L’innovation est-elle un frein à la transition écologique ?

Ce n’est plus un débat, les activités humaines sont responsables du dérèglement climatique. Certains y verront la conséquence d’une course effrénée à l’innovation et à l’avancée technologique, souvent associée à la surconsommation et à un coût environnemental important. Ce qui est en partie vrai. Mais peut-on réellement dissocier innovation technologique et transition écologique ?

Les avertissements du GIEC sur la question climatique ainsi que la multiplication des évènements exceptionnels associés, nous incitent à nous interroger sur notre capacité à non seulement entendre ces alertes, mais également agir pour en réduire les effets dans le futur.

À cela s’ajoute d’autres constats : pollution massive de l’environnement, destruction de sites naturels et de la biodiversité, réduction des ressources naturelles. La nature subit de plein fouet les conséquences de nos excès. Parfois de manière irréversible.

L’inquiétude et l’incertitude sur notre devenir et celui des générations futures face à ces événements grandissent et parfois radicalisent. La passivité des états face à l’urgence accentue cette vision pessimiste de l’avenir. Pourtant, si nous ne pouvons revenir en arrière, il est toujours temps de ralentir le processus et d’en réduire les impacts.

Changer notre perception du monde et notre rapport avec la nature. C’est ce qui devrait nous inciter à ne plus développer de technologies, à ne plus innover pour revenir à un rapport avec le matériel et la nature différent. Déconstruction, décroissance, tels sont les termes qui décrivent ce concept.

La place de l’innovation technologique dans cet avenir incertain est ainsi remise en question. Etant considérée comme une cause importante de ce constat, elle ne peut faire partie de la solution. Et pourtant…

Toute évolution majeure nécessite d’innover

Une position radicale oppose le naturel et la technologie, alors qu’il n’est pas possible ou souhaitable de revenir en arrière en conservant ce que l’évolution technologique nous a apporté : sécurité, espérance de vie, réduction de la pénibilité et accès aux sources d’énergie entre autres.

Les transitions sociétales qui se sont succédé nous ont conduits à évoluer vers le monde que nous connaissons. Au XIXe siècle, le développement de technologies comme le moteur à combustion, la turbine à vapeur, associées aux lois de l’électromagnétisme et de la thermodynamique sont devenues les bases du monde que nous connaissons.

L’innovation n’était pas seulement technologique, elle était également scientifique avec l’essor des sciences biologiques et médicales. C’est donc l’essor des savoirs dans un contexte historique bien particulier.

Les préoccupations climatiques sont récentes contrairement à d’autres aspects comme la sécurité, la santé, mais aussi le fonctionnel, l’instantané et le superficiel. Les mutations historiques de nos sociétés ont toutes permis l’essor des progrès scientifiques et techniques, avec une base éthique associée à l’époque concernée.

Nous pourrions donc nous arrêter sur ce constat, avec pour solution la déconstruction de ce que nous avons conçu et développé au fil des siècles, pour revenir à une société plus proche de la nature. Mais cette vision est utopique, issue d’une perception moderne de l’évolution de l’humanité. L’Histoire nous enseigne que les sociétés n’évoluent pas en déconstruisant mais en innovant, par l’essor des connaissances.

Car en réalité l’innovation technologique à elle seule n’est pas responsable de ce constat. C’est notre manière de la concevoir et de l’utiliser qui pose question. Il est encore possible de changer notre mode de vie et d’intégrer les impacts environnementaux dans nos schémas de consommation.

Il ne tient qu’à nous de faire évoluer les technologies existantes ou d’en développer de nouvelles pour qu’elles soient compatibles avec nos préoccupations actuelles, incluant l’impact sur le climat et l’environnement.

Le pessimisme, ennemi de la transition écologique

L’impact environnemental de nos activités, présenté par le GIEC, n’a été pris en compte que très tardivement. Notamment parce qu’il n’y avait pas de moyens scientifiques suffisamment précis pour mesurer les effets de l’activité humaine sur le climat. C’est un exemple du rôle important de la recherche scientifique et de l’innovation dans la prise de conscience collective.

La transition écologique doit permettre une évolution radicale de notre perception de l’innovation et des technologies qui en découlent. Il n’est plus question aujourd’hui d’innover sans prendre en considération les impacts directs et indirects sur l’environnement : émissions de gaz à effet de serre, impacts sur la biodiversité, utilisation de ressources non renouvelables, recyclabilité… L’impact environnemental doit devenir un critère éthique.

La recherche s’appuie aujourd’hui sur la compréhension et l’utilisation des propriétés multi-échelles et intrinsèques du vivant et des matériaux. C’est une vision nouvelle et un défi de taille, considérant qu’il est possible d’utiliser et de ré-utiliser les ressources primaires existantes durablement, sans transformation majeure.

Les interrogations qui animent les débats autour de la transition écologique sont donc des éléments qui nourrissent de nouveaux axes de recherche.

L’interdisciplinarité est un point clé : conjuguer les évolutions technologiques avec les sciences humaines et sociales en plus de l’intégration des conséquences environnementales. La notion de besoin doit également être intégrée, pour une rationalisation de l’innovation.

Il existe aujourd’hui des verrous technologiques à certaines innovations très attendues comme le stockage massif de l’énergie. Mais sans vision positive de ce que la recherche et la technique peuvent apporter à cette situation alarmante, il n’y aura pas de solutions compatibles avec ces enjeux. L’espoir est source d’innovation et on ne pourra pas atteindre nos objectifs climatiques et environnementaux sans elle.

————

Notes

GIEC : Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat

commentaires

COMMENTAIRES

  • Article tres intéressant car c’est une invitation à la réflexion à la fois philosophique et éthique dont il débouchera une attitude optimiste ou pessimiste, et ça ça ne se règle pas par une injonction à être l’un ou l’autre. L’excès d’optimisme est souvent provoqué par ceux qui veulent vendre un produit et le pessimisme est souvent le fait de “sachants” qui ont la culture nécessaire pour éviter de se tromper. Le marchand peut aussi avoir cette même culture de sachant, mais dans ce cas elle est un frein à sa propre efficacité. Donc en période de tres gros changements, les bonnes et vraies solutions sont souvent balayées le temps que met le soufflet à dégonfler. Donc oui, l’innovation parce qu’elle ouvre la porte au rêve, peut assurément être un frein et une perte de temps considérable car n’oublions pas que la transition écologique est pour ceux qui ne s’embarrassent pas d’éthique, une opportunité fantastique de se faire de l’argent et rien d’autre.

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    • Et pour beaucoup d’autres la transition écologique n’est que l’obligation de partir en guerre en utilisant les méthodes sectaires héritées d’une longue domination sans partage contre les méthodes novatrices qui menacent leurs privilèges.

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  • Si “les activités humaines sont responsables du dérèglement climatique”, c’est une vision bien courte et partielle de la réalité climatique. Surtout, la cause principale, pour les activités humaines, n’est que très peu celle qui fait les gros titres permanents des médias.

    En 1845 déjà, il y a près de deux siècles, le Dr Fuster publiait une étude détaillée sur le climat : “Des changements dans le climat de la France. Histoire de ses révolutions météorologiques”. Disponible sur le site Gallica de la BNF (Bibliothèque Nationale de France) et téléchargeable ici :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k772359.image : 517 pages et 19,8 Mo.

    On peut aussi lire avec profit sur Gallica, le numéro 13 du 29 septembre 1888 de la “Revue scientifique” (revue rose) aux pages 393 à 402, au sujet des “variations séculaires de la température”.

    Le “dérèglement du temps” est une vieille rengaine. Mme de Sévigné l’écrivait le 19 juillet 1675 au sujet de la procession solennelle “c’étoit pour faire cesser la pluie, et pour demander le chaud” et le 24 juillet “… car sans elle nous apercevions comme vous que le procédé du soleil et des saisons étoit changé …”. [La Pléiade, Correspondance, tome III / sur Gallica (commentée) : lettre 418 p.517 et 419 p 523.]

    Aux débuts du chemin de fer, celui-ci était accusé de dérégler le climat. Ensuite, les essais nucléaires ont été accusés. Aujourd’hui, c’est le CO2 anthropique.

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  • Pour la partie “non-humaine” les paramètres astronomiques (excentricité de l’orbite terrestre, obliquité de l’axe de rotation, précession [des équinoxes] de l’axe de rotation et nutation) expliquent en partie les variations sur de très longues durées : cycles glaciaires (mais pas intercycles et interstades).

    Autre partie non-humaine : le phénomène ENSO (El Niño/Southern Oscillation : El Niño / La Niña), variation irrégulière de la température de l’eau et de l’air de la zone équatoriale de l’océan Pacifique.

    Aussi, la circulation thermohaline : courants qui parcourent tous les océans, dont la température et la salinité varient selon les lieux.

    Et encore, les “courant jet” de haute altitude, qui se déplacent en altitude comme en latitude. Sans oublier les Anticyclones Mobiles Polaires (AMP).

    (à suivre : partie humaine)

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  • Pour les phénomènes cycliques de longue durée comme les périodes glacières et inter on a d’autres hypothèses comme celle qui attribuent un changement d’environnement non pas seulement à la Terre, mais à l’ensemble du système solaire dans sa trajectoire autour du centre galactique. La Galaxie n’est pas un disque homogène mais une spyrale de bras que les étoiles traversent à des vitesses variables, accélérées à l’approche et freinées en les quittant, ce qui modifie considérablement l’environnement des planètes au moins sur le plan gravitationnel. Mais on manque de recule évidemment sur des phénomènes dont la fréquence se mesure en millions d’années.

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  • La transition écologique ne serait elle pas retardée par des choix financiers et politiques ? L’éolien, ça se voit de loin, c’est une garantie politique d’être bien vu.
    Mais en terme d’efficacité écologique, rien de visible.

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    • Si l’éolien était un faire valoir si intéressant, on se demande pourquoi la France est si en retard sur ses propres engagements de la cop21. Par exemple 6 GW d’éolien offshore pour 2020, toujours 100% absents du paysage en 2021.
      Finalement, cela ne se voit pas tant que ça, ou bien ça ne sert à rien de montrer que l’on respecte sa parole …..écrite dans les minutes de la conférence, donc autant s’abstenir d’autant que ça fâcherait ceux qui soutiennent une solution nucléaire, alors, ratissons large et ne fâchons personne.

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  • En dehors de la destruction de la biodiversité, par le remplacement d’espèces végétales, la chasse et l’introduction d’espèces invasives, le climat est modifié par l’activité humaine de diverses façons.

    La déforestation modifie le régime des pluies, la destruction des mangroves entraîne l’érosion marine, la canalisation des fleuves et rivières (et imperméabilisation des sols ) accentue les inondations (en empêchant l’expansion naturelle qui existait auparavant).

    L’extraction du sable des fleuves et de la mer entraîne aussi l’érosion marine (absence d’apports le long des côtes), les forages pétroliers et gaziers entraînent une subsidence (et une montée apparente du niveau de la mer plus importante que la réalité). C’est le cas aussi pour le pompage des nappes phréatiques et l’affaissement de celles-ci sous les mégapoles (Jakarta …).

    La surpopulation est à l’origine de cela et de son ampleur, c’est un sujet tabou.

    En France aussi : arrachage des haies pour le productivisme agricole, réduction des zones humides, bétonisation …

    Pratiques agricoles conduisant à une perte de la matière organique et des organismes vivants dans les sols. Pertes des habitats pour les oiseaux, insectes, reptiles, batraciens, petits mammifères … On n’écrase plus les hérissons sur les routes, ils ont presque tous disparu.

    Surpopulation aussi à l’origine de nombreuses guerres actuelles ou passées, selon la théorie de “l’espace vital” (Lebensraum) dont se réclamaient l’Allemagne et le Japon (Mandchourie, Chine …) au siècle dernier.

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    • L’homme est l’animal qui modifie le plus son environnement. Il est une calamité pour les autres espèces depuis qu’il est apparu…. Mais c’est comme ça.

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  • Avant de parler des “évènements exceptionnels”, il est surtout important de parler des “autres constats”.

    Le livre de Guillaume Sainteny “Le climat qui cache la forêt” (Rue de l’Echiquier) dit clairement que l’importance politique et médiatique donnée au changement climatique cache la dégradation de l’environnement, la pollution, la régression de la biodiversité et des ressources naturelles.

    https://www.ruedelechiquier.net/essais/65-le-climat-qui-cache-la-foret.html

    “Toutefois, cette question [le changement climatique] a pris, depuis les années 1990, une importance telle qu’elle en vient non seulement à dominer les politiques environnementales, mais aussi à les escamoter voire à leur nuire.

    Or, si le changement climatique constitue incontestablement un enjeu environnemental majeur, il n’apparaît pas plus important que la pollution de l’air, la pollution de l’eau, l’érosion de la biodiversité voire la dégradation des sols.”

    Répondre
    • “Or, si le changement climatique constitue incontestablement un enjeu environnemental majeur, il n’apparaît pas plus important que la pollution de l’air, la pollution de l’eau, l’érosion de la biodiversité voire la dégradation des sols.”

      OH…. QUE SI ! Ce que vous listez là ne sont que des désordres locaux dont les effets sont également locaux et comme ils ne se produisent pas partout en même temps et même seulement pour la plupart que ponctuellement à un endroit où à un autre la planète garde une moyenne plutôt stable. Le dérèglement climatique que nous promet l’effet de serre sera en moins grave, espérons-le, ce que connait la surface de Vénus dans le chaudron qu’est devenue cette planète, même si l’effet de serre qu’on lui connait n’a pas été provoqué par les habitants qu’elle n’a probablement jamais eu mais par les phénomènes naturels comme le volcanisme.

      Répondre
  • D’accord avec Rochain sur ce constat. Mais chez certains de nos voisins, les émissions de CO2 sont largement réparties à la hausse, au moins dans le secteur de la production l’électricité, par manque de vent et compensation par le charbon et le gaz.

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    • Comme d’habitude Cochelin fait évidemment allusion à l’Allemagne et par ailleurs notez la remarque sibylline :
      “les émissions de CO2 sont largement réparties à la hausse, au moins dans le secteur de la production l’électricité, ….”
      Laissant supposer que ce n’est que le début d’une tendance qui se généralisera. Cochelin n’a toujours pas compris que la transition énergétique était une affaire sur au minimum 30 ans et qu’un coup d’œil ponctuel n’a aucune signification, il doit se croire éternel puisqu’à la seconde ou il écrit cette ânerie il est vivant, il le sera donc toujours n’est ce pas ?
      Jetez donc un coup d’oeil sur le premier graphique de cette publication du BMWi à propos du CO2 qui repart à la hausse Cochelin :
      https://www.cleanenergywire.org/factsheets/germanys-energy-consumption-and-power-mix-charts

      Répondre
        • Mon pauvre Cochelin, attendez la fin de l’année mais de toutes les façons, puisque vous avez décidé de ne pas comprendre que la seule chose intéressante était l’évolution et pas un point isolé qui n’a jamais rien voulu dire vous perdez votre temps à m’abreuver de ce que je sais déjà en oubliant systématiquement de m’envoyer un message quand ça descend
          Non ça ne repart pas à la hausse et quand à la fin de l’année le point de 2021 du CO2 sera en dessous de celui de 2020 vous oublierez d’attirer mon attention sur ce détail.
          Vous saviez que Renault va être déclaré en faillite demain parce qu’aujourd’hui il a vendu moins de voitures qu’hier ?

          Répondre
        • En % en Allemagne :
          Année 2021.
          Lignite 19 %, Houille 8,3 % Gaz 10,6 % Nucléaire 13,4 %
          Année 2020
          Lignite 16,8 % Houille 7,3 % Gaz 11,6 % Nucléaire 12,5 %

          Répondre
          • Cochelin, le nucléaire ça ne marche pas il faut abandonner cette piste immédiatement.
            La preuve ? 17 réacteur en carafe sur 56, soit plus de 30% des effectifs, on ne peut pas continuer comme ça !!!

  • A Mr Cochelin
    Extrait de Allemagne Energies du 24 août 2021
    Transition énergétique allemande, Energiewende Deutschland

    En Allemagne durant le 1er semestre, la production d´électricité à partir du photovoltaïque (-11%) et de l´éolien terrestre + mer (-32%) a été faible à cause des conditions météo
    Les chiffres en 2021 des énergies renouvelables n´ont été non seulement influencés par les conditions météorologiques défavorables mais également par la consommation d´électricité plus élevée par rapport au printemps 2020 (+5.5%)
    La forte hausse de production de l´électricité provenant de sources d´énergie fossiles, et en particulier à partir de centrales à houille (+ 50%) et lignite (+ 38%) selon /3/, a provoqué une augmentation des émissions de CO2 de 6,3 % au cours du premier semestre 2021 selon les calculs d´AG Energiebilanzen /4/.
    Selon les estimations d´Agora Energiewende /7/ les émissions totales de gaz à effet de serre de l´Allemagne augmenteraient en 2021 d´environ 50 Mt CO2éq par rapport à l´année précédente.
    Bonsoir

    Répondre
  • Je vois que les maladifs du renouvelable ne parlent plus que de ça :-))))))) Ils s’ennuient depuis 10 ans à voir les renouvelables croitre et le nucléaire, le charbon et le CO2 diminué…… ils ont enfin de quoi se réjouir semble t-il ça fait leur une tous les jours depuis qu’un semblant de graphe montre une faiblesse dans la continuité de la projection et déjà ils supputent, que dis-je ? Ils affirment que les années suivantes vont être de la même veine.
    Quelle misère que ces rats

    Répondre
  • Mais pourquoi se priver de tant d’électricité sans émissions marginales de CO2 (https://nuclear-monitor.fr/#/mix) et en exportent des quantités massives, alors que nos voisins Allemands que vous admirez peinent à sortir du charbon et rejettent de 8 à 10 fois plus de CO2 au KWh (souvent autour de 400 g/KWh) ? Vérifiez sur electricitymap.org

    Répondre
      • Pourquoi donc utiliser en France un remède qui ne fonctionne pas chez le voisin ?
        Parce que Rochain le dit… C’est un peu court.

        Répondre
        • Pourquoi persister en France à utiliser un système qui ne fonctionne pas :
          Alors que le gaz est très cher, chaque matin au démarrage de l’activité économique les bruleurs à gaz turbinent à plein régime alors que 16 réacteurs sur 56 sont à l’arrêt, laisses dans un coin car non pilotables contrairement à la légende qui à cours chez les nucléophiles. 16 réacteurs incapable de fournir en deux heures l’appel de puissance de l’activité économique !

          En revanche contrairement à nos voisins Allemands, anglais, Danois, et Belges qui n’ont qu’une façade maritime vers le Nord et la Baltique en proie à un calme exceptionnel, nous avons la Manche (actuellement mieux pourvue que la mer du Nord, mais surtout la façade Atlantique et la Méditerranée qui sont toujours l’une ou l’autre copieusement arrosés par des vents généreux comme en ce moment où les petites flèches vertes sont très efficaces…… Malheureusement, particulierement imprévoyant nous n’avons encore aucune éolienne dans ces zones pour en profiter et nous sommes contraints d’allumer les bruleurs à gaz !
          Les ENR seront bien plus adapté en France qu’en Allemagne et nous pouvons admirer leur courage de s’y être lancé avec si peu de conditions favorables ce que les pleutres dont vous faites partie voient avec les yeux de la terreur malgré des avantages que le reste de nos voisins nous envient.

          Répondre
        • @Louis Onillon,
          les réponses les plus courtes sont les plus efficaces , même si moi-même, passionné, oublie ce fait. C’est effectivement “un peu court, jeune homme” en empruntant cette réplique célèbre de Edmond Rostand.

          Répondre
      • @rochain, dés lors que l’on évite de prononcer des mots définitifs tels que “mentir ou menteur” la communication est terminée avant d’avoir commencé. Donc, ni Cochelin, ni vous, Serge ne ment. Vous faites comme je le fais moi-même état de vos convictions, rien de plus, même si sur ce blog je ressens parfois une expression qui n’est pas vraiment libre, c’est à dire débarrassée de tout intérêt financier à terme, ce n’est hélas pas rare. Mais je n’ai pas ce sentiment ni sur Cochelin, avec lequel j’arrive parfois à être en désaccord à la marge, ni sur vous Serge. Donc par pitié, pas d’insultes, pas de nom d’oiseaux, ce n’est pas toujours simple à respecter, je m’y laisse aller moi-même quand mes valeurs profondes sont attaquées, rien que d’humain là dedans, but please;, keep control, je m’y engage aussi.

        Répondre
        • Je regrette Choppin, vous êtes bien gentil, mais quand Cochelin nous dit que l’Allemagne a remplacé le nucléaire et le charbon par le gaz après que je lui ai envoyé le lien sur les publications statistiques officielles qui montre que depuis 2011, date d’arrêt brusque de la part de l’Allemagne de la moitié de son parc nucléaire, le gaz est au MEME niveau en 2011 aujourd’hui, que le charbon et le nucléaire n’ont faits que diminué depuis ces 10 dernières années et les renouvelables augmentées : IL MENT et ce n’est pas une insulte, mais une réalité !

          Répondre
          • Serge , pensez un instant que si vous vous appuyez sur des chiffres publiés, ils sont toutes les chances d’être rapidement périmés et en face de vous, vous avez une personne qui raisonne en fonction d’une dynamique trop récente pour être confirmée par des chiffres publiés car cette dynamique doit être vérifiée avant d’être publiée. C’est l’objet de bien des débats contradictoires passionnés entre 2 interlocuteurs qui n’utilisent pas les mêmes bases. En tant qu’observateur extérieur, mais néanmoins intéressé, ça me saute aux yeux ! Pas de menteur ni l’un, ni l’autre.

          • Je vous entend bien Choppin mais ceux sur lequel je m’appuie sont des évolutions sur 10 ans et qui ne sont pas oscillantes mais résolument orientées dans une direction précise et Cochelin passe son temps à mettre en exergue des mesures qui changent d’une heure à l’autre sur citymap
            Alors soit il est définitivement stupide soit il ment sciemment ce qui est pire.

          • @rochain, j’en déduis que mon message précédent est bien justifié, et que Cochelin et vous raisonnez sur des bases diffèrentes dont la justesse respective est vérifiable. Vous avez l’un et l’autre raison et personne ne ment.

          • Alors je vais le faire court : Quand on me dit que l’Allemagne a remplacé le nucléaire et le charbon par le gaz alors que l’on a la preuve du contraire, on ment

    • Vous continuez à mentir, le niveau d’utilisation du gaz n’a pas augmenté depuis 2011 arrêt de la moitié du parc nucléaire. Mais comme on peut le constater depuis ces 11 années les renouvelables ont fait leur boulot pleinement comme seuls remplaçant du nucléaire et du charbon, et ce qui montre bien que cette platitude du vent en ce moment sur le Nord de l’Europ est très exceptionnel. D’ailleurs, cela ne laissera qu’une chute ponctuelle imperceptible dans la courbe de croissance des ENR de 2021.

      Répondre
        • Je n’ai pas de boule de cristal et ce dont je suis sûr, c’est du passé…. Pour l’avenir ça ne repose pas sur mes intuitions pilotées par mes désir mais sur la prolongation des courbes avec le risque de l’aléa.
          Mais si l’augur Cochelin prédit la faillite de l’énergie de nul ne peut douter de sa parole inspirée par ses rêves.
          Rendez vous en 2022, 2023, 2024……

          Répondre
          • Les predictions don’t parle Cochelin ne sont que ce vers quoi mène la projection des différentes courbes donnant successivement les situations des différents critères caractérisant l”énergie. Rien à voir avec son blabla sans consistance sur Nord stream 2 ou autres informations ponctuelles sans passé ni avenir et même souvent sans rapport avec la question débattue.

          • Vous pensez peut-être qu’un prolongement d’une courbe est inéluctable et que celle-ci ne peut varier suite à des événements imprévus ! Encore un avis sur une certaine compensation durable par du gaz méthane fossile et qui met à mal vos prophéties : https://www.printfriendly.com/p/g/fBgrVd

  • Mr Choppin je pense qu’il est vain de vouloir jouer le bon samaritain ou médiateur en disant que tout le monde “il a raison”.
    Ce qu’on dit chez nous assez trivialement mais qui a le mérite d’être clair : “Fait du bien à un baudet il tourne son cul et fait un pet”.

    Répondre
    • Que voulez-vous Michel, tant de montée des les tours ne navre car elle rend, y compris les meilleurs , les arguments inaudibles et j’aime débattre dans la sérénité. Et surtout, ma nature est la bienveillance, je ne me force pas.Ceci étant ma grand mère, une sainte femme , tombait carrément dans le scato et disait : “Fais du bien à un vilain, il te chie dans la main”. C’est la même, non ?

      Répondre
  • J’ai été élevé chez les frères car je ne foutais rien à l’école… Je me suis donc mis à travailler, autrement je ne rentrais pas à la maison (tous les 15 jours).
    Par contre je n’ai jamais été “jésuite” (bienveillant), mais plutôt rebelle ce qui m’a valu pas mal de mésaventures !
    Rester soi-même et parler clair n’est pas un long fleuve tranquille….

    Répondre
  • Bjr Mr Choppin, une autre réflexion :
    Dans 1984,de George ORWELL “la vérité c’est le mensonge” et ceux qui traitent de menteurs leurs contradicteurs sont les tenanciers de ce ministère ds ce livre. On ne peut donc pas traiter avec eux et votre grand mère a mille fois raison !

    Répondre
    • Cher Michel, ma grand mère a beaucoup pesé dans ce que je suis et c’était une fort belle personne comme j’en ai rencontré depuis bien sûr, mais ma Grand-mère est tout en haut de mon panthéon intérieur.
      Elle était fort bien élevée , mais personne au grand coeur, elle était souvent déçue et dans ce cas elle se laissait aller.
      Concernant 1984, effectivement la Vérité c’est le mensonge et rien que pour ça, je crains que ce fabuleux roman, d’une modernité totale, c’est du Jules Verne qui aurait fait Sciences-Po, je crains donc qu’un jour ce livre soit interdit. Au passage j’ai lu que vous vous qualifiiez de révolté, alors nous sommes au moins 2.
      J’ai fait mon service dans les parachutistes, mais juste pour faire un truc que je n’aurais plus probablement l’occasion de faire dans ma vie, et donc pas du tout par idéologie, bien au contraire. Résultat : 45 j de taule, assez fier ! Mais aussi 80% de succès à l’épreuve du prestigieux certificat d’étuses (pour adultes) ou sur une Cie de 120 bonhommes, j’avais été choisi comme répétiteur avec 8 j de formation à Paris (c’était ma seule motivation au départ). et la publication des bons résultats a fait de ce jour un des plus beaux et gratifiants de ma vie ! Mais dans mon armoire, j’avais “Allons enfants” de Yves Gibeau et je l’ai fait lire abondamment. C’est un bouquin de français plutôt bon, non ?

      Répondre
  • Avec un peu de retard, je suis très occupé et je bosse fort !
    L’hiver arrivant, pour les longues soirées c’est un bouquin à lire ou à relire, j’en ai mis ci-après quelques autres pour mieux comprendre l’actualité qui ns désole…
    • Les Habits neufs du président Mao de Simon Leys

    • L’Archipel du Goulag de Soljenitsyne

    • Voyage au centre du malaise français de Paul Yonnet

    • Le Choc des civilisations de Samuel Huntington

    • Aristote au mont Saint-Michel de Sylvain Gouguenheim

    • Le Livre noir de la psychanalyse de Catherine Meyer

    • La guerre secrète contre les peuples de Claire Severac (édition Kontre Kulture/ Elie et Mado)

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