !
      Pour le reste merci d’enfoncer les portes ouvertes d’éco2mix, surtout un jour férier.

      Répondre
      • Rochain.
        Pourquoi « en carafe » ? Des réacteurs peuvent être à l’arrêt pour diverses raisons. En maintenance, ou tout simplement mis à l’arrêt car il y a déjà surproduction temporaire. Le but n’est pas d’exporter à tout prix. C’est la politique de RTE.
        Et pour l’éolien ? De 50 à 75 % de disponibilité ces jours-ci. Qu’en dites-vous?

        Répondre
        • Quand c’est en maintenance c’est indiqué Cochelin, par ailleurs quand on est en surproduction on ne brule pas de gaz et on importe pas on met en marche les réacteurs qui sont capable de se reduire dès que la demande diminue on ne choisi pas de bruler du gaz si les réacteurs peuvent s’adapter au besoin comme lui, saus si l’on n’a pas assez de réacteurs, mais ce n’est pas le cas puisqu’ilsne font rien et ne sont ni en maintenance ni en rechargment de combustible.
          Quand à l’éolien en indisponibilité ils est plutot à 9GW de production car le Nord-Est est bien servi en vent. Et si ces jours derniers la production était faible c’est que l’on avait oublié de garnir le reste de la France de ce qu’il y a dans ce Nord-Est avec la même densité d’éoliennes. Quant on provoque volontairement les retards d’investissement à coup de recours judiciaires il ne faut pas venir pleurer qu’on risque de manqer d’électricité fin janvier s’il fait froid.

          Répondre
  • Bonjour,
    Vraiment d’accord avec Jean-Pierre Moulard.
    1- Trop souvent les énergies « nouvelles » sont tellement loin de l’enjeu du total des consommations d’énergie.
    2- En fait l’éolien n’a rien de nouveau ! ET, Quelle que soit la puissance installée, quand il n’y a presque pas de vent sur toute l’Europe ça ne produit que presque rien.
    3- Sans oublier la faiblesse des stockages d’énergies aggravée par leurs très mauvais rendements.
    4- L’écologie devrait faire la différence entre les faits et les opinions. On entend trop souvent dire: » Je ne suis pas spécialiste (ou je ne connais pas ce domaine) mais je pense que… … … » !!!
    5- On finira bien par comprendre que seule l’énergie nucléaire pourra compenser UN PEU le futur manque d’énergie fossile à commencer par le pétrole.
    Bonne année

    Répondre
    • Oui vous êtes bien de ceux qui n’y connaissent rien mais qui ne peuvent pas s’empêcher d’affirmer qu’il leur aura suffit de réfléchir 2 minutes, et surtout pas plus, pour avoir une opinion autorisée basée sur du réel.

      Répondre
  • A Rochain alias « l’Energie du désespoir » :

    Malgré des circonstances difficiles consécutives aux mesures Covid en 2020, le nucléaire a assuré les deux tiers de la production pas seulement en énergie moyenne. Il a permis par ailleurs tout au long de l’année d’assurer la continuité du service lorsqu’elle était mise à mal par l’effacement de 100 % du photovoltaïque et jusqu’à 97 % de l’éolien.

    Chiffres provisoires de production électronucléaire en 2021 :

    Le parc REP 61,4 GW (privé de Fessenheim : 1,8 GW/12 TWh en 2018 et 2019) devrait avoir atteint une production de 361 TWh le 31-12 à minuit.

    -Sa disponibilité (kd) serait de 71,5 %.

    – L’utilisation pendant la disponibilité (kp) serait de 94,1 % (car qd le vent souffle et qd le soleil brille, le nucléaire adapte sa production à la baisse et réciproquement, pour correspondre à l’exact besoin des consommateurs).

    -Le coefficient de production effectif (kp=kdxku) serait de 67,5 %. Il atteignait autrefois 75 % (420 TWh/an). C’était avant l’arrêt de Fessenheim, de l’effacement devant les éoliennes occasionnellement performantes et de l’engagement des travaux permettant de prolonger la vie des 900 MW à 50/60ans voire plus, comme des dizaines de leurs aînées nord-américaines autorisées à 80 ans de fonctionnement.

    Compte-tenu des séquelles de la Covid en 2020 (perturbations des chantiers, des nombreux grands travaux reportés sur les deux ou trois années suivantes), c’est une performance remarquable.

    Pour s’en convaincre rappelons qu’avec 29 GW d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques, on devrait produire moins de 60 TWh, sans considération des besoins des consommateurs.

    J’ajoute que cette production électronucléaire (6g de CO2/kWh pour fonctionnement des machines et engins à combustion nécessaires pour la construction, la maintenance et le démantèlement des centrales soit deux fois moins que les moulins à vent et 8 fois moins que les miroirs aux alouettes) représente une économie de 155 Mt (millions de tonne) de CO2 par rapport à une production CCG.

    Cette production d’électricité nucléaire représente encore 31 Mtep (tonnes équivalentes de pétrole) soit près de la moitié de notre consommation de pétrole.

    Enfin dernier rappel : le fonctionnement de notre parc nucléaire REP, équivalent à 1650 années-réacteur, n’a connu aucun incident majeur mettant en jeu gravement la sécurité des personnes.

    Dans le même temps, la production à base de charbon/lignite, en Allemagne (indispensable pour compenser les périodes sans vent et sans soleil) et en Pologne surtout entraîne des milliers de morts prématurés en Europe et des dizaines de milliers de maladies chroniques chaque année.

    Avec le nucléaire, zéro mort pendant des dizaines d’années, mais tel le loup blanc il affole les enfants et les esprits faibles que des militants alimentent de leurs fantasmes.

    Dithyrambique, non. Mais ça va mieux en le disant.
    Et puis, comme Talleyrand, quand le nuke se regarde il se désole, qd il se compare il se console.

    Pour en savoir plus sur les performances atmosphériques du secteur électrique mondial au cours des dernièrs semaines (ce ne sont pas les plus favorables de l’année pour la france :

    https://twitter.com/GweChap/status/1477248589382361089?t=K26OWqWGjA-t0wIsRTOMNw&s=19

    Répondre
    • 361 TWh ça fait 67% de facteur de charge et pas 71,5 % commencez par apprendre à compter
      Quand au nucléaire il ne s’adapte pas à la production solaire et ei omie’ne, car quad ces deux font défaut, on brûle du gaz. On ouvre en grand les vannes de l’hydraulique, et on importe à tour de bras, notamment depuis l’Allemagne…. Arrêtez vos theories imaginaires et regardez ce qui se passe dans la réalité c’est affiché en temps réel sur eco2mix qui montre que vent et Soleil évite de dépenser de l’argent en gaz et en importation, et pas autre chose.

      Répondre
  • Avec l’augmentation de la production d’électricité et la stagnation de la production nucléaire (dans le meilleur des cas et seulement jusqu’à la « falaise » qui attend la France dans 20 ans maximum) l’intégration des ENR ne devrait pas entraîner d’ajustements majeurs dans la production nucléaire.

    Répondre
  • La production d’électricité nucléaire a été de 360,3 TWh en 2021. Plus qu’en 2020, mais18,9 TWh de moins qu’en 2019, année comparable avec 379,2 TWh.

    Si l’éolien a fait moins qu’en 2019, année éolienne exceptionnelle en France et pour une partie de l’Europe du Nord (mais pas pour l’Europe du sud), il a fait mieux qu’en 2019 : 35,6 TWh contre 33,8 TWh. Le solaire aussi a fait mieux : 13,9 TWh contre 12,1 TWh.

    Le contenu de CO2 du nucléaire français n’est pas de 6 g/kWh (manipulation franco-française récente), mais de 12 g CO2/kWh comme il est généralement établi par plusieurs études indépendantes (valeur retenue par le GIEC).

    Le facteur de charge du nucléaire a été de 66,8 % en 2021, loin des facteurs de charge de 74 à 76 % des années 2010 à 2015.

    Le nucléaire est incapable de suivre la montée en charge de la consommation, surtout le matin entre 6h et 9h. C’est l’hydraulique qui doit faire le suivi de charge, le nucléaire étant trop limité et trop lent pour cela.

    Ces temps-ci, le nucléaire adaptait sa production pour faire de la place au charbon, au fioul, au gaz et aux importations chaque fois que l’éolien était un peu faible.

    Répondre
  • Quelques réacteurs américains seulement ont eu leur licence étendue à 80 ans (et pas des dizaines). Cela ne veut pas dire qu’ils y arriveront, loin de là.

    Aux Etats-Unis, une douzaine de réacteurs, ayant obtenu une prolongation de leur licence à 60 ans, ont dû être mis en arrêt définitif pour des raisons techniques ou économiques, avant d’atteindre 40 ans pour certains d’entre eux.

    Alors qu’ils n’ont plus aucune rentabilité économique, de nombreux réacteurs nucléaires reçoivent des subventions dans plusieurs états US.

    Récemment encore, quatre réacteurs d’Exelon ont reçu des subventions alors que leur arrêt définitif était planifié, à causes de perte de rentabilité économique.

    En France, l’usure des cuves est plus rapide qu’ailleurs pour des raisons techniques. Ce qui fait qu’il est peu probable que leur durée de vie dépasse 50 ans et tous n’iront pas jusque là.

    Répondre
  • On a tous ses limites certes mais je ne confonds pas la disponibilité (kd) d’un moyen de production pilotable et ses coefficients d’utilisation (ku) et de production (kp). A contrario, la confusion est possible pour les EnR, soumises aux caprices du temps et prioritaires devant les autres moyens de production.
    Au contraire des EnR à la mode, l’hydraulique de stock, le nucléaire et les centrales à hydrocarbures participent aux réglages primaire, secondaire (ou fréquence-énergie) ainsi qu’au réglage non automatique dit tertiaire. La production de ces moyens doit en effet s’adapter rapidement (+/- 5 % Pmax/mn entre 20 et 100 % de Pmax, sauf contraintes d’exploitation particulières), en fonction des variations erratiques des productions instantanées des éoliennes et des panneaux photovoltaïques, soumis aux aléas météo, ainsi que des variations de la demande, sachant que les deux sont rarement corrélatifs. Ainsi l’écart entre facteur de charge (FC =67,5 %) et kd (=71,5 %) du parc nucléaire s’explique par la sous-utilisation de sa disponibilité.

    Envoyé depuis mon mobile LG

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  • Je trouve que c’est un magnifique projet qui mériterait d’être encore plus médiatisé !
    Nous avons une réponse concrète pour des transports propres avec une technologie dispo.
    Vos propos sur le nucléaire sont hors sujets !

    Répondre
  • Curieuse anomalie oculaire chez les membres de la confrérie nucléaire.

    A longueur d’année, ils nous parlent de charbon et lignite (ou de gaz naturel) « indispensable pour compenser les périodes sans vent et sans soleil ».

    Leur idéologie les empêche de percevoir que c’est tout le contraire qui se passe : lorsqu’il y a de l’éolien, du solaire, de l’hydraulique, de la biomasse, cela entraîne une diminution de l’utilisation du charbon, du lignite, du fioul et du gaz, en Allemagne et ailleurs.

    Par exemple, en Allemagne, la production d’électricité nucléaire a baissé de 66 TWh entre 2010 et 2019. Celle des fossiles a baissé de 95 TWh pendant ce temps : charbon (et lignite), moins 91 TWh – fioul, moins 4 TWh, le gaz ayant à peine augmenté (moins de 1 TWh).
    La production d’électricité renouvelable a augmenté de 137 TWh.

    On en conclut deux choses :
    – le gaz n’a pas remplacé le charbon (et lignite)
    – les renouvelables ont remplacé une proportion importante de nucléaire ET de fossiles (surtout du charbon+lignite).

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