Banque Postale

Sortir des énergies fossiles: quand des banques montrent l’exemple

C’était une promesse de l’entre-deux tours : l’écologie sera le fil rouge du second quinquennat d’Emmanuel Macron. En ligne de mire pour le candidat-Président, une sortie progressive des énergies fossiles. Un défi de taille mais réaliste, tant certaines entreprises, comme la Banque Postale, ont déjà réussi à détourner leurs investissements des énergies fossiles.

« La politique que je mènerai dans les cinq années qui viennent sera écologique ou ne sera pas ». En promettant un gouvernement réorganisé autour de la lutte contre le réchauffement climatique et de « faire de la France la première grande nation à sortir du gaz, du pétrole et du charbon », Emmanuel Macron annonce une véritable planification écologique dans les cinq prochaines années.

Mais le chef de l’État est désormais attendu au tournant : casting pour les prochains ministres, projets de loi de la rentrée, sorties médiatiques… Tout sera scruté à l’aune de ces ambitieuses promesses. Prochaine échéance, l’assemblée générale des actionnaires du Groupe Total organisée à la fin du mois de mai, qui s’annonce déjà comme un petit événement politique, sur lequel le gouvernement ne manquera pas de réagir.

Pour relever ce défi, l’État et la puissance publique pourraient s’inspirer des objectifs et des méthodes de certains groupes, notamment dans le secteur bancaire. En effet, le rapport annuel « Banking on Climate Chaos » publié il y a quelques semaines, a mis en lumière les investissements de six banques françaises dans les énergies fossiles. Et si la tendance générale demeure décevante, certains établissements, comme la Banque Postale ou le Crédit Mutuel, ont réalisé de considérables efforts salués par les ONG.

La Banque Postale « leader montrant l’exemple »

En effet, depuis l’accord de Paris de 2015 signé en 2016, sept ONG dressent, chaque année, un bilan du soutien des soixante plus grandes banques mondiales aux entreprises productrices d’énergies fossiles.

Et malheureusement pour 2021, la France se place à la première place des financeurs européens des énergies fossiles et à la cinquième au niveau mondial : 47 milliards de dollars ont été alloués, l’an passé, par six banques françaises à des entreprises liées aux hydrocarbures, sous la forme de prêts et d’émissions d’actions et d’obligations. Un montant en hausse par rapport à 2016.

Mais sur les six établissements bancaires français étudiés – BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE, La Banque Postale et le Crédit Mutuel – les deux derniers tirent leur épingle du jeu, et font même figure de « leaders montrant l’exemple », selon les mots du rapport.

Les deux établissements bancaires comptent en effet parmi les meilleurs élèves au monde. La Banque Postale a ainsi obtenu la note maximale concernant l’« exclusion de toutes les entreprises listées parmi la Global Oil & Gas Exit List», une base de données faisant l’inventaire de l’activité et des plans d’investissements de près de 887 entreprises pétrolières et gazières. De même, la Banque Postale obtient, avec le Crédit Mutuel, la meilleure note sur le financement de l’industrie du charbon – ou plutôt, sur le non-financement !

Une fierté française ?

Une politique saluée en exemple par les auteurs du rapport « Banking on Climate Chaos », qui qualifient la Banque Postale de « première banque à annoncer une politique pétrolière et gazière aussi complète et ambitieuse ». L’établissement affiche également une politique claire de non-financement de projets liés à l’exploitation des sables bitumineux, de projets en Arctique, offshores ou de fracturation hydraulique.

Une réussite dans la réorientation écologique des investissements qui est encourageante pour le prochain gouvernement, car c’est avec cette méthode consistant à « rediriger » les flux de capitaux vers des activités plus vertueuses que l’État français compte sortir progressivement des énergies fossiles. Une stratégie fortement incitative, qui doit « désintoxiquer » l’économie française de sa dépendance aux énergies fossiles. Reste pour l’exécutif à transformer l’essai, en appliquant cette méthode issue de la finance et du secteur bancaire à l’ensemble de l’économie française.

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