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Le numérique se soumet également à la transition énergétique

Le « nouveau monde » digital ne peut plus faire abstraction de la transition énergétique. Des géants du numérique (Microsoft, Google) aux entreprises de niche (Celeste, DiliTrust), les éditeurs de logiciels sont de plus en plus sensibles aux notions d’éco-responsabilité.

Érigée en grande cause du 21ème siècle, la transition énergétique, pour être optimale, doit toucher tous les aspects de la vie de nos sociétés. Et le numérique en fait partie. Le Big Data, le Cloud, tous les services web comme Facebook, Google et Amazon pour n’en citer que les plus connus consomment beaucoup d’énergie. La demande en capacité d’hébergement maintient une croissance soutenue selon une étude publiée par CBRE.

La numérisation généralisée des services administratifs et des entreprises entraîne une hausse des besoins en stockage de données dans des data centers gigantesques et invite à repenser l’écologie de ses services.

L’économie de papier bénéfique pour l’environnement permise par la numérisation ne suffit pas. Les data centers contiennent des milliards de données d’entreprises, d’Etats ou de particuliers, qui transitent chaque jour par les réseaux, en passant par les mécanismes de refroidissement extrêmement énergivores. Ce « nouveau monde » numérique ne pouvait s’affranchir plus longtemps d’engagements en faveur de la transition énergétique. Tour d’horizon des innovations dans ce secteur.

« Verdissement » du digital à la française

L’innovation « écoresponsable » à destination du monde digital perce en France. L’électricité consommée par les appareils informatiques – du téléphone portable au centre de données – va augmenter de 25 % d’ici 2030, selon une étude de l’association NégaWatt publiée en décembre dernier, de plus en plus de structures de moyenne importance se convertissent au vert. Si l’Hexagone a pu être taxé de conservatisme en la matière, c’est donc de moins en moins vrai.

Parmi les entreprises intéressées par ce changement de paradigme, les fournisseurs d’accès à Internet figurent en bonne position. Ainsi, Celeste, créé en 2001 et possédant 3 500 entreprises clientes, a conçu un bâtiment où la climatisation ne fonctionne à plein régime que 5 % du temps. « Même s’il est à 25°C, mieux vaut prélever l’air extérieur et le faire circuler que refroidir l’air intérieur par la climatisation » indique Nicolas Aubé, le fondateur de Celeste. Dont la boite est même en train de tester un data center niché dans une grotte troglodyte, vers Saumur (Maine-et-Loire), qui lui permet de diminuer de 42,5 % sa consommation électrique dédiée au refroidissement des serveurs.

Autres acteurs impactés par le « verdissement » du digital : les hébergeurs. De nombreuses entreprises veulent se convertir au tout-numérique. Et veillent à employer les bonnes méthodes – à savoir : respectueuses de l’environnement. DiliTrust, qui propose des services dématérialisés de gouvernance et de protection des données sensibles pour les sociétés, en est la preuve. 

« Nos clients dématérialisent avant tout pour gagner en efficacité, mais aussi pour réduire leur impact environnemental, renseigne Yves Garagnon, président de cette entreprise de 80 salariés. Ils n’ont pas envie que nous remplacions la consommation de papier par celles des électrons ». Et pour cause : dans son vivier de clients, DiliTrust compte de nombreuses sociétés du CAC40, soumises au reporting RSE, et doit adopter un comportement écoresponsable.

De l’eau ou de l’Intelligence artificielle pour refroidir les data centers

Les géants du numérique veulent eux aussi être plus éco-responsables. Simple projet farfelu il y a quelques années, l’immersion de centres de données sous les océans est devenue une réalité. Début août, le géant de l’informatique Microsoft diffusait pour la première fois des images en temps réel de son centre de données sous-marin, visibles en permanence sur le site Internet du projet intitulé « Natick ».

L’objectif du projet est de permettre à Microsoft « d’étudier les nombreux avantages potentiels [qu’il] pourrait apporter aux utilisateurs de cloud computing du monde entiertout en restant respectueux de l’environnement. Ceci à destination de toutes les structures qui en feraient la demande.

L’installation actuellement immergée en mer du Nord, aux larges des côtes écossaises, contient pour plus de 27 pétaoctets (soit plus de 27 millions de milliards d’octets…) de stockage.

Et présente deux intérêts fondamentaux : elle est munie d’une infrastructure de refroidissement qui utilise l’eau salée de la mer – exit, donc, les quantités d’électricité nécessaires pour refroidir les serveurs – ; les 240 kilowatts requis pour faire fonctionner le centre de données proviennent de sources énergétiques exclusivement renouvelables produites à proximité. De quoi pallier en tout cas deux des problèmes rencontrés aujourd’hui par les énergies vertes : leur stockage et leur acheminement.

Et que dire de Google, largement pointée du doigt pour la « pollution » numérique qu’engendre son activité, qui vient de mettre en service un « système de contrôle basé sur le cloud » encore inédit à ce jour, afin de refroidir les serveurs de ses data centers ?

La firme de Mountain View a fait, qui plus est, le pari de l’intelligence artificielle (IA) avec Deepmind, chargée grâce à des milliers de capteurs disséminés dans les centres de données, d’étudier les différentes options pour refroidir les installations.

Résultat : Google a réussi à augmenter l’efficience du refroidissement à hauteur de 12 % et la consommation énergétique de ses data centers a chuté de 30 %.

Des chiffres qui permettent, si ce n’est de faire bondir la transition énergétique mondiale, de la faire avancer petit à petit.

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