L'Afrique du Sud inaugure sa super-centrale à charbon de Medupi

Avant que le Président Jacob Zuma n’inaugure la première unité de la centrale à charbon de Medupi, dimanche 30 août, l’Afrique du Sud n’avait pas lancé de nouvelle centrale de production d’électricité depuis 20 ans (hors parcs éoliens et solaires). Situé à 350 kilomètres de Johannesburg, ce nouveau moyen de production vise à soulager le réseau d’un pays victime de fréquentes coupures d’électricité qui affectent son développement et sa croissance économique.

“Aujourd’hui nous ouvrons un excitant nouveau chapitre dans l’histoire de la production d’énergie de notre pays (…) au moment le plus opportun[en raison des] pénuries d’énergie qui constituent un sérieux frein à notre croissance économique“, s’est notamment félicité le Président sud-africain Jacob Zuma.

Lancée en 2007, la construction de la super-centrale à charbon de Medupi devait se terminer en 2012. Ce n’est finalement qu’en mars 2015 que la première des 6 unités qui la constitue sera lancée et produira ses premiers kilowattheures. Selon le gouvernement sud-africain, les 4.800 MW de puissance totale de Medupi ne tourneront pas avant 2019. Elle sera à ce moment là la plus puissante centrale à charbon du pays.

En grande difficulté financière depuis des mois, la compagnie nationale d’électricité d’Afrique du Sud (Eskom) impose régulièrement des coupures d’électricité aux citoyens sud-africains. Des délestages qui pèsent notamment sur la compétitivité des entreprises et la croissance du pays.

Pour remédier à ce problème, le gouvernement a décidé de lancer la construction de deux super-centrales à charbon (une autre est en effet en construction dans la ville de Kusile, à l’est de Johannesburg) mais envisage également de construire de 6 à 8 nouveaux réacteurs nucléaires pour limiter les émissions de CO2 du secteur énergétique.

“Il serait prématuré de dire que cette inauguration signe la fin des délestages. Dès lundi, une unité de la centrale nucléaire de Koeberg va être arrêtée pour maintenance pendant trois mois, soit 900 MW en moins”, a nuancé Chris Yelland, spécialiste des questions d’énergie, interrogé par l’AFP.

Crédit photo : JMK

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