Nucléaire : les 7 mensonges capitaux des opposants radicaux (Tribune)

Tribune signée Dominique Greneche, Docteur en physique nucléaire.

L’énergie nucléaire civile a toujours fait l’objet de nombreuses controverses à tous les niveaux et parmi tous les acteurs de notre société, y compris dans la population elle-même. Ces débats parfois très vifs, pour ne pas dire convulsifs, s’intensifient aujourd’hui en France à l’occasion de la campagne présidentielle. Mais de tout temps, les antinucléaires intégristes n’ont pas hésité à proférer des arguments trompeurs pour prêcher leur évangile et mystifier le peuple qui peut se laisser berner facilement faute de connaissances sur le sujet.

Face à cette vaste entreprise d’intoxication menée aujourd’hui par de véritables lobbies bien organisés, il est encore temps de rétablir la vérité sur les principaux sujets qui alimentent ces débats, en se basant sur des faits et des chiffres qui sont absolument incontestables.

 Il n’y pas de solution pour les déchets radioactifs »

C’est faux. Ce qu’il faut savoir c’est que les déchets radioactifs sont constitués essentiellement de deux grandes catégories. D’abord les déchets de très faible ou moyenne activité à vie courte ou moyenne qui sont soit recyclés soit conditionnés et stockés de façon sure et pérenne dans des centres de stockage de surface dédiés.

Ensuite, les déchets de haute activité à vie longue qui renferment l’essentiel de la radioactivité des déchets nucléaires mais dont le volume est très faible : 0,2 % du total des déchets nucléaires stockés aujourd’hui en France, soit 4000 m3 (volume d’un hangar de 20 m de côté et de 10 m de haut). Ils sont aujourd’hui noyés dans des matrices vitreuses pratiquement inaltérables et totalement inertes qui sont actuellement entreposées sans aucun risque à l’usine de retraitement de La Hague, dans l’attente de leur stockage définitif en formation géologique profonde.

Il importe de noter sur ce point que, contrairement à ce qui est parfois affirmé, de tels stockages existent déjà dans le monde, comme le « WIPP » aux Etats-Unis qui est entré en service en 1991.

Cette solution est d’ailleurs reconnue par toutes les instances internationales comme celle qui est techniquement la plus sûre et éthiquement la plus responsable. En effet, la très grande stabilité de ces formations à l’échelle géologique permet de garantir le confinement absolu de la radioactivité jusqu’à sa réduction à un niveau comparable à celui de la radioactivité naturelle.

Néanmoins, les antinucléaires les plus radicaux s’y opposent farouchement non pas à cause du prétendu risque de ce type stockage mais du fait que sa mise en œuvre leur retirerait l’arme principale qu’ils utilisent pour abattre le nucléaire.

« Les centrales nucléaires sont dangereuses »

C’est faux. Les réacteurs nucléaires sont sans aucun doute le mode de production le plus sûr au monde (y compris en tenant compte des deux accidents passés, Tchernobyl et Fukushima) rapporté à la quantité d’énergie produite et si on englobe toutes les phases de construction et les facteurs de production. C’est une réalité démontrée par l’ensemble des études sur ce sujet au niveau national ou international. Et d’ailleurs, si on comptabilise le nombre de morts causés directement par le nucléaire depuis l’origine dans la population française on aboutit à un résultat simple et incontestable : ZERO.

« Le nucléaire constitue une grave atteinte à notre environnement »

C’est faux. Là encore il suffit d’examiner les conclusions de toutes les études publiées sur le sujet. Pour l’ensemble des critères tels que l’occupation des sols, l’utilisation des ressources naturelles, l’extraction et transformation des matières premières, dégagement de polluent chimiques, le nucléaire apparait comme l’énergie ayant l’impact le plus faible, et souvent de très loin. Sans parler évidemment le l’émissions de gaz à effet de serre pour laquelle le nucléaire est le meilleur élève même en comparaison du solaire ou de l’éolien et bien entendu du gaz qui émet cent fois plus de CO2 que le nucléaire.

À cet égard, il est surprenant de constater que presque la moitié des Français estiment que les centrales nucléaires contribuent beaucoup à l’effet de serre. Qui leur a inculqué cette monumentale bévue ?

« Le coût du nucléaire est bien plus élevé que celui des énergies renouvelables »

C’est faux. En effet, toutes les études non partisanes sur ce sujet démontrent que le nucléaire est compétitif par rapport aux autres formes d’énergies. Citons par exemple l’étude très fouillée publiée en 2021 par RTE (Réseau de transport d’électricité), organisme d’état pourtant très circonspect vis-à-vis du nucléaire puisqu’il est sous la tutelle de la ministre actuelle de l’environnement dont on connait l’attitude pour le moins hostile au nucléaire.

Cette étude énonce sans ambiguïté que parmi les six scénarios de neutralité carbone à l’horizon 2050 qui sont examinés, celui qui est le plus économique est celui dans lequel part du nucléaire est la plus grande.

« On ne sait pas démanteler les réacteurs nucléaires »

C’est faux. Qu’on en juge. Près de 140 réacteurs nucléaires sont en cours de démantèlement dans le monde, dont 10 en France, et une vingtaine de réacteurs ont été entièrement démantelés.

Le démantèlement complet des réacteurs nucléaires est donc non seulement réalisable techniquement, mais il bénéficie d’un retour d’expérience notable. Par ailleurs, Les coûts associés à ces démantèlements sont bien appréciés et ne représentent qu’environ 10 % du coût de construction des réacteurs. Ajoutons à cela que des provisions financières permettant de couvrir ces dépenses futures sont mises en place en France conformément à la réglementation.

« La France dépend totalement de l’étranger pour son énergie nucléaire du fait de ses importations d’uranium »

C’est Faux. En effet, le deuxième producteur mondial d’uranium, ORANO, est Français. Il possède en propre un portefeuille de réserves en uranium réparti dans différents pays qui, au demeurant, sont géographiquement très diversifiés et politiquement stables pour la plupart.

De plus, EDF dispose d’un stock d’uranium sur le sol national qui correspondant à 5 années de production d’électricité, sans compter les 320 000 tonnes d’uranium appauvri stockées en France qui peuvent au besoin être réenrichies pour parer à toute crise majeure des d’approvisionnements en uranium naturel.

Précisons par ailleurs que le coût de l’uranium représente à peine 2 % du coût total de l’électricité nucléaire. Enfin, cerise sur le gâteau, les réacteurs de quatrième génération (que l’on sait déjà concevoir et construire) permettrons tout simplement de se passer d’importation d’uranium.

« Le nucléaire civil favorise la prolifération du nucléaire militaire »

C’est faux. Certes, le nucléaire civil est né historiquement du nucléaire militaire dans les grands pays nucléaires. Mais l’inverse ne s’est jamais produit. Et d’ailleurs le plutonium généré par tous les réacteurs actuels est pratiquement inutilisable pour fabriquer des bombes atomiques.

Sur ce point, on peut prendre un exemple d’une grande actualité, qui est celui de l’Iran. Ce pays a-t-il besoin de réacteurs nucléaires pour fabriquer éventuellement des bombes atomiques ? La réponse est non.

La meilleure conclusion à tout cela peut être trouvée au travers de cette phrase de Nietzsche : « Le pire ennemi de la vérité n’est pas le mensonge, ce sont les croyances ».

 

 

commentaires

COMMENTAIRES

  • « les réacteurs de quatrième génération (que l’on sait déjà concevoir et construire) »
    Sur le principe oui, mais dans le détail, c’est autre chose.
    Je dirais plutôt que le réacteur de 3ème génération EPR2 n’est pas encore conçu.
    Il faut voir, notamment l’histoire de Phoenix, SP, Monju, le BN 600.
    Cependant, les résultats du BN 800 sont bons (d’après ce qui est raconté par les Russes…), avec un réacteur, qui au bout de 6 ans de fonctionnement sans incident majeur, devrait passer à 100% de combustible MOX cette année.
    Mais il faut voir tout ce qu’il y a derrière ces premières années de bons résultats, notamment le niveau très élevé des scientifiques russes et l’engagement de l’Etat pour cette filière.
    Le niveau d’instruction est très élevé en Russie, un héritage du communisme (système que je ne défends pas par ailleurs sur les aspects économiques et dictatoriaux). A comparer avec l’évolution du niveau scolaire en France lors de ces dernières décennies !

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  • Comme tous les pro-nucléaires intégristes, cet auteur retraité du nucléaire, n’hésite pas à bonimenter avec les mensonges habituels pour faire valoir sa camelote et mystifier les gens.

    Depuis plus de cinquante ans, les « lobbies » pro-nucléaires sont particulièrement bien organisés puisqu’ils ont intégré les plus hautes sphères de l’État et que le nucléaire est devenu depuis lors une propagande d’État, à travers EDF en particulier.

    Le stockage des déchets radioactifs n’est pas une solution mais une mise sous le tapis. La seule solution est de ne pas en produire, car leur élimination n’est pas possible à ce jour et ne le sera sans doute jamais.

    Les déchets à vie « courte » sont ceux dont la période ou « demi-vie » est inférieure ou égale à 31 ans (<32 ans). Ce qui veut dire que leur radioactivité diminue de moitié après une durée pouvant atteindre 31 ans. Pour le "recyclage", on attend les précisions de l'auteur.

    Notons que le "WIPP" américain est entré en service en 1999 (et pas 1991) et concerne des déchets de moyenne activité à vie longue selon la classification française.

    Cela n'a donc rien à voir avec les déchets de haute activité à vie longue, comme le prétend l'auteur.

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    • Au sujet de WIPP, voici la situation:
      Depuis le 5 février 2014, un accident nucléaire de grande ampleur (prélude à une catastrophe nucléaire?) est en cours au centre de stockage profond de déchets radioactifs au Nouveau Mexique (USA). Un incendie dans la zone nord puis, 9 jours plus tard, un relâchement de radioactivité dans la zone sud se sont produits au WIPP (Waste Isolation Pilot Plant) qui est prévu pour entasser 176 000 m3 de déchets transuraniens contenant notamment de l’Américium et du Plutonium, issus d’activités nucléaires de défense (recherches militaires et production d’armes nucléaires). Un ou plusieurs containers se sont ouverts, à 655 mètres sous terre, suite à une explosion d’origine chimique. La radioactivité la plus terrible – Plutonium, Americium – s’est échappée et s’échappe encore.
      Prétendre faux que le stockage profond est réglé « Il importe de noter sur ce point que, contrairement à ce qui est parfois affirmé, de tels stockages existent déjà dans le monde, comme le « WIPP » aux Etats-Unis qui est entré en service en 1991. » est FAUX.
      http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post%2F2014%2F05%2F25%2FUSA-%3A-une-catastrophe-nucl%C3%A9aire-en-cours-%C3%A0-655-m%C3%A8tres-sous-terre-au-centre-de-stockage-de-d%C3%A9chets-radioactifs-WIPP
      Bien à tous
      Michel Vanquaethem

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      • @Michel Vanquaethem 30.03.2022
        La situation française n’a rien à voir.
        Avec des fûts vitrifiés, il n’y a aucun risque d’incendie.
        A vrai dire, la solution la plus sure serait d’immerger les fûts vitrifiés dans les grands fonds marins, si un jour ça se désagrège, ce sera parfaitement dilué dans la mer, et très en dessous des radiations naturelles.

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  • Les centrales nucléaires ne seraient pas dangereuses ! Bon, nous avons déjà eu des exemples concrets du contraire.

    En France même, nous avons échappé de peu à des catastrophes. Non seulement de sérieux problèmes comme à St-Laurent-des-Eaux en octobre 1969 et mars 1980 (niveau 4, fusion du cœur).

    Mais surtout au Blayais, près de Bordeaux. On en a parlé au Sénat :
    https://www.senat.fr/questions/base/2011/qSEQ11121553S.html

    Voir le JO du Sénat du 22/02/2012 – page 1396, à la fin de la réponse du ministre :

    « Nous l’avons su bien après, mais nous avons frôlé la catastrophe les 27 et 28 décembre 1999 ! Le préfet de l’époque avait même réveillé Alain Juppé dans la nuit pour le prévenir qu’il devait s’attendre à évacuer la ville de Bordeaux. »

    Selon la convention de Paris du 29 juillet 1960, complétée ensuite, la responsabilité d’une centrale nucléaire est limitée à 91,5 millions d’euros (et avec une courte prescription). Ensuite, c’est l’État qui paie.

    En pratique, le nucléaire n’est pas assurable (ou si peu) car il est trop dangereux.

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    • @Marguerite 25.03.2022
      Bien sûr qu’une centrale nucléaire est un truc dangereux.
      Mais beaucoup moins qu’une centrale à charbon qui tue à court terme énormément plus par pollution, et, bien pire, à terme par son CO2 et l’évolution du climat.
      Les centrales nouvelles sont beaucoup mieux maîtrisées.
      Quant aux anciennes, souvenons nous tout de même que le tsunami de Fukushima a fait au moins 21.000 mort, mais que l’accident nucléaire qui a suivi n’a fait aucun mort, aucun cancer.

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  • @marguerite
    A saint laurent des eaux, les 2 événements sont effectivement niveau 4 sur 7 du International Nuclear Event Scale, ce niceau signifie accident sans risque majeur à l’extérieur du site…
    Certes, l’echelle INES est améliorable, je lui prefere le Nuclear Accident Magnitude Scale.
    Néanmoins, cela n’en fera jamais un niveau 7 comme fukushima ou un tchernobyl.
    L’incident du Blayais est niveau 2…

    Par ailleurs citer un député EELV qui cite une action antinucléaire de greenpeace, c’est un argument qui ne ma que pas de partialité.. Où sont les actions similaires sur des barrages hydrauliques? centrales à gaz? usine chimique? où autre site Seveso?
    Qu’est ce qu’on cherche à démontrer avec de telles actions?
    Aucune installation industrielle civile n’est bâtie pour résister au sabotage…

    Vu l’ignorance des gens au sujet du nucléaire en France alors qu’ils bénéficient d’une électricité peu coûteuse sans aucun drame… Alors, depuis plus de cinquante ans, les « lobbies » pro-nucléaires sont particulièrement… nuls
    A contrario, depuis une vingtaine d’années les lobbys du gaz sont très bons, pour soutenir tout ce qui retardera l’entretien du parc nucléaire et leur permettre d’adosser leur centrale au renouvelable intermittent…

    Il vaut mieux stocker des déchets radioactifs sous le tapis géologique que de rejeter des aerosols ou du CO2 à l’air libre, je vous invite à lire le GIEC

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    • Cela fait partie des risques avec lesquels on peut vivre, comme les barrages…
      Un risque financier à prendre en compte tout de même dans le coût du nucléaire, même si les nouveaux réacteurs sont supposés être plus sûr.
      Fukushima: 200 Mds € de coût de décontamination selon le gouvernement japonais, 500 Mds selon certains responsables de l’opération. Et c’eut été beaucoup plus si le vent avait soufflait vers l’intérieur des terres et non vers la mer.

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  • Le nucléaire est à 29 GW aujourd’hui. Moins de la moitié de la capacité installée de 61 GW.
    Le 7 avril 2021, la demande atteignait 70 GW, couverte à hauteur de 40 GW par le nucléaire et 9 GW par les importations.
    Ce niveau de demande ne pourrait probablement pas être couvert aujourd’hui.

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  • Le nucléaire c’est donc « que du bon ». Un travail de lobbyiste à faire pâlir Jancovici lui-même.

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  • Ajoutons qu’une catastrophe bien plus importante que celle du Blayais aurait pu se produire, à la suite de circonstances en apparence hautement improbables, dans les années 1990-2000. Mais n’en disons pas plus pour ne pas donner de mauvaises idées.

    Pour les questions d’environnement, il ne faut pas regarder par le petit bout de la lorgnette (avoir un esprit étroit). Les dégâts concernent déjà les populations locales proches des mines et de leurs terrils, que ce soit au Niger, à Ranger (dans le parc national de Kakadu) au nord de l’Australie, en Namibie ou ailleurs.

    https://reporterre.net/Pour-exploiter-l-uranium-kazakh-Orano-va-raser-une-foret-protegee

    Il faut voir aussi les dégâts causés par les mines d’uranium qui ont existé en France jusqu’en 2001 avec la fermeture de la mine de Jouac (depuis, tout l’uranium est importé).

    Les dégâts portent aussi sur la faune fluviale, avec des rejets d’eau chaude dépassant souvent les limites (laxistes) autorisées.

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    • @Marguerite 26.03.2022
      Ah, notre bien partiale Marguerite.
      Ce que vous dites est vrai pour n’importe quelle mine, avec une petite différence :
      UN GRAMME d’uranium donne autant d’énergie que DEUX TONNES ce charbon, ce qui fait que la taille et les dégâts provoqué par une mine d’uranium sont infiniment plus petits.

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  • Dans son rapport de fin 2021, la Cour des comptes indique un coût complet de production du nucléaire ancien de 60,8 ou 68,4 €/MWh selon le périmètre pris pour comptabiliser les investissements.

    Pour l’EPR de Flamanville et sur la base de données anciennes, la Cour estimait en 2020 son coût de production entre 110 et 120 €/MWh. Depuis, ce coût a évolué.

    Par exemple, le tarif d’achat pour le nucléaire EPR à Hinkley Point, actualisé pour 2021, est de 115 £/MWh, ce qui fait 135 €/MWh au taux de change actuel.

    Le coût complet de production (coût réel) ne serait guère inférieur avec une série de six EPR2, dont les caractéristiques ne sont pas encore détaillées.

    De leur côté, sur la base des appels d’offres des 3+ dernières années, le tarif de référence (pour le complément de rémunération positif ou négatif) des nouveaux parcs est de 60 à 65 €/MWh pour l’éolien terrestre et de 55 €/MWh pour le photovoltaïque.

    Pour l’éolien en mer, après un tarif de référence relativement élevé pour les premiers parcs, comme partout en Europe à la même époque, il est de 44 €/MWh à Dunkerque.

    Pour les parcs éoliens en mer qui viendront par la suite, le tarif de référence devrait se situer autour de 60 €/MWh, selon la situation locale de chacun. Dans un premier temps, cela pourrait être un peu plus de 60 €/MWh avec des éoliennes flottantes.

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    • @Marguerite
      M’enfin, Marguerite, vous comparez une centrale nucléaire pilotable et des éoliennes intermittentes.
      Des torchons et des serviettes.
      Si vous comparez les systèmes complets, centrales à gaz plus éolien et solaire, en comptant tous les coûts, investissements et carburants, et là le rapport des coûts s’inverse.
      Le nucléaire est toujours moins cher.

      Et en plus, le couple nucléaire plus hydraulique ne génère pas de CO2 pour le climat.

      Globalement, pas photo, donc.

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  • C’est tellement exagéré ou minimisé que cela ne peut pas être sérieux ..

    Au début on avait des mines d’uranium en France et maintenant les réserves très diluées avec des décaissement démens s’épuisent dans le monde.
    Le démantèlement complet coute trop cher , on se contente de garder les dômes de béton gigantesque .

    Pour refroidir l’eau qui sort des turbines on réchauffe les fleuves , EDF a même obtenu de plus réchauffer que le contrat de départ le prévoyait.
    Le Rhône qui avait des réserves avec la fonte des glacier était parfait, mais de moins en moins de réserve en été et on doit réduire voir arrêter les centrales en été.

    Alors on utilise des tours de refroidissement avec un immense panache de fumée crée avec de l’eau qui manque déjà pour l’agriculture .

    Nucléaire pas polluant, pas dangereux , décarboné pas bien sérieux . Rien que l’acier et le béton nécessaire pour la construction a nécessité du carbone en quantité pharaonique.

    Si on calcule le prix du KWh d’une centrale nucléaire déjà amortie c’est moins cher.
    Si on fait de même avec un panneau photovoltaïque amorti cela ne coute pratiquement rien avec du soleil gratuit.
    Des panneaux solaires sensible aux infrarouges vont permettre de produire même la nuit , nucléaire obsolète dans pas si longtemps que cela .

    https://www.nature.com/articles/ncomms11329

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  • Quand j’ai acheté un terrain à 2 km de la mer à St Martin Plage en 84 on s’est bien gardé de me dire que quelques temps plus tard je verrai se construire l’impensable : une centrale nucléaire. Il dit quoi le monsieur sur l’impact environnemental ? J’ai déménagé depuis à l’ombre des éoliennes : ce ne peut pas être pire.

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    • Pour ceux qui ne connaissent pas St-Martin-en-Campagne, près de la centrale nucléaire de Penly en Normandie, près de Dieppe, il aurait été bon de le préciser. Ce n’est pas aux Antilles. C’est actuellement une partie de Petit Caux.

      La centrale de Penly, est à cheval sur Penly et St-Martin, à 500 m de St-Martin-Plage.

      La construction de Penly-1 (1.330 MW) a commencé en septembre 1982 pour un service commercial en décembre 1990, plus de 8 ans plus tard.

      Celle de Penly-2 (1.330 MW) a commencé en août 1984 pour une mise en service commercial en novembre 1992, plus de 8 ans plus tard aussi.

      Pourtant, à l’époque, la dite « expérience » ne manquait pas.

      C’est un site choisi pour y construire deux éventuels EPR2.

      A noter que la digue construite pour protéger le chenal alimentant la centrale en eau de refroidissement crée un obstacle au mouvement naturel du sable le long du littoral (30.000 à 40.000 m3 par an), ce qui est un dommage à l’environnement, entraînant une plus forte érosion ailleurs.

      Les 300.000 m3 de sable ont-ils été retirés de la plage ? Et les choux-marins, que sont-ils devenus ?

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  • Plutôt que d’écrire des tribunes publicitaires niveau télé-achat Dominique Greneche pourrait-il nous dire :

    – de combien seront les émissions du cycle complet de la filière nucléaire au fil du temps de l’exploitation de l’uranium ?

    – est-ce utile d’épuiser l’uranium quand il a des applications plus utiles notamment dans le domaine spatial ?

    – de combien est comparativement le niveau d’émissions sur tout son cycle d’une éolienne en bois (type Vestas/Modvion) dont le support béton fixe le carbone, en sachant que l’éolien flottant pense utiliser aussi le bois ?

    – les réacteurs nucléaires peuvent-ils être aussi répandus dans le monde que les énergies renouvelables ?

    – quelle est la part de marché nucléaire de la France dans le monde ?

    – les allemands ne décarbonent-ils pas plus vite que nous le monde avec leurs renouvelables que nous avec nos EPR ?

    – leurs retombées financières ne sont-elles pas plus importantes que pour nous par les choix qu’ils ont fait ?

    – comment défend-on un parc nucléaire face par exemple à des missiles hypersoniques ?

    – que se passe-t-il en cas de conflit et que plusieurs réacteurs sont fortement touchés ?

    Pour mémoire le coût d’un accident nucléaire sur un seul réacteur en France était évalué entre 300 et plus de 1000 milliards d’euros par les intervenants du nucléaire dont l’IRSN dans les rapports de la cours des comptes.

    – Si le fait de faire du nucléaire civil ne facilite pas l’accès au nucléaire militaire, pourquoi tant s’inquiéter des programmes de la Corée du Nord, de l’Iran etc ?

    – les sites de déchets sont-ils si sûrs en cas de terrorisme, de conflits etc. A vous lire l’Agence internationale de l’énergie s’inquiète donc inutilement pendant le conflit en Ukraine ?

    – vous nous garantissez la fiabilité des sites de stockage sur plus de 100.000 ans, aucun scientifique sérieux n’affirmera une telle chose. En outre ces sites ne sont pris en compte que moins d’1 siècle par exemple pour Cigéo.

    – le nombre de morts et de cancers du nucléaire a toujours été contesté et on le constate dans les études scientifiques publiées mais très rares sont les études indépendantes. Le nucléaire est le plus souvent une énergie d’Etats et ce sont principalement des instances (ou sous contrôle) d’Etats qui ont établi les conclusions. Il y a eu des données extrêmes publiées par ces études mais les conclusions ont été plutôt optimistes comparé aux conclusions de la plupart des études scientifiques. Les taux de cancers de la thyroïde en France suite à Tchernobyl ont par exemple été expliqués par une meilleure prise en compte par les médecins, il y a pourtant eu des territoires plus touchés que d’autres et une étrange forte prise en compte soudaine des cas par le corps médical. Et le nombre d’incohérences de ce style qui ne résistent pas à des analyses scientifiques approfondies sont nombreuses

    – en terme de surface le nucléaire en prend plus que la géothermie et il émet déjà plus qu’une éolienne en bois de Vestas/Modvion et ce sera bien pire au fil du temps

    – idem le solaire organique notamment a un meilleur bilan que le nucléaire

    Il y a également d’autres facteurs négatifs en termes d’émissions comme d’usage d’eau etc à prendre en compte comme l’ont fait des études scientifiques sur le sujet.

    De plus le nucléaire en France a généré beaucoup de gabegie énergétique, une très mauvaise utilisation et optimisation de l’énergie et au final quelques 8 millions de personnes en précarité énergétique « électrique » sur les 12 millions en précarité énergétique. Par exemple des réseaux de chaleur couplés à une part élevée de solaire thermique comme en Scandinavie notamment, aurait eu un bien meilleur bilan.

    Le coût du nucléaire est plus élevé que les renouvelables dans la majorité des pays du monde. Par exemple la Californie, 5e puissance économique mondiale, fait le choix du 100% renouvelables pour cette raison, après de très nombreuses modélisations qui elles ne mentent pas et d’autres Etats et pays font de même.

    Vous évoquez les scenarii RTE dont le prix du nucléaire en omettant de citer le texte complet de RTE concernant le prix du nucléaire qui pourrait s’avérer plus cher que les renouvelables.

    Les différentes études prospectives soulignent par ailleurs que la part de l’électricité nucléaire mondiale sera largement devancée par les renouvelables et qu’elle sera comme maintenant de l’ordre de 10% à horizon 2050. En conséquence, pour une énergie « la moins chère » selon vous, il y a un problème par rapport à vos affirmations.

    Les coûts des démantèlements ne sont pas parfaitement connus tant que peu est fait et des démantèlements dans le monde ont été très mal réalisés et des coûts souvent dépassés. Donc là encore vous affirmez des faits alors qu’une approche sérieuse devrait souligner qu’il y a forcément des incertitudes.

    Vous évoquez des pays « stables » dans les ressources d’uranium. Parmi d’autres le Mali où est présent Orano vous remercie de le qualifier comme « stable ».

    Vous parlez ensuite des RNRs sans évoquer le plutonium, ni les coûts, ni les durées. En tant que scientifique du secteur de l’énergie j’ai eu l’occasion d’échanger avec des gens comme le professeur Loiseau et ses équipes qui ont travaillé sur l’optimisation des réacteurs et ils sont beaucoup plus réalistes que vous et moins optimistes sur ce point. Faîtes déjà en sorte de baisser les coûts des EPR même 2 moins sécurisés que les 1 et pour cette raison et critiqués notamment par l’ASN et le Cea.

    Pour finir, bravo, vous seriez un très bon vendeur en télé-achat mais au plan scientifique et économique vous prenez beaucoup de libertés sur les réalités. Il y a des études scientifiques et économiques pointues qui prennent la peine d’être prudentes, nuancées, de fixer des fourchettes etc, ce n’est pas fait pour les chiens.

    Il y a bien plus de mensonges à l’égard des renouvelables qu’à celui du nucléaire.

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    • @Energie+
      Il faut dire que côté « tribunes publicitaires niveau télé-achat » notre Energie+ se pose en expert.
      Trions donc le vrai du faux, le dit du non-dit.
      En premier lieu, ce dont il ne parle pas : Deux dangers majeurs guettent l’humanité :
      – La surpopulation, en général passée sous le tapis, et je ne vois guère de solution
      – Le dérèglement climatique, pour lequel le problème majeur est la création de CO2.
      Ces dangers sont mondiaux, alors que les pires accidents nucléaires ne sont que locaux. Il n’y a donc pas photo.
      Et si on se concentre sur le CO2, si nous voulons alimenter notre réseau électrique en électricité à la demande (le train démarre à l’heure, pas lorsque le vent est suffisant) la source doit être pilotable, et nous pouvons classer les sources d’énergies pilotables en deux groupes :
      1) Pilotables par nature, centrales à gaz ou à charbon, nucléaire, un peu de bio, hydraulique, …
      2) Pilotables par mariage, éoliennes lorsque le vent souffle mariées à des centrales pilotables en cas de manque de vent, idem pour le solaire, et ce mariage est indissociable.
      Et ces centrales pilotables sont en général à gaz, « moins pires » pour le climat
      Et de ça, qui sont les points vitaux, Energie+ ne parle évidemment pas.

      Reprenons maintenant ses dires les plus intéressants, parfois les plus – involontairement – amusants :
      – « de combien seront les émissions du cycle complet de la filière nucléaire au fil du temps de l’exploitation de l’uranium ? » Trouver un chiffre est impossible, mais nous pouvons remarquer que l’uranium a une densité d’énergie extraordinaire : UN GRAMME d’uranium contient autant d’énergie que DEUX TONNES de charbon. Un rapport supérieur à 1.000.000
      Ce qui signifie que la dimension des mines, et les dégâts occasionnés dans l’environnement, sont dans le même rapport. Qu’il commence donc par se préoccuper des mines des matériaux divers nécessités par les renouvelables intermittents, cuivre par exemple, et on en reparle.
      – « est-ce utile d’épuiser l’uranium quand il a des applications plus utiles notamment dans le domaine spatial ? »
      D’une part, il n’y a pas d’utilisation plus utiles à notre monde dit développé que l’énergie.
      D’autre part, il n’est pas question d’épuiser l’uranium. Si on continue à en tirer, comme pour tout minerai, le prix d’extraction sera simplement croissant. Et comme la quantité pour le spatial sera forcément faible, ça n’aura aucune importance.
      Ceci dit, oui, à faible coût, l’uranium utilisé pour nos centrales actuelles sera épuisé dans 100 à 150 ans. Et comme la durée de vie espérée des centrales peut atteindre les 60 à 80 ans, on voit que ça coince.
      Ce qui IMPOSE de passer à des Réacteurs à Neutrons Rapides (RNR), de quatrième génération.
      Et là, nous avons pour quelques dizaines de siècles de « carburant » uranium 238. 350.000 tonnes actuellement sur le sol français. No problem my dear.
      – « d’une éolienne en bois dont le support béton fixe le carbone.
      Là, il se fout ouvertement de la tête des braves gents. La fabrication du béton est l’une des plus polluantes au monde en termes de CO2.
      –  » les allemands ne décarbonent-ils pas plus vite que nous le monde avec leurs renouvelables que nous avec nos EPR ? »
      Bien sûr, et de beaucoup.
      Les Allemands partent d’une situation épouvantable à base de lignite, charbon et gaz russe.
      Ils ont donc beaucoup de progrès à faire pour décarboner, et à court terme, les intermittents sont efficaces.
      Nous partons, grâce à notre nucléaire, d’une situation décarbonée à 90%
      On voit mal comment nous pourrions améliorer la situation.
      Par contre, nous pouvons dégrader fortement celle-ci en remplaçant nos centrales nucléaires par des centrales à gaz assistées par des éoliennes. Et c’est ce que nos faux écolos, et nos marchands de gaz comme vous tentent de faire.
      – Comment défend-on un parc nucléaire face par exemple à des missiles hypersoniques »
      Hypersoniques ou non, ça ne change rien.
      Si on balance une bombe nucléaire, nous n’aurons plus jamais mal aux dents, et que cette bombe tombe sur un réacteur ou non ne change pas grand-chose à l’affaire.
      –  » Pour mémoire le coût d’un accident nucléaire sur un seul réacteur … »
      C’est bien pourquoi les réacteurs évoluent dans leur conception, et c’est l’une des (nombreuses) raisons des retards des EPR.
      – « Si le fait de faire du nucléaire civil ne facilite pas l’accès au nucléaire militaire »
      Tout à fait vrai, dans nos centrales actuelles se crée du plutonium.
      Donc à diffuser avec prudence, même si passer de ce plutonium à une version militaire nécessite de gros moyens.
      C’est seulement dans les pays possédant déjà la bombinette que les centrales ne sont d’aucune utilité, puisque même les essais sont interdits.
      Par contre, les centrales de quatrième génération peuvent consommer le plutonium en excès.
      – « vous nous garantissez la fiabilité des sites de stockage sur plus de 100.000 ans … »
      Il serait beaucoup plus sûr de balancer le peu de déchets très dangereux, sous forme de futs vitrifiés, dans les grands fonds marins, où ils pourraient se décomposer en quelques milliers d’année, et se retrouver dilués, inoffensifs, dans la mer immense.
      -« le nombre de morts et de cancers du nucléaire a toujours été contesté » LOL
      Ca, oui, toutes les associations dites vertes ont donné des chiffres gigantesques, cocasses.
      L’ONU, dans ses rapports de l’UNSCEAR, agence équivalente au GIEC, mais pour les radiations, parle de quelques centaines de morts, de mémoire. Infiniment moins que pour le charbon, sans parler des accidents de rupture de barrages hydraulique. Rien que Malpasset, en France, en a fait deux fois plus.
      Et si vous parlez de Tchernobyl, c’est qu’il s’agit du seul accident ayant fait des morts, avec un type de centrale dangereux par nature, sans entrer dans les détails.
      Je comprends que vous préfériez ne pas parler de Fukushima, dont le tsunami a fait plus de 21.000 noyés, et donc l’accident nucléaire que a suivi n’a fait aucun mort, aucun cancer avéré ni à prévoir.
      Et tout le monde est d’accord là dessus.
      –  » en terme de surface le nucléaire en prend plus que la géothermie et il émet déjà plus qu’une éolienne en bois » Là, vous mélangez deux problèmes qui n’ont rien à voir.
      La géothermie est intéressante pour chauffer des bâtiments, pas pour faire de l’électricité. Hors sujet, donc.
      Quant à la place prise par un réacteur, comparé aux 4.000 éoliennes équivalentes, oui, je préfère un brave petit réacteur caché dans un creux de vallon.
      – « idem le solaire organique notamment a un meilleur bilan que le nucléaire » Alors, là, vous êtes gonflé LOL Mieux vaut en rigoler. Surtout avec des panneaux chinois.
      –  » Il y a également d’autres facteurs négatifs en termes d’émissions comme d’usage d’eau »
      En fait, l’eau est utilisée non dans la partie nucléaire, mais dans la partie générant l’électricité, qui est strictement identique pour n’importe quelle centrale thermique, puisque qu’une centrale nucléaire est, fondamentalement une centrale thermique.
      Donc, les packs centrales à gaz plus éolien ou solaire, que vous souhaites disséminer sur le territoire, ont exactement le même problème.
      C’est pourquoi on souhaite rapprocher les centrales thermiques (nucléaires ou non) du bord de mer.
      – « De plus le nucléaire en France a généré beaucoup de gabegie énergétique » Oui, bien d’accord, le premier effort à faire est d’économiser, et le second est d’électrifier les usages actuels des hydrocarbures. Donc de doubler la puissance électrique consommée d’ici 2050.
      Et la, on retombe sur le premier point, le meilleur, le seul sans CO2 avec un peu d’hydraulique, est le nucléaire. Pas photo.
      – « Le coût du nucléaire est plus élevé que les renouvelables dans la majorité des pays du monde »
      Là, vous trichez en comparant le nucléaire, pilotable, et les intermittents, qui nécessitent en parallèle des centrales pilotables.
      Et si vous comparez les deux, rendus pilotables, pas photo. Le nucléaire est imbattable.
      – « Par exemple la Californie, …, fait le choix du 100% renouvelables
      Vous rigolez, comme expliqué au début, c’est physiquement impossible. Le chiant, avec la physique, c’est qu’elle finit toujours par avoir raison.
      – « Il y a bien plus de mensonges à l’égard des renouvelables qu’à celui du nucléaire »
      C’est pourtant difficile à croire, mais vous avez raison.
      Le plus énorme mensonge concerne effectivement les énergies renouvelables intermittentes, éolien et solaire, lorsqu’on compare les coûts et pollutions de ces installations, non pilotables, au nucléaire, pilotable.
      Alors que vous savez parfaitement bien que si nous comparons les systèmes complets
      – Nucléaire d’un côté
      – Centrales à gaz (charbon si vous préférez) assistées les jours favorables par des intermittents,
      Il n’y a pas photo, tout compris (par exemple le cuivre de renforcement du réseau diffus) le nucléaire est infiniment moins coûteux et moins polluant.

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