Le projet de loi Industrie verte se fera à coût budgétaire nul

Le projet de loi Industrie verte qui sera présenté au Parlement cet été devra être mis en oeuvre à coût budgétaire nul, a indiqué mercredi un parlementaire lors d’une présentation des chantiers de ce plan de réindustrialisation et de décarbonation de la France.

« L’un des marqueurs de ce travail, c’est qu’il doit être fait à coût nul pour les finances publiques », a déclaré lors d’une conférence de presse Mathieu Lefèvre, député Renaissance et membre de la commission des Finances de l’Assemblée nationale.

« Les différentes aides que l’on pourra proposer ne devront pas coûter au budget général ou à la collectivité », a-t-il insisté.

En conséquence, « soit on réalloue des aides qui sont déjà existantes ou qui ne sont pas encore utilisées, soit on va chercher des dépenses fiscales brunes (défavorables à l’environnement, NDLR) qu’on envisagerait de supprimer », a ajouté le député du Val-de-Marne.

Une autre option serait de créer ou d’augmenter des taxes, « mais vous l’aurez compris, ce n’est pas la philosophie de ce projet », a encore dit le député Renaissance.

Les travaux pour recueillir des propositions du terrain sont coordonnés par le président Renaissance de la commission des affaires économiques de l’Assemblée Guillaume Kasbarian.

Il a indiqué qu’il ne s’interdisait pas « d’étudier le chantier » du verdissement du crédit impôt recherche (CIR), trouvant « légitime d’étudier absolument toutes les pistes, y compris sur des dispositifs existants qui font l’objet de débats ».

Le mois dernier, la Cour des Comptes a plaidé pour une réforme du CIR en raison du coût élevé de ce dispositif et de son efficacité « limitée » pour renforcer l’attractivité et l’innovation en France.