Nucléaire et gaz de schiste s’invitent au menu du Sommet européen

Aujourd’hui, les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 Etats membres de l’Union européenne se rencontrent à Bruxelles pour le premier Conseil européen de l’année pour un sommet consacré à l’énergie et l’innovation, deux secteurs essentiels pour la croissance et la prospérité futures de l’Europe. Cependant, deux sujets qui ne figurent pas à l’agenda officiel du sommet, le nucléaire et les gaz de schiste, pourraient être au cœur des débats.

Officiellement, les discussions doivent porter sur les moyens de “fournir aux citoyens européens une énergie sûre, durable et financièrement abordable“, tout en visant “un renforcement de la coopération dans le domaine des technologies énergétiques propres, de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables“.

Déjà, à l’occasion de la présentation des priorités de la présidence Hongroise du Conseil de l’Union Européenne, Eniko Gyori, la ministre hongroise déléguée aux affaires européennes, déclarait  que la question énergétique “déterminera fondamentalement l’agenda de la présidence.”

Il s’agit donc d’un sujet central pour la Hongrie. Mais le nucléaire et le gaz de schiste devraient reléguer au second plan les questions de l’efficacité énergétique et de la sécurité de l’approvisionnement. En effet, selon des textes obtenus par l’AFP, deux pays, la France et la République Tchèque ont proposé de faire figurer les énergies “faiblement carbonées” aux côtés des énergies renouvelables dans les énergies que l’Union européenne s’engage à promouvoir.

Le ministre français des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, et le ministre tchèque Karel Schwarzenberg ont ainsi adopté une déclaration commune, exprimant notamment “leur soutien aux énergies sobres en carbone et rappellent que l’énergie nucléaire représente une source d’énergie décarbonée répondant à la fois à la rationalité économique et aux objectifs de lutte contre le changement climatique”.

Si cette position fait l’unanimité aujourd’hui, les Etats membres feront officiellement du nucléaire un des instruments de lutte contre le changement climatique. Une grande inconnue reste la position de l’Allemagne, qui compte plusieurs champions de l’energie nucléaire comme E.ON et Siemens.

Egalement selon l’AFP, le dernier projet de conclusions en date demande à ce que le “potentiel” d’une extraction soutenable des gaz soit “évalué“. En Europe, les sous-sol de la France, comme nous l’avons vu précédemment, de la Pologne, du Royaume-Uni, ou encore de l’Allemagne, en sont doté. Ce premier Conseil européen de la présidence Hongroise sera donc, à n’en pas douter, particulièrement intéressant à suivre.

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