Sous l’effet de l’injection d’électricité renouvelable, les réseaux fonctionnent déjà à l'”envers”

L’analyse mensuelle du bilan électrique français mis en ligne par Enedis nous fournit d’intéressantes indications sur l’évolution, mois après mois, du système électrique hexagonal vers ce que l’on peut percevoir du futur.

Mieux que les prévisions toujours sujettes à caution, il s’agit là de mesures physiques tangibles qui nous renseignent utilement sur la réalité de la transition énergétique telle qu’elle se déroule sous nos yeux.

De ce point de vue l’examen attentif des chiffres du bilan du mois de septembre 2019 est particulièrement éclairant et ne laisse pas d’impressionner qui prend le recul nécessaire.

Il faut installer 3 à 4 MW d’électricité renouvelable pour en injecter 1MW en moyenne sur les réseaux

En premier lieu, ce bilan nous permet de quantifier précisément l’ampleur de la variabilité dans le temps des installations renouvelables classiques : pour une puissance installée éolienne de 13 800 MW la puissance moyenne fournie par le parc français a été de 3 231 MWen septembre 2019 et sa puissance maximale atteinte a été de 10 269 MW.

Pour ce qui concerne le parc photovoltaïque, la puissance installée de 8 015 MW a délivré une puissance moyenne de 1 426 MW(*) et une puissance maximale de 5 805 MW.

Ces chiffres nous renseignent sur le défi colossal sous-tendu par les scénarios « 100% EnR » avancés par plusieurs prospectivistes.

En effet, puisqu’il faut installer entre 3 et 4 MW d’électricité renouvelable pour en obtenir 1 en moyenne injecté sur les réseaux, il en découle que si l’on estime à 60 000 MW la puissance moyenne appelée dans une année par les consommateurs français cela dimensionne à plus de 200 000 MW la taille théorique du parc d’électricité renouvelable nécessaire pour le scénario 100% EnR, c’est-à-dire près du double du parc actuel toutes filières confondues…

Il est à noter cependant que ces scénarios prévoient d’autres apports d’électricité renouvelable moins variables tels que les installations de cogénération issues de méthanisation par exemple.

L’équivalent de la puissance électrique de 8 réacteurs nucléaires transite du réseau de distribution vers le réseau de transport

Bien plus instructifs et impressionnants encore sont les chiffres qualifiant les flux d’électricité transitant du réseau de distribution vers le réseau de transport, donc du « bas » vers le « haut », à rebours des flux prévus dans la conception originelle de ces réseaux.

Comptabilisés sous le nom de « refoulement », ces flux sont mesurés dans les poste-sources (formant la frontière entre réseau de transport et distribution) les plus équipés en installations renouvelables et où l’on observe de plus en plus fréquemment un solde « production – consommation » positif, générant donc un flux d’énergie « remontant » vers le réseau de transport.

Ce type de situation s’observe par exemple de nuit en présence de vent dans les régions fortement équipées en parcs éoliens : faible consommation combinée avec injection massive.

Ainsi dans son bilan de septembre 2019 Enedis relève un refoulement moyen de 1 908 MW avec un maximum observé le 29 septembre à 8 470 MW.

C’est donc l’équivalent de 8 réacteurs nucléaires qui transitaient ce jour-là du niveau « décentralisé » vers le niveau « centralisé » du système électrique !

Enedis relève par ailleurs dans ce même bilan une croissance du refoulement de plus de 67% entre septembre 2018 et septembre 2019.

Ces chiffres qui parlent d’eux-mêmes doivent convaincre tous les observateurs que la transition vers un système électrique massivement équipé en électricité renouvelable est aujourd’hui à l’œuvre de manière irréversible.

Les conséquences techniques et économiques de ce fait inédit en matière de gestion et de développement des grands réseaux électriques sont immenses et ne sont qu’entraperçues aujourd’hui, elles concernent tout le continent européen.

Le projet européen MIGRATE, popularisé par une vidéo récemment mise en ligne nous en dessine des perspectives passionnantes pour les jeunes générations d’ingénieurs.

 

(*) : valeur corrigée, différente de celle indiquée initialement dans le bilan mensuel Enedis de septembre 2019. Cette dernière sera corrigée sur l’Open Data Enedis.

commentaires

COMMENTAIRES

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    Le réseau pyramidale tel que construit pour des sources puissantes centralisées vers le bas de la pyramide par une arborescence de branches à l’extrémités desquelles se trouvent les consommateurs, montre ici sont incongruité.
    Un réseau maillé sera beaucoup plus adapté. Il faudra démonter le haut de la pyramide et créer les branches transversales qui permettront de mieux niveler l’excédent de production et la demande où qu’elle soit dans le réseau. C’est une problématique à laquelle ne répond pas le réseau pyramidale.
    Autrefois les ordinateurs mainframes distribuaient de façon pyramidale leur puissance vers les terminaux utilisateurs, aujourd’hui de multiples serveurs et plus encore de PC utilisateurs sont reliés par le réseau maillé d’Internet et l’efficacité de cette structure n’est plus à démontrer.
    Le problème ce n’est pas l’atomisation de la production depuis des sources multiples, le problème c’est celui de l’hyper centralisation qui a conduit au réseau pyramidal.
    Serge Rochain

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    Pour le coup, je suis totalement en phase avec Serge Rochain et son analogie entre réseau informatique et réseau électrique est trés pertinente. Mais revenons à l’article. Je suis promoteur d’un procédé de gazéïfication de la biomasse, donc pas neutre, et je défend évidemment ma structure, conçue pour satisfaire beaucoup de débouchés différents, dont la production d’électricité accompagnée en pays développé de production de chaleur concomitante, c’est évident. Enfin, c’est évident sauf en France ou alors d’une façon très encadrée c’est le moins que l’on puisse dire. J’ai un excellent ami chez ENEDIS qui regarde mon procédé avec méfiance: il a peur de revenir en 1945. Sachant que si un jour nous produisons 0,5% des besoins électriques de la France, nous serons tres heureux, et ceci d’autant plus que je partage largement son goût du service public. Si attaque il y a du service public, je ne suis pas aveugle, il viendra d’ailleurs et je la combattrai avec la dernière des vigueurs. Les conséquences de ce que vous dénoncez sont réelles, elles peuvent techniquement être diminuées, Rochain en parle, mais ce que vous dénoncez, du moins tel que vous le formulez, c’est l’hypertrophie ( !?)des énergies renouvelables sans distinction entre les energies intermittentes et les energies pilotables. Sans cette distinction, majeure, votre papier perd tout son sens. Si vous mettez tout le monde dans le même grand sac, l’hydraulique, tres majoritaire parmi les renouvelables, serait elle-même suspecte de causer des troubles. Faut-il aller plus loin ?

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    “Pour ce qui concerne le parc photovoltaïque, la puissance installée de 8 015 MW a délivré une puissance moyenne de 2 846 ” ça ferait un facteur de charge de 35%, impossible, il doit y avoir une erreur.
    Bon peu importe, le problème est bien plus grave qu’évoqué : même avec 200 000 MW, ou même 10 fois plus, d’éolien et de solaire, on ne produirait rien les soirs sans vent. Donc éolien et solaire ne remplacent pas, ou très partiellement, les centrales pilotables.
    Je ne suis pas sur qu’il y ai lieu de se réjouir des situations de refoulement. Non seulement il faut adapter le réseau, mais cela montre des moyens de production inadaptés à la consommation.

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    • Ivan Saillard

      Ce sont pourtant bien les chiffres du bilan mensuel Enedis, mais il s’agit du mois de septembre, donc un mois d’été, qui plus est particulièrement ensoleillé si ma mémoire est bonne. Tout à fait d’accord pour convenir que les facteurs de charge annuels photovoltaïques sont bien inférieurs (ainsi j’ai consulté le bilan de janvier 2019 où le même calcul donne un facteur de charge de 12,7%). Quant à se réjouir ou pas, je ne me réjouis pas personnellement je me contente de commenter les chiffres.

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      Sauf que les soirs sans vent sur tout le territoire cela arrive à chaque fois que je gagne le gros lot du LOTO, en revanche les soutiens inconditionnels du nucléaire doivent gagner tous les jours.
      Prenez n’importe quel jour de https://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique et multipliez la bande éolienne par 10 (à propos des 10 fois plus de B. Cassoret) qui n’amèneraient rien selon lui, et vous verrez qu’en moyenne 1 jour sur deux nous serions au double de la production nucléaire….. en surproduction, et rarement en dessous de la production nuk…. alors on pourra dans ce cas libérer les réserves de biogaz qui nous servirons à arroser le gain du loto de temps en temps.
      J’en profite pour rappeler, puisqu’il est avéré que fréquemment le vent baisse en soirée, que l’activité économique étant presque arrêtée à ce moment, sauf que nous avons le soi-disant pic de consommation lorsque les gens rentrent chez eux et allument le chauffage….. Pic totalement artificiel sur recommandation d’EDF de couper le chauffage dans la journée pour laisser les ressources à l’activité économique, mais si nous laissons au contraire le chauffage dans le journée lorsque l’apport solaire est au plus haut ce pic disparait…. et le vent peut baisser sans inconvénient. J’ai aussi fait des mesure pour la nuit : le chauffage de mon ballon d’eau sanitaire consomme les 3/4 de ce que je consomme la nuit (relevés quotidiens du 15 septembre au 15 octobre). On chauffe donc la nuit une eau dont on a besoin le jour….. pour faire plaisir aux réacteurs nucléaires qui ne savent pas quoi faire de l’électricité produite quand tout le monde dort.

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    Tout à fait d’accord : les 2846 MW de puissance moyenne sont irréalistes. On devrait être près de 1200 MW.
    Ordre de grandeur : la puissance consommée en France étant d’environ 482 TWh il faudrait en solaire environ 320 GW installés (base 1500 kWh par MW installé) sans compter les pertes pour le stockage, soit un total au delà de 350 GW installés plus la capacité de stockage correspondante (nuit, absence de vent). En tenant compte des facteurs de charge meilleurs de l’éolien et de l’hydraulique, il est raisonnable de tabler sur un minimum de 250 GW de renouvelable installé pour un mix 100% renouvelable. La capacité totale de stockage est plus difficile à estimer mais ne devrait pas être loin de 100 GW. Bref un effort colossal, la puissance totale installée sur le réseau français étant d’environ 130 GW actuellement.

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      Le débat sur la puissance renouvelable installée et l’energie produite est intéressant mais il faut raisonner sur une année pleine, l’instantané n’a pas grand intérêt. En tant que promoteur d’un process de production d’énergie électrique (et thermique simultanément ne pas oublier) je cherche une description complète, claire et honnête des inconvénients des ENR intermittents puisque ma proposition n’est précisément pas intermittente.
      Tout ça pour arriver à ma question finale: dés lors qu’il existe des solutions de production d’énergie pilotables, pourquoi les encourager si peu (appels d’offres CRE réservés aux grosses sociétés qui ont le temps et les moyens de noircir du papier, et dont le résultat concret est très faible) et continuer à ouvrir en grand le robinet des renouvelables intermittents. La réponse ne doit pas être simple car je la pose en permanence et je n’obtiens jamais de réponse, aucune réponse, pas l’ombre du commencement d’une explication.
      Je la repose une nouvelle fois ici sans grand espoir . Les voies de l’administration ou plutôt des administrations concernées sont impénétrables à ceux qui n’en possèdent pas les codes, ça aussi c’est un gros problème.

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    Vous avez tous raison: ce qu’il faut aider à développer ce sont le stockage et le renouvelable pilotable. Mais pour y arriver, avoir raison n’est pas efficace, il faut des lobies ayant accès aux ministères.

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    Toutes ces mesures sont intéressantes, tant en rendement Production/injection, que production/période et pas seulement à l’année mais mois par mois, et même par semaines, le but n’est pas le même. Et il faut même le faire séparément pour le solaire et l’éolien, afin de déterminer les puissances compensatrices respectives qui ne sont pas les même selon l’époque dans l’année. Par exemple avec ce mois de septembre le rapport production/injection est de 1/4 pour l’éolien contre seulement 1/3 pour le solaire et certainement inverses au mois de janvier. L’objectif dans une ambition de 100% renouvelable étant d’optimiser la proportion solaire/éolien, il importe de connaitre l’évolution de ce rapport durant le cycle annuel par exemple, et cela est une caractéristique totalement indépendante de la production totale annuelle. Sachant qu’il faudra satisfaire le besoin aux rapports les plus défavorables tant pour l’éolien que pour l’éolien, les productions excédentaires inverses de ces périodes alternativement favorable au solaire et à l’éolien seront soit perdu soit stockées

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      L’analyse de l’écoulement des charges dans le futur, en régime permanent et en régime transitoire, est fondamentale pour prévoir les travaux de renforcement du réseau électrique, donc pour préparer l’évolution vers une production 100% renouvelable. Cette analyse est complexe. Compte tenu du caractère, pour partie, aléatoire des production éolienne et solaire le 100% renouvelable ne pourra être atteint sans des moyens colossaux de stockage d’énergie sous une forme ou une autre.

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        @Pierre L’aléatoire se calcul d’autant mieux qu’il n’est pas aussi aléatoire que cela. Les écarts sur la droite de régression des pentes ne représentent que de faibles variations, comprenez un faible pourcentage de la normale dont il résulte que le besoin de stockage sera bien inférieur à ce que des réactions incontrôlées, toujours extrêmes, imaginent comme conduisant au black-out.
        Regardez les deux courbes de production éoliennes assez compensatoires l’une de l’autre données par le site :
        https://www.connaissancedesenergies.org/electricite-etat-des-lieux-sur-le-developpement-des-principales-filieres-renouvelables-180919?utm_source=newsletter&utm_medium=fil-info-energies&utm_campaign=newsletter/le-fil-info-energies-19-sept-2018
        Certains m’ont déjà rétorqués que cela ne voulait rien dire puisque c’était au niveau du mois ce qui ne les avait pas empêché de m’avoir dit précédemment qu’il était indispensable qu’il fallait stocker pour un mois de consommation. Mais lorsque je leur ai fait remarqué qu’il n’y avait aucune colonne vide il m’a aussitôt été répondu que c’était donc au moins 1/2 mois de consommation qui devait être stocké, je leur ai demandé s’il pensaient sérieusement que ce que représentait la colonne de chaque mois était la production d’un seul jour du mois et rien les autres jours …. On peut toujours affiner la mesure et réclamer des enregistrement de production au niveau de la semaine, c’est d’ailleurs ce que j’estime être nécessaire.
        Mais je peux aussi regarder chaque jour, en fin de journée la production de :
        https://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique
        Et je constate que la multiplication par 10 à 12 de la puissance éolienne installée fournirait sensiblement systématiquement la puissance nucléaire et même chose en multipliant par un facteur comprise entre 25 et 30 la puissance obtenue du solaire qui produit lorsque l’activité économique est au plus haut, donc bien en phase avec le besoin.
        Regardez par exemple aujourd’hui la courbe de l’éolien depuis 0 heure, la linéarité est remarquable avec un accroissement de puissance à partir de 15 heures. Cette linéarité est très générale, et imaginez quel que soit le jour choisi que cette puissance soit multipliée par 10 à 12…. !
        Quant au solaire, aucune surprise non plus c’est une bosse relativement symétrique avec régulièrement un sommet entre 12 et 13 heure. C’est une courbe régulière entre 9h le matin et 17 heures, sans surprise. Le débit est faible mais nous sommes aussi en période des jours les plus courts imaginez cette puissance multipliée par 25 ou 30, ce serait déjà énorme pour cette période de l’année.
        La connaissance de ces cycles naturels nous permet d’envisager sérieusement un mixe 100% renouvelable, et je ne vous parle pas de toutes les autres sources renouvelables dont certaines n’ont rien de variables. Nous risquons beaucoup plus le black-out avec des sources d’énergie hyper concentrée comme avec le nucléaire, d’ailleurs cela arrive assez régulièrement pour diverses raisons. Lorsqu’un réacteur de 1450 MW se met en rideau sur incident le réseau se met à bafouiller et laissez-moi vous dire qu’il est heureux que votre machine à laver fonctionne dans ces moment-là car l’inertie de son moteur participe à la stabilisation du réseau, modestement mais les moteurs sont des millions à tourner dans le pays.
        Bonne soirée.

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        @Pierre L’aléatoire se calcul d’autant mieux qu’il n’est pas aussi aléatoire que cela. Les écarts sur la droite de régression des pentes ne représentent que de faibles variations, comprenez un faible pourcentage de la normale dont il résulte que le besoin de stockage sera bien inférieur à ce que des réactions incontrôlées, toujours extrêmes, imaginent comme conduisant au black-out.
        Regardez les deux courbes de production éoliennes assez compensatoires l’une de l’autre données par le site :
        https://www.connaissancedesenergies.org/electricite-etat-des-lieux-sur-le-developpement-des-principales-filieres-renouvelables-180919?utm_source=newsletter&utm_medium=fil-info-energies&utm_campaign=newsletter/le-fil-info-energies-19-sept-2018
        Certains m’ont déjà rétorqué que cela ne voulait rien dire puisque c’était au niveau du mois ce qui ne les avait pas empêchés de m’avoir dit précédemment qu’il était indispensable qu’il fallait stocker pour un mois de consommation. Mais lorsque je leur ai fait remarquer qu’il n’y avait aucune colonne vide il m’a aussitôt été répondu que c’était donc au moins 1/2 mois de consommation qui devait être stocké, je leur ai demandé s’ils pensaient sérieusement que ce que représentait la colonne de chaque mois était la production d’un seul jour du mois et rien les autres jours …. On peut toujours affiner la mesure et réclamer des enregistrements de production au niveau de la semaine, c’est d’ailleurs ce que j’estime être nécessaire.
        Mais je peux aussi regarder chaque jour, en fin de journée la production de :
        https://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique
        Et je constate que la multiplication par 10 à 12 de la puissance éolienne installée fournirait sensiblement systématiquement la puissance nucléaire et même chose en multipliant par un facteur comprise entre 25 et 30 la puissance obtenue du solaire qui produit lorsque l’activité économique est au plus haut, donc bien en phase avec le besoin.
        Regardez par exemple aujourd’hui la courbe de l’éolien depuis 0 heure, la linéarité est remarquable avec un accroissement de puissance à partir de 15 heures. Cette linéarité est très générale, et imaginez quel que soit le jour choisi que cette puissance soit multipliée par 10 à 12…. !
        Quant au solaire, aucune surprise non plus c’est une bosse relativement symétrique avec régulièrement un sommet entre 12 et 13 heure. C’est une courbe régulière entre 9h le matin et 17 heures, sans surprise. Le débit est faible mais nous sommes aussi en période des jours les plus courts imaginez cette puissance multipliée par 25 ou 30, ce serait déjà énorme pour cette période de l’année.
        La connaissance de ces cycles naturels nous permet d’envisager sérieusement un mixe 100% renouvelable, et je ne vous parle pas de toutes les autres sources renouvelables dont certaines n’ont rien de variables. Nous risquons beaucoup plus le black-out avec des sources d’énergie hyper concentrée comme avec le nucléaire, d’ailleurs cela arrive assez régulièrement pour diverses raisons. Lorsqu’un réacteur de 1450 MW se met en rideau sur incident le réseau se met à bafouiller et laissez-moi vous dire qu’il est heureux que votre machine à laver fonctionne dans ces moment-là car l’inertie de son moteur participe à la stabilisation du réseau, modestement mais les moteurs sont des millions à tourner dans le pays.
        Bonne soirée.

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          Bruno André, Oliver et Jean François, merci de vos contributions. Je n’ai pas votre expertise en gestion de réseau, mais tout ce que vous dites parait frappé au coin du bon sens. Il existe des solutions bien sûr, telles que l’ilotage de poches de réseau qui est possible, je pense que c’est ce que l’on fait en cas de dommages importants sur une partie de réseau peut-être, mais faire tourner des ENRi sur un réseau iloté sans aucun autre apport me parait relever de l’exercice d’équilibre plus proche du funambule que de l’industrie.
          Le nouvel exemple de l’Afrique du sud est tres significatif. Donc, même si j’étais déja convaincu qu’il fallait limiter le développement des ENRi, et ce de façon intuitive, je le suis encore plus après avoir lu ce qui précède.

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            @Choppin
            Les réseaux ilotés doivent être interconnectés entre eux comme l’est le réseau global internet ce qui permet à des ilots de production/consommation excédentaires (et il devront l’être tous dans une certaines mesure; a estimer) de venir suppléer au défaut de fourniture de l’organe fournisseur d’un des ilots voisins. Cela ne complexifie pas beaucoup le réseau actuel car il suffit de créer les liaisons transversales aujourd’hui inexistante. Cela n’a rien d’un exercice d’équilibre et se réalise aujourd’hui dans de nombreuses applications informatiques partagées. Mais il faut bien comprendre que le réseau de transport électrique sera en même temps un réseau de transmission de données (notamment pour la meure permanente de l’offre et de la demande locale de l’ilot, les commandes de connexion et déconnexions des organes fournisseurs de l’ilot, et les requête et le offres de puissance des ilots voisins directement connectés.
            C’est une autre vision de la répartition de l’énergie électrique et pour l’admettre comme possible il ne faut pas s’accrocher à des valeurs anciennes qui se périmeront naturellement par défaut d’intérêt.

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            A noter que le réseau électrique français est parmi les réseaux les mieux interconnectés au monde, non seulement entre les différentes régions, mais aussi avec les pays voisins. L’ajout de connexions supplémentaires n’est donc pas un frein à l’intégration des EnR d’autant plus que les connexions sont coûteuses et peu acceptées par les écologistes. Je ne comprends donc pas bien votre commentaire en particulier sur les valeurs anciennes, les interconnexions ayant toujours été un soucis du gestionnaire du réseau.

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          @Serge : les courbes données par le site que vous indiquez sont en GWh, il s’agit d’une énergie mensuelle, on ne peut donc en tirer aucune information sur le caractère aléatoire de la production ; on a juste une idée de la répartition par le facteur de charge. Pour apprécier le caractère aléatoire d’une source de production il faut avoir des enregistrements à la seconde sur une période étendue (un an par exemple) en effet pour l’éolien on observe des variations du simple au double de la puissance en quelques secondes, en quelques minutes pour le solaire. Même si un lissage s’observe à l’échelle d’un pays pour un type de production (par exemple l’éolien) il n’en reste pas moins que localement ces variations rapides perturbent énormément le réseau et sont difficiles à supprimer en l’absence de stockage à réponse rapide, possible mais très couteux. Il faut également prévoir les jours sans vent ou sans soleil qui peuvent affecter tout le pays. Alors oui, il faut viser le 100% EnR, c’est possible mais il faut avoir conscience que cela coutera très cher et que la transition ne peut se faire qu’à l’aide du nucléaire si on ne veut pas augmenter notre production de CO2.

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    Je suis expert en développement durable économie d’eau et denergie j’aimerais bien contribuer sur ces sujets

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    Deux remarques quand même :
    – le rendement du photovoltaïque (et, donc, le facteur de charge) a fortement baissé d’avril à octobre 2019 par rapport aux mêmes mois de 2018 malgré un accroissement important du parc. Cela pose problème.
    – les exportations excèdent toujours largement les productions intermittentes. Ce qui pose la question de leur nécessité dans le mix énergétique français. Et celles-ci sont exportées à un prix souvent inférieur à leur coût de rachat ! Ce sont donc les français, contribuables et abonnés à l’électricité qui en font les frais.

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    Deux commentaires :
    – pas évident de porter un jugement sur le rendement du photovoltaïque sur quelques mois, il faudrait pouvoir comparer les ressources solaires sur les deux périodes, connaitre la date de mise en service des nouveaux parcs, etc.
    – on ne peut comparer les exportations aux productions intermittentes. Les exportations sont généralement produites par des usines qui fonctionnent en base et dont le coût marginal est très faible. Ces usines sont utiles lorsque les productions intermittentes ne produisent pas.
    Bref, se méfier des remarques à l’emporte pièce, sans données précises.

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    A l’examen des données de RTE, les productions intermittentes ne sont que rarement en adéquation avec la consommation. Les refoulements internes entrainent souvent des refoulements aux frontières, d’autant plus qu’en cas d’excédents, les prix sont à la baisse et sont une aubaine pour certains pays.

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    Au delà de l’identification des pertes lié au renouvelables et de la gestion financière, il est intéressant de savoir que des solutions techniques sont déjà disponibles pour limiter les pertes et optimiser l’intégration de sources renouvelables sur les réseaux HTA et HTB:
    1° Le stockage au niveau HTA et HTB sur des batteries ou pile a combustible (considérons que le stockage mécanique type Turbinage pompage hydraulique est déjà réalisé)
    2° Les solutions d’exploitation des réseaux hors connexion

    Le stockage permet à la fois d’éviter des pertes mais aussi d’assure une meilleur couverture des pointes de consommation. Par contre en l’état actuel de la législation la gestion directe de stockage chimique n’est pas possible par RTE ou ENEDIS; mais des “contournements” existent !!
    L’exploitation de poches de réseaux HTA ou HTB découplées est déjà réalisé dans plusieurs pays voir par les industriels afin d’optimiser leur consommation. Ce type de gestion en ligne avec les publications des réseaux fermés et d’auto-consommation est aujourd’hui simple a réaliser en supposant une mise a niveau des nœuds électriques

    Il faudra aussi sans doute revoir beaucoup d’éléments des réseaux HTA et HTB (Protection, transformateur, Disjoncteur, point de découplage) pour tenir compte de la migration en cours du réseau historiquement “en pyramide” vers un réseau de type MESH. Du travail et des investissements pour les années a venir

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    Il faut conclure que la décentralisation de la production d’énergie électrique intermittente renouvelable à 100% pour alimenter le réseau électrique français et européen reste quand même excessivement cher par rapport à ce que nous apporte le système électrique composé pour l’essentiel d’un parc nucléaire en France. In fine, si l’objectif c’est juste de dire “nous avons verdi l’énergie électrique” par l’apport d’éolien et de solaire c’est une idée qu’il faut remettre en question.
    La quantité de matière qui est demandé pour la mise en place de parc solaire, éolien, la refonte de l’ensemble du réseau de distribution et de transport, les moyens de stockage à mettre en place, ainsi que la prévision du renouvellement du matériel de production électrique – dont on sait que la durée de vie est au moins 2 fois inférieur à ce que l’on retrouve dans des moyens centralisés (nucléaire, charbon, gaz, pétrole) face à l’énergie produite-, je me demande si on ne marche pas sur la tête.
    Le fait même de construire des centrales gaz pour soutenir les productions ENRi est une aberration, car on vient soutenir une production “propre” par une production produisant beaucoup de CO2 (490gCO2eq/kWh !).
    Pour ce qui est de la production ENRi qui est refoulé vers les pays voisins, effectivement c’est une aubaine pour certains pays (dont la France, la Norvège, la Suisse ect), mais c’est une raisonnement économique qui ne va durer.
    Enfin, pour reprendre le dernier rapport du RTE, il est quand même pris en compte la réalisation de délestage sur les grands sites industriels. En moins de 5 ans il ont déjà été sollicités 3 fois, et les deux dernières fois de manière rapprocher. Or, même les sites en question accepte de se faire rémunérer pour être coupé sur réseau afin de soutenir la fréquence, cette approche ne durera pas longtemps, car ces entreprises font le paris de n’être quasi jamais appelé et nous sommes souvent face à des process qui nécessite une durée assez longue pour être à un régime normal de production. Et c’est ce qui nous attends avec un système 100% ENRi. Et sincèrement, je n’ai pas envie de finir comme en Afrique du Sud avec un planning de coupure programmée pour soutenir la fréquence du réseau.

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    Lorsqu’on a 3000 MW moyens produits par un parc éolien de 13000 MW, et une production de pointe de 10000 MW, il n’est pas besoin d’être un “brillant expert” pour comprendre qu’il y a des moments ou à l’échelle du pays et même de l’Europe, il n’y a aucune production. Quand je dis aucune, je veux dire, moins de 1000 MW. C’est le cas pendant les anticyclones d’hiver marqués par le brouillard (donc très peu de photovoltaique) le manque de vent (très peu d’éolien) et les températures basses. C’est en général à ce moment là qu’on a les températures les plus froides de l’année et ça dure typiquement de l’ordre de 3 à 4 jours. Sans source pilotable, il faut alors arrêter le pays!!! Si on continue sur la voie tracée par nos brillants experts verts autoproclamés, c’est la physique qui va gagner: on aura des black-out. Ce n’est pas une hypothèse mais une certitude! La politique ne peut pas gagner contre la physique. Le problème n’est plus de savoir si cela va se produire mais quand cela va se produire. Estimation pour la France: un Black-out d’une journée d’hiver coûte de l’ordre de 5 Milliards d’Euros… Quand on en sera là, gageons que les “brillants experts” (qui ne peuvent se tromper) vont nous dire que ce sera de la faute du nucléaire…

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      @ Jean-François
      Sur les deux dernières années, Je vous mets au défi de trouver une seule journée dans la tranche horaire ou on a besoin d’énergie, c’est-à-dire durant l’activité économique se 8 heures à 18 heures, ou le solaire plus l’éolien sont tombés durant au moins une heure sous la puissance de 1000 MW.

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        Cher Monsieur Rochain,
        Il vous est très facile de lancer des répondre de façon péremptoire à mes arguments mais vous devriez vous méfier car il est très facile de répondre à ces allégations mensongères.
        Lorsque vous me mettez au défit de trouver une période ou il y a eu moins de 1000 MW d’éolien en France sur les deux ans qui viennent de s’écouler, je vous recommande de vous connecter (ainsi que tout autre lecteur intéressé!!!) sur le site ECO2MIX de RTE (site très bien fait par ailleurs) d’y consulter la section production par filière et de considérer la période du mois de Février 2018. Pendant l’anticyclone du milieu du mois, du Jeudi 16 Février 2018 à 1 h du matin au 19 Février 2018 à 6 h, on se trouvait bien dans des conditions où l’éolien ne produisait quasiment pas, en tous cas, en moyenne sur la période, en dessous des 1000 MW que j’ai pris comme exemple et que vous contestez. Cela dure donc trois jours et s’agit bien de jours de semaine. Je crois qu’il est inutile d’aller plus loin pour essayer corriger ces assertions très communes qui relèvent au mieux, de l’incompétence et au pire, de la désinformation la plus mensongère . Malheureusement et pour l’instant c’est ce qui régit la classe politique au pouvoir, piégée dans des accords électoraux passés antérieurement par des incompétents (entre PS, Mme Aubry et les verts) et les reconduira jusqu’à la catastrophe, à savoir le black-out. Que d’argent dépensé en pure perte; je rappelle que d’après la Cour des Comptes, aujourd’hui ce qui a été engagé coûte de l’ordre de 150 Milliards d’Euros sans aucun effet sur la réduction de la production nationale de CO2 !!! Quel gâchis! Et on continue!

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    Monsieur Rochain, si prompt à prendre la plume dans le sens écolo-bobo sur quasiment tous les articles du monde de l’énergie, ne trouve rien à répondre lorsqu’on lui met le nez dans son “…”. Peut être qu’en le lui demandant, il voudra bien réagir? Qui sait?
    Gageons que ça n’arrêtera pas son travail de sape de tout ce que les ingénieurs ont bâti depuis un siècle pour alimenter de façon fiable leurs concitoyens en électricité…

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      J’ai déjà réagi au non respect du défi auquel vous n’avez donc pas répondu mais il semble qu’une certaine censure s’applique contre mes messages qui ne contiennent pourtant aucune injure contrairement à certains message qui me sont adressés

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      Donnez moi donc votre adresse mail et vous aurez ma réponse puisque le site me censure.
      Je suis désolé mais relisez les termes du défi que je vous ai lancé et vous conviendrez que vous n’y avez pas répondu

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      @Jean-François
      Troisième essai en tronçonnant en deux envois le message d’origine
      Non, je n’ai pas le nez là où vous croyez me l’avoir mis, mais vous sans doute oui
      Est-ce que le fait que vous répondiez au défi de trouver une seule journée où la production éolienne et solaire, durant le période d’activité économique de 8h à 18 h, qui soit inférieure à 1000 MW fait de moi un incompétent (en quoi ?) ou au mieux (selon votre appréciation) un homme malhonnête ? Et quelles sont donc ces allégations mensongères dont vous m’accusez ?
      Devrais-je utiliser les mêmes termes à votre encontre, méprisant pour le premier, et injurieux pour le second, pour ne pas avoir respecté les conditions du défi ?
      Vous avez escamoté deux conditions importantes du défi, je parlais de l’éolien et du solaire et je précisais clairement la période d’activité économique, alors pourquoi tant d’agressivité dans votre réponse ? Vous me parlez d’une mesure à 1 heure du matin le 17/2 et d’une autre le 19/2 à 6 heures du matin en ne référent donc qu’à la puissance éolienne, et en dehors de la période d’activité économique, puisqu’à cette époque de l’année, sous nos latitudes le Soleil est encore sous l’horizon. On peut même s’interroger sur votre manque d’attention sur les périodes calendaires puisque vous dites que l’accalmie en dessous de ce seuil de 1000 MW s’est étendu du 16 au 19 février, puisque vous éprouvez le besoin, sans doute pour répondre à une condition du défi, qu’il s’agit de jours de semaine ce qui est faux puisque les 17 et 18 sont un samedi et un dimanche, sans doute une faute d’inattention, mais cela n’a pas vraiment d’importance.
      Fin de la première partie

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        @Jean-François
        Deuxième partie, mais il en faudra au moins une troisième car cette deuxième partie est à son tour passée à la trappe, je la redécoupe en deux parties à son tour.
        Observateur plus attentif que vous, je relève les mesures de RTE depuis plusieurs années sur le site que vous citez, en croyant peut-être m’apprendre son existence (c’est fou le nombre de nucléocrates qui veulent m’apprendre quelque chose), et j’y ai relevé une exception de ¾ d’heures qui m’avait échappée le 16 février entre donc 8 h et 8 heures 45, donc dans la période couverte par le défi, et durant laquelle la somme cumulée du solaire à peine naissant et de l’éolien ont oscillés entre 810 et 870 MW, donc bien en dessous de 1000MW.
        Mais bien entendu, vous n’avez pas pu relever ce défi car il n’y a aucune période sur ces deux années durant laquelle la tranche d’heure de l’activité économique allant de 8 à 18 heures n’ait pas été couverte par au moins 1000 MW, et même durant les 5 années précédentes. Vous auriez donc effectivement relevé le défi avec succès durant 45 minutes, qu’il n’était pas aisé de cerner durant une période couvrant deux années, et je vous en aurais félicité, s’il ne s’était agi que de trouver une courte période de quelques minutes dans cette tranche d’heure.
        En revanche, vous citez sous le couvert de la cour des comptes que la France a déjà dépensé 150 milliards d’euros pour l’éolien et le solaire, et vous voudrez bien nous communiquer la référence de ce rapport de la cour car le montant indiqué semble bien au-delà de la réalité. Ainsi le cabinet Bloomberg New Energy Finance le chiffre à 3, 4 milliards d’euros à fin 2016 ce qui fait un défi, intenable celui-ci, pour atteindre les 150 milliards dont vous parlez :
        https://www.actu-environnement.com/ae/dossiers/energies-renouvelables-ser-2017/investissements-france-tansition-energetique-renouvelables.php
        Par ailleurs, à propos de la cour des comptes, j’ai en main le résumé d’un rapport portant sur les investissements ENR dans lequel la dite cour semble plutôt souligner le peu d’enthousiasme de la France dans les investissements ENR en regard des objectifs qu’elle s’est fixée lors de la cop21, ce qui ne semble pas aller dans le sens de ce que vous affirmez. Mais sans doute comme beaucoup vous êtes-vous contenté de colporter une fake news puisque d’une part c’est plus facile que de chercher l’info vraie, et que d’autre part elle allait dans le sens de votre opinion :
        Il semble que s’il y a plus d’un site mentionné dans le message, le message ne passe pas la censure
        Alors suite au troisieme message

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        • Avatar

          @Jean-François
          Troisième partie….. sur 4
          Finalement, c’est bien la cause de la censure, si j’enlève une citation de site sur les deux le message passe. Mais comme il m’est demandé systématiquement de fournir mes sources ou références, je ne peux pas faire l’impasse. Voici le site qui manquait à la fin du précédent message :
          https://www.environnement-magazine.fr/energie/article/2018/04/19/118894/selon-cour-des-comptes-investissement-etat-dans-les-enr-est-desequilibre-selon-les-filieres
          Enfin, pour terminer, ne vous étonnez pas que solaire et éolien, quelle que soit leur part de marché prise au nucléaire, ne change quoi que ce soit aux émissions de Co2, car ils n’en sont producteur ni l’un ni l’autre, mais sans doute cela aussi vous avait échappé. L’objectif poursuivi dans la transition par la France qui est un cas unique dans le monde est tout autre, notamment de se mettre à l’abri d’un risque nucléaire dont tout le monde a toujours cru qu’il était maitrisé, jusqu’à la veille de chaque catastrophe, et d’autre part de cesser de générer des déchets dont la durée de vie dépasse de très loin celle de ses géniteurs, laissant ainsi à nos descendants la charge de régler le problème. Mais aussi…. Nouvelle corde sensible ; le coût du nucléaire qui ne cesse de croitre lorsque celui des nouveaux ENR ne cesse de décroitre, le croisement des deux courbes du WH étant déjà derrière nous. A titre d’exemple qui se multiplient :
          Vous aurez le site SEUL dans la quatrième partie.

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            Réponse à la 3ème partie de Serge Rochain : votre affirmation que le croisement des 2 courbes de coûts, nucléaire et EnR, est déjà derrière nous est complètement erronée car ces coûts ne sont pas comparables (fonctionnement en base d’un côté, intermittent de l’autre). Un exemple, pour assurer un service de 1,0 MW en base avec du solaire il faut installer au minimum 5,0 MWc de photovoltaïque plus quelques MWh de stockage ; le coût de revient correspondant est sans commune mesure avec le coût de base du kWh solaire. Cela ne doit pas nous empêcher de viser le 100% renouvelable mais évitons de polluer le débat avec de fausses assertions.

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    Je viens de le renvoyer et après un bref message me disant qu’il est en controle ou quelque chose comme cela il disparait brusquement. Je pense donc que le forum est géré par des nucléocrates

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      Réponse à Pierre de ce jour :
      Il n’y a aucune fausse assertion de quelque manière que vous le preniez car d’une part il s’agit de coût de production pas de ce qu’il sera fait de cette production ni de quand cela sera fait.
      L’emploi principal de l’énergie électrique, son plus gros client est l’activité économique qui, puisque vous parlez du solaire dès que vous citez un chiffre, sera utilisée directement lors de sa production donc à l’équivalent de ce que fourni une source à régime de production permanente comme le nucléaire (dont le régime permanent n’est surtout pas un avantage, il faudra m’expliquer à ce sujet pourquoi vous prenez des bains ou des douches à 1 heure du matin puisque c’est à cette heure que vous chauffez l’eau sanitaire). Le besoin d’électricité dans notre monde moderne est au 2/3 à ¾ entre 8 heures et 18 heures (Les contraintes du nucléaire vous ont vraiment tourné la tête mais vous ne vous en êtes pas encore aperçu), les 14 autres heures se partagent le reste du besoin, donc entre 1/3 au mieux et ¼ au pire.
      Dans l’hypothèse ou même la ressource solaire devra être mobilisée avec un retard horaire les solutions sont nombreuses, à commencer par ce que fait le nucléaire à l’envers puisqu’il ne sait pas quoi faire de l’électricité produite la nuit, le solaire à concentration répond à cette problématique symétrique et fourni de nuit une puissance accumulée le jour. Mais ce n’est pas la seule, le stockage est une autre solution et loin de couter ce que vous imaginez.
      Même en prenant ce qui est le système de stockage le plus couteux, la batterie Li-ion, vous avez les données publiques suivantes : Cout du KWh de stockage Li-Ion = 150€, et ça baisse régulièrement, lorsque nous en seront à devoir stocker ce sera moitié moins encore d’après la courbe de chute des prix, mais supposons que cela ne bouge pas. Une batterie peut en stationnaire assurer au moins 5000 cycles de charge/décharge donc le coût de stockage d’un KWh se monte à environ 150€/5000= 0,03 € ou 30€ le MWh à ajouter au coût de production.
      Et pour votre 5 MWc qui ne produira que 1MW, je ne vois pas ce qu’il vient faire la dedans car lorsque l’on vous dit que le MWh est produit à tel ou tel prix, il s’agit déjà de MWh. Les producteurs comme moi (petit actionnaire d’un parc photovoltaïque construit sur le domaine de l’ancienne mine de Carmaux dans le Tarn), nous vendons des Wh pas des Watts crêtes, ça c’est que l’on a acheté aux fabricants de panneaux.
      Ni polluez pas le débat avec des problèmes qui n’existent pas.

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        Réponse à message de Serge Rochain du 25/12/19
        Mon exemple n’avait pour but que de montrer que l’utilisation des énergies renouvelable du type intermittente était beaucoup plus couteux que certains le disent.
        Votre coût du stockage (quand même 30% du kWh tarif bleu) oublie la prise en compte du coût de l’énergie pour la charge. Vous oubliez aussi allègrement la pointe du soir et le fait que la production solaire est bien faible le matin et en fin de journée.
        Désolé mais le coût d’un MWh intermittent, donc qui a besoin d’un secours pour ses périodes d’indisponibilité, n’a pas du tout la même valeur d’un MWh garanti ; annoncer le contraire est soit de l’incompétence soit une volonté délibérée de polluer le débat.

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        • Avatar

          @Pierre
          Je ne sais pas le prix du KWh tarif bleu, je ne suis pas client EDF mais vous semblez avoir des difficultés de lecture ou de compréhension (c’est ce qui arrive quand on veut tellement avoir raison qu’on raconte n’importe quoi, et qu’on en profite pour glisser que son interlocuteur est incompétent ou qu’il veut volontairement polluer le débat) ; quand je dis qu’il s’agit du coût de stockage je ne dis pas que c’est le coût de la production et du stockage, je dis que c’est le coût du stockage. Et je n’ai donc jamais dit que le coût du stockage se comparait au coût du KWH nucléaire.
          Vous faite pour moi partie des pauvres types à qui je ne répondrai plus, je ne viens pas ici pour discuter avec des niais incultes qui passent leur temps à comprendre de travers ce qu’on, leur explique.
          Adieu Monsieur

          Répondre
      • Avatar

        Adjonction à ma réponse précédente : pour une journée au hasard, le jeudi 14 novembre 2019, sauf erreur de ma part, on compte environ 796 GWh consommés de 8h à 18h et 903 GWh le reste de la journée. On est donc loin de votre affirmation ” Le besoin d’électricité dans notre monde moderne est au 2/3 à ¾ entre 8 heures et 18 heures”. Qui pollue le débat ?

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        • Avatar

          Les réacteurs nucléaires partagent votre bêtises puisqu’ils débitent linéairement 24 heures sur 24 ils nous contraignent à baisser le chauffage en quittant la maison le matin que l’on retrouvera froide le soir en rentrant donc hors de la plage ou l’activité économique est active et donc à cause de cette bêtise du mode de fonctionnement des réacteurs, on refera une grosse consommation au moment du retour. Et comme ils sont définitivement très bêtes comme tous ceux qui croient les comprendre il chaufferont aussi durant 4 à 5 heures de nuit, donc encore en dehors de la période d’activité économique, des millions de m-cubes d’eau sanitaires (pour que vous puissiez prendre votre douche à 3 h du matin) dans plus de 20 millions de ballons de 200 à 300 litres pour un total annuel de 90 TWh sur les 390 produits….. Voilà ce qui arrive quand on ne comprend rien, notamment qu’on a dressé les français à se plier aux nécessité du nucléaire. L’esprit totalement déformé ils viennent ensuite vous tenir des raisonnements à dormir debout en se croyant informé.

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    Vouloir décentraliser la production par l’éolien , c’est accepter de voir les paysages dénaturés pour une industrie . Les quelques 8000 machines en place n’ont produit que # 5 % de notre électricité , devrons nous accepter d’en supporter 20000 ? Pour un résultat mineur et aléatoire ainsi que le soulignent plusieurs intervenants .Sans omettre les lignes à créer .
    Il est significatif de lire certains technophiles , ils semblent vivre dans un monde totalement industrialisé .Il est vrai que l’on n’enseigne pas le paysage dans nos écoles , Au XVIII ° siècle les ingénieurs savaient conjuguer leur technique et le respect des sites .

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      jusqu’à ce qu’on invente la puissance centralisée du réacteur nucléaire devant la distribuer à des millions d’utilisateurs à travers 100 000 Km de lignes de THT supportés par 200 000 magnifiques pylônes que tout le monde trouve superbes.
      Quant à la production de ce petit parc éolien français, aujourd’hui et depuis une semaine c’est plutôt 18% de la production totale malgré son état squelettique. Et en ce moment même c’est 21% de ce que produisent nos 58 réacteurs nucléaires (18h18)

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    Si c’est pour en exporter plus que la totalité de cette production (éolienne) car non pilotable et obligation d’achat à prix bonifié.
    Aucun bénéfice pour le pays et pertes importantes pour EDF.

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    Et comment évacuerait-on cette production éolienne sans ces 200 000 pylônes ? En Allemagne, au Danemark, c’est même pire (rapporté à l’échelle du pays), et pour quel résultat ? Un mix électrique encore très carboné par rapport à la France (dans un rapport de 10 à 1 pour l’Allemagne en moyenne annuelle) et des coûts d’investissements monstrueux rapportés à la production unitaire (plus de 500 milliards d’euros pour Allemagne) !

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    Réponse à Mr Rochain
    Je rentre de l’étranger et trouve avec plaisir la réponse (les réponses!) de Mr Rochain.
    Ce Monsieur n’a pas pris la peine de me lire puisqu’il me répond sur le 16/02 à une heure du matin et sur le 19/02 à 6 heures du matin. Il considère ces instants précis alors que je lui ai répondu sur toute la période du 16/02 à une heure AU 19/02 à 6 heures !!! tout cela n’est pas sérieux, vraiment . On ne peut raisonnablement pas échanger dans un tel contexte et je le regrette… Ce Monsieur m’accuse aussi d’être un nucléocrate, ce qui n’est absolument pas visible dans ce que j’ai écrit mais je suis rassuré: tous ceux qui le critiquent ne peuvent que faire partie de cette caste… C’est tellement facile … Inutile donc que je perde mon temps… Vous pouvez continuer à inonder les réseaux de vos délires… c’est tellement outrancier que ça n’est pas dangereux.

    Répondre
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    Ce compte rendu est aberrant: si le 100% renouvelable cause des difficultés majeures, c’est la faute au réseau actuel, et il
    sera facile d’y remédier par une interconnexion performante. Non, il sera IMPOSSIBLE d’y remédier parce qu’ en imposant une énergie MOYENNE annuelle égale à la consommation actuelle, il y aura inévitablement des périodes de surproduction et des périodes de sous production à l’échelle nationale, quelle que soit l’interconnexion. Il faut donc stocker l’électricité, ce que personne ne sait faire à un coût supportable aujourd’hui, sauf l’auteur de l’article. Bien sûr, avec 10 barrages tels Grandmaison ou Serre Ponçon, on peut assurer le stockage nécessaire par pompage(s’ils ne sont pas déjà pleins!) . L’auteur se fera un plaisir de trouver les sites … (avec le soutien enthousiaste des écolos du coin et des citoyens taxables). Même une interconnexion européenne ne résout pas le problème du stockage, le vent étant fortement corrélé à l’échelle de l’Europe. . Elle permet cependant d’accéder à des sites possibles hors de France, et EDF (ou ENEDIS?) en tire d’ailleurs partie dès maintenant. Incidemme,nt, les réacteurs nucléaires peuvent facilement baisser leur production de 50%, ce qu’ils font souvent la nuit. .

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    • Avatar

      Bonjour Smadja, je suis un acteur du monde des renouvelables via la pyro-gazéïfication et la combustion du gaz (gaz de bois par ex) en moteur à gaz adapté au syngas ( 5 centrales de 1 MWe à mon compteur sur ce principemais entre 80 et 85). Travaux repris aujourd’hui avec grande satisfaction, mais pour le moment ça s’arrête là. Et portant il y a de quoi faire ! Je dis ça juste pour me situer, je suis évidemment un chaud partisant des solutions renouvelables pilotables. ce qui ne veut pas dire que je sois l’ennemi des éoliennes et du solaire.
      C’est vria que la structure du réseau vertical de EDF pose problème, on pourrait faire des progres en réaménageant ce réseau de façon à ce qu’il favorise des transferts horizontaux, et on y gagnerait en pertes joules. Mais pourquoi ces débats passionnées, voire hystériques autour du combat éoliennes (principalement) et nucléaire. On a à l’évidence besoin des deux sauf à revenir au 18e siecle.
      On nous dit partout qu’éoliennes et solaire sont compétitifs. Fort bien. Ces deux filières peuvent donc supporter des coûts supplémentaires en particulier en stockage. Quelle puissance ? A priori, d’après mes lectures, 30 à 40% de puissance stockée par rapport à la puissance nominale de chaque installation (moins en off-shore). Si on prend 1 MWe d’éoliennes cela voudrait dire 300 à 400 kWe de stockage pour que cette éolienne devienne “à peu près pilotable”. Combien ça coûte ? C’est sérieux ou ce n’est pas sérieux, pas de discussion sur le sexe des anges ! Moi, je ne sais pas ce que ça coûte, je n’en ai pas besoin.

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      • Avatar

        Ce n’est pas une question de coût.
        1) il faut pouvoir fabriquer les eoliennes necessaires (métaux + terres rares). Pas évident
        2) Il faut stocker sur l’année 15TWh pour 50% de renouvelable.
        Le barrage de Grand Maison (850m de chute) permet de stocker 320Gwh (lac haut) + 35Gwh (lac bas)
        Il s’agit ainsi de 43 barrages grand Maison, 10 fois la capacité actuelle de la France. Il n’y a PAS les sites nécessaires.
        Conclusion Imlpossible par stations de pompage.
        Le stockage par Batterie? Regarde les chiffrz (et il faut aussi du lithium)
        Ensuite, on peut parler de coûts…

        Répondre
        • Avatar

          Tu sais Smadja, je suis assez persuadé que les coûts des batteries, en admettant qu’on puisse les fabriquer, va rendre toute tentative irréaliste. seules les STEP sont et seront réalistes. Mais tous les sites équipables le sont probablement déja. Donc, vive les energies renouvelables pilotables, …et le nucléaire.
          C’est ainsi que pensent les Finlandais en tout cas, et je connais bien la Finlande, c’est un peuple extrêmement attachant et intelligent.

          Répondre
          • Avatar

            Tout à fait d’accord. Ce qui est dommage c’est qu’il soit si difficile de convaincre la majorité de la population,
            et même parfois certains ministres. E. Borne a demandé à EDF d’étudier un scénarion 100% renouvelable.
            Sans doute pour avoir en main un document prouvant que c’est impossible, mais ce sont des heures de
            travail en pure perte. Mieux vaut oublier N. Hulot sur le sujet.

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