Orano embauche et veut convaincre que le nucléaire a de l’avenir

Orano, qui cherche à embaucher 1.500 personnes en France, veut convaincre que le nucléaire reste “une filière d’avenir” malgré ses difficultés, a déclaré lundi son directeur des ressources humaines.

“On envisage de recruter un millier de personnes dans l’année qui vient dont 800 en CDI”, a déclaré à l’AFP François Nogué, DRH du groupe.

“On va aussi faire 500 recrutements d’alternants, dont une partie sera embauchée derrière”, a-t-il ajouté, à la veille d’un forum pour l’emploi organisé par l’entreprise à Saint-Quentin-en-Yvelines.

L’entreprise est issue de la restructuration récente du géant Areva et est recentrée sur le cycle du combustible nucléaire: mines, enrichissement de l’uranium, recyclage des combustibles usés, logistique, démantèlement et ingénierie.

“Le nucléaire c’est une filière d’avenir avec des challenges technologiques et professionnels qui sont exceptionnels”, met en avant François Nogué.

La France cherche pourtant à réduire la part du nucléaire dans la production de son électricité et la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), que doit présenter le gouvernement au mois de novembre, pourrait ainsi se traduire par des fermetures de réacteurs nucléaires d’EDF.

La réorganisation de la filière sous l’égide des pouvoirs publics a aussi été douloureuse et nécessité des milliards d’euros d’argent public.

“Il faut qu’on travaille sur l’attractivité du nucléaire”, reconnaît François Nogué.

Mais “c’est une remarquable carte de visite (…) parce qu’on y apprend la qualité, la sécurité, toute la rigueur qui est propre à notre industrie”, souligne-t-il.

Le responsable admet également qu’il existe “un enjeu de notoriété” pour Orano, ainsi baptisé en début d’année et pour l’instant pas aussi connu que le groupe Areva dont il est issu.

Les recrutements proposés sont essentiellement pour des postes qualifiés: ingénieurs, techniciens et agents de maîtrise. Ils concernent tous les domaines d’activité du groupe: la production, l’ingénierie, les transports, la gestion des déchets, le démantèlement…

C’est en particulier dans les services que le groupe connaît une croissance. Après des années de restructurations et de difficultés financières, il voit ses effectifs totaux progresser.

Orano employait 16.500 personnes dans le monde dont 12.400 en France fin 2017. Ce chiffre devrait monter à 12.800 en 2018.

Les recrutements concernent essentiellement les sites du Tricastin, dans le sud-est de la France, où se trouve un gros complexe nucléaire, mais surtout l’Ile-de-France et le Cotentin en Normandie, où se situe l’usine de La Hague.
jmi/tq/az

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