Londres va subventionner la moitié des factures d’électricité des entreprises pendant six mois

Le gouvernement britannique a annoncé mercredi qu’il allait prendre en charge pendant six mois environ la moitié des factures d’électricité et de gaz des entreprises et établissements publics, frappés par l’envolée des prix de l’énergie dans la foulée de la guerre en Ukraine.

« Le gouvernement a fixé un prix de gros subventionné », qui s’établira à « moins de la moitié des prix de gros prévus cet hiver », selon un communiqué du ministère de l’Energie et des Entreprises.

Le soutien « sera équivalent » à celui déjà annoncé pour les particuliers – qui plafonne pour deux ans les prix de l’énergie pour un ménage moyen à 2.500 livres par an, soit une ristourne de quelque 1.000 livres comparé au prix de gros prévu à partir d’octobre – et il comprend la suppression de certains prélèvements écologiques, précise l’exécutif.

Si la somme qui sera prise en charge dépendra in fine de la situation et des contrats de chaque entreprise, ONG ou établissement public visés par la mesure, elle pourra se traduire par une réduction de plus de 40% de la facture pour un pub ou une école, selon des exemples fournis par le gouvernement.

Le mécanisme pourrait être prolongé et davantage ciblé, ou remplacé par un soutien focalisé sur les entreprises ou établissements les plus vulnérables.

La nouvelle Première ministre britannique Liz Truss avait annoncé au début du mois un gel des prix de l’énergie, mais n’avait pas détaillé les mesures qui allaient s’appliquer aux entreprises.

La flambée des prix de l’énergie est l’un des principaux facteurs dopant une inflation au plus haut depuis 40 ans outre-Manche, à 9,9% sur un an en août, et l’exécutif compte ainsi mettre un coup d’arrêt à ces hausses de prix.

Face aux craintes de récession, le gouvernement compte aussi doper la croissance par des baisses d’impôts tous azimuts.

Ces mesures non encore chiffrées doivent être financées par l’emprunt. Le coût du seul gel de l’énergie pour les ménages devrait grimper, selon les économistes, au-delà de 100 milliards de livres, faisant craindre aux marchés un dérapage des finances publiques britanniques.

« Nous sommes intervenus pour empêcher les entreprises de s’effondrer, protéger les emplois et limiter l’inflation », a assuré dans le communiqué le nouveau ministre des Finances, Kwasi Kwarteng.

Le gouvernement doit présenter vendredi un « mini-budget » pour détailler les mesures d’aide face à la crise du coût de la vie, ainsi que leur financement.

L’ampleur du soutien ressemble « presque à une réaction de panique », a commenté le directeur du centre de réflexion Institute for Fiscal Studies (IFS), Paul Johnson, au micro de BBC Radio 4.

Mais de telles mesures « étaient inévitables », alors que « certaines entreprises voyaient leurs factures d’énergie quintupler », selon lui.

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