La RATP et la SNCF ont indiqué mardi avoir refusé la médiation demandée par Alstom pour discuter du contrat de renouvellement des trains du RER B francilien, attribué à un consortium associant Bombardier Transport -désormais propriété d’Alstom- et l’Espagnol CAF.
« Le groupement RATP/SNCF Voyageurs est attaché à la bonne exécution de ce contrat, essentiel pour les voyageurs en Ile-de-France, dans le respect des règles de la commande publique, qui ne permettent pas de renégocier l’offre ferme déposée », ont expliqué les deux opérateurs.
« Par ailleurs, en confirmant sa dernière offre le 4 janvier, il y a moins d’un mois, le groupement Bombardier/CAF s’est engagé à l’exécuter en cas d’attribution », ont-ils relevé dans un communiqué commun.
« Alstom a repris l’ensemble des contrats et engagements de Bombardier en rachetant l’entreprise », ont-ils souligné.
Le contrat porte sur la fourniture à la RATP et la SNCF de 146 nouveaux trains destinés à la ligne B du RER, pour 2,56 milliards d’euros financés par l’autorité régionale Ile-de-France Mobilités.
Alstom, qui était opposé au groupement Bombardier/CAF, a déposé plusieurs recours, retardant l’attribution, puis la signature du contrat qui était envisagée avant sa prise de contrôle de Bombardier Transport (effective depuis vendredi 29 janvier).
« Depuis le départ, Alstom a des doutes sur la viabilité technique et financière de l’offre qui a été faite par Bombardier », a expliqué le PDG du groupe français Henri Poupart-Lafarge, lundi sur Franceinfo.
« Ce que nous demandons tout simplement, c’est de s’asseoir deux semaines, trois semaines, autour de la table pour vérifier ensemble avec la RATP (organisatrice de l’appel d’offres, NDLR) et l’Ile-de-France si oui ou non cette offre est faisable », a-t-il plaidé.
« Le groupement RATP/SNCF Voyageurs confirme la poursuite de l’attribution de ce marché au groupement Bombardier/CAF » dont l’offre a été « retenue comme la meilleure », lui ont sèchement répondu les deux opérateurs publics, notant qu’Alstom n’avait pas associé CAF dans sa demande de médiation.
Le duo « souhaite pouvoir procéder à la signature de ce contrat dans les meilleurs délais, (…) dans le respect du droit de la concurrence », ont-ils ajouté.
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