Ukraine: le chef de l’AIEA attendu à l’ONU pour présenter un plan sur Zaporijjia

Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, présentera mardi à l’ONU une proposition pour protéger la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, occupée par l’armée russe, dans l’espoir de trouver un accord avant une possible contre-offensive de Kiev.

« M. Grossi prévoit d’informer le Conseil de sécurité de l’ONU de la situation en terme de sûreté nucléaire » à Zaporijjia « lors d’une réunion le 30 mai présidée par la Suisse », selon une déclaration de l’AIEA transmise à l’AFP.

Le chef de l’instance onusienne mène depuis des mois des négociations pour assurer la protection de ce site du sud-est de l’Ukraine, où la situation est jugée très précaire du fait des bombardements liés aux combats.

Cette centrale, la plus grande d’Europe, est située sur les bords du fleuve Dniepr qui, dans cette zone, sépare les deux camps.

Elle a été visée à plusieurs reprises par des tirs et a été coupée du réseau électrique à sept reprises depuis sa prise par l’armée russe, le 4 mars 2022.
Rafael Grossi, qui dispose d’une équipe d’experts sur place, a visité le site fin mars et intensifié depuis ses efforts, mettant en garde contre « le danger très réel d’un accident nucléaire ».

« Cela ne peut pas continuer. Nous jouons avec le feu », a-t-il encore répété dans un communiqué en début de semaine.

Initialement évoquée, l’idée d’une zone démilitarisée autour du site a été abandonnée pour privilégier des mesures réalistes, acceptables à la fois par Kiev et Moscou.

« C’est très simple: ne tirez pas sur la centrale et n’utilisez pas la centrale comme base militaire », a insisté le responsable de l’AIEA à plusieurs reprises, priant Moscou de ne pas y entreposer des équipements militaires.

Selon une source diplomatique européenne, interrogée par l’AFP, « il n’est pas sûr que les deux camps acceptent les principes » du plan. « A ce stade, cela semble peu probable », a-t-elle estimé.

La centrale de Zaporijjia, qui produisait auparavant 20% de l’électricité ukrainienne, a continué à fonctionner les premiers mois de l’offensive russe avant d’être mise à l’arrêt en septembre.

Depuis, aucun de ses six réacteurs ne génère de courant, mais l’installation reste connectée au système énergétique ukrainien.

L’électricité est essentielle pour faire tourner les pompes assurant la circulation d’eau. Car il faut constamment refroidir le combustible des coeurs des réacteurs ainsi que celui placé dans les piscines d’entreposage pour éviter un accident de fusion et des rejets radioactifs dans l’environnement.

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