Total démarre son projet gazier de Culzean au large de l’Ecosse

La major pétrolière Total a annoncé mardi le démarrage de son vaste projet gazier de Culzean au large de l’Ecosse, qui devrait assurer la production de 5% du gaz consommé au Royaume-Uni.

Le groupe français, qui exploite Culzean en mer du Nord britannique et en détient 49,9% des parts, y a investi 4 milliards de dollars aux côtés de ses partenaires britannique BP (32%) et japonais JX Nippon (18,01%).

“Culzean est un bon exemple du travail accompli au cours des dernières années pour renouveler notre portefeuille en mer du Nord, notamment grâce à l’acquisition de Maersk Oil”, s’est félicité Arnaud Breuillac, directeur général de l’Exploration-Production de Total dans un communiqué.

“Le champ de Culzean est situé dans la zone du Central Graben, près des champs d’Elgin-Franklin, également opérés par Total ce qui permettra de générer des synergies”, a ajouté M. Breuillac.

Le site d’exploitation offshore du gaz à condensats consiste en trois plateformes connectées entre elles et en une unité flottante de stockage et de déchargement. Quelque 180 employés y travaillent, épaulés par 650 employés campés dans la ville écossaise d’Aberdeen, à 230 kilomètres de là.

Lorsque le projet aura atteint son rythme de croisière, Total estime que Culzean produira 100.000 barils équivalent pétrole par jour (bep/j) et représentera 5% de la consommation de gaz du Royaume-Uni. Le groupe français figure déjà parmi les principaux opérateurs pétrolier et gazier au Royaume-Uni et, avec Culzean, Total précise qu’il fournira l’équivalent de 18% de la demande nationale britannique en gaz.

Le champ de Culzean renferme des ressources estimées entre 250 et 300 millions de bep, ajoute Total, et le lancement de cette exploitation qui devrait durer au moins 13 ans témoigne d’un regain d’intérêt de certaines compagnies pour la mer du Nord.

Les autorités britanniques cherchent à encourager l’activité dans ce bassin à maturité dont l’exploitation représente 280.000 emplois dans le pays, soit presque moitié moins qu’à son apogée en 2014.

La moitié des ressources ont déjà été pompées et la production en mer du Nord britannique est loin des sommets atteints à la fin des années 1990 et au début des années 2000, quand elle dépassait parfois les 5 millions bep/j, en cumulant tous les hydrocarbures.

Un certain rebond s’est fait jour néanmoins ces cinq dernières années, du fait notamment des besoins du Royaume-Uni en gaz, une énergie moins polluante que le pétrole ou le charbon.
pn/js/mra

 

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