Il faut « un plan d’urgence solaire », réclame la filière

Les acteurs de l’énergie solaire ont appelé mercredi à un « plan d’urgence solaire », affirmant que le secteur peut contribuer « rapidement » à l’indépendance énergétique de la France.

« Nous sommes entrés dans un état d’urgence énergétique qui concerne l’ensemble des énergies décarbonées, dont le solaire en particulier, compte tenu de sa capacité à croître rapidement », souligne le syndicat Enerplan.

Pour l’association du solaire (électrique et thermique), « il est désormais nécessaire de prendre des mesures radicales et immédiates, y compris dérogatoires, pour participer à cet effort national et européen de transformation et de restructuration du système énergétique ».

Mais la France est déjà en retard par rapport à ses objectifs fixés depuis 2020. Une situation dont les raisons « se résument à un cadre beaucoup trop rigide et à un manque de mobilisation des différents acteurs », déplore Enerplan.

La filière réclame désormais « une franche accélération », avec un objectif de mise en service en 2025 de 10 gigawatts (GW) de centrales solaires, soit près de 4 fois plus qu’en 2021.

Si 25 GW pouvaient être raccordés de 2022 à 2025, cela représenterait près de 30 TWh de production électrique supplémentaire, soit l’équivalent de 30% des importations de gaz russe (100 TWh), fait valoir le secteur. Soit aussi plus que la production annuelle de deux réacteurs EPR.

Au total, le solaire génèrerait alors 10% de la production électrique française fin 2025, au lieu de 2028 comme le pays l’avait jusqu’ici prévu.

Parallèlement, la chaleur solaire pourrait atteindre rapidement 1,5GW annuels à partir de 2025.

Il faut pour ce faire établir « un plan, le plus vite possible, en concertation avec l’État », plaide Enerplan, qui relève que des pays européens (Allemagne, Italie, Espagne) ont déjà atteint ce niveau de 10 GW sur un an.

« Dans la conjoncture actuelle, le retard de la France dans son développement de l’énergie solaire coûte cher », souligne le président d’Enerplan, Daniel Bour.

Le parc solaire français avait fin 2021 une capacité de 13 GW, loin de la trajectoire qu’imposent les derniers objectifs fixés en 2020 (20 GW à fin 2023 et 35-44 GW en 2028).
cho/cdu/eb

commentaires

COMMENTAIRES

  • C’est l’électricité la plus utile, celle qui est produite quand l’activité économique est active, comme le Soleil. Contrairement aux formes non pilotables comme le nucléaire et l’éolien qui produisent tout le temps et sans corélation avec le besoin pour le premier comme pour le second.

    Répondre
      • Si le nucléaire était pilotable il y a mlongtemps ,que l’on aurait construit le nombre de réacteurs nécessaire pour assurer les pointes de consommation liées à l’activité économique dans la journée, qu’il suffireit d’éeindre le soir quand ils sont devenus inutiles, et qu’on les ralumerait le lendemain matin ce qui fait qu’on pourrait se passer de tout le reste.
        Mais comme ce n’est pas le cas, tout les matins ce sont d’autres sources, indispensables à un nucléaire non pilotable, qui fournissent le surplus nécessaire à la journée d’activité, hydraulique, gaz, vent quand il uy en a dans un peit coin de France, solaire, et évidemment importation, notamment depuis l’Allemagne qui a fortement diminuer son nucléaire et a bien l’intention de s’en passer.
        Mais pour comprendre pourquoi le nucléaire n’est pas pilotable, il faut avoir quelques connaissance techniques sur la façon dont se gère une réaction controlée et quelque chose entre les deux oreilles, ce qui fait grand défaut à certains ici.

        Répondre
        • Ah, Rochain !!!
          Si vous voulez dire que vos centrales à gaz chéries, indispensables pour palier les éolien et solaire plus de la moitié du temps, peuvent être utiles pour les variations très rapides de la charge, c’est vrai.
          Si vous voulez dire que le couple centrales hydrauliques plus nucléaires est parfait, et que c’est pourquoi cela fonctionne de façon satisfaisante depuis 40 ans, c’est vrai aussi.
          Hélas, la relance de la construction de nouvelles centrales nucléaires n’a pas été faites pour des questions politicardes, et nos centrales actuelles sont insuffisantes.
          Mais l’espoir refait surface, car beaucoup ont compris qu’a Fukushima, lors du tsunami ayant provoqué l’accident de la centrale nucléaire, le tsunami a fait plus de 21.000 noyés ou disparus, et l’accident nucléaire zéro mort, zéro cancer.
          En particulier, après les déclarations du président Macron, la commission des affaires économiques du Sénat vient de publier un dossier passionnant sur :
          LA FRANCE EST-ELLE EN RISQUE DE BLACK-OUT ?

          J’attire avec plaisir votre attention sur le premier avis, le plus important :

           Recommandation n° 1 : Faire aboutir la relance annoncée de l’énergie nucléaire, en révisant
          rapidement la planification énergétique, en investissant massivement dans les réacteurs
          nucléaires (3e et 4e générations) et en soutenant le groupe EDF et l’ensemble des acteurs de la
          filière.

          Exactement ce que je recommande depuis toujours, et que vous contrez systématiquement pour faire plaisir à vos copains marchands de gaz. Politiquement fiables, comme chacun le sait.

          Répondre
          • La « relance de l’énergie nucléaire » … les réveils sont bien différents des rêves.

            En 1974, EDF annonçait la production de 890 TWh d’électricité nucléaire pour l’année 2000. Résultat : 415 TWh. Prévisions d’EDF pour 2022 : 295 à 315 TWh.

            En 1975, l’agence internationale du nucléaire indiquait qu’il y aurait entre 3.600 et 5.300 GW de capacité nucléaire mondiale et que celle-ci produirait la moitié de l’électricité mondiale en 2000.

            Résultat : seulement 351 GW et 15,9 % de l’électricité mondiale.

            Si l’on actualise à 2020, la capacité se limite à 392 GW (guère plus en 20 ans) et la production d’électricité n’est plus que 10,1 % de la production mondiale.

      • 🤣🤣 à le bon vieux troll d’Hervé Guéret qui faute de connaitre les bases du sujet s’enfonce toujours dans le ridicule en ânonnant stupidement tous les vieux canulars périmes pour gogos qu’il a gobe car il n’a aucune personnalité pour vérifier les faits et ouvrir enfin les yeux sur ce qui se passe réellement sur le terrain 🤣🤣 car si certaines ENR sont prévisibles d’autres sont beaucoup plus pilotables que notre nucléaire qui est de plus en plus intermittent et qui nous oblige à faire démarrer nos centrales thermiques déjà en place pour justement pallier aux défaillances du nucléaire 🤣🤣 il est bien urgent de développer toutes les ENR pour se sortir enfin du fissible et du fossile .. le solaire n’étant qu’une partie des ENR pour produire enfin propre sans dangers et sans déchets pour moins cher que notre merde polluante de nucléaire qui fait des ravages sur la faune, la flore et l’être humain… ENR qui nous sortent aussi du fossile / charbon / pétrole … ENR qui battent des records de production partout ou elles commencent à être installées en faisant baisser la pollution et le Co² et en produisant proprement, sans dangers et sans déchets pour beaucoup moins cher que le nucléaire / arenh polluant à tous les stades … on avance mais toujours pas assez vite vu l’urgence de la situation et la ce n’est que pour l’électricité : https://www.euractiv.fr/section/energie/news/renewables-overtake-fossil-fuels-in-eu-power-generation/

        Répondre
  • Qui produit tout le temps, mais souvent faiblement. Ces temps-ci à la moitié de la puissance crête du parc à la mi-journée. Le nucléaire produit en base, de 65 à 80 % de la puissance nominale, jour et nuit. Cela ne pose pas de problème particulier.

    Répondre
  • Conseil amical, comparez la proportion d’électricité fournie par l’éolien et par le solaire dans la consommation, en fonction de la saison.

    La consommation varie beaucoup plus entre l’hiver et l’été qu’entre le jour et la nuit.

    L’éolien est beaucoup plus présent en hiver lorsque la consommation est plus importante.

    Éolien et photovoltaïque ont tous deux leurs avantages.

    Répondre
    • Mais en Hiver comme en été, la disponibilité de l’électricité est toujours plus critique dans la journée que dans la nuit…… ne pas confondre les échelles de temps.

      Répondre
    • Ça, Marguerite, c’est bien vrai.
      Pour le solaire, ça varie de quelque chose à rien, c’est à dire l’infini LOL

      « Éolien et photovoltaïque ont tous deux leurs avantages »
      Certes,et ils ont tous deux un défaut majeur pour alimenter notre réseau électrique de façon à répondre à la demande, ils sont intermittents.
      Et doivent donc systématiquement doublés par des centrales pilotables, et les moins mauvaises côté CO2 est encore les centrales à gaz.
      Bon, pour les risques politiques, c’est une autre affaire.

      Répondre
      • Entre 2010 et 2021, la capacité installée en éolien a augmenté de 13.000 MW.

        L’ingénieur du gaz peut-il nous dire quelle capacité de centrales à gaz a été construite sur la période ? ?

        Pour mémoire, c’est une capacité de 8.500 MW de fossile qui a été retirée en France entre ces dates.

        Répondre
  • J’ai repris :
    Les acteurs de l’énergie solaire ont appelé mercredi à un « plan d’urgence solaire »
    affirmant que le secteur PEUT contribuer « rapidement » à l’indépendance énergétique de la France
    Pour avoir des sous, ils sont prêts à dire n’importe quoi !
    Comme dans le sketch de Pierre Dac et Francis Blanche « il peut le faire ? oui il peut le faire ! » et j’ajouterai rapidement !.
    Nécessité impérative de donner des sous pour un plan marshal du nucléaire et de mettre les chaussures qui vont vite aux entreprises qui y participent comme ds les années 80 !

    Répondre
    • @Michel DUBUS 16.03.2022
      Ca, vous avez bien raison, et il aurait été raisonnable de lancer un grand plan de relance du nucléaire il y a 20 ans, de ne pas faire grand chose en sources intermittentes, et de forcer sur les surgénérateurs (quatrième génération, Astrid) au lieu de lancer ITER.

      Répondre
  • Ces « réclamations » sont bidon.
    Les ENR, c’est tout un ensemble d’éléments. Le solaire seul n’est rien.
    Cet ensemble d’éléments est plus ou moins exploitable selon les pays.
    Le critère le plus important n’est pas le facteur de charge mais la régularité des apports pour limiter le back-up au gaz (fossile, bio ou de synthèse) au minimum.

    Concernant les RNR, ce sont les dictatures russes et chinoises qui sont les plus avancées, les démocraties ayant délaissés ces projets à long terme durant ces dernières décennies (probablement car ce n’était pas rentable au niveau électoral).
    Le BN 800 serait aujourd’hui le RNR le plus avancé en terme de combustible et de fiabilité.
    https://www.neimagazine.com/news/newsrussias-bn-800-fast-reactor-to-be-fully-fuelled-with-mox-in-2022-9359547
    Le premier réacteur BN 1200 ayant vocation à être produit en série est prévu pour une mise en service (au mieux) en 2035.

    Répondre
    • @ Marc, je ne vois pas ce qu’il y a de bidon à réclamer de pouvoir répondre à des appels d’offres qui sont effectivement extrêmement rares. Bien que très favorisé par rapport à l’Allemagne par exemple, ces derniers produisent 4 fois et demi plus que nous en solaire. Il y a vraiment une anomalie et là aussi nous freinons des 4 fers comme pour l’éolien et si j’avais l’esprit mal placé je me demanderais si par hasard, il ne s’agit pas tout simplement de permettre à la filière nucléaire de prendre une avance qui lui permette de dire qu’on peut se passer des renouvelables. Mais manque de bol, les coups de patins qui durent 7 ans parce que la filière nucléaire ne s’en sort pas, crédibilisent de plus en plus la réalité de cette raison. C’est pourquoi Macron nucléophile jusqu’à la moelle bouscule la convention qui consistait à attendre effectivement le démarrage de l’EPR comme cela avait été annoncé, et annonce un plan de développement du nucléaire. IL montre là en vrai grandeur que c’est de toutes les façons ce qu’il avait décidé et l’attente de démarrage de l’EPR n’était qu’un simulacre supposé montrer qu’il se basait sur la réalité d’une technologie qui prouvait son efficacité et dont finalement il se passe bien. C’est donc bien volontairement que nous sommes les seuls à ne pas avoir atteint nos objectifs de la cop21, en trompant nos partenaires européens sur nos intentions réelles.
      Quant à l’avance supposée des russes dans les réacteurs de 4ém génération, l’article est simplement à caractère propagandiste, et complétement bidon tout en se voulant paraitre d’actualité. Bien que daté du 4 janvier 2022 on peut y lire :
      « Sidorov a noté que, d’ici la fin de 2021, la centrale nucléaire de Beloyarsk prévoit de produire plus de 7,8 TWh d’électricité, ce qui évitera l’émission d’environ quatre millions de tonnes de gaz à effet de serre en équivalent CO2 ».
      Quand on prévoit le passé, on se prend les pieds dans le tapis.

      Répondre
      • Apparemment, les Russes ont suffisamment profité de l’expérience du BN 600 avant de lancer le BN 800, alors que la filière française est sans doute passée trop vite de Phoenix à SP puis a abandonné ensuite.
        35 ans entre le BN 600 et le BN 800 et 20 ans (au moins) entre le BN 800 et le BN 1200.

        Concernant les ENR, si on colle la plupart des éoliennes dans la même région, et que l’on développe fortement le PV sans moyens de stockage journaliers supplémentaires, ça ne marchera pas car il faudra trop de gaz en support. C’est ce qui n’est pas dit et qui m’agace dans ce type d’article.

        Répondre
        • Mais, Marc, le monde éolien et solaire ne poserait pas de problème si on savait stocker.
          Mais en France, en partie, c’est vrai, pour des problèmes de résistance des écologistes locaux contre de grands bassins se vidant et se remplissant tous les jours, les STEPs resteront limités.
          Pour les batteries, si leur coût serait à la rigueur acceptable pour les utilisations journalières pour le solaire, il est strictement inenvisageable pour palier à trois ou 4 semaines d’affilées peu ventées en hiver, ou même en été avec quelques nuages.
          Ce qui fait que la construction de centrales pilotables en parallèle, capable de prendre le relai des intermittents, est indispensables.
          De préférence à gaz, c’est encore le moins polluant pour le climat.
          Au point ou nous en sommes aujourd’hui, il faut relancer au maximum les centrales nucléaires pour tenter de conserver au moins 50% de l’énergie nucléaire, et compléter par des packs « centrales à gaz plus éolien et solaire ».
          Hélas, il est bien possible qu’on n’ait pas les moyens de faire plus de nucléaire.
          Ce que j’espère, c’est que les éolien et solaire PV soient remplacés, à la fin de leur durée de vie, vers 25 ans au maximum, par de nouvelles centrales nucléaires.
          Je les préférerais françaises et non chinoises.

          Répondre
          • Les années 70 étaient une toute autre époque: pas qu’au niveau du nucléaire: en général.
            Depuis, on a plus de confort matériel et de moyens médicaux, mais tout le reste s’est très fortement dégradé.

          • Il est clair que durant les périodes anticycloniques hivernales, l’industrie électro intensive sera à l’arrêt, ou bien on brûlera beaucoup de gaz (ou de charbon…) durant cette période.
            L’économie ne pourra plus continuer à fonctionner « comme avant » avec des moyens énergétiques diminués.

          • 🤣 au lieu de vous ridiculiser avec toutes vos inepties de trolls stériles vous n’avez toujours pas indique ou sont ces centrales aux gaz sur lesquelles vous délirez constamment et qui pourraient fonctionner au bio gaz🤣🤣 .. et qui vu la conjoncture actuelle seraient déjà voue à l’échec et ne seraient pas économiquement rentable ..et en plus justement c’est bien les ENR qui éviteraient de les faire démarrer trop souvent voire les feront fermer très vite si on a pas assez de bio gaz pour les faire fonctionner .. 🤣🤣 le bon vieux troll d’Hervé Guéret qui faute de connaitre les bases du sujet s’enfonce toujours dans le ridicule en ânonnant stupidement tous les vieux canulars périmes pour gogos qu’il a gobe car il n’a aucune personnalité pour vérifier les faits et ouvrir enfin les yeux sur ce qui se passe réellement sur le terrain 🤣🤣 car si certaines ENR sont prévisibles d’autres sont beaucoup plus pilotables que notre nucléaire qui est de plus en plus intermittent et qui nous oblige à faire démarrer nos centrales thermiques déjà en place pour justement pallier aux défaillances du nucléaire 🤣🤣 il est bien urgent de développer toutes les ENR pour se sortir enfin du fissible et du fossile ..l’éolien et le solaire n’étant qu’une partie des ENR pour produire enfin propre sans dangers et sans déchets pour moins cher que notre merde polluante de nucléaire qui fait des ravages sur la faune, la flore et l’être humain… ENR qui nous sortent aussi du fossile / charbon / pétrole … ENR qui battent des records de production partout ou elles commencent à être installées en faisant baisser la pollution et le Co² et en produisant proprement, sans dangers et sans déchets pour beaucoup moins cher que le nucléaire / arenh polluant à tous les stades … on avance mais toujours pas assez vite vu l’urgence de la situation et la ce n’est que pour l’électricité : https://www.euractiv.fr/section/energie/news/renewables-overtake-fossil-fuels-in-eu-power-generation/

        • @Marc
          Entre phenix et SP il y a eu 1968 Prospero et 1970 Caliban dont on ne pale jamais et qui ont été églement des bides.
          Le stokage oui pour l’éolien qui produit n’importe quand sans être corélé au besoin, tout comme le nucléaire en grande parti qu’il faudrait savoir brider dan sles périodes de faible besoin. Mais le stockage est inutile et même superfétatoire pour le solaire qui ne produit que dans la phase du cycle diurne où précisément l’on en a le plus besoin et sans jamais en avoir aussez, d’où cette débauche de gaz et d’importation couteuse sur ces deux postes.

          Répondre
          • Le solaire produit principalement en milieu de journée. Pas suffisamment en première partie de matinée ni le soir.
            Il faut donc du stockage journalier, mais des moyens existent (depuis très longtemps d’ailleurs).
            Et il faudra aussi effectivement des transferts journaliers au niveau de la production éolienne.
            Si RTE pouvait chiffrer honnêtement ces besoins plutôt que de sortir des scénarios bidons dans lesquels il omet sciemment d’en parler… Je ne parle même pas de l’ADEME !

  • Le « grand plan de relance du nucléaire » a commencé il y a plus de trente ans, avant 1989 avec les premières ébauches de l’EPR.

    Mais un réacteur nucléaire ne se construit pas comme un abri à vélos. C’est plus dangereux et sensiblement plus compliqué.

    Depuis une vingtaine d’années, partout dans le monde, on entend parler d’une « renaissance du nucléaire ». Celle-ci n’a pas donné grand chose. De 2001 à 2020, la capacité nucléaire dans le monde n’a augmenté que de 11 % : de 353 à 392 GW.
    En 2021, cette capacité a reculé, avec plus de capacité supprimée que mise en service.

    En 2020, la production mondiale d’électricité nucléaire n’a guère été différente de celle de 2000 : 2.700 TWh contre 2.580 TWh (+ 120 TWh et +4,6 % en 20 ans).

    En seulement cinq ans (2015-2020) la production mondiale d’électricité a augmenté de 760 TWh pour l’éolien et de 600 TWh pour le solaire.

    En France, l’augmentation de cette production annuelle a été de 18,6 TWh pour l’éolien et de 5,2 TWh pour le solaire, malgré tous les obstacles mis à leur développement.

    Dans les pays démocratiques, les RNR n’ont pas été abandonnés pour des raisons électorales mais pour des raisons économiques et parce que ça ne marchait pas. Trop cher à construire, coût de production de l’électricité trop élevé.

    Répondre
  • On n’est pas dupe que marguerite le ou la (on sait pas!) petit(e) statisticien(ne) de seconde zone comme (il ou elle) aime à traiter les autres, cherche tjrs à mettre en exergue des chiffres sortis du contexte et il ou elle pense parler mieux que quiconque du nucléaire. Sujet qu’elle hait mieux que quiconque,
    Il ou elle n’a jamais mis un bleu de travail et travaillé sur des installations en étant au cœur de l’action, il ou elle sait mieux que personne que des installations ENR i en milieu marin de se corrodent pas, mais il ou elle connait mieux que personne la corrosion ds les tuyauteries de sécurité des réacteurs !
    Ras le bol de ces gens là !

    Répondre
    • De quel « Michel DUBUS » s’agit-il ?
      On en compte plus de cent en France, sans compter ceux, de Belgique, de Suisse, du Canada et de Louisiane.

      Anonymat garanti.

      L’individu est bien incapable d’apporter un commentaire utile sur les questions énergétiques.

      Répondre
      • De quelle Marguerite s’agit-il ? Depuis plus de un an, nous voyons ce nom ou prénom. Anonymat guaranti. Et quelle qualification pour qualifier un autre ingénieur de « troisième zone » ?
        Et les Pays-Bas sont-ils un modèle à suivre, avec leur très forte dépendance aux énergies fossile ? Les commentaires de « Marguerite » apportent finalement très peu d’éléments utiles dans les débats mais celle-ci se permet de mépriser tous ses contradicteurs. Pas très correct, tout cela !

        Répondre
        • @Cochelin
          Peu d’éléments favorables au nucléaire surtout….. vous les trouveriez sans doute de grande valeur s’ils lui était favorables.

          Répondre
          • Rochain
            Réponse d’un actionnaire dans les renouvelables. On pouvait s’y attendre.
            Mais côté production solaire Mardi 3300 MW vers 13h 15 et aujourd’hui, 2850 MW vers 13 h 15 : autour de 22 % de la capacité crête du parc. https://www.rte-france.com/eco2mix/la-production-delectricite-par-filiere Il ne s’agit pas de comdamner le solaire PPV, mais critiquer le nucléaire avec une performance autour de 60 % jour et nuit, c’est y aller un peu fort !

          • Rochain.
            Réponse encore absurde de votre part. Je ne suis, en aucune façon , actionnaire dans le nucléaire mais dans les renouvelables par l’intermédiaire de mes placements dans des assurances militantes (MUTAVIE) dans ce domaine. Quelle attitude méprisante de votre part envers vos interlocuteurs !

          • Mais si Cochelin vous êtes tout comme moi, en tant que français, actionnaire du nucléaire…. et c’est pour ça que vous le defandez, c’est évident. Si moi je le denigre c’est évidement parce que mes interets sont plus importants dans le renouvelable puisque j’y ai placé plus d’argent ….. vous comprendrez que je défende d’abord ce qui me rapporte le plus…des millions ! Le nucléaire pour moi ce n’a été qu’un mauvais placement fait par un de mes intermédiaires qui vient même de décider d’y remettre une partie de ce que je lui ai confié de mon IMMENSE fortune. Encore une erreur que je devrai payer à cause de lui. Pauvre de nous, oui nous autres capitalistes gérant des milliards de microeuros et obligés de faire confiance à des traders qui accumulent les erreurs de placements

  • Durant les douze jours de la grande vague de froid de février 2012, le facteur de charge journalier de l’éolien a été de 31,1 % sur la période. L’éolien ne produit rien quand il fait froid ?

    Selon les jours, ce facteur de charge a été de 19,0 % à 57,5 %, excepté un jour à 13,6 %. Pour février 2012 entier, le facteur de charge de l’éolien a été de 23,8 %.

    De bonnes réserves auraient pu être faites, avec un facteur de charge éolien de 41,2 % en décembre 2011 et de 31,6 % en janvier 2012.

    Répondre
  • En 2021, la France a installé 2.800 MW de photovoltaïque pour arriver à 13.500 MW, en métropole. Situation exceptionnelle due à la mise en service de plusieurs grandes centrales. Les quatre années précédentes, c’était autour de 900 MW/an.

    Mais pour un pays de 65,5 millions d’habitants (métropole) et 550.000 km2, c’est peu comparé à de petits pays plus au nord de chez nous.

    Les Pays-Bas par exemple, pays de 17,1 millions d’habitants et 41.500 km2 (dont 7.600 km2 sous les eaux) a augmenté sa capacité photovoltaïque de 3,3 GW en 2021, pour arriver à 14,3 GW de capacité photovoltaïque fin 2021.

    Un pays pratiquement quatre fois moins peuplé, de superficie terrestre (hors eau) seize fois plus petit, fait mieux que la France pourtant plus ensoleillée. Sa production d’électricité solaire a été multipliée par cinq entre 2016 et 2020 et dépasse celle de son nucléaire (plus du double en 2020).

    Répondre
  • Les Pays-bas ne produisent que 3 % de leur électricité à partir de leur nucléaire, la Tchéquie 36 %.

    Pourtant, le contenu carbone de l’électricité y est de 390 g CO2/kWh aux Pays-Bas contre 431 g CO2/kWh en Tchéquie (2019).

    Les Pays-Bas ont produit 2,5 fois plus d’électricité à partir de l’éolien et du solaire qu’avec le charbon (2020) et 2,2 fois plus avec le solaire qu’avec le nucléaire.

    Répondre
    • L’année 2020 est une année atypique. Ne le savez-vous pas ? Attendez les résultats pour l’année 2021 !
      Si leur production nucléaire est si faible, ce n’est pas une question de performance (ou de facteur de charge, à contrario des renouvelables solaire et éolien) mais seulement lié au manque d’équipement. C’est une évidence que n’a pas vu Marguerite (prénom, nom, pseudo ? Pas de réponse!)

      Répondre
      • Cochelin toujours à critiquer stérilement les autres pays pour ne pas parler de notre merde à nous en France… Si leur production d’ENR est si faible, ce n’est pas une question de performance (ou de facteur de charge, à contrario du nucléaire ) mais seulement lié au manque d’équipement….

        des infos sur le terrain au pays bas ttps://hivepower.tech/fr/renewable-energy-in-the-netherlands-what-you-should-know/

        Répondre
      • De quel « Cochelin » s’agit-il ?
        On en compte plusieurs centaines en France, sans compter ceux d’autres pays voisins ou lointains.
        Anonymat garanti.

        Aux dernières nouvelles, la tendance évolue toujours en faveur des renouvelables aux Pays-Bas.

        Mais comment se fait-il que les partisans du nucléaire ne parlent jamais des émissions de CO2 de la Tchéquie ?

        Répondre
  • Je ne critique pas formellement les autres pays. Je corrige simplement la tendance de certains à dresser toujours des procès d’intention à l’égard de la France d’un côté (et qui améliore sans cesse son empreinte carbone) et à montrer en exemple des pays qui ont, certes, fait des efforts pour réduire leur empreinte carbone, mais en sont encore à des émissions considérablement plus élevées. En ce qui concerne l’évolution des efforts réalisés en France, que contestent certains : https://www.citepa.org/fr/2021_06_a10/ Et, là, il est question d’énergie, ce que ne fait pas ISAMBERT, toujours dans les imprécations et les grossièretés indignes dans ce débat.

    Répondre
    • Cochelin il faudrait peut être vous relire alors … et je ne poste que des faits / retours de terrain / bilans officiels … que tout le monde peut très facilement vérifier contrairement à vos inepties pour gogos .. donc si la vérité vous dérange allez troller ailleurs il y aura surement des gogos pour ne rien vérifier du réel du terrain …

      Répondre
commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

on en parle !
Partenaires
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective