Le Premier ministre espagnol en Allemagne mardi pour parler énergie

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez se rendra mardi en Allemagne pour y rencontrer le chancelier Olaf Scholz et participer à une réunion du gouvernement allemand, a annoncé son bureau, alors que la crise énergétique s’aggrave en Europe en raison du conflit ukrainien.

Les positions des deux pays sur cette question de l’énergie se sont beaucoup rapprochées ces derniers jours, M. Scholz ayant apporté un soutien appuyé à un objectif prioritaire de M. Sánchez, un projet de gazoduc reliant la péninsule ibérique à l’Europe centrale via la France afin de réduire la dépendance de l’UE au gaz russe.

La présidence du gouvernement espagnol a annoncé la rencontre de mardi sans fournir le moindre détail sur son programme, précisant simplement qu’elle aurait lieu à Meseberg, au nord de Berlin, et que M. Sánchez « participera comme invité d’honneur à la réunion du gouvernement allemand ».

Le quotidien El País, qui avait le premier publié cette information, soulignait le caractère « spécial » de cette invitation. Pedro Sánchez et Olaf Scholz sont tous deux des sociaux-démocrates.

Madrid plaide depuis des années, mais de façon encore plus insistante depuis le début de la guerre en Ukraine, pour la construction du Midcat, un gazoduc qui relierait, à travers les Pyrénées, le nord-est de l’Espagne à la France et au-delà avec l’Europe centrale.

Lancé en 2013, le projet avait été abandonné en 2019, faute d’accord sur son financement et en l’absence de soutien de la part de la France.

M. Scholz, dont le pays est l’un membres de l’UE les plus dépendants du gaz russe, s’était prononcé en faveur de ce projet le 11 août, affirmant qu’il « contribuerait aujourd’hui massivement à soulager et détendre la situation de l’approvisionnement ».

Cette semaine, M. Sánchez a évoqué l’hypothèse d’un « plan B » si aucun accord n’était possible avec la France pour la construction du Midcat, à savoir la construction d’un gazoduc entre l’Espagne et l’Italie.

La presse espagnole estime que Madrid veut s’appuyer sur l’Allemagne pour accroître la pression sur la France.

commentaires

COMMENTAIRES

  • Bonjour,

    La guerre n’a pas entrainé la crise énergétique.
    La guerre n’a fait que la rendre évidente un peu plus tôt qu’on ne l’aurait pensée.

    Quand il faut se passer d’énergie fossile pour réduire les émissions de CO2, il n’est plus temps d’investir dans un gazoduc.
    Rien que la construction d’un gazoduc provoque quelle quantité d’émission de CO2 et de destructions de l’écosystème … ?

    Répondre
  • N’oublions pas que ce gazoduc est contraire à nos intérêts nationaux, il vise, pour l’Allemagne, à mettre la main plus facilement sur les ressources gazières algériennes, à notre détriment. L’heure n’est plus au gaz naturel, les Allemands doivent comprendre que leur avenir énergétique passe obligatoirement par le retour au nucléaire !

    Répondre
  • Le retour au nucléaire sera sans doute difficile. On le voit avec l’EPR.
    Lorsqu’une industrie de pointe a disparu, au niveau de la capacité de construction, difficile de la reconstruire.
    On le voit aussi avec le PV. « On » prévoit des usines de production de PV partout en Europe, mais celles-ci n’arrivent pas, ou du moins tardent énormément.
    Mais le nucléaire à l’uranium enrichi n’est pas la solution miracle car cette solution est limitée au niveau mondial.
    Son coût convergera probablement avec celui du système à base d’ENRv. Le prix d’achat de l’U235 sera la variable d’ajustement qui entraînera cette convergence de coût.
    La surgénération est évidemment une possible solution, mais pas si évidente que cela puisque la solution n’a pas été trouvée depuis 70 ans de recherche. On peut d’ailleurs se demander si en misant sur la fusion et en arrêtant le programme Astrid (isogénérateur), l’Etat a misé sur le bon cheval !
    Actuellement, il faut être en dictature russe ou chinoise pour expérimenter les RNR. Pour le reste, ce n’est plus rentable électoralement dans une démocratie actuelle. Quelques déclarations pour des effets d’annonce, mais c’est tout.
    Le BN 800 est actuellement considéré comme le réacteur le plus avancé.
    L’EPR est sensé pouvoir fonctionner à 100% de MOX, mais on attendra de voir…

    Répondre
  • @Marc
    « On peut d’ailleurs se demander si en misant sur la fusion et en arrêtant le programme Astrid (isogénérateur), l’Etat a misé sur le bon cheval ! »
    Et s’il n’y avait que ça !
    L’État a stoppé SuperPhénix pour de basses raisons d’accords électoraux avec les verts avant d’avoir tiré tous les enseignements possibles concernant la surgénération (Réacteur à Neutrons Rapides)
    Un vrai scandale, empli de bêtise crasse et de courte vue électoraliste !

    Petit rappel, de mémoire, les plans officiels de fusion (projet Iter) ont des objectifs à … 70 ans !
    Et on y a mis énormément de fric !

    Répondre
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