La technologie photovoltaïque bientôt améliorée grâce à des mollusques ?

Les tridacnes, plus connus sous le nom de bénitiers géants, sont les plus gros mollusques bivalves du monde. En plus de cet honorable record, les scientifiques viennent de les désigner comme une source potentielle de développement pour la technologie photovoltaïque. En effet, le manteau intérieur de ces mollusques contient des algues. Certaines cellules du mollusque, les iridocytes, font office de catalyseurs optiques en renvoyant vers l’intérieur de l’animal la lumière nécessaire à la survie des algues. Une technique de la nature qui pourrait bien permettre de créer des panneaux photovoltaïques plus efficaces…

Les bénitiers géants étaient jusqu’ici des mollusques bivalves appréciés des plongeurs pour leur taille impressionnante, pouvant atteindre 1,5 mètre, et leur couleur bleutée. C’est aujourd’hui cette couleur bleue électrique, ou plus précisément ce qui la cause, qui intéresse les scientifiques de la Royal Society. Cette couleur est due à ce qui ressemble fort à une centrale solaire.

En effet, la chair du bénitier géant est recouverte de cellules vivantes, les iridocytes, qui ont pour particularité de capter la lumière du soleil, même en profondeur. Dans un deuxième temps, ces micro-organismes renvoient la lumière solaire vers l’intérieur du mollusque, où se trouvent des algues symbiotiques (c’est-à-dire vivant en symbiose avec un autre organisme, en l’occurrence le bénitier). Ces algues assurent grâce à cette lumière la photosynthèse qui produit les nutriments dont leur hôte tridacne se nourrit.

La présence des iridocytes permet au bénitier géant de contenir cinq fois plus de photons que les mollusques qui n’en sont pas pourvus. De plus, ces cellules permettent de diffuser la lumière de manière plus douce et uniforme, ce qui évite aux algues symbiotiques d’être brûlées.

La couleur bleue de la chair s’explique donc par la présence de ces cellules qui diffusent les ondes utiles pour la photosynthèse (rouges et bleues) et reflètent les ondes inutiles (vertes et jaunes).

Ce système de diffusion captation et de diffusion de la lumière pourrait trouver des retranscriptions industrielles, en inspirant les concepteurs de panneaux photovoltaïques, mais aussi en étant utilisé pour la production d’algues servant à fabriquer des biocarburants.

Crédit photo : Ahmed Abdul Rahman

 

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