Réduction du CO2: partenariat entre Total et l’organisme de recherche IFPEN

Le groupe Total et l’organisme de recherche IFP Energies Nouvelles (IFPEN) ont annoncé mardi la signature d’un “partenariat stratégique” de recherche et développement sur la réduction du CO2 dans l’atmosphère.

Ce partenariat entre le géant français de l’énergie et l’organisme scientifique porte sur une durée de cinq ans, pour un montant d’environ 40 millions d’euros, selon un communiqué commun.

L’accord comporte un volet de recherche sur le captage, stockage et utilisation (CCUS) du CO2, visant notamment à réduire le coût des infrastructures.

Les axes de recherche portent sur des nouveaux matériaux, l’intensification des procédés et le stockage souterrain du CO2.

Le partenariat comprend aussi une convention de chaire avec IFP School, pour former des chercheurs et experts internationaux sur les technologies de réduction du CO2 de l’atmosphère.

“Nous voulons allier nos capacités d’innovation pour réduire le coût des technologies CCUS et améliorer leur efficacité, deux conditions indispensables à leur déploiement à grande échelle”, a déclaré le PDG de Total, Patrick Pouyanné, cité dans le communiqué.

Le groupe pétrolier s’est retrouvé récemment sous le feu des critiques de défenseurs de l’environnement. A la mi-juin, 14 collectivités l’ont pressé d’agir pour limiter le réchauffement climatique et exigé de sa part un “plan de vigilance” plus ambitieux, menaces de poursuites judiciaires à l’appui.

M. Pouyanné avait alors affirmé que son groupe était “ouvert au dialogue” en vue “d’engager des initiatives concrètes avec les collectivités locales qui le souhaitent”.

Il avait aussi fait valoir que la stratégie de son entreprise intégrait le changement climatique, en “développant notamment dans le gaz naturel et l’électricité bas carbone, de façon à contribuer positivement à la mise en oeuvre de l’Accord de Paris” de 2015.

Total a également annoncé samedi la création d’une unité pour investir dans la préservation des forêts, en pleine polémique sur sa bioraffinerie de La Mède (Bouches-de-Rhône), fonctionnant en partie avec de l’huile de palme.

“Nous voulons constituer une +business unit+ pour investir dans des projets qui préserveront les forêts pour un budget de 100 millions de dollars par an”, a déclaré M. Pouyanné lors d’un débat aux rencontres économiques d’Aix-en-Provence.

“Ce n’est pas de la philanthropie, ça se veut être de l’investissement à moyen et long termes. Un projet pour les forêts, il faut qu’il dure longtemps pour être positif pour la planète”, a ajouté le dirigeant du groupe qui a réalisé en 2018 un bénéfice net de 11,44 milliards de dollars, à la faveur notamment de la progression des cours du brut.
sbo-awa-tq/mcj

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