Entre le marteau et l’enclume : le fardeau de l’intermittence (Tribune)

L’intermittence des énergies renouvelables électriques (EnRe) que sont les énergies éolienne et photovoltaïque, a interdit toute réduction de moyens pilotables[1] en contrepartie d’un quart de siècle de leur développement.

En effet, les maigres capacités de stockage, essentiellement dans les Stations de transfert d’énergie par pompage (STEP), ne permettent pas de réduire leur concours pour résister aux périodes sans vent ou sans soleil. C’est pourquoi le gaz est appelé explicitement à prendre une place croissante dans un mix de production électrique européen de plus en plus intermittent.

Malgré leur pari risqué du gaz vert – hydrogène et méthane – les Allemands s’apprêtent à multiplier les centrales à gaz[2] , en s’assurant le recours des gazoducs Nord Stream et Nord Stream 2, appelés à faire de l’Allemagne laplate forme européenne du gaz naturel à horizon 2035[3] .

Entérinant ce passage obligé par le gaz naturel, le parlement européen vient de l’intégrer parmi les bénéficiaires potentiels du « Fonds pour une transition juste » (Just Transition Fund), en divulguant, ce 17 septembre, les conditions de son attribution[4] .

Ce fonds prévoyait initialement un financement de 7,5 milliards d’eurosdestiné à permettre 1000 milliards d’euros d’investissement vers une économie sans carbone [5] .

Le texte permet au gaz naturel de bénéficier de ce fonds[6] , l’amendement 45 en précise les conditions[7] , notamment celle de faciliter la sortie du charbon sans entraver le développement des énergies renouvelables. C’est-à-dire typiquement la situation allemande qui prévoit d’augmenter le recours au gaz à horizon 2050 [2] , parallèlement au développement des EnRe.

Dans le nouvel ordre économique mondialqui émerge [8] , cet encouragement du gaz ne risquera pas seulement d’avoir des effets négatifs sur le climat, mais enlisera davantage l’Union européenne dans une dépendance qui désormais lui échappe et compromet sévèrement sa souveraineté.

Son taux de dépendance énergétique est en effet déjà au centre de ses préoccupations relatives à sa sécurité d’approvisionnement. La Russie est le principal fournisseur de ses importations d’énergie primaire, et le taux de dépendance de l’UE au gaz était de 74,3% en 2017, tandis que sa production se réduit encore chaque année [9] .

Les menaces américaines

Au prétexte de protéger la sécurité énergétique européenne, les États-Unis ont entrepris une escalade d’intimidations, dans le cadre du « Protecting Europe’s Energy Security Act » (loi de protection de la sécurité énergétique européenne), afin de dissuader l’Europe de se tourner vers la Russie pour son approvisionnement.

Réagissant à ces pressions, le Sénat adoptait le 21 août dernier une « Résolution européenne tendant à préserver la souveraineté de l’Union européenne dans le domaine énergétique »[10] .

L’historique des menaces américaines est détaillé dans la proposition de cette résolution [11] présentée par les sénateurs C. Kern et M. Raison et enregistrée à la Présidence du Sénat le 16 juillet 2020 :

Les premières sanctions contre les « adversaires de l’Amérique » datent de la loi du 2 août 2017 et visaient notamment le projet de gazoduc Nord Stream 2, mais épargnaient explicitement les 5 partenaires européens de Gazprom liés à ce projet, dans les critères d’application des lignes directrices d’application du 31 octobre 2017.

Deux ans plus tard, la loi du 20 décembre 2019, relative aux crédits de la défense, intégrait un dispositif plus contraignant dénommé « Protecting Europe’s Energy SecurityAct of 2019 » qui visait tout navire utilisé par un opérateur non américain dans la construction de Nord Stream 2, en l’occurrence l’unique société helvétique Allseas, qui mit fin immédiatement à sa participation au chantier, obligeant Gazprom à le finir seul.

Le 4 juin 2020, une nouvelle étape était franchie avec une proposition de loi élargissant les sanctions à l’assurance des navires utilisés sur le chantier, toute assistance technique à leur fonctionnement, et toute participation au test ou à la certification du gazoduc.

D’autre part, ce texte est destiné à entrer en vigueur à titre rétroactif dans la loi promulguée 6 mois plus tôt, c’est-à-dire en menaçant les entreprises européennes concernées, alors même que leurs activités étaient considérées licites par les États-Unis au moment où elles avaient été menées.

L’entreprise française Engie, qui participe à ce projet, avait d’ailleurs déjà été condamnée à 40 millions d’euros d’amende dans le cadre de cette participation au projet, mais par la Pologne qui considérait notamment, avec d’autres pays européens, que ce projet menaçait effectivement la sécurité énergétiquede l’Europe [12] .

La dernière étape des menaces américaines a été franchie le 15 juillet 2020 par une mise à jour immédiatement substituée aux lignes directrices d’application de 2017 et visant à pouvoir sanctionner les entreprises européennes dès le lendemain, 16 juillet, indépendamment de la date de conclusion de leur contrat qui les protégeait jusqu’alors.

L’alliance germano-russe en question

Le projet du gazoduc Nord Stream 2 avait été porté à bout de bras par son président, l’ancien Chancelier G. Schroeder, qui avait dû batailler contre les nombreuses réticences, y compris celles de Bruxelles qu’il avait accusé de lui mettre des bâtons dans les roues[13] .

Car dans ce projet, l’Allemagne semble avoir joué en cavalier seul et avoir privilégié ses intérêts à ceux de l’U.E.

Mais l’intermittence de production électrique est au cœur de la politique énergétique dont elle se targue de donner l’exemple à l’Europe. Et le gaz en est la clé.

C’est pourquoi l’Allemagne valorise son partenariat privilégié avec Gazprom par le truchement de G. Schroeder, président du géant pétrolier russe Rosneft et de la société exploitant les gazoducs Nord Stream , ainsi que par sa filiale allemande Gazprom Germania.

Mais on connaît la force de persuasion des menaces de sanctions américaines qui avaient contraint l’entreprise Total à abandonner ses droits majoritaires sur le plus grand gisement de gaz au monde, celui de South Pars, dans le cadre des sanctions contre l’Iran.

Notons d’ailleurs que c’est la Chine qui a repris la place laissée par Total dans cette exploitation.

Les récentes tensions avec la Russie, liées à l’affaire de l’empoisonnement de l’opposant russe Navalny viennent d’offrir à A. Merkel l’occasion d’une posture ouvrant la voie à un éventuel abandon du projet Nord Stream 2[14] . Cette éventualité modifierait assurément le contexte de la transition énergétique allemande.

Quand la France brade son indépendance

Pour les pays dépendant encore lourdement du charbon, un recours accru au gaz restera probablement  un pis-aller acceptable au nom de l’urgence climatique. Mais l’augmentation de la dépendance qu’il implique les rendra plus vulnérables sur le plan géostratégique.

L’approvisionnement en uranium représente une part infime du prix de chaque MWh nucléaire produit. C’est la raison pour laquelle la Commission européenne considère que cette production participe à l’indépendance énergétique et accorde à la France un taux d’indépendance énergétique supérieur à la moyenne européenne, malgré son absence de toute production fossile.

La France a pourtant entrepris une réduction de son parc nucléaire, bradant ainsi ses atouts géopolitiques sans le moindre argument climatique, puisque le nucléaire est déjà décarboné.

Les conséquences de la crise sanitaire viennent de rappeler que la souveraineté n’est pas un vain mot.

La voix de la France sait encore se faire entendre dans le concert des Nations. Par leur ingérence dans notre politique énergétique,  les États-Unis viennent de rappeler qu’ils entendent conserver la baguette de direction.

Dans « Le dernier Mitterrand »,[15] G.M. Benhamou rapporte des propos qui peuvent surprendre en raison de la réputation d’Atlantiste de l’ancien Président. Celui-ci lui confiait en effet :«La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort.»

Le propos n’est pas ici de désigner quelque adversaire que ce soit. Mais de souligner la violence et les coups bas de la guerre économique. De rappeler que cette guerre est mondiale et qu’on risque d’autant moins se tromper d’ennemi qu’on n’y a pas d’amis.

En faisant fermer des réacteurs nucléaires en parfait état et déjà amortis financièrement[16] , et en comptant sur davantage de gaz pour lisser la production de notre ambitieux développement d’EnRe intermittentes au nom d’une profession de foi étrangère à toute justification rationnelle, notre politique énergétique offre gracieusement, à nos ennemis, des verges pour nous faire fouetter.

Article initialement publié sur le site “European scientist”

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1 http://lemontchampot.blogspot.com/2020/05/intermittence-et-charbon.html

2 http://lemontchampot.blogspot.com/2020/08/energiewende-ca-sent-le-gaz_7.html

3 http://lemontchampot.blogspot.com/2017/11/nucleaire-ca-sent-le-gaz.html

4 https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-9-2020-0223_EN.html

5 https://ec.europa.eu/regional_policy/fr/newsroom/news/2020/01/14-01-2020-financing-the-green-transition-the-european-green-deal-investment-plan-and-just-transition-mechanism

6 https://www.lecho.be/economie-politique/europe/general/le-parlement-europeen-se-positionne-sur-le-fonds-pour-une-transition-juste/10252192.html

7 https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-9-2020-0223_EN.html

8 http://www.economiematin.fr/news-nouvel-ordre-economique-mondial-crise-coronavirus-cangement-paradigme-riou

9 https://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php?title=Energy_production_and_imports/fr#Les_importations_couvrent_plus_de_la_moiti.C3.A9_des_besoins_en_.C3.A9nergie_de_l.E2.80.99UE-28

10 http://www.senat.fr/tableau-historique/ppr19-650.html

11 https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwiBmKiT7YbsAhUE4YUKHQpFDAYQFjAEegQIAxAB&url=http%3A%2F%2Fwww.senat.fr%2Fleg%2Fppr19-650.pdf&usg=AOvVaw3BLlShYlJSx4sRLblqHj74

12 https://fr.reuters.com/article/idFRKBN1XI16V

13 https://fr.euronews.com/2018/05/25/gerhard-schroeder-accuse-l-ue-de-mettre-des-batons-dans-les-roues-du-gazoduc

14 https://www.lesechos.fr/monde/europe/affaire-navalny-angela-merkel-nexclut-plus-de-renoncer-au-gazoduc-nordstream-2-1240120

15 http://www.slate.fr/story/103453/les-hommes-detat-francais-sans-illusion-allie-americain

16 http://lemontchampot.blogspot.com/2019/09/fessenheim-le-sacrifice-expiatoire-dun.html

commentaires

COMMENTAIRES

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    Encore un article nucléocrate qui n’a pas remarqué que la plupart des centrales nucléaires françaises fonctionnent en mode de base et que malgré l’arrivé des derniers réacteurs entièrement pilotables (enfin, presque) c’était toujours l’hydraulique totalement pilotable qui assurait le suivi.

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      Le pilotage c’est la base +hydraulique. L’hydraulique seul ne peut faire le pilotage. Bien sur une centrale thermique peut se substituer à l’hydraulique mais alors nous avons des GES… si ça dure trop longtemps.

      Pour Fessenheim l’ASN a donné l’an dernier l’autorisation décennale après les travaux d’EDF.

      L’importance de l’article c’est surtout l’impasse écologique allemand qui conduit à une impasse géostratégique… et la France subit !

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        Pauvre Peppino qui ne comprend rien et accumule 3 fakes news sur les 3 sujets abordés dans son message.

        -1) Le pilotage ce n’est pas le mode de base qui veut dire en production invariable, donc la contraire du mode de pilotage pour le suivi de charge. C’est le mode de fonctionnement de 400 réacteur nucléaire dans le monde sur les 420 à 430 actuellement en fonctionnement.
        -2) La fermeture de Fessenheim est programmée depuis plusieurs années et étaient dans un premier temps subordonnée au démarrage de l’EPR retardé d’années en années. Et l’EDF aurait été assez bête pour entreprendre le couteux grand carénage sur ses deux réacteurs rien que pour avoir le plaisir de fermer la centrale immédiatement derrière. Et bien sûr vous pouvez apporter la preuve que suite à ces illusoires travaux qui nécessitent un an de travail, l’ASN a donner son feu vert pour une autorisation de 10 nouvelles années d’exploitation, ou bien faut il que l’on se contente de votre invraisemblable allégation ?
        -3) Et bien sûr, vous pouvez certifier l’impasse écologique allemande puisque vous le dite, cela devrait suffire. Que les émissions de CO2 de l’Allemagne diminuent chaque années depuis 10 ans comme en attestent les relevées des différents organismes qui se donnent la peine de les publier pour vous, vous importe peu du moment que vous pouvez répéter les fakes news à la mode chez les nucléocrates.
        https://www.revolution-energetique.com/reduction-des-emissions-de-co2-lallemagne-surprend-les-experts/
        Avec une autre fake new à la mode selon laquelle le charbon serait en croissance en Allemagne :
        https://www.revolution-energetique.com/apres-la-sortie-du-nucleaire-lallemagne-programme-la-sortie-du-charbon/

        Alors un conseil : Quand on ne sait pas on se tait et on se renseigne auprès de site autres que sites d’opinions avant de l’ouvrir.

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          Pauvre Serge,
          Toujours dans une position hautaine et dédaigneuse, vos certitudes vous rende de plus en plus antipathique et il semblerait bien qu’au fil du temps vous perdiez quelque peu vos nerfs cher Professeur: “Alors un conseil : Quand on ne sait pas on se tait et on se renseigne auprès de site autres que sites d’opinions avant de l’ouvrir », “Tien encore un autre qui croit tout savoir… »….
          Mais ne vous en déplaise tous vos propos sont plus ou moins contestables (le stockage, l’intermittence, le suivi de charge, l’énergie solaire, l’éolien….) pour autant je ne me risquerai pas à continuer d’apporter la contestation.

          Mais j’aimerais connaître votre point de vue concernant cette information récente où deux figures historiques anti nucléaires allemandes Anna Veronika Wendland et Rainer Moormann, ont publié une tribune dans Die Zeit, appelant à une sortie des énergies fossiles avant celle du nucléaire. Ne me dites pas qu’ils font partie du lobbying nucléocrate!
          Bien à vous.

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            Je ne vois pas en quoi mon opinion peut vous intéresser au sujets de ces personnes puisque mes opinions sont plus ou moins contestables sur tous les sujet. Bien que je n’ai jamais essuyé de contestation fondées sur autre chose que des ….opinions

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    tiens ca faisait longtemps qu’on n’avait pas eu une bonne tribune partisane pleine de raccourcis et pas à jour.

    1 – stockage
    quand on parle de stockage d’énergie, les perspectives sont immenses comme le montre par exemple l’étude de woodmac -> https://www.greentechmedia.com/articles/read/woodmac-global-storage-to-reach-741-gigawatt-hours-by-2030

    ce qui fait sens d’un point de vue climatique, mais aussi économique et favorise géopolitiquement l’indépendance de chacun

    dans ce contexte, le nucléaire, en tant que source d’énergie principale et fortement majoritaire perd une grande partie de son importance

    2 – vetusté
    nos centrales, concues pour 40 ans, arrivent à terme. il est complément illusoire de croire qu’on peut les maintenir ad vitam eternam. dans tout cours de mécanique, l’un des premiers enseignements est la durée de vie des composants
    il faut donc réfléchir à l’avenir, d’ici moins de 10 ans. et le nucléaire, avec ses temps de construction de 15 ans pour 1,6 Gw (coucou Flamanville) ne répond pas à ses impératifs.

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      Pour une fois je viendrai “un peu” au secours du nucléaire qui n’est pas forcément bon à jeter au bout de 40 ans. Cette limite de 40 ans et une “limite” comptable. Le retour sur investissement (même si celui ci a été largement sous-évalué notamment pour la fin de vie des réacteurs) a été lissé sur 40 années d’exploitation, c’est tout ce que cela veut dire. Et plus précisément cela signifie que passé ce délai le prix du Watt sortant de ces réacteurs n’est plus que le coût d’exploitation et c’est précisément ce qui le fait si bas aujourd’hui. Mais tous les 10 ans les centrales doivent passer un examen sous le controle de l’ASN qui peut les autoriser à continuer l’exploitation dans la mesure où la centrale répond aux critères de sécurités actualisés. Mais les centrales construites il y a 40 ans ne correspondent plus aux normes de sécurités qui ont été mises à jour à la suite des divers accidents qui se sont produits dans le monde durant ces 40 ans. Et plus les centrales sont vieilles plus il est difficile et couteux de les mettre à niveau. Par exemple la centrale de Fessenheim a été fermée sur décision politique, mais si au dernier moment les pouvoir publiques avaient fait volte face elle aurait tout de même été arrêtée au minimum pour un an si EDF avait brusquement décidé de faire les travaux nécessaire pour obtenir le droit d’exploitation, soit définitivement si face au coût de ce grand carénage elle aurait préféré l’arréter définitivement elle-même. Durant la période difficile que vient de passer EDF à cause de problèmes climatiques et de maintenances perturbées par le Covid mettant de nombreuses centrales à l’arrêt, celle de Fessenheim n’aurait été d’aucun secours.
      Je crois que nous avons au moins 25 centrales que l’on peut considérer comme jeune et que sur la trentaine de vieilles qui vont rapidement atteindre la date de l’examen de passage, EDF peut se contenter de ne procéder au grand carénage que sur la moitié de cette trentaine et parmi les plus jeunes d’entre elles, permettant donc à cette quarantaine de rescapées de passer deux décades de validation d’exploitation en bonne santé garantie par l’ASN. Cela nous donnera 20 ans devant nous (grâce au nucléaire, il faut le reconnaitre) pour organiser notre transition énergétique et la faire croitre intelligemment, pas comme aujourd’hui en mettant 60% des éoliennes dans seulement deux régions de France dont une des deux est une des moins ventées de France. Nous avons aujourd’hui un retard considérable par rapport à nos propres engagements de de la coop 21 des accords de Paris et nous avons ce délai pour nous remettre au diapason avec cet objectif sachant qu’un tiers des autres pays d’Europe ont déjà atteint les leurs. Pourtant, bénéficiant par un heureux hasard historique du nucléaire qui fut en son temps un des meilleurs moyens de résoudre un problème qui n’existait pas encore, nous avons la chance de pouvoir assurer cette transition sans avoir l’épée dan le dos.
      Malheureusement, beaucoup parmi nos concitoyens s’imaginent que c’est la solution définitive, ignorant délibérément le plus important, que la Terre n’est pas un puit sans fin, et que le seul fournisseur, éternel à notre échelle, d’énergie est le Soleil.
      S’il y a 60 ans celui-ci était inaccessible, ce n’est plus le cas aujourd’hui et le moyen opportuniste du nucléaire perd son principal attrait, devenant une simple solution d’attente pour ceux qui en disposent déjà, mais que créer aujourd’hui une solution d’attente alors que la définitive est déjà plus rapide à obtenir n’est qu’un non sens.

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      Ohla…
      Alors la France consomme environ 1 TWH d’électricité par jour (sachant que l’électricité ne représente que 25% de notre consommation d’énergie finale) alors 741GWH dans le monde entier en 2030 laissez moi rire…
      Le seul système permettant de stocker à l’échelle du TWH est le STEP, mais dans ce genre là : https://twitter.com/BenjiLAREDO/status/1294975430999576578
      et pour une idée de ce que représente un TWH : https://twitter.com/BenjiLAREDO/status/1311771510680453120
      C’est le seul système et ça le restera pour encore trèèèèèèès longtemps, grâce au découplage entre l’ouvrage construit et la capacité stockée (eh oui on se sert du relief naturel, on ne construit qu’un tout petit édifice, contrairement aux batteries dont je le rappelle, la production globalbe est de 200GWH par an…)

      Ensuite il faut vraiment arrêter avec cette connerie des 40 ans ça devient vraiment insupportable
      Les centrales n’ont pas de date de péremption, tous les 10 elles sont examinées de font en comble pour déterminer si elles peuvent repartir pour 10 ans, c’est quand même pas compliqué à comprendre si ?

      Ensuite vous parlez du solaire comme solution définitive… Donc vous mettez complètement de côté les ressources nécessaires à la construction des systèmes de production solaires directs (et à grande échelle c’est un énorme problème étant donné que la quantité d’énergie produite par ressource utilisée est absolument ridicule comparée aux centrales classiques)

      Concernant le fonctionnement en base des centrales… quasiment tous le parc français peut faire du suivi de charge, mais comme le nucléaire est à coût fixe (l’uranium est négligeable dans les coûts de production) tout est fait pour que les centrales tournent en permanence au maximum (c’est d’ailleurs une des raison pour lesquelles on a construit des STEP en même temps que les centrales, pour aider à passer les pics de conso mais aussi maximiser le facteur de charge)

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        Tien encore un autre qui croit tout savoir… non toutes les centrales ne peuvent pas faire du suivi de charge.et même aucune ne peut en faire tout le temps.
        Votre problème c’est que vous ne savez pas ce qui est nécessaire pour faire du suivi de charge avec un réacteur nucléaire. Rien que pour rire, dites moi comment vous réduisez de moitié la puissance d’un réacteur de 900 MW, soit pour l’amener à 400 ou 500MW, la différence importe peu, c’est le principe qui le permet que je vous demande. Et on va voir si vous savez de quoi vous parlez pour ne parler que de cette fakes new parmi toutes les autres de votre message.

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        Alors Nicolas…. pas de réponse pour expliquer comment on fait pour suivre la charge avec un réacteur et passer de 900 mW de puissance à 600 MW par exemple. Mais peut être que vous ne savez pas finalement, donc vous dites que ce n’est pas un problème parce que vous n’avez aucune idée dont cela peut se faire et ce qui est nécessaire pour y arriver…. mais vous affirmez que n’importe quel réacteur nucléaire peut faire ça…. Bref, vous n’êtes qu’un perroquet incapable de comprendre de quoi vous parlez mais bien sur ce qui disent le contraire disent forcément des bêtises puisqu’ils ne disent pas comme vous. Mais peut-être que ceux qui disent le contraire savent de quoi ils parlent et peuvent expliquer comment CERTAINS réacteurs peuvent, MAIS PAS N’IMPORTE QUAND, participer à une certaine régulation dans le suivi de charge, même si c’est de façon beaucoup moins souple et moins efficace qu’avec les turbines hydrauliques ou les centrales à gaz.
        Lorsque je ne sais pas quelque chose, je me garde bien de donner mon avis sous le prétexte qu’on m’a dit que… ou que j’ai lu quelque part que…. Vous, savez, là où on se contente d’affirmer sans rien démontrer ni expliquer , bref dans les sites d’opinion, pas dans les manuels d’électrotechnique. Alors, un conseil, faites comme moi au lieu de colporter des âneries que vous êtes incapable de justifier.

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        le nucléaire, en plus d’etre sans risque, est donc inusable!
        une centrale construite en 70 pourra survivre des millénaires!

        sérieusement, c’est affligeant.
        dans toute mécanique des composants ou cours de matériaux, dès le 1er cours on vous apprend l’inverse

        quelle que soit la surveillance qu’on y met, à un moment ou à un autre, ca n’est plus fiable, n’étant pas intégralement conçu en matériaux inusable

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    Depuis la Belgique.

    QUE VAUT ENCORE CET AUTRE (FALLACIEUX) ‘ARGUMENT-TARTE-À-LA-CRÈME’ NÉGATIF CONCERNANT L’INTERMITTENCE DE LA PRODUCTION PHOTOVOLTAÏQUE
    POUR TENTER D’AMOINDRIR SON APPORT RÉEL ET (FALLACIEUSMENT) PRÉTENDRE QUE’ CELA ENGENDRE DES COÛTS AUX GRD ETC. ET QUI DOIVENT DONC ÊTRE PRIS EN CHARGE PAR LES PROSUMERS ?

    (extrait d’un dossier contre le tarif prosumer)

    Ce fallacieux argument de l’intermittence de la production photovoltaïque est souvent brandi pour diminuer le droit au secteur photovoltaïque de bénéficier des mêmes traitements qu’accordés aux autres secteurs conventionnels de production.

    Certes, la production d’électricité à partir d’installations photovoltaïques est par nature intermittente ; un tel caractère est naturellement susceptible d’imposer certaines contraintes dans la gestion des réseaux électriques et de l’équilibre offre/demande,
    mais à l’inverse de ce qu’on le prétend souvent, cela n’engendre aucune nécessité de renforcement du réseau, sauf dans certains milieux ruraux dotés de lignes vétustes, (caractère qui entraîne d’ailleurs à devoir inévitablement les remplacer à terme).

    En effet, dans le cas des installations photovoltaïques des prosumers, ces contraintes sont minimes, l’impact sur le réseau de cette intermittence étant équivalent ou au pire, du même ordre de grandeur que celui des connexions/déconnexions impromptues d’équipements ménagers, entre autres du type climatiseur, chauffe-eau électrique ou encore du système de chauffage…

    N.B. En fait, d’où qu’elles viennent, « Les énergies renouvelables intermittentes ne perturbent pas les réseaux »

    « Le CEER [Conseil Européen des Régulateurs de l’énergie] a établi un classement des Etats dont les réseaux électriques sont les plus stables. L’Allemagne et le Danemark y occupent les 2e et 3e marches du podium, après la Suisse. Il s’agit pourtant de 2 pays qui produisent une part importante de leur électricité par les énergies renouvelables intermittentes. »

    https://www.energiesdelamer.eu/publications/104-sous-station/5825-les-energies-renouvelables-intermittentes-ne-perturbent-pas-les-reseaux

    Dossier à propos du tarif prosumer (Wallonie) :
    http://www.retrouversonnord.be/ARGUM_JUSTIF_SUPPR_DU_TP.pdf

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      Le gros problème du solaire en Europe c’est surtout que de manière générale cela produit quand on en a pas besoin (autour de midi, début d’après midi, le pic de conso étant le soir), et que cela ne produit pas quand on en a besoin (statistiquement les moments où il n’y a pas de vents sont souvent des moments où il n’y a pas de soleil non plus)
      Le photovoltaïque est une hérésie complète en Europe du Nord, c’est aussi simple que ça

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        Voila ce que j’appelle prendre ses désirs pour des réalités.
        Le pic de consommation se situe non pas le soir mais dans la journée et notamment en milieu de journée, c’est à dire lorsque le premier client de l’électricité c’est à dire l’activité économique est au plus haut….. comme le Soleil.
        Et Nicolas illustre parfaitement l’homo sapiens domestiqué par l’industrie nucléaire qui adapte son comportement aux exigences de fonctionnement des centrales nucléaires :
        Quand vous partez au boulot le matin n’oubliez pas de baisser le chauffage de la maison au plus bas et, mieux encore, de le couper car en rentrant du boulot le soir il vous suffira de le rallumer pour regagner le confort de vie en deux heures pour les pièces de vie principales puis en suite vous rallumerez les radiateurs de chambres pour qu’elles soient aussi à température confortable quand vous irez vous coucher….. Voila qui fait bien l’affaire des réacteurs nucléaires qui ont besoin de toute leur puissance pour éviter de trop importer depuis l’Allemagne durant la journée pour répondre au besoin de l’industrie active dans la journée. Mais une fois la journée de boulot terminer que faire de cette production linéaire qui vient de perdre son plus gros client ? Et bien répondre au chauffage qui fait défaut quand on rentre du boulot, puis plus tard encore quand tout le monde dormira on stockera l’énergie dans des millions de m3 de ballon d’eau sanitaire ….
        TANDIS que si la maison est chauffée au solaire, le soir quand vous rentrez et bien il n’est pas nécessaire de la chauffer puisqu’elle est déjà chaude, effaçant ainsi l’artificiel pic de 19 heures inventé pour le plus grand confort non pas des clients de l’EDF mais de ses réacteurs qui allaient être au chômage sans cela…..
        Eh oui il va falloir apprendre à vivre selon nos vrais besoin Nicolas, pas en fonction des exigences nucléaires et il faudra aussi cesser d’inventer des statistiques pour justifier vos errement et selon lesquelles le vent manque en même temps que le Soleil….. autrement dit le sort s’acharne sur les ENR bien plus encore que les nucléocrates
        Et la preuve que le solaire est une hérésie COMPLETE (n’y allons pas avec le dos de la cuillère) pour l’Europe c’est que Nicolas le dit !!! Et ça ne se discute même pas. Tien une question sur ce sujet :
        Si l’ensemble du bâtie de France était couvert de PPV de ceux disponibles déjà aujourd’hui, qu’elle quantité d’énergie obtiendrait-on chaque année ? -si vous n’êtes pas familiers des unités de mesure d’énergie, donnez le en quantité équivalente produite par réacteurs nucléaires. Nous attendons tous la réponse Nicolas

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        En dehors de ces sornettes à propos du pic de consommation le soir alors qu’ile est entre 9h et 16 h c’est à dire lorsque l’activité économique est au plus haut, comme il est facile de le constater sur les courbes de consommation fournies par RTE mais ce petit Nicola qui croit toujours tout savoir ne se donne même pas la peine d’aller regarder… et comme il ne sait rien, il la ferme et ne répond pas quand on lui lance un défi qui démontrera son incompétence comme par exemple deux messages plus haut à propos du suivi de charge dont il prétend, toujours sans savoir que tous les réacteurs en sont capables :
        Votre problème c’est que vous ne savez pas ce qui est nécessaire pour faire du suivi de charge avec un réacteur nucléaire. Rien que pour rire, dites moi comment vous réduisez de moitié la puissance d’un réacteur de 900 MW, soit pour l’amener à 400 ou 500MW, la différence importe peu, c’est le principe qui le permet que je vous demande. Et on va voir si vous savez de quoi vous parlez pour ne parler que de cette fakes new parmi toutes les autres de votre message.
        à l’heure présente toujours pas de réponse, et il n’y en aura pas, évidemment car pour cela il faut comprendre et qu’il n’a même pas le bagage qui lui permette de comprendre.

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    Tiens, voilà que Rochain pense que les maisons en France sont chauffées au solaire. Pas d’exagérations ! Elles sont rares et les adaptations coûteuses. Et ce n’est pas le photovoltaïque en toiture, racheté actuellement à plus de 200 €/MWh qui va les chauffer.

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      Cochelin ne sait toujours pas lire car quand j’écris :
      “TANDIS que si la maison est chauffée au solaire, le soir quand vous rentrez et bien il n’est pas nécessaire de la chauffer puisqu’elle est déjà chaude”
      Il lit :
      “Rochain pense que les maisons en France sont chauffées au solaire.”
      Cochelin ne sait pas ce que veut dire “SI”.
      Donc je précise :
      Quand nous serons débarrassé du nucléaire et que l’essentiel de l’électricité de la journée sera produite par le solaire, les maisons seront chauffées au solaire et il n’y aura plus besoin de les réchauffer le soir en rentrant…….
      C’est clair Cochelin ? Non pas encore très bien ? Le chauffage de la maison ne sera qu’en partie chauffée par les PPV qu’elle a sur le toit, l’électricité qui arrivera au compteur par l’EDF ou son remplaçant viendra aussi du solaire…. C’est totalement clair maintenant Cochelin ?

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    De plus, le pic de 19-20 h existe dans tous les pays, toute l’année, donc même en l’absence de chauffage électrique.

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      Comme d’habitude ça ne coute rien de balancer ça sans aucune autre référence que sa propre opinion.
      Ainsi naissent les fakes news

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        De plus, après un petit tour sur les graphes de consommation de RTE, même en France, on voit bien que ce pic est effacé et à peine visible malgré les climatiseurs qui remplacent le chauffage en été. par exemple du mois de mais au mois d’août, et en particulier le dimanche où ayant fait fonctionner les clim dans la journée ce pic est littéralement écrasé.
        Alors le supposé pic du besoin maxi quand le Soleil est absent est complétement bidon. D’ailleurs même en hiver le pic est une véritable montagne dans la journée lorsque l’activité économique est active et s’étale sur environ 7 heurs contre une petite heure pour le chauffage de la maison le soir en rentrant avec ce pic totalement artificiel pour satisfaire aux exigences du nucléaire.

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    Quand on pense qu’en installant suffisamment d’éoliennes pour équivaloir à la puissance installée nucléaire, et qu’en la multipliant encore par cinq ou six on pourrait entre deux périodes ventées ou ensoleillées stocker assez d’hydrogène d’électrolyse pour ne pas émettre de GES à cause de l’intermittence… et qu’on ne le fait pas ! C’est la honte.

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      Et j’oubliais d’appliquer encore un nouveau facteur multiplicatif au résultat précédent pour supprimer le CO² des hydrocarbures consommés en France !

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    Cette “tribune” de Jean Pierre Riou, qui publie des points de vue en commun avec Michel Gay, fervent défenseur du nucléaire au point d’en perdre régulièrement toute objectivité sur l’énergie, dont ce n’est comme pour Jean Pierre Riou pas le secteur de spécialité, à ce titre détenteur du prix Chelet remis par la Sfen pour lobbying permanent, est le type même de “tribune” sans fondement scientifique ni professionnel, se référant à des blogs personnels, des interprétations de documents, des répétitions de fake news, pourtant largement contredites depuis de nombreuses années, des avis personnels et documents inexacts et sinon périmés etc.

    Cà ne fait absolument pas avancer le secteur de l’énergie et donc se fiche royalement des impacts des Ges ni des véritables problématiques énergétiques. Le seul but est de tenter de refourguer coûte que coûte une technologie en méconnaissance totale des avancées technologiques dans tous les aspects et approches des énergies. Il n’y a pas que le nucléaire dans la vie énergétique décarbonée si nos 2 compères retraités veulent se donner la peine d’approfondir objectivement l’ensemble des technologies et approches énergétiques en développement par des équipes très compétentes dans le monde !

    Il n’y a pas de liens avérés entre l’essor global des renouvelables et une croissance du gaz, par contre il y a des liens entre les premiers et la fermetures de centrales thermiques, ainsi que des sites comme Carbon Brief le recensent.

    L’Allemagne vise à réduire ses émissions de C02 donc prétendre qu’elle est condamnée à voir ses émissions de Ges s’accroître est tout aussi affligeant à l’égard des compétences allemandes que d’avoir auparavant prétendu que les réseaux n’étaient pas capables d’absorber telle ou telle part de renouvelables. Les faits et professionnels ont chaque fois démontré le contraire au fil des progressions.

    Il est évoqué le réseau Entsoe et en même temps les périodes de vent réduit. On connaît parfaitement les données météo depuis l’origine et les périodes concernées sur l’ensemble du réseau. Elles sont amplement et régulièrement modélisées en fonction de l’offre/demande sur pas de 3 secondes et les rapports semestriels Entsoe ne s’en sont jamais alarmés mais ont au contraire plusieurs fois souligné le très bon comportement du mix renouvelables dont éolien.

    Il y a de multiples études scientifiques et modélisations y compris d’opérateurs et énergéticiens du secteur notamment en Europe sur des mix 100% renouvelables par des équipes le plus souvent très compétentes et chaque fois confirmées.

    Y compris sur les aspects économiques et financiers, entre autres, qui donnent un avantage de plus en plus net aux renouvelables.

    L’énergie nucléaire a été à l’origine d’une thermosensibilité record en France, à laquelle s’est ajoutée une gabegie énergétique puisqu’il fallait vendre et une mauvaise place durable et coûteuse à corriger en efficacité énergétique dans beaucoup de domaines. Il y a quelques 8 millions de personnes en précarité énergétique et pour beaucoup à cause de chauffages et chauffes-eau de type grilles-pains, pilotables ou pas, hérités de cette approche tout nucléaire des années 70 qui n’a initialement jamais visé la réduction des émissions et qui trouve des lobbyistes plus royalistes que le roi !

    L’approche centralisée nucléaire est très limitée face aux multiples technologies, intégrations et approches énergétiques que permettent les renouvelables. Les bâtiments en France notamment reçoivent à l’année plus de 3 fois l’énergie qu’ils consomment. Des entreprises comme Accenta démontrent cette utilisation directe locale à l’année. Les réseaux de chaleur et les sources de chaleur et froid perdues sont encore très loin d’être déployés et utilisés comme il le faudrait. Et on peut passer en revue des centaines de technologies et approches.

    On ne vend plus guère de nucléaire dans un marché détenu à 60% par la Russie avec la Chine qui va la dépasser dans les décennies qui viennent. Donc l’argument de décarboner le monde avec un nucléaire qui a perdu son savoir-faire, peine à être opérationnel, n’est plus compétitif et dont le président du principal opérateur français EDF n’ose même plus citer le prix au MWh qu’il trouve trop élevé, n’est ni objectif ni réaliste.

    L’IEA notamment a recensé plus de 400 technologies énergétiques sur plus de 800 implantables dans des délais acceptables face au changement climatique et le nucléaire n’occupe qu’une seule place dans cet ensemble pour la Gen 3/3+ déjà ancienne et qui n’a jamais su régler ses problèmes techniques, économiques et de déchets, malgré la propagande régulière de Michel Gay qui nous a promis la lune et n’est pas à une erreur et imprécision prêt, alors que l’on n’a pas besoin de lobbyistes qui se répandent et se répètent à longueur de temps avec des arguties marketing mais de points de vue objectifs, compétents, avancés, indépendants et honnêtes.

    Et si possible étayés à partir de sources fiables et non sur leur réseau de lobbyistes qui reprennent en choeur les mêmes éléments, comme un plat de spaghettis parmi lesquels on en tire un et c’est chaque fois le plat qui vient avec !

    C’est étonnant de lire que la France braderait son indépendance alors que le secteur nucléaire a régulièrement entravé le développement d’autres secteurs comme l’hydraulique en son temps qui était majoritaire, le solaire thermique etc Est-ce la France qui brade ou le nucléaire qui n’a pas su anticiper les évolutions.

    Il est également étonnant d’aborder la géopolitique sans évoquer la forte insécurité des centrales nucléaires face à l’évolution des armements. Le site des EAU a été visé plusieurs fois par des missiles pour avertissement. Un des plus importants centres pétroliers d’Arabie Saoudite qui se dote de nucléaire a été touché par des missiles basse altitude que n’ont pas su stopper le très coûteux arsenal d’anti-missiles américain et français notamment. Israël est régulièrement menacé d’une destruction totale de ses centrales nucléaires par l’Iran. On est incapable d’arrêter des missiles hypersoniques qui se développent de plus en plus et face auxquels les centrales nucléaires sont de véritable jeux de quilles qui mettent un pays et un réseau par terre quasi instantanément.

    Les lobbyistes de la Sfen n’apportent rien face aux réalités du secteur énergétique et ils se sentent obligés de dénigrer les renouvelables pour cacher les failles et échecs du nucléaire.

    Ils ont critiqué les subventions initiales aux renouvelables mais ils réclament toujours des subvention et appuis financiers importants après quelques 70 ans d’existence.

    Leurs tribunes ne sont pas crédibles et çà crée des divisions inutiles. La majorité des pays dans le monde font des renouvelables, le marché est très supérieur au nucléaire, il offre beaucoup plus d’innovations, de technologies, de solutions, de retombées et ce secteur avance plus vite donc à dépense comparable il décarbone globalement plus vite que le nucléaire. Et il y a beaucoup plus d’opérateurs dans les renouvelables et potentiellement encore plus.

    Si on veut décarboner plus vite sans risquer des missiles un jour ou l’autre on connaît la réponse. Exemple :

    https://www.eurekalert.org/pub_releases/2020-10/uos-tac100220.php

    .

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