Pétrole: l’Irak signe avec BP pour développer les champs de Kirkouk

L’Irak a signé jeudi un contrat avec le géant pétrolier britannique BP pour développer la production de pétrole, que Bagdad dit vouloir plus que doubler, dans la riche province septentrionale de Kirkouk.
Cet accord, signé au de siège la Northern Oil Company à Kirkouk au nord de Bagdad, par le ministre irakien du Pétrole Jabbar al-Louaïbi et le représentant de BP Michael Townshend, vise “à augmenter la production de 750.000 barils par jour”, a indiqué le ministère.
Actuellement, la capacité totale de production dans la province de Kirkouk est de 420.000 barils par jour (bj), selon Bagdad. Mais seulement 120.000 bj sont effectivement produits et les exportations sont à l’arrêt.
En 2014, dans le chaos créé par la percée du groupe jihadiste Etat islamique (EI), les forces de la région autonome du Kurdistan irakien s’étaient emparés des champs et de l’ensemble des installations pétrolières de Kirkouk après avoir raccordé un oléoduc vers la Turquie, pour court-circuiter les exportations irakiennes.
L’oléoduc tenu par le pouvoir central à Bagdad était alors déjà hors d’usage. Un plan a été lancé en octobre pour le remettre en état, mais les experts estiment que cela pourrait prendre jusqu’à deux ans.
Les forces irakiennes ont réussi à reprendre en octobre 2017 la région et les champs pétroliers de Kirkouk aux forces kurdes.
M. Louaïbi a indiqué qu’il irait “bientôt en Turquie pour étudier les moyens de parvenir à un accord sur l’oléoduc reliant Kirkouk au port turc de Ceyhan”.
Son ministère avait signé un contrat de consultant avec BP en 2013 pour étudier les réserves et trouver les moyens de développer le champ de Baba Gargar, le plus vieux d’Irak -dont l’exploitation remonte à 1927-, et celui de Havana, dans la province de Kirkouk.
BP avait établi une base dans la région pour effectuer cette tâche mais avait dû cesser son travail lorsque les combattants kurdes (peshmergas) s’étaient emparés des champs.
En décembre, alors qu’il annonçait la “victoire” sur l’EI, l’Irak a enregistré un pic des exportations de pétrole.
Deuxième producteur de brut de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), l’Irak a exporté en décembre 109,6 millions de barils, un record sur l’ensemble de l’année 2017, selon les chiffres du ministère du Pétrole.
Ces exportations ont également généré les plus importants revenus de l’année, avec près de 6,5 milliards de dollars, au prix de 59,3 dollars le baril.
bur-sbh/sk/tp

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