Le texte sur l’accélération des énergies renouvelables examiné à la rentrée

Le gouvernement a lancé vendredi une « large consultation » autour du projet de loi d’accélération des énergies renouvelables promis par le président Emmanuel Macron, pour une présentation du texte en Conseil des ministres à la rentrée, puis au Parlement en octobre.

« Nous avons aujourd’hui saisi le Conseil national de la transition énergétique du projet de loi accélération des énergies renouvelables, qui a d’ailleurs été également envoyé au Conseil d’État », a indiqué Matignon lors d’une conférence de presse téléphonique.

Le texte, qui présentera « 20 articles », abordera trois grands aspects.

Il présentera tout d’abord « une série de mesures à la fois exceptionnelles et transitoires pour accélérer les procédures de développement des énergies renouvelables » – en réduisant notamment les délais de recours paralysants-, afin de répondre « aux urgences actuelles sur l’approvisionnement et notre capacité à atteindre nos objectifs renouvelables ».

Il se concentrera ensuite sur un certain nombres de mesures spécifiques portant sur les filières du photovoltaïque et de l’éolien en mer, « deux priorités de la politique énergétique pour produire plus en termes de kW/h », a indiqué Matignon, précisant notamment que pour le photovoltaïque, « l’idée c’est d’aller chercher à obtenir toutes les surfaces foncières disponibles en France » afin d' »élargir les surfaces » d’installation possibles.

Le projet de loi présentera enfin « une série de mesures qui portent sur le partage de la valeur » des projets d’énergies renouvelables en France avec les riverains de ces projets, afin d’augmenter « l’adhésion et l’acceptabilité de ces sources de production auprès de nos concitoyens ».

« L’idée, c’est que ces énergies renouvelables génèrent un certain nombre de revenus et que ces revenus pourraient être redistribués aux personnes qui sont directement concernées par une présence visuelle de ces moyens de production », a détaillé Matignon, sans préciser quelle forme cela prendrait.

Le texte devrait être présenté au Conseil des ministres mi-septembre, puis sera suivi d’un débat parlementaire « qui s’engagera au mois d’octobre », avait indiqué le gouvernement, en précisant qu’un « second texte législatif, une loi beaucoup plus large » était « attendu plus tard », mais que ce premier projet de loi visait à « faire face aux enjeux d’urgence ».

Pour lutter contre le réchauffement climatique et diversifier sa production électrique, la France vise 40% d’énergie renouvelable en 2030 (contre 20% en 2019), via notamment 1.000 MW d’éolien offshore en plus par an.

commentaires

COMMENTAIRES

  • Ces renouvelables intermittents nécessitent en parallèle des centrales pilotables, hydrauliques, gaz, charbon, …
    Est-il prévu en parallèle des appels d’offre pour les construire ?

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  • Le plaisancier toulonnais ne s’est toujours pas remis du malheureux coup de soleil qu’il a pris il y a déjà plus d’un an.

    Trop faire des ronds dans l’eau par forte chaleur et fort ensoleillement est mauvais pour la santé. Cela se voit avec son obstination à toujours répéter les mêmes balivernes.

    D’une part, les renouvelables ne se limitent pas à l’éolien et au photovoltaïque, comme voudraient le faire croire ceux qui les dénigrent.

    Ce sont aussi l’hydraulique, en grande partie « pilotable », un peu d’énergies de la mer dans le futur, la géothermie pour la production de chaleur, le bois pour le chauffage dans les campagnes, le biogaz pour la production d’électricité, le biométhane pour remplacer une partie du gaz naturel, …

    Toutes ces énergies sont complémentaires. Par ailleurs, il est possible de réduire les besoins d’électricité et de gaz en hiver en développant les réseaux de chaleur avec stockage de la chaleur, intersaisonnier ou pour quelques semaines.

    En dehors de la production d’hydrogène, pour les seuls besoins de l’industrie (rares exceptions pour P2G2P), le stockage de la chaleur permet d’absorber les excédents de production éolienne en hiver et de production solaire en été.

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  • Les barrages français datent des 1930 à 50, ils sont complémentaires au nucléaire de notre pays pour passer les à-coups de consommations élec..
    D’autre part, je mets de nombreux « si » devant « votre » diatribe qui ressemble à de la cuisine : « un peu d’énergies de la mer dans le futur, la géothermie pour la production de chaleur, le bois pour le chauffage dans les campagnes, le biogaz pour la production d’électricité, le biométhane pour remplacer une partie du gaz naturel »,
    « le stockage de la chaleur permet d’absorber les excédents de production éolienne en hiver et de production solaire en été ». Là aussi on est ds l’extra futur !
    Je préfère les propos du « plaisancier » que vs qualifiez de balivernes et que l’Allemagne voulait en prépondérance dans son mix énergétique avant la guerre en Ukraine ! …

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  • Si on en reste à 40% de renouvelable intermittent sans aller au delà j’ose en conclure qu’il y a à la tête de l’état quelques compétences pour rester en deçà de ce qu’il est possible à ce jour d’accepter sur un réseau européen pour être capable de maintenir l’équilibre (50 hz + ou – 200 kHz) production/consommation à chaque instant:
    https://www.mainsfrequency.com
    Mais même en en restant là il faut bien comprendre que les coûts de production de l’électricité , plus les coûts d’extension considérable des réseaux de raccordement, plus les coûts du feedback pour compenser une grande partie des 40% de renouvelable les périodes sans vent et sans soleil, finissent par un prix de l’électricité bien plus cher pour le consommateur.
    Lequel consommateur , continûment désinformé en lui faisant croire que le vent et le soleil sont  » gratuits « , pense lui que l’électricité sera bien moins cher ! Et ne comprend pas que EDF et le gouvernement augmentent toujours les prix!

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  • Comme d’ordinaire ce type de « consultation » ne tend qu’à définir la recette à laquelle les opposants seront mangés .

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  • L’Irlande est une île électrique du point de vue de la fréquence, de la tension et de l’énergie réactive puisqu’elle n’est reliée qu’en courant continu avec la Grande-Bretagne.

    Cela n’empêche pas qu’à tout instant, l’électricité renouvelable (essentiellement éolienne) peut représenter jusqu’à 65 % de la consommation sans problème pour le réseau, depuis 2018. C’était seulement 50 % en 2011. Ce sera 85 % en 2025 et 95 % en 2030.

    Un réseau sans aucune centrale thermique (nucléaire ou fossile) est possible avec les technologies disponibles à ce jour, bien qu’elles aient été peu déployées en France puisque le besoin n’existait pas vraiment.

    D’un côté, les compensateurs statiques d’énergie réactive, qui remplacent les compensateurs synchrones et les anciens bancs de condensateurs.

    D’un autre côté les onduleurs « grid forming » (formant le réseau) qui produisent un courant régulé en tension et en fréquence avec la même fonctionnalité qu’un alternateur. Ceux-ci sont différents des onduleurs ordinaires, sont simplement « grid following », qui suivent le réseau et s’adaptent à celui-ci.

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  • Tjrs les même salades utopiques de marguerite avec des comparaisons qui ne sont pas raison !
    « Les gobeurs ne sont jamais fatigués » pour se justifier et mener les gens en bateau !

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  • Merci Marguerite pour vos informations . Les onduleurs grid forming ne sont pas encore aussi performants que vous le pensez et il n’est pas certain que l’on puisse réguler un réseau 100% EnRi à l’échelle désirée. En effet il faudra toujours disposer d’imposantes quantité de batteries (> X Twh) car on ne pourra toujours pas piloter le vent ou le soleil ! L’irlande dispose d’un potentiel gaz, fuel et charbon de 6740 MW pour un potentiel EnRi (éoliennes+ PV) de 4496 MW on est très loin d’un 100 % renouvelable. Il se peut que pendant quelques instants (? heures) le réseau soit alimenté par 65% d’EnR mais certainement pas très longtemps et encore moins à 85% puis 95% en 2030: j’attends de voir ! Je reste agnostique pour le moment.
    https://www.revolution-energetique.com/la-revolution-des-grid-forming-batteries/

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