modulation nucleaire risque majeur - Le Monde de l'Energie

La modulation nucléaire : un risque majeur

Une tribune signée Jean-Jacques Nieuviaert, président de la Société d’Etudes et de Prospective Energétique (SEPE).

Alors que les français considéraient depuis des décennies que la sécurité de leur approvisionnement en électricité était assurée, ils ont été confrontés brutalement en 2022 à un effondrement de la production du parc nucléaire conduisant à un risque de délestage et à une explosion des prix de l’électricité.

Pris par surprise, les pouvoirs publics ont alors décidé d’accélérer le développement des EnR et en particulier des éoliennes offshore, et d’autre-part de projeter un vaste plan de construction d’EPRs, en commençant par six unités, pour atteindre peut-être 14 à terme.

Mais il est rapidement apparu que ces décisions n’auraient guère d’effets significatifs avant une dizaine d’années au mieux.

D’où, depuis le début de 2023, l’apparition d’une réflexion visant à prolonger significativement la durée du parc existant, en commençant par un vote du Sénat supprimant la limitation du nucléaire à 50 % dans le mix en 2035. Mais on évoque surtout une prolongation du parc existant à 60 ans, et une prolongation à 80 ans, comme aux USA, ne serait même plus « un tabou ».

De plus, consciente que ses méthodes extrêmement rigoureuses commençaient à peser sur la sécurité d’approvisionnement nationale, l’ASN s’est jointe à ce discours. Elle a même déclaré être prête à lever « un certain nombre de conservatismes » présents dans ses méthodes d’analyse.

Le problème méthodologique de la sureté

L’ensemble du parc réacteur n’est pas associé à une durée de vie précise, mais tous les calculs de sureté, depuis leur construction, ont été réalisés sur une base de 40 ans. Et comme le précisait récemment l‘ASN, « nous ne disons pas que c’est impossible de dépasser la durée de 40 ans, nous disons simplement que ce n’est pas prouvé ». Pour aller plus loin il faut donc réaliser des études spécifiques, et parmi celles-ci, « l’étude-clé » concerne la question des flux neutroniques et de leur impact sur la durabilité de la cuve. En effet si beaucoup d’éléments d’un réacteur sont remplaçables, ce n’est évidemment pas le cas de celle-ci. Or, « la cuve se fragilise sous l’effet du bombardement neutronique, et les propriétés du métal se dégradent dans le temps, jusqu’au moment où ses propriétés mécaniques sont trop dégradées pour permettre la poursuite de l’exploitation ».

Dans ce domaine, des progrès ont été fait assez rapidement dans les années 90, en optimisant les plans de chargement des combustibles et en introduisant des grappes en hafnium, ce qui a permis de diminuer sensiblement le flux neutronique par rapport aux calculs fait lors de la conception des réacteurs.

A partir de là, l’hypothèse initiale de prolongation des réacteurs, contrôlée par l’ASN, a été basée sur la méthodologie d’une visite décennale approfondie consistant à :

  • S’assurer de la conformité et de la maîtrise des phénomènes de vieillissement ;
  • Augmenter le niveau de sureté pour le porter aussi près que possible de celui des réacteurs de troisième génération.

Cette approche présente des caractéristiques qui risquent de peser lourdement sur la durée de vie future du parc :

  • L’approche décennale ne permet pas de donner une bonne perspective de long terme et une capacité d’anticipation avec suffisamment de délais. La France travaille à 50 ans, alors que la NRC (USA) a déjà validé 60 ans pour la quasi-totalité des réacteurs américains et qu’elle travaille sur l’extension à 80 ans ;
  • La méthode utilisée est dite « déterministe », car elle impose de considérer que le plus gros défaut soit pris en compte à l’endroit le plus pénalisant, et de ne pas retenir les facteurs favorables ;
  • A contrario, la NRC et l’EPRI utilisent une méthode « probabiliste » de répartition des défauts sur l’ensemble des matériaux.

Conscient du problème que cela risque de poser, dans un contexte de crise d’approvisionnement, le 23 janvier, le président de l’ASN a ouvert la voie à une évolution méthodologique et a déclaré « engager un travail en profondeur sur les perspectives pour aller au-delà de 60 ans » en utilisant différentes méthodologies. Il s’agit « d’identifier quelles sont les souplesses que l’on pourrait dégager dans les calculs mécaniques sur le vieillissement des cuves, sans remettre en cause le niveau de sureté ».

Il semblerait donc que nous soyons enfin engagés sur la bonne voie, quant à la possibilité de pouvoir bénéficier plus longtemps de notre parc actuel, ce qui donnerait au pays un regain de sécurité d’approvisionnement compte tenu des délais considérables de construction des nouveaux grands réacteurs.

Mais, hélas, un problème majeur, passé généralement sous silence, risque de doucher les espoirs d’extension de la durée de vie des réacteurs, il s’agit de la modulation nucléaire.

La France pratique la modulation sur son parc nucléaire

La modulation nucléaire (appelée encore suivi de charge), qui est pratiquée en France depuis les années 80, consiste à baisser volontairement la puissance fournie par un réacteur pendant un laps de temps court mais sans pour autant l’arrêter1.

Cette pratique est très rare, car les opérateurs des réacteurs nucléaires considèrent logiquement que compte-tenu du coût de l’investissement, il est indispensable de les faire fonctionner en permanence à pleine puissance, c’est-à-dire en base. En effet, contrairement à une centrale thermique à combustible fossile, pour laquelle les coûts variables sont importants, la structure des coûts d’un réacteur nucléaire est essentiellement fixe, à environ 90 %. Donc, si un réacteur ne tourne pas à pleine capacité, son coût de production augmente très rapidement tandis que ses recettes baissent en parallèle. C’est ce qui explique qu’aux USA, par exemple, le Kd (coefficient de disponibilité) est très élevé, de l’ordre de 90 à 92 %, et que dans la plupart des pays possédant des réacteurs, leur productible est de l’ordre de 8 TWh par GWe. Par opposition, en 2021, la France, avec un Kd de moins de 70 %, a atteint à peine 6 TWh par GWe.

Si la France module son parc nucléaire, cela tient historiquement à la taille de sa capacité par rapport au reste du mix électrique. La France est en effet le seul pays au monde à avoir un poids du nucléaire s’élevant en moyenne à 75 % du mix électrique. La modulation était donc la seule solution pour :

  • Ajuster la production à la consommation (WE, nuit, jours fériés…), en cas d’excès de capacité ;
  • Assurer en partie la régulation de la fréquence (Service système).

Mais depuis un peu plus de dix ans, une troisième raison s’est ajoutée aux précédentes, l’ajustement à la production aléatoires des EnR (éolien onshore ou PV). En effet, dans le cadre du développement de ce type de renouvelables, la régulation leur a accordé la priorité d’accès au réseau (priority access). Donc, quand ces EnR se mettent à produire, alors que le niveau de demande est faible, il devient nécessaire de ralentir la production de certains réacteurs pour éviter la saturation du réseau.

Le pourcentage de réacteurs faisant du suivi de charge sur une journée, est ainsi passé de 20 % en 2012 (soit 12 réacteurs) à environ la moitié actuellement (soit 28 réacteurs). Ce suivi de charge EnR est essentiellement affecté par l’éolien l’hiver et par le PV l’été, et la modulation subie doit en plus être combinée avec le placement des arrêts techniques, en optimisant l’ensemble dans le cadre du différentiel de demande hiver / été.

Pour donner un exemple récent et très explicite de l’ampleur du problème, il suffit de revenir au mois de décembre 2022 :

  • Le 12 décembre, suite à une vague de froid, le parc d’EDF est sollicité à son maximum disponible de 41 GW pour répondre à une demande de plus de 82 GW, mais l’éolien, à la peine, n’assure que 6 GW sur une capacité totale de 19 GW.
  • Par contre le 31 décembre, face à une demande très limitée de 49 GW, l’éolien bénéficiant d’une dépression hivernale atteint 16 GW. De ce fait, le parc nucléaire, qu’EDF s’était employée à remonter à 45 GW est devenu surdimensionné, et au-delà de la modulation on a même dû arrêter plus d’une dizaine de réacteurs et retarder des mises en ligne pour ramener la puissance à 27 MW.

Ce que l’on a coutume d’appeler la « complémentarité nucléaire-EnR non pilotables » ne fonctionne en fait que dans un sens à cause de la priorité d’injection donnée aux EnR. Quand les EnR sont présentes, le nucléaire est contraint de moduler en partie, mais, par contre, quand les EnR sont absentes, le nucléaire doit faire face à la demande seul ou avec l’appui des moyens thermiques.

Et la modulation peut conduire à une impasse

Malheureusement cette adaptation asymétrique est susceptible d’avoir des conséquences graves. Tout d’abord, il faut avoir à l’esprit que les réacteurs construits entre 1978 et 1999 n’étaient pas destinés à la pratiquer. La modulation a donc des effets sur le matériel :

  • Augmentation des fortuits (en moyenne + 25 %) ;
  • Dégâts possibles sur la structure des cœurs (érosion, déséquilibre bore-lithium, fuites…) ;
  • Vieillissement du circuit primaire, si le standard de deux mouvements par jour était dépassé.

Comme le remarque l’ASN, la modulation fait que les réacteurs sont « plus sollicités mécaniquement, ce qui entraine une usure plus rapide de certaines pièces » et limite les marges de sureté en France par rapport aux réacteurs américains qui ne sont pas soumis à de telles variations. Ainsi un réacteur américain, qui vient d’être arrêté après 52 ans, a pu fonctionner deux ans à pleine puissance lors de sa dernière campagne sans s’arrêter.

Le président de l’ASN a synthétisé le problème : « Avec l’arrêt de la production pilotable utilisant des combustibles fossiles, les fluctuations de la demande d’électricité devront être encaissées par le parc nucléaire. D’où la question : est-ce que cela conduit à des effets particuliers en termes de prolongation du parc ? ».

Mais la modulation a aussi des conséquences sur les finances d’EDF :

  • Perte d’opportunité ;
  • Perte de production ;
  • Hausse du coût marginal de production des réacteurs.

Concernant la perte de production, en considérant que la modulation amène à un Kd de 75 % au lieu du coefficient normal de 90 %, pour 1 GW cela entraine une perte de production d’environ 1,3 TWh.

Pour un prix de marché de 100 à 150 €/MWh, cela fait donc un manque de revenus de 130 à 200 M€. En référence à un parc de 61 GW, cela donne entre 7,9 et 12,2 Mds€.

Concernant la hausse du coût de production, si on considère un coût de 50 €/MWh pour un Kd de 90 %, alors le cout unitaire pour un Kd de 0,75 % va passer à environ 60 €/MWh. Le surcoût ramené à la production correspondante sera donc de 66 M€ pour 1 GW, et donc de 4,0 Md€ pour un parc de 61 GW.

En résumé, un parc nucléaire qui module massivement peut devenir rapidement un gouffre financier, car les producteurs d’EnR ne sont pas tenu de compenser les coûts qu’ils génèrent. C’est d’ailleurs fort logiquement que, lors des négociations sur la construction des EPR au Royaume-Uni (HPC) ou en Chine (Taishan), les autorités locales ont refusé que ces réacteurs puissent disposer d’un mode de pilotage variable de la puissance, qui contrairement aux générations précédentes, est intégré dès le départ dans le modèle français. Vouloir moduler la production d’un réacteur, dont le coût dépasse les 10 Mds€, est pour le moins étonnant sur un plan strictement financier.

Mais il existe des solutions

Pour la France, il faut donc arriver à accroitre la durée de vie du parc nucléaire actuel le plus longtemps possible, objectif d’autant plus clair qu’il n’y a pas d’autre possibilité.

Mais, en même temps, cet objectif apparait nettement en quadrature avec les décisions gouvernementales récentes :

  • Le développement accéléré et simultané des EnR non pilotables et du nucléaire va forcément entrainer un accroissement de la modulation, et dans certains cas (été, week-end) cela pourrait même conduire à exiger l’arrêt complet du parc nucléaire.
  • Cet accroissement risque de rendre inatteignable un objectif d’extension de la durée de vie des réacteurs à 80 ans du fait d’une usure prématurée, et il comporte donc le risque d’exposer le pays, non plus à un besoin de sobriété, mais carrément à une pénurie d’électricité.
  • Une modulation amplifiée est synonyme de hausse des coûts et de pertes massives de revenus pour EDF, ce qui est contradictoire avec les efforts attendus du groupe en termes de développement du parc de production.

Heureusement il y existe des solutions pour sortir de cette impasse :

  • La première consiste à supprimer immédiatement la priorité d’injection en faveur des renouvelable non pilotables. La priorité d’injection doit être attribuée d’abord à l’hydraulique fluviale puis ensuite au nucléaire.
  • La deuxième doit porter sur une modération du développement des EnR non pilotables et en particulier de l’éolien onshore, qui est particulièrement néfaste au fonctionnement du parc nucléaire l’hiver.
  • La troisième consiste à renforcer les capacités de stockage et en particulier les STEP.
  • La quatrième consiste à éviter de promouvoir des mesures de sobriété incohérentes (baisse de consommation de nuit ou en heures creuses alors que la capacité de production est largement disponible) car elles perturbent le fonctionnement du parc, et ceci sans intérêt pour les clients, car les gains de non consommation seront perdus du fait de la hausse des coûts marginaux.
  • La cinquième consiste à utiliser progressivement le surplus de capacité pour produire de l’hydrogène bas carbone.
  • La sixième pourrait amener à reporter sur les producteurs EnR les coûts supportés par le parc nucléaire, ce qui serait justifié par leur présence aléatoire sur le réseau électrique.

Ce n’est qu’en arrêtant le cycle infernal de la modulation nucléaire, qu’EDF retrouvera des revenus stables, que la France retrouvera des prix de l’électricité acceptables et que la sécurité d’approvisionnement sera assurée au moins jusqu’en 2040, voire en 2060.

 

1 En effet arrêter un réacteur nucléaire est une opération lourde et son redémarrage prend au minimum vingt-quatre heures

commentaires

COMMENTAIRES

    • C’est curieux, il evite de ptoposer une solution evidente: diminuer la part du nucleaire pour moins moduler, c’est ce que font tous les autres

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  • Garder le parc actuel dans le meilleur état possible jusqu’à de que le renouvelable suffisamment implanté puisse prendre la relève est la seule solution possible. Prolonger la durée de vie de ce parc jusqu’à 80 ans ? D’abord, pour quoi faire car on n’aura pas besoin de 40 ans de plus pour avoir un parc reniuvelable a la hauteur de ce que l’on en attend, pas plus que nous n’aurons besoin des EPR2 dans 15 ans si on ne continue pas à freiner le dévellopement du renouvelable. Ensuite parce que si la prolongation à 80 ans est possible pour les réacteurs américains qui ont toujours sagement fonctionné en mode de base et n’ont donc pas été soumis à des variations de pressions et de températures qui fragilisent toute matiere ce n’est pas le cas des reacteurs français, au moins certains d’entrer eux. Enfin dans 40 ans l’uranium sera devenu tellement rare donc cher que cette solution n’en sera plus une économiquement .

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    • Je dirais « Stupide comme du Rochain ».
      Les deux renouvelables permettant de fortes puissances sont intermittentes.
      A cause des nuits pour le solaire, et de sa faible puissance d’hiver
      A cause de la variabilité du vent en toute saison.
      Il faudrait pouvoir emmagasiner de l’électricité couvrant une grosse partie de la consommation sur plusieurs semaines, ce qui restera impossible dans le futur prévisible.
      Ce qui fait que les rêves de pouvoir fonctionner avec une forte proportion de renouvelable en France n’est qu’une illusion.

      Quant à la rareté de l’uranium, nous disposons en France de 350.000 tonnes d’Uranium 238, dont chaque gramme peut fournir l’énergie de deux tonnes de charbon.
      Ceci montre simplement que la relance des réacteurs de quatrième génération, surgénérateurs, est indispensable.
      Nous avons su faire avec entre autres Super-Phénix et le projet Astrid, qu’il convient de relancer.

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    • Toujours de Sacrés Ô-méli-mélo du « Père Vert » Serge !!!

      L’ENRisme intégriste c’est brillant d’illumination au Phosphore recyclé !!! Et ça prend des Vessies pour des Lanternes à longueur de temps et ce qu’il en sort aussi…

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    • @Rochain . Je t’ai mis KO sur un autre article … En te demandant simplement comment tu répartissais le renouvelale pour produire la consommation France annuelle : 1630 TWh .
      Tu blablates mais tu ne sais pas répondre .
      Une information que tu peux retrouver sur internet :
      Un parc éolien marin de 496 MW ( 62 éoliennes de 8 MW) , qui produit 2 TWh / an , coûte 2 Milliards , dure 20 ans . 1 milliard par TWh.
      Un EPR2 , bien négocié, coutera 6 Milliards ( Flamanville , un proto, refait 3 fois à couter 18 milliards ) et durera 80 ans . Un EPR 2 produit 11,22 TWh annuel . 6 / 11, 22 = 0,535 Milliard par TWh .
      L’éolien marin coût : 1 / 0,535 x 4 = 7,5 fois plus cher .
      100 TWh éolien marin coûtent : 100 Milliards sur 80 ans 400 Milliards .
      100 TWh nucléaire coûte : 100 / 11,22 = 8,9 x 6 = 53,5 Milliards sur 80 ans .
      400 / 53,5 = 7,5 fois plus cher . En prenant 8 Milliards pour un EPR 2 : 71,2 Milliards, soit 5,6 fois plus cher en éolien marin.
      Alors Rochain, le fort en Maths , reprends mon calcul et dis-moi, ce que tu trouves.
      Tu vas encore me traiter de con et tu seras incapable de répondre … si ce n’est du blabla fétide rochaineux … pauvre université …
      Bien à toi … le petit coudre…

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    • @ Le roc haineux … Le scientifique du moulin à vent …
      Bien sûr qu’il faut étudier la possibilité de faire fonctionner les réacteurs actuels 80 ans. L’ASN ne dit pas non. L’EDF est pour .
      Rochain, réponds : Par quelles énergies renouvelables tu produis 1630 TWh / an ?
      Incapable de répondre, donc tes commentaires sont vides de sens … Profond dans le sens de creux…
      Pour alimenter le parc automobile en électrique : VP,VUL batteries, VI,CB hydrogène, il faut produire 525 TWh , 47 EPR2 , j’ai publié mon calcul sur ce site. Et la correspondance en dizaine de milliers d’éoliennes … irréaliste !
      J’attends toujours le correctif de Rochain , qui a écrit VP –> 5 réacteurs, calculés après avoir mouillé sa chemise …Nul et vaniteux, la pire espèce …l’esprit scientifique ? connaît pas

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  • Et que fait-on lorsque, à l’instar de cette journée, l’éolien et le solaire sont ou seraient absent en début de journée, pour alimenter le réseau avec plus de 80-100 GW de consommation lorsque tous les usages seront électrifiés ?

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    • Hier encore dans le JT de fr2 une journaliste a affirmé que des parcs photovoltaïques « sont l’équivalent de 7 centrales nucléaires »…
      Je compte sur vous pour corriger ccette contre-vérité
      à chaque fois qu’elle est proférée. Soyez indulgents car dans la plupart des cas les journalistes sont manipulés par le syndicat des enr.

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  • Bel article, bravo ! à diffuser bien au-delà de ce site.
    Les ENRv doivent être pensées en système complet (ou avec un back-up au gaz à faible fc), sans recours au nucléaire comme back-up.
    Les deux systèmes doivent rester distincts.
    A ce jour, c’est l’éolien qui pose problème, pas le PV qui s’inscrit dans le surplus de consommation journalier. Il y a quelques années, ce surplus de consommation journalier était couvert par… le charbon.

    A ce jour, le gouvernement se fiche de tout cela. Bayrou (et Macron) ont considéré que parce que le nucléaire est pilotable, il peut suivre les variations des ENRv.

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    • Le problème est que les journalistes comme les politiques qui n’ont aucune culture énergétique, ne peuvent que répéter ce que leur disent les lobbies.
      Les seuls pays qui font de très bons scores en termes de CO2 et avec des prix d’électricité raisonnables sont ceux qui sont très équipés en hydraulique et /ou en nucléaire.
      Et dans ces cas, le nucléaire est en base (bons prix et longue durée) et l’hydraulique assume les variations et le stockage(sauf « au fil de l’eau »)
      Nous avons le nucléaire et l’hydraulique de barrages, ajoutons tout ce que nous pouvons en « mini STEP » sur les falaises normandes, les Alpes maritimes, les Pyrénées atlantiques et orientales pour utiliser l’eau de mer.
      et n’oublions pas que le nucléaire n’est pas éternel, qu’il faut le renouveler massivement en utilisant des technologies connues, mais minoritairement sur les nouvelles technologies jusqu’à ce qu’elles deviennent connues.

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      • @Guérin,

        Pour des mini-STEP marines sur falaise, il y a quelques beaux sites en Bretagne aussi… Et si on met l’Ifremer sur le sujet pour étudier des optimisations d’usage de l’eau des bassins hauts (les huitres sont à secs durant les grandes marées, les moules aussi, ainsi que bien des algues), il y a beaucoup de choses à faire en développement de l’aquaculture (poste très déficitaire par ailleurs de la Balance commerciale française…).
        Il y a également beaucoup de Mini-STEP à eau douce à faire dans beaucoup de petites vallées françaises avec de petits cours d’eau où des lacs/bassins peuvent être fait en parallèle des rivières, le tout bordées de plateaux (comme on manque d’eau et que cela risque fort de se reproduire…)…

        Mais beaucoup d’intérêts préfèrent le Back-up à flamme Fossile (quitte à le maquiller derrière le Biogaz qui n’atteindra jamais des sommets sauf à affamer le Sud de la Méditerranée et là ce sera la fête en Europe !!! ).

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  • Garder le parc actuel dans le meilleur état possible pour le prolonger tant que faire se peut en arretant le renouvelable éolien et solaire est la seule solution possible. Dans 40 ans la France aura un parc nucléaire à la hauteur de ce que l’on en attend et nous n’aurons plus besoin des renouvelables qui ne seront pas renouvelées. La prolongation à 80 ans est possible pour les réacteurs américains et français qui sont quasiment identiques ont toujours sagement fonctionné, même soumis à des variations de pressions et de températures causées par les variations aléatoires et intermittentes de productions des renouvelables éoliens et solaires.
    Enfin dans 40 ans ou dans 100 ans l’uranium sera encore disponible en tellement grande quantité et toujours à un coût faible notamment pour les réacteurs de quatrième génération que cette solution économique s’imposera dans une grande partie du monde moderne.

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  • Merci à l’auteur de l’article pour cet exposé et ce point de vue clair, synthétique et aussi ouvert sur des pistes à (ré-)explorer (STEP, Pilotage des consommations accru, Hydrogène, régle et quota de partage d’injection d’électricité sur le réseau, …)

    Nota : On ne peut plus certes laisser les Energies à injection anarchique (éolien notamment) continuer de prospérer sans règles vis à vis des autres … Ce ne sont plus des énergies « enfantines » et marginales, mais de grosses quantités intermittentes…
    Le chauffage à 21 (et non 19) lors du passage de certaines dépressions serait une solution (parmi tant d’autres) à envisager en considérant des habitations avec de bonnes inerties thermiques… De même que le chauffage des habitations via des ballons d’eau chaude à cet effet et de l’eau chauffée en heures creuses (via pompe à chaleur et si il faut une petite résistance chauffante pour le maintien de la température…)

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    • Le chauffage par ballons d’eau chaude est une solution astucieuse, car économique (on n’utilise que de l’électricité « heures creuses »). Un surdimensionnement (volume d’eau chaude) permet d’augmenter l’autonomie.
      Entre l’inertie thermique de la partie « isolée » d’une habitation qui demande 48 heures pour modifier de 5°C sa température et ce stockage d’eau chaude, on peut lisser la consommation électrique sur 3 ou 4 jours à très faible coût.
      Une plus grande modulation des tarifs de détail de l’électricité en fonction de l’équilibre production/consommation pourait inciter bien des utilisateurs à aller dans ce sens.
      2 ballons de 300 litres (à 500 € pièce) avec de l’eau à 80°C et des radiateurs se suffisant d’eau à 40°C pour assurer un chauffage de 2 kW en moyenne (pavillon de 200 m²) ont une autonomie de: (80°C-40°C) * 600 kg * 4,18 kJ/kg = 100.320 kJ soit 14 heures à 2 kW soit +/- la durée des « heures pleines »
      Un ballon de 2000 litres coûte moins de 2000 € pour 48 heures d’autonomie.
      Voila un bon moyen d’aider à l’équilibre du réseau sous réserve d’une modulation des prix et d’un signal automatique d’enclenchement.

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      • @Guérin,

        Merci pour votre commentaire et les données chiffrées.
        A noter, que comme ce serait du 1/2 Low-Tech (les électro-vannes pourraient évidemment être asservies à des conditionnalités à évaluer…), ce serait compétitif en production locale vis à vis des importations…

        Je ne sais pas ce que l’on attend pour le développer à grande échelle en France… J’ai grandi avec le Tarif EJP à la maison et on s’y habituait pour les quelques jours par an à consommer nettement moins d’électricité ou de devoir payer une rude facture…

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  • Quelle plus belle démonstration du non sens que constitue en France le développement d’ENR dont nous n’avons nul besoin pour apparaître vertueux en matière de production d’électricité !

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  • Article bien documenté et pertinent, les solutions proposées sont tout à fait à considérer. J’ai toujours pensé que la priorité aux intermittents ne pourrait pas tenir à partir du moment où il y en aura beaucoup. Quelle que soit la production pilotable on ne peut pas la faire jouer au yoyo en permanence et là, il nous montre que c’est assez grave pour le nucléaire. Développer les STEP c’est nécessaire, il y a du potentiel, surtout en améliorant et modifiant des installations existantes, encore faut il renouveler les concessions d’EDF et les sécuriser, nationaliser complétement afin que l’investissement long terme soit envisageable. C’est contraire à la religion de notre actuel président mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent jamais d’avis. Malheureusement en France un seul homme décide de tout et il n’est pas omniscient ni infaillible. Si l’on produit un jour massivement de l’hydrogène cela améliorera grandement les choses effectivement parce que cette production peut être réalisée lorsque les intermittents produisent; comme il y a un seul réseau électrique on pourra dire que l’H2 est produit par le nucléaire ou l’éolien, au choix, ce qui suppose d’abolir le système du marché actuel. Là aussi Macron…….

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    • @Jean-Pierre Moulard,

      Vous, qui faites souvent des commentaires pertinents, devriez faire attention à l’Hydrogène et les Ordres de Grandeur que cela représente de l’Amont à l’Aval d’une chaine complète…

      Comment stocker les excédents de 50GW d’éolien sur le réseau !?
      – Avec des variations brusques de 20 à 70% de la capacités de production et de nombreux « pics » de quelques heures à peine (périodes de dépressions atlantiques se suivant sur certaines parties de la France – au Nord en général)
      – Avec des évolutions de la production moins brusques mais réelles de périodes ou l’éolien oscille assez aléatoirement de 20 à 70% (passage de dépressions les unes derrière les autres) à des périodes pas si courtes ou l’éolien varie de 5 à 30% (période anticyclonique froide avec des Appels de courant sur le réseau les plus importants de l’année donc peu de marge de manœuvre…).

      –> Comment dimensionner un « parc » de production Hydrogène ad ‘hoc à cout technico économique raisonnable !? (Si il est trop gros, il y aura des problèmes de rentabilité…)
      –> Quelles capacités de Stockage nécessaire et à Quel cout !? (des capacités de stockage journalière et/ou à quelques jours, comme les STEP c’est faisable mais avec « Quelle puissance » réelle… mais pour de l’inter-saisonnier, et même de périodes de dépressions hivernales vers celles anticyclonique d’hiver !??? )
      –> D’autre part pas sur que Tous les réseaux de Gaz actuels sont tous « opérants » pour du 100% Hydrogène… (Donc investissement de réseaux à faire…)
      –> …

      De l’Hydrogène, on va en produire par nécessité et faute d’autres vecteurs énergétiques de Stockage disponible (et faute d’énergies de Stock disponibles – déplétion pétrolière et gazière, voir charbonnière), mais il reste un nombre de Défis énormes et non « déclarés » ouvertement de cette filière… Cela fait bien d’en parler et cela « soulage » beaucoup de modèles/scénarios en permettant virtuellement de boucler des Systèmes…
      La Production en quasi continue serait la plus rentable (assez Logiquement d’ailleurs), et donc sa consommation en quasi continue aussi…

      Beaucoup de monde attendent (et/ou font miroiter) beaucoup de choses de l’Hydrogène… Le Mur des réalités risque de laisser l’Hydrogène à un niveau non souhaité par beaucoup actuellement et sans miracle possible…
      (La « Cours des Miracles » c’est l’ENRisme absolu ! et la « Cours des Mirages » c’est nos politiques énergétiques actuelles…)

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    • Première chose à faire car gratuite et possiblement immédiate: arrêter les prix garantis et les livraisons prioritaires.
      Les marchants de vent s’arrêteront ou investiront dans les systèmes de stockage.
      Deuxième chose plus longue à faire: mettre en place une politique énergétique « long terme » consensuelle.
      Troisième chose assez rapide: mettre en place une politique tarifaire incitative à la modulation de consommation pilotée et au stockage (je module mon achat d’électricité en fonction de mon stock et des prix eux mêmes pilotés par l’équilibre du réseau.)
      Quatrième chose à faire: arrêter de subventionner les charrues avant les bœufs.(la consommation d’hydrogène avant sa fabrication)
      Dans les autres domaines énergétiques mais pas électriques (bien que…) interdire la commercialisation de produits très énergivores sans intérêt (par exemple limitation lors de la fabrication de la vitesse maximale des véhicules à 130 km/h). Ils deviendront beaucoup moins lourds, moins chers et moins consommants.

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  • Le nucléaire vient de retrouver, aujourd’hui, son niveau de l’année dernière, au même jour: 46 GW.

    L’éolien n’a pas posé de problème tant qu’il était moyennement développé au niveau européen. Tous les excédents français pouvaient être facilement exportés pour aller réduire la consommation des centrales à combustibles fossiles chez nos voisins.
    Mais cela est beaucoup moins le cas aujourd’hui (et cela était évidemment prévisible).

    Ce que propose pour l’avenir le gouvernement français, c’est principalement, un mix nucléaire + ENRv, avec un nucléaire qui fonctionnerait comme des centrales à gaz. C’est aberrant.
    Il est possible qu’un jour, certains passent du statut de « responsable mais pas coupable » à « responsable et coupable ! ».

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  • Excellent article qui montre la stupidité d’utiliser le nucléaire comme actuellement en back-up de l’éolien et du solaires, instables et intermittents.

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    • @Hervé Guéret,

      Sur votre propos  » instables et intermittents  » – Ne serait-ce pas une vision des pensées, réflexions et raisonnements de la plupart de nos Hommes Politiques actuels (de tout Bord d’ailleurs…) !? Quasi plus aucune Nuance sur rien et aucune vision claire et partagée ! Et Pas de projet d’avenir posé et stable avec des solutions de secours bien pensées…

      Les ENRi et l’Hydrogène, c’est facile à brandir… Facile de justifier des chiffres de production annuels… Mais cela ne garantit pas l’instant présent d’aujourd’hui ni de chaque journée des 30 ans à venir… (Les pétroliers rigolent maintenant de la « Transition énergétique » – https://www.revolution-energetique.com/ces-geants-du-petrole-qui-retournent-vers-les-energies-fossiles-malgre-des-profits-records/?utm_source=batch&utm_medium=pushnotification&utm_campaign=news). La Flamme Bleue du Gaz va régner sur l’intermittence et l’instabilité…

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    • pour ceux qui veulent ouvrir les yeux sur la réalité du terrain que tout le monde peut très facilement vérifier : c’est bien à cause de notre nucléaire polluant à tous les stades et le retard pris par la France dans le développement des ENR qu’on est oblige .. comme on l’a fait l’hiver dernier … de redémarrer les centrales thermiques déjà en place pour pallier aux défaillances de nos vielles chaudieres polluantes nucléaires et que l’on importe de plus en plus d’électricité de nos voisins qui eux s’en sortent grâce aux ENR … le nucléaire et le fossile sont déjà condamné économiquement … vous parlez d’une énergie polluante très très chère , dangereuse avec des déchets ultimes qui ne représente que 4% de l’énergie dans le monde et qui baisse inexorablement RAPPEL des faits : le monde entier se sort du fissible et du fossile / charbon / pétrole / gaz … sauf le bio gaz qui est une ENR … grâce aux ENR pour enfin produire propre sans dangers et sans déchets pour beaucoup moins cher que cette merde polluante de nucléaire qui fait des ravages sur la faune , la flore et l’être humain …. ENR qui nous sortent aussi du fossile/ charbon / pétrole / gaz … comment font les pays qui n’ont pas de nucléaire et de fossile et tous ceux de plus en plus nombreux qui ont déjà dépassé les 50 voire 75 % d’ENR dans leur mix et qui voient leur pollution , leur GES et leur Co² baisser au fur et à mesure du développement des ENR sur le terrain … alors que la France s’enfonce toujours plus dans la pollution et les déchets ultimes avec notre merde polluante à tous les stades, avec des déchets ultimes, très très chère , qui fait des ravages sur la faune , la flore et l’être humain… la crise actuelle le prouve bien en accélérant la mise en place des ENR sur le terrain : c’est bien les ENR qui nous sortent aussi du fossile/ charbon / pétrole / gaz … et c’est bien ce qui est urgent pour la planète , le climat , notre santé , contre la pollution , le Co² , les GES. et vérifiez que les ENR sont beaucoup moins chères que notre merde polluante de nucléaire et rapportent de l’argent à l’état .. pour payer le gouffre financier du nucléaire polluant à tous les stades qui fait des ravages sur la faune , la flore et l’etre humain …

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      • Et en Allemagne, le Liginite a repris des forces pour au moins 2 décennies !!! – https://www.youtube.com/watch?v=V0rdohof74A

        Nota : Les extensions de mines en cours sont colossales, et ce n’est pas en 6 à 7 ans qu’elles seront terminées et finies d’être exploitées … Il fallait une bonne occasion pour pouvoir les faire et faire passer la pilule aux allemands (les problèmes de Nord Stream ont bien aidé le « Monde charbonnier » Allemand, Lobby bien ancien, souvent « sale » sur bien des Aspects et au passé « sale » sur bien des Aspects, mais tellement nécessaire à l’électricité Allemande faute de Nucléaire… Et Comme on dit :  » C’est l’occasion qui fait le Larron !  » et Régis ne rate jamais une occasion de faire ses CC-CP habituels (Merci à lui et à sa dévotion ENRiste… Shell, BP, Totalénergies et leur amis te remercient !)

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      • à Isambert:
        Je constate, avec plaisir que le « grand-prêtre » S. Rochain, s’est doté d’un « bedeau » (ou d’un enfant de chœur ?) pour prolonger ses pensées profondes sur un sujet qui semble définitivement lui échapper !
        Isambert !… Ce monsieur à probablement expérimenté les premiers balbutiements des maths modernes, car aucun de ses « raisonnements » (on peut appeler ça comme ça !…) ne résiste à la moindre analyse….
        Mais comme le disaient d’autres… philosophes (??), naguère: « répétez 100 fois un mensonge, et ça devient une vérité ! »
        Alors, pourquoi pas ?

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      • Vous êtes en plein délire avec le nucléaire polluant ! En France il n’y a pas eu un seul décès du à l’exploitation de nos centrales depuis qu’elles existent, ni dans les exploitants, ni dans la population. Arrêtez de de fantasmer !

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      • Réponse à Régis Isambert.
        Je voudrais trop que vous ayiez raison, mais vous oubliez l’essentiel : l’intermittence qui interdit une production 100%ENR. Regardez l’Allemagne et sa dépendance aux fossiles. Et ne me donnez pas l’exemple du Danemark qui, petit pays, est complètement appuyé sur l’hydraulique norvégien. Quant aux dégâts humains des déchets nucléaires, vous inventez. Ces dégâts sont inexistants et ils le resteront car les noyaux transuraniens qui sont les seuls problématiques ne migrent pas dans l’environnement. La nature nous l’a montré il y a deux milliards d’années sur les réacteurs naturels d’Oklo au Gabon. J’ai bien dit : des réacteurs naturels…. Oui, ça a existé.

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      • à R. Isambert:
        Il semble que « Régis » ait suivi quelques cours particuliers chez Rochain, pour parvenir à débiter de telles stupidités (il faudrait quand-même qu’il pense à renouveler un peu son « répertoire » !…) émaillées, généralement de quelques « noms d’oiseaux » à l’attention de toutes celles et tous ceux qui cultivent encore quelques doutes quant aux théories fumeuses du susdit….
        Au début, cela m’amusait plutôt !… mais la répétition permanente des mêmes stupidités finit par fatiguer…

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  • Production d’hydrogène décarbonée. Parlons-en.
    En Pays de Loire, le société Lhyfe produit de l’hydrogène « vert » avec de l’éolien. La région possède plus de 1600 MW d’éolien (dont un pacr offshore de 480 MW) mais produit actuellement autout de 30 MW (et moins hier). Comment une telle entreprise (Lhyfe) peut-elle être viable avec un éolien presque absent ? Le charbon de Cordemais compense allègrement (500 à 1000 MW ) le déficit dans cette région. https://www.rte-france.com/eco2mix/les-donnees-regionales#production-detaillee

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    • @Cochelin

      Et déjà de jolis retards sur certains projets (L’ EPR n’est pas un cas isolé, surtout en ratio de temps initial/temps final …) juste en passant pour taquiner… – https://fr.wikipedia.org/wiki/Lhyfe

      Sinon, c’est quand même bien d’essayer de pousser l’hydrogène, qui devrait être un vecteur d’avenir… Mais pour s’alimenter sur l’intermittence des ENRi j’ai du mal à croire que cela « bouclera » dans des budgets raisonnables et à l’échelle des ENRi installées… (Leur truc installé en mer, c’est assez Joli, mais en efficacité réelle – cout et Volume – j’ai de gros doutes, mais dès que cela touche la Mer comme beaucoup de français n’y connaissent rien, cela fait rêver et attire les budgets bien subventionnés… pas sur que cela dure encore longtemps…)

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  • Ayant été fort occupé hier, j’ai pris le temps de lire cet article sur « la modulation nucléaire : risque majeur »
    Comme le soulignent MM Gay, Guéret, Moulard, Brun et APO, la qualité et la clarté de l’article de JJ Nieuviaert permet, avec bon sens, de mettre et de remettre en perspective des solutions d’avenir adaptées au mix énergétique existant de la France.
    Ce qui peut être résumé par
    Le besoin impératif d’énergie bon marché et pilotable ds les prochaines décennies, ceci passe par la restauration et la prolongation au-delà des 40 ans de notre parc nucléaire existant, ceci avec l’aval de l’ASN. J’espère qu’Y Bréchet a raison dans ses affirmations concernant ses études réalisées sur le vieillissement des cuves des réacteurs français et leur prolongation possible jusqu’à 80 ans…
    Les effets néfastes de la modulation (suivi de charge) par le nucléaire notamment pour « compenser » l’intermittence des ENRi encore prioritaires sur le réseau malgré l’instabilité qu’elles engendrent aussi à ce niveau…
    Ces effets néfastes de la modulation sont 2 ordres :
    Le premier est d’ordre technique, les à-coups et la fatigue thermique provoqués par le suivi de charge peuvent engendrer une usure et un vieillissement prématuré.
    Le deuxième est d’ordre financier (que j’ai complété)
    1. Le profile cost, ou coût de la surcapacité. Perte de production et hausse des prix du kWh du nucléaire
    2. Les grid costs une augmentation du nombre de points de connexion avec les ENRi
    3. Les balancing costs ou coûts d’équilibrage par Cgaz qui sont les seules à contre carrer les « dents de scies produites » par les ENR i (tension et 50 Hz)
    4. L’impact sur les émissions de CO2 en quantité et en coût (Cgaz)
    —–
    Conséquences et solutions que je résume à
    • Suppression immédiatement de la priorité d’injection sur le réseau en faveur des renouvelables non pilotables
    • Arrêter la fuite en avant vers les ENR i (notamment l’éolien) que le pouvoir (des ministres en passant par les députés et sénateurs) a fait voter ou voter comme un seul homme sans rien comprendre aux enjeux techniques et financiers décrits ci-dessus.
    • Faire payer les coûts financiers liés à l’installation et à l’intermittente production des ENR (ce qui doit faire réfléchir sur la fuite en avant que veulent nous infliger nos élus parfaitement incultes sur ce sujet.
    • Reprendre la 4 G et la mener à bien pour ns permettre une énergie nucléaire garantie en quantité suffisante pour des siècles ainsi qu’une gestion des déchets proactive.

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  • Hélas, M. Dubus, on peut craindre que nos gouvernants qui n’y connaissent rien, s’entêtent dans la religion du renouvelable malgré son manque évident de pertinence dans notre pays, embourbés comme ils sont dans l’eurolâtrie inconditionnelle (Macron le premier) qui se traduit en fait par la domination de l’Allemagne qui ne veut surtout pas que grâce à notre avantage potentiel en matière de prix de l’énergie, nous puissions reprendre au moins partiellement, un avantage sur elle; Un minimum de réflexion et de relecture de l’histoire devrait pourtant faire apparaître aux plus bornés que le développement de l’humanité depuis au moins l’homme de Cromagnon résulte de l’utilisation de plus en plus intelligente de toutes les formes d’énergie qu’elle a su dominer. L’éditorial de Guillaume Roquette dans le Figaro Magazine d’aujourd’hui est particulièrement pertinent sur ce sujet.

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  • Un autre problème auquel doit faire face le nucléaire est celui de son attractivité.
    En fait, comment réorienter l’économie du pays ?
    Dans les années 70, lors de la grande époque du nucléaire (et du TGV, de l’Aérospatiale etc), nombre d’ingénieurs issus des écoles les plus sélectives allaient dans… ces secteurs industriels. Aujourd’hui, nombre d’entre eux filent faire une fortune facile dans le trading et autres services financiers ou de stratégie.

    Au-delà de cela, une très grande partie de notre économie est désormais artificielle.
    La structure économique du pays n’est plus du tout la même.

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    • @Marc,

      Pour les Jeunes diplômés actuels, vous avez en partie raison.
      Une bonne partie ne pense qu’à l’argent et au statut social donc partira vers la Finance comme depuis un moment déjà…
      Par contre de plus en plus de jeunes diplômés pensent au « sens » de leur vie et la filière nucléaire est aussi une belle aventure, faut-il encore donner une vue de long terme avec une garantie élevée !!! (Nota : Vu comment les Esprits commencent à s’échauffer entre Chine et USA d’une part et vu les problèmes de Finances publiques et de Balance commerciale française, s’orienter vers de l’installation de PV « made in China » peut être bien risqué pour les années à venir… et d’autre part vu les défis cachés du Grand Public de l’éolien Offshore par fond important (plus de 150 à 200 mètres), s’orienter dans cette filière est risquée aussi (perso je penses sincèrement que les 50GW pour 2050 sont une Chimère inatteignable, mais on aime bien annoncer n’importe quoi dans les médias en France…). La filière hydrolienne dont on annonçait il y a 15 ans des GW à venir est encore au stade de R&D Hyper subventionné sur quelque chose qui risque de ne jamais être à l’échelle pour des raisons physiques et technico-économiques sous-jacentes…).

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      • APO: on voit que ça bouge quand même, au niveau de l’X, par exemple
        https://www.lefigaro.fr/actualite-france/de-polytechnique-a-sciences-po-ces-surdiplomes-qui-s-enivrent-d-anticapitalisme-20230210
        Les étudiants ont réussi à virer, à juste titre, les projets de centres de R&D de LVMH de leur campus. Cela n’avait rien à faire là. Et même celui de Total… (Jancovici a semble t-il fini par avoir un certain impact !).
        Le fossé générationnel s’installe entre des jeunes qui savent les conditions de vie de plus en plus difficiles, qui les attendent, et des vieux boomers, qui ne veulent que profiter tranquillement de leurs dernières années avec un maximum de confort possible.
        Ces vieux boomers sont d’ailleurs ceux qui ont laissé la situation se dégrader durant ces 25 dernières années, alors que la « génération silencieuse », avec de fortes valeurs et une éducation de base solide, avait accompli des miracles (par exemple la construction du parc nucléaire français en un temps record).

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    • @Marc,

      Le résumé en Français de votre doc est pas mal par moment (bien factuel sur certains points) mais parfois trop « focus » sur des détails ou des points faibles de moyenne importance sans mise en avant des qualités (c’est Très Anti-Nucléaire mais assez factuel).
      Sur le résumé en Français : p.44 – sur les arrêts de Centrales, pas un mot de l’impact des éoliennes !? (amusant de pointer l’intermittence du Nucléaire créée par l’intermittence des ENRi…)
      p.31 : Le comparatif du cout de l’éolien et du PV versus le Charbon est « amusant » mais rempli aussi d’illusions du fait de l’intermittence et de la nécessité de Back-up dans un cas et beaucoup moins dans l’autre…

      Je n’ai pas encore vu de comparatif des Prix des ENRi avec des outils de pondération (majoration et minoration) réalistes pour comparer à d’autres outils de production qui font presque le Système à eux tout seuls (on peut dire que le Nucléaire peut faire 60 à 70% d’un système électrique complet à tout instant et avec 15-20% d’hydraulique, on arrive à 75-90 % du Système il reste 10 à 25% de capacités thermiques à ajouter – de 1/2 Base et de pointe – Pour les ENRi il faudra de l’ordre de 92 à 98% de la capacité ENRi en capacité de Back-Up pour les soirées d’hiver avec très peu de vent… Hélas !!!)

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      • APO: oui, j’ai vu que ce document était orienté « anti-nucléaire ».
        Mais, comme vous le dites, une partie factuelle est intéressante, par exemple la carte des réacteurs en construction dans le monde.
        Enfin, ne nous le cachons pas, la relance du nucléaire en France va être difficile pour des raisons profondes, même si on peut espérer que ça se passe mieux pour l’EPR2 que pour l’EPR.
        Je ne pense pas que le design de l’EPR2 soit encore prêt, sinon ça se saurait, et il y a la question du prix de l’uranium dans les décennies à venir.
        En face de cela, le système ENRv + interconnexions + STEP + Fossile fonctionne aujourd’hui, même si le déclin du gaz fossile est pour bientôt.

        Par ailleurs, certaines baisses de charge du nucléaire lors d’un épisode venteux permettent d’attendre un peu plus longtemps pour le rechargement de certains réacteurs, et étant donné le retard pris par la filière, cela a un côté bénéfique (mais attention à la fatigue thermique et de pression).

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        • @Marc,

          Pour avoir travaillé sur de très gros projets (en centaines de millions voir en milliards d’Euros ou de Dollars), le design définitif et détaillé est rarement « fini » au démarrage des projets (miniers, industriels, transport, infrastructure…)… mais les projets sont lancés sur un design général connu et qui ne variera pas de manière importante. Le Génie Civil qui prend du temps peut avancer sur le « Gros Œuvre » général, d’ailleurs la fin de ce gros oeuvre et ses aléas en terme de précision (le béton c’est une précision de quelques centimètres et pas du millimètres) imposent souvent des modifications sur les autres corps d’état plus ou moins importantes… Certes un design bien peaufiné est préférable mais les aléas de projet/chantier impose des changements « in situ » sur certains travaux (d’où les plans de recollement en fin de projet).
          L’EPR2 est une simplification pour une meilleure réalisation de l’EPR (avec notamment beaucoup moins de référence de pièces) donc je n’ai pas trop de soucis sur le Design et les Bureaux d’étude travailleront également en phase projet avec les aléas « connus » propres à chaque chantier…

          Nota : Je n’ai jamais entendu parler d’un gros projet sans Bureau d’étude (BE) présent/mobilisé durant les Travaux ! (il y aura donc forcément beaucoup d’heures de BE lors de la réalisation de l’EPR2…
          Ce qui est plus à savoir est l’avancement des méthodologies de construction et de contrôle qualité… qui sont hyper impactantes sur les délais de réalisation… (Faire et défaire puis refaire un travail et/ou une partie d’ouvrage c’est en général entre 3 et 10 fois le prix initial d’où les débordements de l’EPR au Design hyper compliqué et au suivi des travaux qui fut parsemé de divers interlocuteurs à certains niveaux – AREVA puis AREVA/EDF puis EDF…).

          Personne n’en parle (car il y eut trop d’annonces par le passé et plus personne ne veut s’avancer dessus) mais on pourrait être « agréablement » surpris dans le bon sens du terme sur les délais/couts de l’EPR2 (Avis Perso) !!! (il y aura 6 REX d’EPR similaires en taille sur les organes essentiels avec l’EPR2 avec chacun leurs problèmes durant les phases de construction et un design Global plus simple… et si une salve de paires d’EPR2 est lancée en cascade, alors sur la 1ère paire tout le monde, en règle générale, voudra bien faire pour bosser sur les suivantes… et les optionnelles…)

          Pour l’éolien Offshore annoncé – CF – https://www.revolution-energetique.com/pourquoi-les-fondations-deoliennes-flottantes-sont-elles-gigantesques/ —> Mais cela n’inquiète personne sur la quantité de matières, la place nécessaire à terre et le déploiement de moyens nécessaires pour faire plusieurs dizaines de GW (sans compter les défis techniques des ancrages pour 30 ans de durée de vie !) !!! (ce serait nettement plus de moyens que 3 paires d’EPR2 en cumulé pour une production intermittente !)

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  • Le plus simple c’est de consulter eco2mix ou l’appli du même nom de RTE
    Quand il y a trop d électricité on l’exporte et c’est 90% du temps en hiver .
    En gros la régulation se fait en exportant et en pompant l’eau en haut des barrages hydraulique ou des step.

    Le stock d uranium si on ne construit aucun réacteur n’est que de 50 ans et si tout le monde se met au nucléaires ce sera plus court.
    Les gisements sont de moins en moins riches et donc rentable .
    Au Niger a la fin de l exploitation il fallait décaisser 100 m avant de trouver le gisement … Une fois terminé on a laissé tel quel le chantier et ce qui est contaminé. Les tempêtes de sables envoie encore de partout assez loin .
    Tous les accidents nucléaires sont cachés en France pour vendre ailleurs. C’est comme les accidents d’avion , cela vient toujours des pilotes en France .
    Maintenant que le nucléaire est de moins en moins rentable faire payerune compensation avec les ENR est absurde …
    Si on avait utilisé le grouffre financier de notre epr qui n est pas toujours opérationnel on aurait pas besoin de gaz pour faire de l’électricité.

    De toute façon en été l’eau consommée par les centrales et le réchauffement des fleuves devient insoutenable pour la nature et les cultures .

    Avec le réchauffement climatique on déjà une centrale en bord de mer qui a besoin de digue de plus en plus hautes , pas de chance .

    On ne sait pas recycler les déchets nucléaires dangereux pendant 100 000 ans , pas un assureur ne suit car un accident sysmique n’est pas impossible …

    Du progrès quand même depuis que greepeace a empêché de jetter les fûts de dechets au fond de la mer.

    Un epr est construit pour qu’un inscident comme Fukushima ne soit pas dramatique pour la nappe phréatique. Bassin de rétention en dessous , et portes avec cloison pour maintenance par secteur pour ne pas tout arrêter comme dans les centrales classiques .
    Puissance plus forte avec pylonnes et lignes plus imposantes .

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    • Colas
      Ce ne sont que des incantations à œillères repris sur le recueil des croyances du parfait écolo antinucléaire !

      Répondre
    • @Colas,

      Sur votre belle Incantation ERNiste (pour ne pas dire sermonade du Dimanche) : Votre Extrait «  » Si on avait utilisé le grouffre financier de notre epr qui n est pas toujours opérationnel on aurait pas besoin de gaz pour faire de l’électricité. «  » –> Les Allemands avec plus de 500 milliards investis dans les ENRi consomment Toujours Enormément de Gaz, de Charbon et DE LIGNITE juste pour leur électricité, qui est juste un détail de leur consommation d’énergie (si on ajoute le chauffage industriel et l’industrie c’est Monumental !!! en Franca aussi du reste mais 30% de moins… )

      @Colas, Etes-vous professeur d’Arts Plastiques !? Avec des vues d’artistes on change la réalité en Bien et en mal (parfois). Cela fait du bien à l’Esprit en règle générale et j’apprécie.
      Pour les Ordres de Grandeur physiques, Repassez SVP !

      Et pour les Trous creusés, 100 mètres pour une mine ce n’est rien du tout de nos jours, mais vraiment rien !!! (Hélas !!!) – Regardez donc les belles mines de Lignite Allemandes… https://www.youtube.com/watch?v=V0rdohof74A (Dont les poussières de combustion envahissent la France par vent d’Est… et dont les cendres de combustion un peu radioactives sont de très gros volumes dont on ne connait pas l’entreposage sans pas trop de vue claire sur leur traitement… – diem pour nos centrales à charbon). Mais le Nucléaire, Quelle Plaie (avez-vous la carte anti-radio et traitement à base de radionucléides pour l’Hopital !?)…

      Répondre
    • Colas.
      Merci de bien vouloir m’en excuser, mais je pense (vraiment !) qu’il serait difficile de dire plus de sottises dans un si petit texte !
      Je pense (et ne suis pas le seul !) que quand on ne connaît RIEN à un sujet technique, le meilleur moyen d’éviter le ridicule est de ne pas en parler !…
      Le « conseil » est gratuit !

      Répondre
  • @Colas
    Comment font les allemands qui utilisent fortement leurs centrales à charbon et gaz le long des fleuves, en été pour compenser la faiblesse de leurs moyens « renouvelables » ?
    Vous êtes très à l’écoute de la désinformation diffusée par les lobbies des ENR pour discréditer le nucléaire. Un peu de sérieux !

    Répondre
  • La sortie du nucléaire en Allemagne a été un choix politique basé sur l’émotion de la population après Fukushima.
    Le lignite a sans doute encore de « belles » années devant lui en Allemagne car:
    – il est bon marché
    – les réserves sont encore importantes (200 ans au rythme actuel d’extraction ?)
    – il crée un certain nombre d’emplois, notamment dans des régions plutôt pauvres par rapport à la moyenne, qui pourraient « exploser socialement » sans cela
    – il est soutenu par la droite nationale, qui va sans doute prendre de plus en plus de poids avec la dégradation économique, et les autres partis sont forcés d’accepter certaines idées pour lui couper un peu l’herbe sous les pieds
    – même avec un développement plus important de l’éolien et du solaire, il restera encore au moins un bon tiers, en quantité, pour pallier aux périodes de faiblesse des (variables + effacements + interconnexions + stockage journalier).
    – pour ce back-up, le gaz fossile sera cher. Le gaz de synthèse paraît hors de portée au niveau économique. Le biogaz par méthanisation est limité, mais l’Allemagne peut mieux l’utiliser en suivi de charge.
    Le mix actuel satisfait les écolos, qui ont leur PV et éolien et qui, dans 2 mois, ne subiront plus le fameux risque nucléaire, et les régions charbonnières, qui conservent leurs emplois. Le reste est de la parlote de politicien.

    bilan 2022
    https://energy-charts.info/charts/energy_pie/chart.htm?l=fr&c=DE&interval=year&year=2022&source=total
    Les ER sont à 44% du mix électrique en production (49% par rapport à la consommation car l’Allemagne est exportatrice sur l’année).

    Répondre
    • @Marc,

      Vous avez globalement raison dans votre analyse sur le Lignite Allemand (c’est en plus de la « Souveraineté énergétique » pour les Allemands !!!).

      Par contre vous annoncez quelquechose de très discutable : «  » Les ER sont à 44% du mix électrique en production (49% par rapport à la consommation car l’Allemagne est exportatrice sur l’année). «  » —> En temps réel à l’année, les excédents d’ENRi sont traités différemment suivant les pays. Les interconnexions servent énormément aux Français pour les « évacuer » comme disait Colas plus haut… Pour les Allemands, QUID !? Durant une belle journée de printemps avec un bon petit vent, leur parc ENRi est surdimensionné pour leurs besoins… (Les Français font transiter une part, notamment vers la suisse et l’Italie, les Autrichiens doivent aussi en partie le faire, les Polonais, les Hollandais, les Danois et les Belges également et bien entendu en « consommer » in situ !!!). Idem lors de la pointe d’un fort passage dépressionnaire (les Allemands doivent évacuer et écrêtent déjà leur production…)
      Toute la production d’ENRi Allemande n’est donc pas « consommé » par les Allemands, très loin de là !!! Idem en France, au Danemark, en Belgique, aux Pays-Bas… Les interconnexions sont une des clés des ENRi mais si tout le monde a le même Mix dans un espace restreint cela va bloquer… Par réciprocité, les Allemands consomment aussi des productions d’ENRi d’autres pays… Toutefois le réseau et le maillage Européen est trop faible par rapport aux volumes d’ENRi installés et en cours d’installation (donc l’écrêtement démarre en Allemagne et en France on « module » le Nucléaire assez régulièrement, sinon on évite de l’allumer et on met du GAZ…). Le Gaz est le grand vainqueur (avec la Lignite pour la Base Allemande) de la stratégie Européenne des ENRi (faute de plus d’interconnexion et de schéma européen du développement des ENRi ! On a juste des directives de volume d’ENRi mais pas de schéma d’installation raisonné et raisonnable, ce ne sera pas un désastre général juste des périodes intermittentes désastreuses… et encore une fois une Grande Victoire du GAZ !!!)

      Nota : Le raisonnement en production annuelle des ENRi (sans stockage et schéma d’interconnexion) est une hérésie intellectuelle, comme de comparer le prix de l’éolien versus le Nucléaire hors système complet…
      Le Nucléaire ne nécessite qu’une faible part de back-up (hydraulique majoritairement en France, avec certes du Gaz et des petites Centrales de Pointe). L’éolien nécessite un parc de Back-up pour prendre en charge les consommations quand l’éolien est à 2% (et sans PV – type Soirée d’hiver avec en plus tous les ENRistocrates à la Colas qui sont contents d’avoir le réseau et sont connectés « pile-poil » au « bon moment » de l’année car leur système avec batteries ne suffit plus, mais ces mêmes artistes sont hors réseau à midi au moins 6 mois par an (et fier de l’être), il ne faut pas se mélanger avec l’électricité des autres quand on la « Classe » !!! ) lors de périodes de pointe, soit un Back-up énorme (Cf Parc Fossiles pilotables Allemands de près de 100GW) !!! Le maintien du Back-Up Fossile (en quantité énorme) va leur couter une Fortune (Cf Cout de l’électricité de l’Allemand moyen) et quand on pense qu’il faudra se passer des hydrocarbures pour le chauffage (!!!) cela va couter un % inouï pour le « petit ménage » allemand moyen (Bonne Chance à eux et Bon Vent !!!). Je ne vois pas comment les Allemands seront « neutres » en Carbone en 2050 à cout technico-économique acceptable et supportable !!! (à part récession massive et/ou réduction très élevée de leur population !)

      Répondre
  • APO: les effacements, interconnexions, batteries, électrolyseurs, STEP, back-up sont des éléments qui rentrent dans le système à base d’énergies variables comme en Allemagne.
    Je pense qu’en Allemagne, d’un point de vue économique, ce système a le potentiel de couvrir environ les 2/3 de la demande et qu’il resterait au minimum 1/3 de fossile. D’un point de vue technique, il n’y aurait pas de problème à faire du 100% ER, mais les quantités d’hydrogène à produire seraient hors de portée économiquement.

    Répondre
    • @Marc,

      Techniquement, énormément de choses sont faisables mais transférées des bancs d’essai de Labo vers la réalité Macro et à l’échelle, c’est parfois un Cap que bien des énergies et/ou vecteurs énergétiques n’ont pas passé…

      Si les allemands veulent encore dépenser 500 milliards pour arriver à 2/3 d’ENRi, soit ! Mais il faudra qu’ils pensent aussi aux hydrocarbures consommés ailleurs (chauffage, industrie,… ).

      De plus ce parc gigantesque d’ENRi va inonder l’Europe de surplus petit prix, mais par intermittence, dans les années à venir ! Les Suisses en sont heureux… et leur modèle hydraulique aussi… Dans le reste de l’Europe cela va mettre une pagaille intermittente régulière… et vu les règles de marché, il n’y aura d’autre choix que d’en accepter de larges imports par intermittence… (Les Allemands de Base vont subventionner un nouvel assaut contre le Nucléaire Français et une dépendance plus marqué au GAZ…).
      L’hydrogène risque de mettre plus de 30 ans pour commencer à être à l’échelle (et encore quand on voit le développement éolien depuis 25 ans et ce que cela produit objectivement ce n’est pas phénoménal… ou juste par intermittence…) Le pas de temps pour l’hydrogène sera plus 50 à 60 ans pour être bien en place et à très large échelle…

      Répondre
      • Ce qui se profile clairement, qui est « validé » par RTE et le Parlement, c’est le nucléaire qui sert de back-up aux ENRv.
        C’est désastreux comme solution. Ca risque fortement de « flinguer » les réacteurs par fatigue thermique et de pression, et c’est désastreux aussi d’un point de vue économique, étant donné la structure de coût du nucléaire.
        Les teutons ont un bien meilleur mix que cela d’un point de vue technique, hors prise en compte de la pollution. Au moins, ils ne risquent pas de bousiller leurs centrales à gaz et à charbon qui sont prévues pour faire du suivi de charge en permanence.
        Le jour où le vent tourne…

        Répondre
        • @Marc,

          Effectivement c’est le risque (et les faits depuis une petite dizaine d’années)…
          Toutefois on garde de bonnes interconnexions vers des pays avec de faibles moyens éoliens et/ou faiblement en rapport avec notre soi-disant foisonnement. On a 1 nouvelle interconnexion avec l’Italie et notre Chance est que les THT Nord-Sud en Allemagne sont (étaient !?) en deçà des besoins donc on peut évacuer de la production éolienne… (https://www.youtube.com/watch?v=i7gfUnKSKgQ pour voir la Nouvelle Ligne et ce que cela représente !!! 1 sacrée installation tout de même).

          Pour moi le problème va être les excédents du Benelux et de l’Allemagne qu’ils ne sauront pas gérer régulièrement et vont donc inonder le « Marché » parfois anarchiquement mais du fait des prix négatifs (souvent) c’est attractif pour beaucoup… (L’éolien Offshore produit plus et plus régulièrement mais avec de sacrés variations de productions aussi … Hélas !)

          Si on (en France) n’accélère pas de nouvelles interconnexions vers l’Espagne entre autre (celle vers l’Irlande sera petite) on risque de saturer effectivement car il y a un faible foisonnement entre le Nord de la France, le Benelux et l’Allemagne… (Je ne connais pas les interconnexions outre-rhin et leur schéma de développement mais il serait logique que cela parte vers la République Tchèque, la Hongrie et les autres pays d’Europe du Sud (riche en Fossiles par ailleurs…).
          Le Pilotage des consommations (et (ré)-éduquer la population à cela, ainsi que dans les entreprises – Point très important de mon Avis) va être une nécessité… Il y a des viviers de consommation déplaçable intelligemment pour absorber les à coup du vent (j’ai un copain d’enfance qui bosse dans l’amélioration des frigos industriels ou ils essaient de consommer majoritairement en heures creuses, il stocke du froid qui est aussi de l’énergie stockée…). La « Modulation » des consommations est une nécessité importante avec fléchage sur les périodes de forte production éoliennes (perso, je le redis si on chauffait certains logements à 21 degrés dans ces périodes « éoliennes ON », on assainirait certains logements – humidité notamment – tout en stockant de la chaleur… à la condition de logements raisonnablement isolés et avec de bonnes inerties thermiques – beaucoup de logements anciens avec de gros murs sont dans cette catégorie…)
          Et enfin et toujours les STEP, mais là les délais de construction sont d’au moins 5 ans et plutôt 10 à 15 avec tous les process (permis, consultation, etc…).

          Répondre
          • APO: pour moduler la consommation, il faut moduler les tarifs en fonction de la production des ENRv et de la demande de chauffage et climatisation.
            De plus en plus de pays en parlent (par exemple le RU), et je pense que ça va arriver assez rapidement.
            Une grande partie de la population va aussi apprendre à vivre avec une température plus basse en hiver, et plus chaude en été…

          • @Marc,

            Personnellement je crois beaucoup à la Notion de « Confort thermique » ou la température ne fait pas tout…
            Et beaucoup de batiments ont des inerties thermiques exploitables, ce qui serait souhaitable de faire (moyennant des aides et/ou des Prix…). Par contre pour des personnes vivant dans des passoires thermiques et/ou dans des logements sans inertie donc à chauffer en permanence, ce serait dur suivant leur revenue de payer avec des pointes lors des grands froids (je suis assez contre personnellement)

  • Intéressant, cet article de Jean-Jacques Nieuviaert sur le risque lié à la « modulation nucléaire ».
    Un risque de vieillissement précoce que l’on comprend bien : les variations de régime impliquent des variations de température qui créent des contraintes supplémentaires sur les matériaux, ayant un effet désastreux sur leur vieillissement.
    C’est une spécificité des centrales Françaises qui a été promue depuis de nombreuses années par EDF : les réacteurs Français sont pilotables : argument de choc contre les EnR qui ne le sont pas.
    Donc, nos centrales ont vieilli prématurément … mais ont pourrait envisager de les laisser en service pendant … 80 années, suivant l’exemple des Américains qui prolongent l’activité de leurs centrales (non pilotables) jusqu’à 60 ans ou plus.
    Il y a comme un défaut dans le raisonnement…

    Cerise sur le gâteau, d’après l’auteur, ce serait la faute aux énergies renouvelable, prioritaires dans l’ordre d’accès aux énergies … De sorte que la baisse du facteur de charge du nucléaire (ou si on préfère du Kd) serait imputable aux EnR : chez nous il est de moins de 70% contrairement aux USA où il est de l’ordre de 90%.
    C’est oublier un peu vite les multiples arrêts (jusqu’à la moitié des réacteurs à l’arrêt pendant plusieurs mois) pour cause de maintenance programmée ou non programmée, suite aux fissures liées à la corrosion sous contrainte.
    Pas très sérieux tout ça !
    La seule façon de régler au plus vite et sans aucun risque ni déchet est de développer massivement les EnR et les moyens de stockage.

    Répondre
    • @Jean-Paulk COSTE,

      Sur votre propos : «  » La seule façon de régler au plus vite et sans aucun risque ni déchet est de développer massivement les EnR et les moyens de stockage. «  » —> Comment pouvez-vous certifier que les ENRi ne font pas de déchets !? (il y a bien évidemment des déchets certes différents du Nucléaire…).
      Pour les risques et les ENR, l’hydraulique a fait bien plus de morts en France que le Nucléaire… et l’éolien en fait un peu du fait des chantiers et le PV aussi surtout en toiture… (Hélas !)

      Quels moyens de Stockage à l’échelle préconisez-vous !? (Bien sur en prenant l’hypothèse de la fermeture du Parc Nucléaire et de ses implications. Le tout en considérant le Gaz de Schiste ou le Lignite allemand comme énergie de Stock – c’est factuel – mais pas comme des « stockages » à l’Allemande…)

      Répondre
  • « et de leur impact sur la durabilité de la cuve. En effet si beaucoup d’éléments d’un réacteur sont remplaçables, ce n’est évidemment pas le cas de celle-ci. »

    Le terme évidemment est discutable ; on change couramment des Générateurs de Vapeur ; et à part BUGEY les moyens d’introduction du gros matériel sont conservés et peuvent être utilisés en sortie. . . Et pour le démantèlement (« retour au gazon ») il faudra bien évacuer la cuve.

    Répondre
  • On ne répondra plus à Rochain qui ne veut toujours pas admettre que « ses » EnRi » étant intermittentes, ou aléatoires si ça lui donne moins de boutons, elles ne seront jamais rentables même si des solutions technologiques de stockage voient le jour, lesquelles seront extrêmement coûteuses.
    En revanche, je me permets en tant qu’exploitant nucléaire chevronné de corriger l’auteur de l’article : son calcul de l’impact des EnRi (intermittentes) sur la production du nucléaire est totalement erroné. Qualitativement parce ce que leur apport dans le mix étant faible, leurs fluctuations sont compensées essentiellement par l’hydraulique et par les échanges aux frontières, le nucléaire étant préservé (pour l’instant). Quantitativement, en voici la preuve : M. Nieuwiert confond en fait le Kd du nucléaire qui mesure sa disponibilité, avec le Ku qui mesure son utilisation réelle. Et de 2015 à 2019, le Kd moyen a été de 73 % ce qui correspond à une production potentielle de 404 TWh/an. Or elle n’a été que de 390,5 TWh/an, soit une perte de 13,5 TWh/an qui correspond à 3,34 % du productible. C’est à peine plus que ce que fait perdre le téléréglage (réglage de la fréquence), ce qui montre que les EnRi n’ont pas affecté la production nucléaire dans la période considérée.
    Côté sûreté, le suivi de charge, à supposer qu’un jour le nucléaire doive moduler !, ne produit au maximum qu’une variation de quelques degrés au niveau de la branche chaude du réacteur, ce qui n’a aucun impact significatif sur sa durée de vie.
    Côté secondaire en revanche, la qualité de la vapeur se dégrade à basse charge, mais ça n’implique qu’un peu plus de maintenance sur du matériel classique.
    En résumé, aucun souci à se faire, même si un jour le nucléaire devait moduler pour « laisser la place » à de la production éolienne ou solaire.
    Ceci étant, ces productions ayant tous les inconvénients (aléatoire, à fort impact foncier et environnemental, fort impact aussi sur les lignes électriques qui détériorent notre environnement), matériel acheté à l’étranger), il est souhaitable que notre gouvernement mette la pédale douce sur ces technologies et réserve leur développement à l’export, chez ceux qui ont eu la mauvaise idée de sortir du nucléaire ou de ne pas y entrer !!

    Répondre
  • L’éternel débat entre les énergies de stock et les énergies de flux. On « redécouvre » que l’électricité est un équilibre entre production et une demande avec une tension déterminée à la fréquence de 50 Hz. Les ENR nécessitent un back-up avec des unités qui assurent les réserves primaire et secondaire de fréquence en continu (impératif dans la conduite du réseau) et surtout une réserve tertiaire en back-up. Donc c’est accepter de payer a minima 2X une capacité de production avec un facteur de charge faible pour tous. En plus, on voudrait rajouter le coût d’un stockage comme l’hydrogène. Là c’est encore pire, puisque fabriquer une énergie finale comme l’électricité à partir d’une énergie primaire pour la retransformer en énergie primaire pour en refaire de l’électricité est une débilité physique totale.
    C’est vrai, la manœuvrabilité du nucléaire coûte cher et crée une fatigue supplémentaire aux matériels. Seules les SETP permettrait un lissage de la production nucléaire sur 24h. En construire d’autres devrait être intégré au débat…
    Il faut également savoir que l’imposition de la manœuvrabilité empêche la possibilité d’augmenter la puissance des réacteurs existants sachant que les études existent. Par exemple, le parc 900 pourrait être « boosté » à 1000MW de puissance unitaire. Le parc 1300 à 1400MW comme cela s’est fait aux USA. Mais la manœuvrabilité est une priorité du fait des ENR et empêche cette optimisation de l’outil de production par augmentation de la puissance installée du parc existant.
    Pour conclure, les ENR renchérissent de facto le coût du MWh puisque ce moyen s’additionne aux autres moyens qui assurent ce fameux back-up. L’Allemagne avait misé sur le gaz russe pour son back-up, son bilan est désastreux comme en matière d’émission de CO2/MWh malgré les 600 Md€ investis.

    Répondre
  • A mon avis, les conclusions devraient inclurent aussi le faits que l’éventuelle surproduction des centrales nucléaires soit vendu sur le marché de l’énergie aux autres pays limitrophes de la France qui pourraient ainsi réduire leur utilisation de fossiles.

    Répondre
  • « Pris par surprise, les pouvoirs publics ont alors décidé d’accélérer le développement des EnR et en particulier des éoliennes offshore… »
    Non, il ne s’agit pas d’accélérer, mais d’essayer de rattraper le retard dans nos engagements de la cop21 de 2015. Entre de nombreux autres engagements qui n’ont pas été tenus, la France s’engageait à avoir rendu opérationnel 6 GW d’éolien offshore pour l’échéance 2020. Au 31 décembre 2020 il y avait toujours zéro GW d’éolien offshore et au 31/12/2022 il n’y avait toujours que la moitié d’un GW d’éolien offshore. Ne nous parlez pas d’accélération mais d’un très très léger relâchement sur la pédale de frein ce qui correspond beaucoup mieux à la réalité.
    Quant à la surprise, c’est plutôt un effet de la naïveté supplémentaire de la classe politique dirigeante, menée en bateau depuis 10 ans par le lobby nucléaire et qui continue à lui faire confiance avec le lancement de 6 nouvelles machines à faillites, rien que pour piquer les voix des nucléophiles à Le Pen.
    Plus loin, à propos de ces 6 EPR : « Mais il est rapidement apparu que ces décisions n’auraient guère d’effets significatifs avant une dizaine d’années au mieux. »
    Vraiment ? Quelle surprise ! D’après Nieuviaert il semble que Macron s’attendait à ce que ces faillitesmachines soient disponibles dès l’année prochaine puisqu’il dit que « rapidement il est apparu que » ? Il a du faire une enquête pour ça ? Il ne le savait pas quand il a passé commande ? Non il a confondu avec la construction d’un parc éolien ou solaire…. En fait il faut le prévenir car il n’a toujours pas compris, dans 10 ans on lui dira qu’il en faut 5 de plus !
    Plus loin « D’où, depuis le début de 2023, l’apparition d’une réflexion visant à prolonger significativement la durée du parc existant »
    Ah bon ? Il faut prolonger la vie du parc existant ? Quelle surprise !! Mais pourquoi ? On n’avait pas quelque chose pour remplacer ce vieux parc qui atteint ses 40 ans d’âge ? Pourtant il y a tout ce que l’on n’a pas fait de nos engagements de la cop21 qui aurait dû être disponible ! Pourquoi n’est-ce pas là ? Allez me cherchez le responsable ! Mais sire il est là exactement au-dessus de vos pieds !
    Quant à prolonger ce parc jusqu’à 80 ans comme aux USA, et même jusqu’à 60 !!!! C’est que Macron ne sait pas qu’aux USA les réacteurs nucléaires depuis leur mise en service ronronnent comme des chatons, toujours à la même température, la même pression, disons-le avec un deux mots : Le mode de base. Tandis que les nôtres, pour la moitié d’entre eux, font du yoyo depuis leur naissance surpression, saut de température…. Dur dur la vie pour un réacteur français, il supporte mal, très mal et il est très fatigué ! Mais Macron ignore tout ça, ce qui l’intéresse c’est les élections.
    J’arrête là sinon je vais devenir neurasthénique. L’auteur de l’article nous décode un Macron qui lui ressemble, il ne sait pas de quoi il parle.

    Répondre
    • @ »Père Vert » Serge,

      Vous devriez aller faire un tour en Pays « Sami » (vous savez ceux que vous décrivez sans électricité), ils vous feraient peut-être découvrir des choses… Sinon les plaines et les collines mongoles qui séparent Chine et Russie pourraient aussi vous inspirer (ce serait votre « Himalaya » !!!).

      Toujours à insinuer des songes menteurs dans vos commentaires, cela fait rêver sur la Pépère Version que le « Père Vert » veut distiller de partout…

      Répondre
  • La bonne nouvelle est que nous n’avons pas tenu les engagements de la cop21; Toutes ces cop successives accumulent des engagements intenables et ruineux, dont on attend encore que quiconque nous démontre l’effet réel sur la neutralité carbone, le réchauffement climatique, etc. Donc, ne pas les tenir, c’est autant d’économisé pour le contribuable.

    Répondre
    • @Brun,

      Les engagements de la COP 21 sont sur les émissions de CO2, pas franchement sur les moyens pour y parvenir…

      La religion ENRiste a « traduit » cela en plus d’ENRi et des « quotas » d’ENRi à respecter… En France si c’est pour l’électricité c’est contre productif suivant les doses d’ENRi insérées…

      Par contre si on avait réellement focalisé notre attention sur de moindres consommations de Fossiles alors on consommerait moins de Gaz et de Pétrole, on aurait de facto une Balance commerciale moins sabordée (164 milliards en 2022, c’est Alarmant !!!) et les contribuables français ne s’en porteraient pas plus mal…
      Pour se faire : de nouveaux Vrais Gros malus sur le poids des véhicules et leurs cylindrées et on aurait eu des effets rapides, plutôt que l’épidémie de SUV actuelle (avec des consommations « constructeur » très faibles en indication et bien plus forte en conduite « française » de tous les jours…)
      D’autre part un vrai plan pompe à chaleur (avec ballons de stockage pour profiter des heures creuses quand cela est possible) aurait aussi permis d’évincer du Gaz et du pétrole de nos consommations…

      On a les « Verts » parmi les plus cons du monde sauf dans la communication médiatique et la pression politique (on joue dans la même catégorie avec les Allemands) donc on se focalise Nucléaire V/s Renouvelable, le tout dans un pays majoritairement au Nord du 45 ème parallèle donc avec du Solaire très limitatif et de l’éolien par ailleurs très aléatoire (pas comme au Texas où l’éolien performe bien au Pays du Pétrole !)…

      Répondre
      • APO et ses vieux fakes pour gogos 😂🤣et on est repartit sur tous les vieux canulars périmés pour gogos .. au lieu de gober toute la désinformation mensongère vous ne voulez pas vérifier le réel du terrain 😂😂 c’est quand même fou ce que les gogos gobent sans jamais vérifier le réel du terrain … c’est bien à cause de notre nucléaire polluant à tous les stades et le retard pris par la France dans le développement des ENR qu’on est oblige .. comme on l’a fait l’hiver dernier … de redémarrer les centrales thermiques déjà en place pour pallier aux défaillances de nos vielles chaudieres polluantes nucléaires et que l’on importe de plus en plus d’électricité de nos voisins qui eux s’en sortent grâce aux ENR … heureusement qu’il y a les ENR qui nous sortent aussi du fossile/ charbon / pétrole / gaz …. et c’est urgent pour la planète , le climat , notre santé , contre la pollution ,les GES , le Co² … et vérifiez que les ENR sont beaucoup moins chères que notre merde polluante de nucléaire et rapportent de l’argent à l’état .. pour payer le gouffre financier du nucléaire…🤣

        Répondre
  • « Pris par surprise, les pouvoirs publics ont alors décidé d’accélérer le développement des EnR et en particulier des éoliennes offshore »

    Accélérer ? Ce Monsieur semble ne pas connaitre les dossiers dont il parle ! Au mieux pourrait on dire que les pouvoirs publics ont un peu cessé de ralentir le développement des ENR, et en particulier celui des éoliennes offshore ! En effet, parmi les nombreux engagements de la France de la cop21 qui n’ont pas été tenus on remarquera l’engagement d’avoir rendu opérationnels 6 GW d’éolien offshore pour l’échéance 2020 ! Nous ne somme toujours qu’à la moitié d’un GW en 2023 ! Les pouvoirs publics, en l’occurence M. Macron, n’a strictement rien fait en arrivant en 2017 et toujours rien pour les renouvelable en 2022 mais de belles annonces pour un nucléaire qui nous plongeait pourtant au fond du trou !
    Alors des experts de cette catégorie il y en a plein accoudés aux comptoirs des bistrots pour colporter les contrevérités du lobby nucléaire !
    https://www.gouvernement.fr/special-cop-21-les-engagements-nationaux-de-la-france-3390

    Répondre
    • à Rochain:
      Vous écrivez (je cite): « Alors des experts de cette catégorie il y en a plein accoudés aux comptoirs des bistrots pour colporter les contrevérités du lobby nucléaire ! »
      Serge, « ON » vous attend, à l’apéro pour « colporter les vérités (mais les vérités VRAIES, cette fois !) du lobby des ENRi »….
      En fait, pour « payer les violons du BAL ?… » (Mr Bal… vous connaissez, certainement ? Non ?)

      Répondre
  • Il y a un aspect de la production d’énergie électrque par l’utilisation de la fission de l’U235 est que les réacteurs nucléaires ont un rendement de 30% thermique. En effet pour obtenir une puissance de 900MW électrique il faut avoir une puissance nominale de 3000MW , car on utilise la vapeur d’eau qui fait tourner un turbo-alternateur .
    Cela veut dire que l’on perd 2100 MW de chaleur évacué dans la nature pour piloter le réacteur.
    Ce que je veux dire est que ces thermies (calories) pourraient être récupérées pour un usage de chauffage ou de vapeur dans des secteurs de l’agro-alimentaire, domestique …

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