Alstom/Siemens: une « triste nouvelle », pour le patron de la SNCF

Le patron de la SNCF Guillaume Pepy a qualifié mercredi de « mauvaise nouvelle du jour » le veto européen à la fusion dans le rail du français Alstom et de l’allemand Siemens, regrettant que les règles de la concurrence empêchent la création de « champions européens ».

« C’est une triste nouvelle que l’on ne puisse pas construire un champion européen de taille mondiale dans une industrie qui se mondialise pour de vrai », a indiqué M. Pepy à l’AFP.

« On avait très tôt exprimé notre soutien au projet, comme client », a-t-il expliqué, notant que le projet de fusion était « vraiment un projet industriel monté entre les deux groupes ».

Le projet permettait selon lui d' »obtenir une meilleure compétitivité, et donc de meilleurs prix parce que les équipements auraient été construits à une plus grande échelle », et aussi d’offrir une gamme de produits « plus complète ».

Guillaume Pepy a regretté que, « pour apprécier l’impact d’un rapprochement, on prenne en compte non pas les marchés de demain, mais les marchés tels qu’ils sont aujourd’hui, c’est à dire en gros les marchés d’hier ».

« Au lieu de se dire +tiens, le monde change, et les Japonais, Coréens, Chinois, Indiens… sont aujourd’hui des puissances très fortes dans le matériel ferroviaire, la compétition est mondiale et donc il faut des champions européens+, on regarde à échelle de l’Europe ce que sont les parts de marché d’hier, on fait des additions, et ont dit +ah là, c’est trop+ », a-t-il soupiré.

« Donc on regarde à l’échelle européenne et pas à l’échelle du monde, et on regarde hier et pas demain. Ca pose question: est-ce qu’on peut faire une industrie européenne dans ces conditions? », s’est demandé le patron de la SNCF.

« Ce que je trouve paradoxal, c’est que si Alstom se rapprochait d’un non-européen, il n’y aurait rien à dire. Si Alstom se rapproche d’un européen, c’est interdit », a ajouté M. Pepy.

Bruxelles a interdit mercredi la fusion entre Alstom et les activités ferroviaires de Siemens au grand dam de Paris et Berlin, fervents partisans de la création d’un champion européen du ferroviaire pour faire face au numéro un mondial, le chinois CRRC.

La commissaire chargée de la Concurrence, Margrethe Vestager, a estimé que « les entreprises n’étaient pas disposées à remédier aux importants problèmes de concurrence » soulevées par le gendarme européen.
liu/ef/spi

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