Electricité renouvelable : premier contrat de vente directe à clients multiples

Onze entreprises ont signé un contrat d’achat direct d’électricité verte sur 20 ans auprès du producteur Voltalia, tout premier contrat de vente directe multi-acheteurs, qui permettra de construire une centrale photovoltaïque en Occitanie, ont annoncé lundi les initiateurs, Voltalia et la banque LCL.

LCL apporte sa caution à ces entreprises clientes. Celles-ci pourront ainsi s’approvisionner sur le long terme, pour une partie de leurs besoins, avec des volumes et un prix compétitif (non précisé) garantis.

Elles profiteront de 100% de la production de cette nouvelle centrale de 56 mégawatts (équivalent à la consommation de 35.800 personnes), développée et exploitée par Voltalia, dont le chantier devrait aboutir au second semestre 2023.

Outre LCL elle-même, le groupement rassemble par exemple Air France, Bonduelle, Paprec, Daco Bello (fruits secs) ou Fournier (meubles de cuisine et salle de bains).

L’achat direct d’électricité renouvelable par des entreprises à des producteurs d’énergie (via des contrats connus sous le nom de PPA, pour « corporate power purchase agreement ») se développe depuis quelques années en France mais seules les très grandes entreprises pouvaient généralement se le permettre.

Le schéma multi-acheteurs, en mutualisant les besoins, entraîne des économies d’échelle et offre des prix compétitifs, sans soutien des pouvoirs publics.

Ce premier accord du genre en Europe « permet de donner un accès à ce marché à des entreprises de taille intermédiaire, ou qui ont de moins gros besoins en électricité », a expliqué à l’AFP Sébastien Clerc, directeur général de Voltalia.

Elles se trouvent ainsi « protégées de la volatilité des marchés » de l’électricité, tout en participant à la décarbonation de l’énergie, a-t-il ajouté : « en signant un PPA, elles rendent possible la création d’une centrale solaire, elles ont donc un effet direct sur le climat ».
cho/mch/bt

 

commentaires

COMMENTAIRES

  • Il est assez curieux de constater que la production d’energie électrque décentralisée atteigne des puissances aussi importantes (54 MW ce n’est pas rien) qui viennent percuter la production centralisée, et ce à l’aide du solaire, mode de production intermittent s’il en est. Cela devrait amener un certains nombres de commentaires de tous les acteurs le production d’energie électrique. Ainsi, la première question qui me vient personnellement à l’esprit c’est qu’il est probable que si le producteur n’a aucune obligation vis à vis de ses clients directs de produire le jour sous puissance constante ni de nuit sous n’importe quelle puissance, alors la fameuse concurrence voulue par l’Europe est incroyablement injuste puisque dans le même temps le producteur historique lui a toutes les contraintes globales du pays.L’autre question, le producteur national, est-il tenu de voler au secours du producteur indépendant (ou tout simplement que fait le producteur indépendant lorsque qu’il n’est pas en capacité de produire un seul kWhe) et s’il est tenu de la faire, à quel prix ?
    D’ailleurs cet article amène des centaines d’autres questions et et ne fournit pas de réponse en particulier sur le business plan qui sous-tend le projet. Sans doute pas possible car il y a trop de monde susceptible de pendre connaissance de cet article (pastiche de COLUCHE).
    Pour être précis je dirais que ce projet taillé dix fois plus modestement pourrait avoir un autre sens que l’application exacerbée de la Liberté destructrice à terme découlant de la politique de la CE. Tel que décrit, difficile de penser différemment. Le pire, c’est que comme le cheval de Troie néolibéral a aussi pénétré les structures de EDF, tout peut apparemment aller pour le mieux dans le meilleur des mondes.

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    • Mon cher Choppin,
      Précision préalable, ce qu’il y a de faux dans cet article est surtout de le présenter comme le premier du genre en PPA, j’en connais déjà plusieurs. Notamment deux parcs éoliens de deux solaires qui fournissent la principauté de Monaco, et plusieurs autres qui fournissent des datacenters à l’étranger et d’autres de grandes entreprises notamment Microsoft et Google.
      Généralement les fournisseurs sont engagés à produire la quantité d’électricité correspondant à celle consommée dans les mêmes tranches d’heures de leur clients PPA. Ces comptes d’apothicaires sont réglés sur la foi des compteurs entrés et sortis du réseau par le gestionnaire de ce réseau et c’est souvent de ce fait plus compliqué à l’étranger que cela ne serait en France avec deux gestionnaires de réseaux tous deux filiales d’EDF

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      • Précision : si le fournisseur alternatif n’est pas capable d’injecter en temps réel la même quantité l’électricité correspondant au soutirage des consommateurs. Il devra payer des pénalités à RTE. Dans le cas contraire, le fournisseur bénéficiera d’une prime.

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  • Oui, l’État se fait rouler dans la farine.
    On ne devrait subventionner et acheter de l’électricité que des ensembles pilotables, et on verrait clairement les choix :
    1) pilotables par nature, centrales à gaz ou à charbon, nucléaire, un peu de bio, hydraulique, …
    ou
    2) Pilotables par mariage, éoliennes lorsque le vent souffle mariées à des centrales à gaz en cas de pétrole, idem pour le solaire, et ce mariage est indissociable, pas d’éolienne ou de solaire sans CO2.

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    • Ça hurle au scandale tant que ça peut que c’est son porte monnaie qui subventionne le renouvelable et ça trouve brusquement scandaleux que le renouvelable qui se mette à se vendre sur le marcher libre sans la moindre intervention de l’état et en s’asseyant sur la CSPE !
      Voilà bien qui prouve, si besoin était, que tous les arguments de ces opposants ne sont que des prétextes contre ce qui fait de l’ombre au nucléaire.

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  • « participant à la décarbonation de l’énergie »….. »effet direct sur le climat », on a bien le droit de ne pas aimer le nucléaire mais on ne devrait pas écrire des mensonges, l’électricité est décarbonée en France depuis longtemps et on lit en permanence ce genre de choses, même dans des discours officiels!.

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    • Sous prétexte que le nucléaire est aussi bas carbone il est donc interdit d’écrire que l’on participe à la décarbonation de l’énergie en utilisant du solaire ?
      Sans le solaire il recours à EDF qui utilise aussi du GAZ, du charbon et qui importe de l’étranger plus ou moins carboné…. dont en s’adressant à u n fournisseur exclusivement solaire il est sur de ne pas utilisé de l’électricité d’origine fossile…. c’est tout.
      Ce n’est même pas aimer ou ne pas aimer le nucléaire, pour moi cela ne veut rein dire je n’ai de préférence que pour des raisons objectives loin d’une affaire de sentiments.

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  • Avec sa théorie fumeuse, le petit « ingénieur » prétend que pour chaque MW éolien il faut construire un MW de centrale au gaz pour « les jours sans vent ».

    Pour illustrer ses hallucinations, celui-ci peut-il nous dire de combien a augmenté en Allemagne la puissance en éolien, solaire, charbon, lignite, pétrole, gaz et autres depuis dix ans ?

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  • En 2020 en Allemagne, la puissance installée :
    . en pilotables (fossile, hydraulique, nucléaire, bioénergie) 116 700 MW (50 %)
    . en non pilotable (Eolien, solaire soit les ENR intermittentes) : 115 400 MW ( 50 %)
    Total installé du parc allemand :232 100 MW en 2020.
    On refera les comptes en 2022 pour l’année 2021 quand tout sera consolidé.

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  • Perspectives pour l’Allemagne, selon l’IEA : « L’Allemagne a du mal à réaliser ses ambitions en matière de changement climatique et n’est pas en bonne voie pour atteindre ses objectifs de réduction des émissions à court terme. Le gouvernement doit recentrer ses efforts pour parvenir à des réductions d’émissions plus fortes dans d’autres secteurs, notamment les transports et le chauffage. » et la suite : https://www.iea.org/reports/germany-2020

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  • « Pendant des décennies, Français production d’électricité a produit un niveau relativement faible d’émissions de dioxyde de carbone par rapport à des économies similaires, en raison de la part importante de l’énergie nucléaire. Cependant, le parc nucléaire du pays vieillit et les émissions globales augmentent parce que la consommation d’énergie dans l’ensemble de l’économie reste dominée par les combustibles fossiles, notamment dans les transports. Le maintien d’une production d’électricité à faible intensité de carbone comme base pour la poursuite de la décarbonisation et de l’électrification nécessite des décisions opportunes sur le futur bouquet électrique et des investissements accélérés. »
    Mais globalement, les émissions sont nettement plus élevées en Allemagne qu’en France car : »Aujourd´hui, presque 80% de la consommation finale d´énergie sont fournis par des sources fossiles en Allemagne contre environ 65% en France dont l´électricité est largement décarbonée. » https://allemagne-energies.com/bilans-energetiques/
    L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) relève des « efforts inégaux selon les secteurs » et attire l’attention de l’Allemagne sur le fait que les progrès accomplis sont trop concentrés sur la production d’énergie, alors que deux autres secteurs fort émetteurs de CO2 sont négligés : l’efficacité énergétique des bâtiments et le transport.
    En raison notamment du succès des SUV, plus énergivores que les voitures de plus petit gabarit, les émissions dues au secteur automobile ont encore augmenté (+ 0,4%, s’établissant à 165 millions de tonnes d’équivalent CO2).
    Et près de 35% de l’ensemble de l’énergie finale en Allemagne est consommée entre les murs des habitations.

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    • Pour la nécessité d’isoler les bâtiments nous sommes là encore bien mieux lotis que les Allemands dont les hivers sont bien plus rigoureux que les nôtres. Pour un même résultat ils sont contraints à plus d’efforts dans ce domaine, comme pour ce qui est de produire de l’électricité avec les moyens renouvelables. En Europe, nous sommes les chouchous de la nature et nous croyons pouvoir mépriser cet avantage dont les autres sauraient profiter.

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    • Ces progrès consistent à convertir à l’électrique le maximum du fossile utilisé dans l’activité économique essentiellement diurne, à….. L’électrique.
      D’où il découle que le dispositif le ieux place pour fournir l’énergie au bon moment est le solaire.

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      • Cela dépend de l’époque de l’année. La production hivernale est considérablement plus faible et plus courte dans la journée que le reste de l’année. Il reste à définir les volumes nécessaires et la faisabilité en solaire. On ne définit pas une politique énergétique « à la louche ».

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        • Que ce soit en hiver ou en été, le premier client de l’énergie, l’activité économique, s’exerce dans la phase diurne du cycle journalier. On ne défini pas une politique énergétique en ignorant cette constante.

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