transition energetique europeenne vers desastre industriel - Le Monde de l'énergie

La transition énergétique européenne : vers un désastre industriel

Une tribune signée Jean-Jacques Nieuviaert, président de la Société d’Études et de Prospective Énergétique (SEPE).

 

Après le 20 % d’énergies renouvelables à atteindre en 2020, le 12 septembre dernier une nouvelle directive RED1 a été adopté par le Parlement Européen et bientôt par le Conseil. Elle fixe un objectif contraignant de 42,5 % d’énergies renouvelables dans la consommation européenne d’ici 2030 contre 22 % actuellement. Ainsi l’UE n’a jamais été aussi ambitieuse dans son action en faveur de la transition énergétique, alors qu’actuellement, rien que, dans le mix électrique européen, les renouvelables de type solaire et éolien n’atteignent que 27 % de la production, toujours derrière le nucléaire qui en assure 31 %.

Mais ce problème n’est que peu de chose par rapport au fait que tous les secteurs industriels qui ont les clés pour atteindre cet objectifs, font face actuellement à des difficultés existentielles.

Tout ce passe comme si l’UE voulait livrer une guerre climatique, sans avoir la capacité de produire les armes nécessaires, que ce soient les modules solaires, les turbines éoliennes, les batteries et les véhicules électrique ainsi que les électrolyseurs.

A – La deuxième mort du photovoltaïque européen

Le 22 septembre, SolarPower Europe et l’ESMCouncil2 ont envoyé des lettres à la Commission Européenne demandant des mesures rapides pour préserver l’industrie solaire en Europe et la protéger d’une deuxième vague d’insolvabilité. L’enquête menée par l’ESMC, auprès de 15 fabricants européens de produits photovoltaïques, a révélé que la production de modules solaires avait chuté de 9 GW à 1 GW en glissement annuel à la fin du mois d’août. L’association souligne le dilemme auquel sont confrontés les fabricants européens : « Persister dans l’arrêt de la production et le risque de faillite ou se réfugier dans des régions comme les États-Unis, où l’industrie photovoltaïque bénéficie d’aides telles que l’IRA ». Ce qui est en jeu « c’est l’autonomie de la stratégie d’approvisionnement technologique de l’Europe, et le risque que l’industrie PV européenne disparaisse à jamais ».

Car en effet, dans le même temps, les exportations chinoises de panneaux solaires vers l’Europe ont atteint 111 GW en l’espace d’un an3 .

Mais le pire est à venir car l’UE s’est fixé un objectif de PV de 750 GW et d’ici 2030 les plans actualisés de 12 Etats membres portent déjà sur 425 GW. Et pour fournir ces volumes énormes, la Chine devrait disposer d’une capacité de 930 GW d’ici 2025, contre seulement 30 GW au niveau de l’UE. Même les USA seront très loin avec 85 GW.

B – L’éolien européen dans la tempête

Concernant l’éolien, qu’il soit onshore ou offshore, la situation est encore pire.

Dans un rapport du 18 septembre, la Cour des Comptes de l’UE a estimé que les objectifs de déploiement de l’éolien offshore seront difficiles à atteindre. Pour mémoire il s’agit de passer de 16 GW actuellement à 61 GW en 2030 et 340 GW en 2025. Pour la Cour, l’un des problèmes majeurs réside dans une trop forte dépendance à l‘approvisionnement en matières premières et en technologies chinoises.

Le même jour le CEO d’Enercon déclarait que « L’Europe doit créer des conditions de concurrence équitables et des conditions-cadres adéquates pour l’industrie éolienne en réaction aux subventions massives de la Chine et des USA, si elle veut maintenir sa production locale, dont le sort se décidera dans les trois prochaines années.

Le lendemain, le CEO d’Orsted déclarait : « Nous voyons des nuages sombres s’amonceler sur le secteur de l’éolien offshore » et il a averti que le prix de l’énergie verte devra augmenter, car la hausse des taux d’intérêt a un effet dramatique sur les énergies renouvelables, le capital étant le carburant de cette industrie.

Enfin, le 25 septembre, le CEO de WindEurope a regretté que les plus grands projets remportés récemment aux enchères seront construits avec des turbines chinoises. « Nous comprenons la tentation d’acquérir des éoliennes non européennes. Elles sont proposées à un prix inférieur aux turbines fabriquées en Europe et les contrats proposent des conditions de paiement différées, que les entreprises ayant leur siège dans les pays de l’OCDE ne sont pas autorisées à offrir ». « Mais ce n’est pas la voie à suivre car en tournant le dos aux équipements conçus et fabriqués en Europe nous augmentons notre dépendance vis-à-vis des équipements extérieurs à l’Europe. Cela compromet notre sécurité énergétique de la même façon que notre dépendance au gaz russe précédemment ». WindEurope avait déjà déclaré en début de mois que « la chaine d’approvisionnement européenne de l’énergie éolienne est en difficulté. Si nous ne modifions pas nos politiques, nous pourrions perdre l’industrie manufacturière éolienne européenne ».

Pendant ce temps les leaders historique du marché, que sont Vestas, General Electric et Siemens Gamesa voient leur situation financière, et parfois leur crédibilité technique, menacées. Vestas, qui occupait la première place mondiale depuis une décennie, est maintenant dépassée par trois sociétés chinoises.

Et là encore, le pire n’est pas encore avéré car comme l’a remarqué la fédération allemande des exploitants d’éoliennes offshore (BWO) les objectifs d’expansion de l’énergie éolienne offshore ont évolué de manière dynamique dans toute l’Europe, mais aussi dans de nombreuses régions du monde. Au cours des prochaines années, nous serons donc confrontés à une forte concurrence mondiale pour accéder à des ressources et à des capacités de production très limitées ».

C – Les électrolyseurs, prochaines victimes de la Chine ?

Dans un rapport publié le 22 septembre, l’AIE constate que les projets de développement de la production d’hydrogène bas carbone sont également touchés par la dégradation du contexte économique. « Les coûts des équipements et les coûts financiers augmentent, mettant les projets en péril et réduisant l’impact du soutien gouvernemental à leur déploiement. L’inflation augmente les coûts en capital, menaçant la « bancabilité » des projets tout au long de la chaine de valeur de l’hydrogène, qui sont à forte intensité capitalistique. L’autre problème, c’est qu’après un démarrage timide, la Chine est en train de rattraper son retard dans ce secteur. En 2022, sa capacité installée a atteint plus de 200 MW, soit 30 % de la capacité mondiale et d’ici la fin de 2023 elle devrait atteindre 1,2 GW, soit 50 % du total mondial. Ainsi, toujours selon l’AIE, « la Chine est sur le point de consolider davantage sa position de leader dans le déploiement d’électrolyseurs, le pays représentant déjà plus de 40 % des projets ayant atteint le FID4 au niveau mondial.

Et le problème des électrolyseurs est renforcé par la volonté des instances européennes de poursuivre des objectifs incohérents en matière d’hydrogène vert. Ainsi la German Renewable Grid Initiative (RGI) a publié un rapport montrant que l’objectif REPowerEU de produire 10 Mt d’hydrogène vert d’ici 2030, annoncé dans la foulée du conflit ukrainien, nécessiterait 580 TWh d’électricité renouvelable. C’est plus que la totalité de la demande annuelle d’électricité de l’Allemagne et cela devrait représenter 30 % de toute l’électricité produite par les nouvelles capacités éoliennes et solaires installées en Europe jusqu’en 2030. RGI a averti que l’importance excessive accordée par REPowerEU à la réalisation de l’objectif de production d’hydrogène vert de 10 Mt par an, signifie que l’énergie éolienne et solaire sera utilisée pour produire de l’hydrogène destiné à des segments dans lesquels l’électrification directe serait à la fois plus efficace et moins coûteuse.

D – Batteries et matières premières, la dépendance qui remplace le gaz russe

Le 18 septembre, un document préparé par la présidence espagnole de l’UE évoque la crainte que l’Europe ne se mette une fois de plus dans une position vulnérable en ce qui concerne sa sécurité énergétique. L’UE s’appuie de plus en plus sur des sources d’énergie variables telles que l’éolien et le solaire, afin de viser un objectif « net zero » d’ici 2050. Partant de cette hypothèse, le document indique que l’Union devra augmenter considérablement ses capacités de stockage d’énergie afin d’équilibrer l’offre et la demande. La demande de batteries lithium-ion, de piles à combustible et d’électrolyseurs va donc exploser et devrait être multipliée par 20 à 30 dans les années à venir. Mais la Chine s’est largement accaparé le marché des batteries lithium-ion et, sans la mise en œuvre de mesures énergiques, l’écosystème énergétique européen pourrait se retrouver d’ici 2030 dans une situation de dépendance à l’égard de la Chine d’une nature différente, mais d’une gravité similaire à celle qu’il a connu à l’égard de la Russie.

E – Le psychodrame des véhicules électriques chinois

Depuis le début du mois de septembre un vent de panique souffle sur la Commission Européenne, qui vient de découvrir que l’industrie automobile européenne était menacée par ses concurrents chinois, d’où la décision de la Commission, le 14 septembre, d’ouvrir une enquête sur les subventions dont bénéficieraient les véhicules électriques chinois.

Tout d’abord au lieu de mettre en avant la responsabilité chinoise, la Commission aurait peut-être pu se poser la question de savoir si, en fixant à l’industrie européenne des objectifs sans étude d’impact, elle n’était la première responsable de ses difficultés. Les constructeurs chinois ont peut-être bénéficié de subventions, mais cela fait une décennie que leur gouvernement prépare sa politique de développement du véhicule non thermique, sur la totalité de la chaine de valeur (métaux, batteries, motorisation, électronique) et qu’ils ont pu se faire la main sur un gigantesque marché intérieur.

D’ailleurs cette prise de position « guerrière », reprise par plusieurs gouvernements, dont l’allemand et le français, a suscité un appel à la pondération de la part des principaux intéressés. Ainsi la VDA5 considère que cette enquête ne permettra pas à elle seule de résoudre les défis de l’Europe en matière de compétitivité et que les éventuelles réactions de la Chine doivent également être prises en compte. Pour l’industrie automobile allemande, des droits de douane punitifs seraient un désastre, estime le CAR6, car les constructeurs allemands réalisent 40 % de leurs ventes en Chine et aux yeux du CAR, le vice-chancelier allemand « joue avec le feu » en ayant salué la décision de la Commission Européenne.

Et en effet la réaction chinoise ne s’est pas faite attendre. Dès le lendemain de l’annonce de la Commission, le porte-parole du ministère du commerce chinois a déclaré que “L’UE doit s’assurer que ses projets d’imposer des droits de douane de 20 à 35 % sur les importations de produits à forte teneur en carbone comme l’acier, le minerai de fer ou le ciment (CBAM)7, sont conformes aux règles de l’OMC et n’outrepassent pas les politiques commerciales vertes négociées au niveau mondial ».

De même, l’annonce par le gouvernement français d’exclure les voitures fabriquées en Chine du bonus écologique à fait dire à BYD le 27 septembre que cela remettrait en cause l’implantation en France de son projet d’usine européenne. Le problème risque d’être d’autant plus embarrassant que BYD équipe également en batteries plusieurs constructeurs opérant en Europe comme Ford, Toyota ou Peugeot.

Conclusion

Est-il besoin de préciser que l’inventaire qui précède est tout simplement dramatique, peut-être même d’ailleurs moins par ses conséquences que par la façon dont nous en sommes arrivés là ?

Il est difficile de savoir si la méthode des politiques européens, qui consiste à se fixer des objectifs sans se poser la question de savoir si on a les moyens de les atteindre, relève du dogmatisme, de l’incompétence ou de la bêtise. Mais, en tout cas, le résultat est là.

Pendant que les instances européennes se sont contentées pendant une décennie de faire du wishful thinking, la Chine travaillait son sujet avec méthode, sur l’ensemble du spectre industriel et des chaines de valeur, depuis l’extrême amont des matières premières, jusqu’à la commercialisation et le crédit client.

Et comme si le niveau d’incohérence n’était pas suffisant, pendant cette décennie, la Commission, le Parlement et certains Etats membres ont continué à refuser de soutenir clairement le nucléaire qui reste la seule industrie bas-carbone que l’Europe pourrait encore maîtriser. Cet aveuglement laisse maintenant le champ libre aux USA pour s’introduire comme fournisseur incontournable dans ce secteur, en particulier en Europe de l’Est.

Ce vers quoi l’UE se dirige maintenant, avec sa transition énergétique incohérente, a été bien résumé par le PDG de TotalEnergies, lors du colloque du SER le 26 septembre, quand il a déclaré : « Nous avons maintenant un choix à faire collectivement au niveau des éoliennes, pour savoir si nous donnons la priorité au prix de l’électricité, ou si nous donnons la priorité à la création d’emplois en Europe », et ceci est également vrai pour les autres secteurs évoqués précédemment.

Il a simplement oublié de préciser à cette occasion que si nous donnons la priorité aux emplois ceci se fera au détriment des prix de production de l’électricité, dont le différentiel, depuis la crise ukrainienne est déjà très défavorable à l’UE8. Et des prix élevés cela veut dire défaut de compétitivité, et donc probablement dépendance ou délocalisation industrielle. L’autre option consisterait à charger les budgets publiques des subventions nécessaires à la survie de ces industries, mais dans la situation actuelle c’est une hypothèse peu raisonnable.

En tout cas le plus urgent, dans l’intérêt de la transition énergétique et de la lutte contre le réchauffement climatique, serait d’envoyer les responsables européens suivre des cours de stratégie industrielle en Chine.

 

1 RED / Renewable Energy Directive

2 ESMCouncil : European Solar Manufacturing Council

3 Soit 58 % des exportations chinoises totales

4 Final Investment Decision

5 VDA : Verband der Automobilindustrie, Berlin

6 CAR : Center for Automotive Research (Michigan, USA)

7 CBAM / Carbon Border Adjustment Mechanism

8 Actuellement sur le marché de gros le prix de l’électricité en Europe est de l’ordre de 100 à 130 €/MWh, contre de 40 à 80 $/MWh en Chine et de 30 à 50 $/MWh aux USA.

commentaires

COMMENTAIRES

  • en clair on s’aperçoit une fois de plus que la France plus que l’Europe est toujours à la traine sur l’Avenir quelqu’en soit les domaines . il semble aussî que l’auteur joue avec des chiffres érronés / périmés puisque les ENR ont déja dépassé depuis longtemps les 20% …

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    • Je viens de découvrir que « Isambert » rimait avec « Expert » !…
      je me disais bien aussi qu’on avait le bonheur de disposer -enfin !- d’un véritable « expert » en matière énergétique, qui soit capable de dénoncer les « errements » de quelques « scientifiques d’occasion », manifestement obnubilés par leur idéologie anti-éolienne, comme l’est, sans aucun doute le Président de la SEPE…, rédacteur de cet article !…
      Si nous n’avions pas « notre » Régis, pour rappeler les grands principes de la physique, où irions-nous ?

      Répondre
  • On découvre que M. Isambert est un expert en prospective énergétique et industrielle avec des arguments de poids incontestables !
    On pourrait rajouter la déconfiture de l’entreprise Lhyfe (soutenu entre autres par la Caisse des Dépôts) et qui persiste à produire un hydrogène « vert » non rentable à partir de l’éolien :
    https://www.boursorama.com/bourse/forum/1rPLHYFE/

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  • Un mec qui veut se donner de l’importance et racoler des clients en déversant sans cesse son idéologie pro-nucléaire et anti-renouvelables sur un site complaisant.

    Car en fait, quelle est l’importance de ce « président » d’une entreprise unipersonnelle au capital pharamineux de 1.000 euros.

    Les énergies renouvelables ne se limitent pas à l’éolien et au solaire, comme feignent de le croire les laudateurs du nucléaire.

    Répondre
  • La déconfiture de l’industrie automobile européenne, et notamment française, ne le doit qu’au refus des patrons de cette industrie, notamment Tavares qui crache depuis 10 ans sur ltout ce qui est électrique de près ou de loin, alors que pendant ces 10 années, les chinois et Tesla pour les USA ont fait fructifier leur expertise dans le domaine du VE. On ne peut pas être le meilleur dans la course en partant 10 ans après ceux qui y brillent.
    Il est bien plus facile de tenter de se dédoiner de sa responsabilité en disant que les meilleurs sont subventionnés…. Des chinois on peut dire ce que l’on veut puisque ce n’est pas vérifiable, mais les gouvernement américain n’a pas donner un sous à Musk qui a réussi dans le VE bien avant qu’on ne parle des mesures de protection américaines, qui au mieux ne profiteront qu’à des loosers américain qui ont combattu le VE comme les loosers européens.
    Mais rien ne compensera 10 ans de retard dans une technologie naissante !

    Répondre
  •  » Les constructeurs chinois ont peut-être bénéficié de subventions, mais cela fait une décennie que leur gouvernement prépare sa politique de développement du véhicule non thermique, sur la totalité de la chaine de valeur (métaux, batteries, motorisation, électronique) et qu’ils ont pu se faire la main sur un gigantesque marché intérieur ».
    Pendant que les gouvernements maastrichiens (sociaux démocrates et droite) ont entraîné les peuples d’Europe (un marché intérieur) dans « la concurrence libre et non faussée » depuis plus de 30 ans avec l’Acte Unique Européen en 1986, la planification étatique chinoise (socialiste) qui ressemble au programme de reconstruction du CNR (Conseil National de la Résistance) de 1945 (gaulo communiste) avance efficacement…
    Il faut reprendre le contrôle et le pouvoir sur la finance, le rôle des banques, la création monétaire et le crédit; définanciariser l’économie pour une vrai relance industrielle…

    Répondre
  • Je cite ds le texte ce qui met et va mettre ds le mur nos industries de l’UE et de ce qui en reste en France.
    Ceci étant lié à une planification (par nos élites) de type maoïste qui voulait tuer, il fut un temps, tous le petits oiseaux ds les campagnes, ce qui a amené au développement des insectes en grand nombre, des récoltes désastreuses et la famine au final !
    PB Industrie automobile
    « la Commission aurait peut-être pu se poser la question de savoir si, en fixant à l’industrie européenne des objectifs sans étude d’impact, elle n’était la première responsable de ses difficultés. »
    PB des ENR intermittents, batteries électrolyseurs
    « ce problème n’est que peu de chose par rapport au fait que tous les secteurs industriels qui ont les clés pour atteindre cet objectifs, font face actuellement à des difficultés existentielles ».
    En conclusion
    « Il est difficile de savoir si la méthode des politiques européens, qui consiste à se fixer des objectifs sans se poser la question de savoir si on a les moyens de les atteindre, relève du dogmatisme, de l’incompétence ou de la bêtise. Mais, en tout cas, le résultat est là ».

    Répondre
    • 🤣🤣🤣😂 Michel Dubus vous aussi vous allez continuer de subir les blablas stériles de la désinformation sans jamais vérifier ce qui se passe en réel sur le terrain ? 🤣🤣🤣😂

      Répondre
  • Un mec qui n’hésite pas à proférer les mensonges les plus éhontés pour essayer de vendre sa camelote.

    Les statistiques européennes sont très claires. Pour l’EU-27 en 2022, la production nette d’électricité a été de 2.642 TWh.

    Là-dessus, le nucléaire n’en a produit que 578 TWh (21,3 % et pas 31%).

    L’ensemble des renouvelables a produit 1.041 TWh (39,4 %), dont 619 TWh (23,4 %) pour l’éolien et le solaire.

    L’objectif de 42,5% en 2030 sera largement atteint pour la production d’électricité.

    Le problème vient surtout des combustibles fossiles utilisés dans les transports et ensuite dans le bâtiment.

    Par ailleurs, l’Europe a été trop naïve en acceptant une concurrence sauvage provenant de pays où les diverses productions sont subventionnées afin de dominer la production mondiale dans différents secteurs.

    Cela a commencé avec les magnétoscope et appareils photos japonais, puis avec les voitures du même pays. Les pays européens non producteurs ont empêché que l’Europe se protège par des tarifs douaniers et des quotas d’importation adaptés à chaque pays en fonction du dumping qu’il faisait.

    Répondre
    • En paraphrasant des paroles des élucubrations d’Antoine de 1966 :
      « ton accordéon me fatigue Yvette si tu jouais plutôt de la clarinette ».
      A adonac
      Ton pipeau réchauffé me fatigue si tu le jouais plutôt en cage à médrano !

      Répondre
      • Michel Dubus la vérité et les faits que tout le monde peu très facilement vérifier ça vous dérange ? 🤣🤣😂😂 toujours aucune personnalité pour vérifier le réel du terrain au lieu de continuer de subir la vielle désinformation pour gogos ? 🤣🤣😂😂

        Répondre
  • Quoi qu’il en soit, en France, en 2022, malgré les déboires liés aux problèmes de corrosion sous contrainte et les retards dans la maintenance, la production nucléaire représentait encore 62,7 % du mix électrique. La production et les exportations sont maintenant reparties fortement à la hausse.
    Le nucléaire, en Europe et dans le monde, est encore appelé à se développer parallèlement aux renouvelables, d’après le FMI : https://www.imf.org/fr/Publications/fandd/issues/2022/12/nuclear-resurgence-nordhaus-lloyd

    Répondre
    • et oui Cochelin pour polluer toujours plus et produire toujours plus de déchets ultimes que l’on va laisser égoistement à toutes le générations futures avec la vraie facture de notre merde polluante de nucléaire et en finançant la guerre des Risse en ukraine car on leur paye très très cher nos déchets .. et surtout en oubliant toujours que le probleme principal c’est l’énergie et pas l’électricité .. vous vous refusez toujours à parler de la vraie pollution en France que le nucléaire n’a jamais réglé en nous enfonçant toujours plus ?

      Répondre
    • 🤣🤣😂😂 Cochelin vous êtes vraiment un très très bon gogo à ânonner stupidement tous les fakes que vous avez gobé en oubliant toujours que le problème c’est l’énergie et pas l’électricité … 🤣🤣😂😂 RAPPEL des faits : le monde entier se sort du fissible et du fossile / charbon / pétrole / gaz … sauf le bio gaz qui est une ENR … grâce aux ENR pour enfin produire propre sans dangers et sans déchets pour beaucoup moins cher que cette merde polluante de nucléaire qui fait des ravages sur la faune , la flore et l’être humain …. le nucléaire et le fossile sont déjà condamnés économiquement .. le nucléaire ne represente que 4% de l’énergie mondiale et baisse inexorablement comment font les pays qui n’ont pas de nucléaire et de fossile et tous ceux de plus en plus nombreux qui ont déjà dépassé les 50 voire 75 % d’ENR dans leur mix et qui voient leur pollution , leur GES et leur Co² baisser au fur et à mesure du développement des ENR sur le terrain … alors que la France s’enfonce toujours plus dans la pollution et les déchets ultimes avec notre merde polluante à tous les stades, avec des déchets ultimes, très très chère , qui fait des ravages sur la faune , la flore et l’être humain… la crise actuelle le prouve bien en accélérant la mise en place des ENR sur le terrain : c’est bien les ENR qui nous sortent aussi du fossile/ charbon / pétrole / gaz … et c’est bien ce qui est urgent pour la planète , le climat , notre santé , contre la pollution , le Co² , les GES. et vérifiez que les ENR sont beaucoup moins chères que notre merde polluante de nucléaire et rapportent de l’argent à l’état par milliards .. pour payer le gouffre financier du nucléaire polluant à tous les stades qui fait des ravages sur la faune , la flore et l’être humain …

      Répondre
    • mais oui Cochelin rien n’est parfait mais vous prouvez dans tous les posts que vous ne faites qu’ânonner toute la vielle désinformation alors que le réel du terrain vous contredit constamment .. .vous n’avez même pas lu votre texte qui reprends encore tous les vieux fakes pour gogos 🤣🤣😂😂

      Répondre
  • Evidemment. Si Isambert semble si bien informé, qu’il démontre ici ce qu’il considère comme des « vieux fakes pour gogo » ! Mais, je reconnais qu’Isambert admet maintenant que rien n’est parfait, même du côté des renouvelables. Cela progresse.

    Répondre
    • 🤣🤣😂😂 Cochelin ça fait des mois que je vous poste des faits / retours de terrain / bilans officiels .. et vous demandez encore de vous démontrez quelque chose alors que vous n’avez aucune personnalité comme les autres trolls stériles pour vous sortir enfin de la désinformation en les vérifiant et en constatant tout ce qui se fait déjà sur le terrain et qu’il faut accélérer car c’est urgent ..🤣🤣😂😂

      Répondre
  • Mensonge, M. Isambert. Vous n’avez rien posté de concret sur le sujet, à part quelques sites publicitaires de sites de promotion des ENR. De plus, les émoticones ne sont en aucun cas des arguments mais des gamineries d’ignorant !

    Répondre
  • Vous faites référence aux prévisions (très optimistes) d’une agence privée en Norvège. Pourquoi pas ? Mais cela reste hypothétique. En attendant, et pour de nombreuses années, le nucléaire, au moins en France, sera largement majoritaire dans le mix électrique de notre pays. Il revient, cette année 2023, à un niveau extrèmement élevé, à un taux dépassant les 70 % probablement. Et prévisions du FMI citées plus haut: https://www.imf.org/fr/Publications/fandd/issues/2022/12/nuclear-resurgence-nordhaus-lloyd

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    • mais oui Cochelin il n’y a qu’en France qu’il y a des gogos pour se féliciter que l’on s’enfonce toujours plus dans la pollution et dans la production de déchets ultimes que l’on va laisser égoïstement à toutes les générations futures en creusant toujours plus le gouffre financier du nucléaire alors que l’on peut faire beaucoup mieux , plus vite sans dangers et sans déchets pour moins cher avec les ENR comme le fait le monde entier mais toujours pas assez vite vu l’urgence de la situation …

      Répondre
    • 🤣🤣😂😂 Cochelin la vérité vous dérange tant que ça ? 🤣🤣😂😂 quand les gogos ouvriront enfin les yeux sur la réalité du terrain et arrêteront de se ridiculiser en public avec tous les fakes pour gogos il n’y aura plus besoin de détailler les faits aux gens qui ont une peu de personnalité pour vérifier ce qui se passe en réel sur le terrain et toutes les avancées concretes ..

      Répondre
  • La France met le paquet sur le bourin perdant de l’EPR qui ne produira que dans 20 ans au mieux, et qui a déjà fait la preuve de son incapacité à repecter ses engagments, et le monde s’étonne qu’il n’y a plus d’argent à investir dans le renouvelable qui produit en moins de deux ans. On parle de guerre en Ukraine pour justifier de doubler le prix dde l’électricité en 5 ans plutôt que d’avouer qu’il faut payer les fantaisies nucléaires macronistes que devront encore payer mes arrières petits enfants.
    Pour l’anecdote du jour, nous avons toujours 20% du parc nucléaire le ventre en l’air, heureusement l’hiver est doux mais comme le nuk plafonne à 48GW au démarage de l’activité économique c’est quand même un peu juste alors, en l’absence de vent et en attendant le lever du Soleil, on a vider les barrages à hauteur de 16 GW et ouvert les robinets du gaz à 7,5 GW ….heureusement le Soleil est arrivé à la rescousse et à fourni 8 GW bien que nous soyons en hiver. En fait, l’exportation dont certains sont si fiers, c’est surtout le renouvelable.

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