Pétrole: l’Arabie saoudite répond à Donald Trump

Le ministre saoudien de l’Energie a déclaré mercredi qu’il penchait en faveur d’une prolongation des réductions de production au second semestre 2019 en dépit des demandes pressantes du président américain Donald Trump pour maintenir les prix bas.

En janvier, les pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d’autres grands producteurs de pétrole ont commencé à mettre en oeuvre un nouvel accord de six mois visant à réduire la production de 1,2 million de barils par jour afin de soutenir les prix.

Cet accord a contribué à pousser les prix à la hausse mais pas suffisamment selon certains membres de l’Opep.

“Nous restons flexibles. Je penche pour la probabilité d’une extension (des réductions de production) au second semestre” de cette année, a déclaré Khalid al-Falih, ministre de l’Energie de l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, à la chaîne de télévision CNBC.

Ses commentaires sont intervenus deux jours seulement après que M. Trump a critiqué l’Opep pour la hausse des prix du brut.

“Les prix du pétrole montent trop. L’Opep, s’il vous plaît (…) gardez votre calme. Le monde ne peut pas encaisser une hausse des prix”, a lancé le président américain.

Répondant à ce tweet, M. Falih a dit: “Nous gardons notre calme”.

“Les 25 pays (associés à l’accord de réduction de production) adoptent une approche très lente et mesurée (…). Nous sommes intéressés, avant toute chose, à la stabilité du marché”.

“Il m’est difficile de prédire où nous en serons en juin lorsque l’accord intérimaire actuel arrivera à expiration”, a encore déclaré le ministre saoudien, dont le pays est le chef de file de l’Opep.
“Toutes les perspectives que j’ai vues nous obligeront à modérer la production au second semestre de cette année, mais on ne sait jamais”, a-t-il dit.

Les cours du brut se sont effondrés à la mi-2014, passant de plus de 100 dollars le baril à moins de 30 dollars le baril, en raison d’une offre excédentaire et d’un affaiblissement de la demande mondiale.

Cela a incité l’Opep à coopérer avec les producteurs non membres du cartel, principalement la Russie, pour réduire la production afin de stimuler les prix.

S’exprimant également mercredi lors d’un symposium organisé par l’International Energy Forum de Ryad, M. Falih a dit qu’un manque d’investissements adéquats dans le pétrole et le gaz pourrait aboutir à une situation où les fournitures ne répondraient pas à la demande.

“Les partenaires Opep et non-Opep, menés par la Russie, continuent de jouer leur rôle pour aider à équilibrer le marché”, a dit le ministre.

“Mais, pour garder ce rôle, il faut des investissements en temps opportun, une fourniture fiable et une capacité de réserve appropriée”, a-t-il ajouté.

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