Passage à l’heure d’été, l’heure des comptes !

Cela fait près de 40 ans que nous pratiquons ce même rituel sans plus nous poser de questions. Avancer d’une heure à l’arrivée du printemps et perdre une heure de sommeil qu’on récupérera une fois l’été passé. Mais dans quel but ? Ce système destiné à réduire notre dépendance au pétrole à une période où l’électricité française était produite en plus grande partie par des centrales au fuel lourd,  est-il encore valable aujourd’hui ? Ces économies énergétiques sont-elles suffisantes pour justifier la pérennisation d’une telle pratique ?

Bien que contesté à chaque passage, le changement d’heure est maintenu depuis plusieurs décennies en raison des gains énergétiques qu’il engendre. Ces économies d’énergie sont bien sûr incontestables mais s’avèrent tout de même relativement modestes comparées à la consommation globale d’électricité.

D’après une étude actualisée en 2010 par l’Ademe, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, ces gains énergétiques liés à une utilisation réduite des éclairages (et dans une moindre mesure des usages thermiques, chauffage et climatisation), représenteraient chaque année près de 500 GWh (0,5 TWh), soit l’équivalent de la consommation en éclairage d’environ 800 000 ménages. De plus, si l’on considère que 1 kWh consommé en éclairage produit environ 100 gramme de CO2, on évite de cette manière une émission de 50 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère.

On pourrait souligner le fait que malgré tout, les bénéfices de cette pratique ne représentent qu’une goutte d’eau comparé à une consommation brute d’électricité qui s’est élevée en France à plus de 495 TWh pour l’année 2013 et qu’ils n’ont pas d’impact significatif sur les factures des ménages, mais pourquoi supprimer un système qui ne souffre d’aucun coût et se priver ainsi d’économies énergétiques, aussi faibles soient-elles ?

L’Ademe poursuit en affirmant que si ces économies diminueront dans l’avenir du fait de l’évolution des équipements avec l’introduction des lampes basse consommation et l’éclairage public calé sur la nuit « solaire », d’autres économies sont envisageables, même si elles restent pour le moment difficilement quantifiables. Si les économies d’énergie liées au changement d’heure devrait chuter à 340 GWh en 2030, des modifications des consommations sur les usages thermiques et notamment sur la climatisation pourraient rapporter dans le même temps des gains additionnels de 130 GWh et aboutir à une réduction annuelle des émissions de 70 000 à 100 000 tonnes de CO2 (contre 44.000 tonnes en 2012).

Le maintien de cette mesure s’inscrit plus largement dans un ensemble de dispositions mises en œuvre dans le but de limiter les consommations énergétiques et de lutter contre le réchauffement climatique.

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