La solution éolienne (Tribune)

 Tribune signée Patrick Simon, Directeur général de l’entreprise EDP Renewables

Le réchauffement climatique est en route. Plus nous agirons tard, plus les dégâts sur nos sociétés et notre environnement seront violents. Un des principaux leviers pour amoindrir le choc est la production d’électricité décarbonée : l’augmentation de la production éolienne n’est plus une option, c’est un impératif.

Pourtant, les calculs politiques et les intérêts personnels ont instrumentalisé le sort des éoliennes. En France, parce que l’électricité nucléaire est faiblement émettrice de CO2, certains considèrent qu’il n’y a plus lieu de s’intéresser aux énergies renouvelables. Fin du débat, comme si la question énergétique se résumait à la seule émissions de CO2.

C’est oublier que la vraie question du nucléaire est le danger lié au combustible. Avec le risque d’accident comme à Fukushima ou avec la question des déchets radioactifs, on remplace un risque par un autre, tout aussi grave et à des échéances que nous ne contrôlons pas.

Il ne s’agit pas d’opposer l’éolien au nucléaire. Mais il est paradoxal que le nucléaire devienne la principale motivation des anti-éoliens : ce serait LA solution face au réchauffement climatique ! Et le débat devient caricatural.

Les arguments ignorent toute logique. Calomniez, il en restera toujours quelque chose ! On frise la théorie du complot : approximations, mensonges, exagérations, ignorance. Mais il ne faut pas condamner l’éolien pour de mauvaises raisons.

Une éolienne se recycle à plus de 95 %

Regardons quelques antiennes du discours des opposants. Par exemple, l’argument du démantèlement des éoliennes en fin de vie. Comment peut-on s’inquiéter pour les fibres synthétiques des pales ou les fondations en béton, deux matériaux parfaitement inertes, alors que l’industrie éolienne est parmi les plus vertueuses avec 95 % de recyclage, un pourcentage qui ne cesse d’augmenter ? Précisément, l’avantage des parcs éoliens est qu’ils sont totalement « réversibles », c’est-à-dire qu’ils pourront être intégralement démontés sans laisser de traces.

C’est au contraire un des inconvénients du nucléaire qui génère chaque seconde des déchets radioactifs dangereux pendant des centaines, voire des milliers d’années. Nier les problèmes ou les reporter sur les générations futures est rarement la meilleure attitude – pensons à l’amiante, ou à la centrale de Brennilis dont le démantèlement n’est prévu d’être achevé qu’en 2032, soit 45 ans après son arrêt…

Les éoliennes tournent plus de 80 % du temps

Pourquoi répéter que les éoliennes ne fonctionnent que 25 % par an alors qu’en réalité elles produisent plus de 80 % du temps ? Les contempteurs confondent le taux de charge, un indicateur théorique, avec le taux de fonctionnement, bien réel et concret, qui comptabilise les périodes de production. Les éoliennes tournent dès que le vent atteint une valeur suffisante, mais leur puissance maximale n’est atteinte qu’avec des vents forts.

Dire que les éoliennes ne produisent que 25 % du temps, c’est comme si l’on considérait qu’une voiture n’est utilisée que lorsqu’elle roule à pleine vitesse.

Pourquoi prétendre que l’on ne peut pas compter sur les éoliennes au motif qu’elles dépendent du vent qui est incertain ? Mais intermittence ne veut pas dire aléatoire. Or c’est la prévisibilité qui est le plus important pour le système électrique. La production éolienne est certes variable, mais elle est prévisible avec une grande précision grâce aux prévisions météorologiques.

Par ailleurs, le phénomène de « foisonnement » permet d’équilibrer la production sur le plan national (et en Europe dont le réseau est de plus en intégré) : il est rare que le vent soit nul partout en France. Notons que l’intermittence n’est pas l’apanage de l’éolien : les centrales thermiques ou nucléaires ne fonctionnent pas toute l’année non plus. Elles doivent s’arrêter plusieurs semaines pour recharger le combustible et réaliser des travaux de maintenance. Et ces quelques semaines peuvent devenir quelques mois en cas d’aléas.

En 2019, les 56 réacteurs français se sont arrêtés chacun 96 jours en moyenne, dont 30 jours non prévus ! Et que dire des reports permanents pour la mise en service de l’EPR ? Ou des arrêts liés aux température trop chaudes en été ? Les éoliennes sont des moyens de production très fiables : elles ne nécessitent de s’arrêter pour leur maintenance que quelques jours par an. Leur niveau de production est juste variable. Comme une voiture qui roule à différentes vitesses.

La protection de la biodiversité est au cœur de chaque projet éolien

Pourquoi autant insister sur les collisions mortelles avec des oiseaux migrateurs, alors que les routes, les lignes électriques ou les animaux sont une source de mortalité des oiseaux bien supérieure ? Pourquoi ne pas plutôt souligner la quantité d’études ornithologiques réalisées tout au long de la durée de vie des ouvrages ?

Il en résulte souvent des décisions d’arrêter les éoliennes à certains moments de la journée, par exemple au crépuscule pour préserver les chauves-souris ou à certains moments de l’année correspondant à des périodes migratoires : c’est ce qu’on appelle le « bridage ».

Et, au-delà des oiseaux, pourquoi ne pas rappeler toutes les études sur la biodiversité locale réalisées avant la construction d’un parc éolien qui permettent de mieux connaître, et donc de mieux protéger, les espèces animales ou végétales dont personne ne se préoccupait auparavant ? Enfin, pourquoi ne pas rappeler qu’un danger bien plus grave guette l’ensemble de la faune et de la flore si nous n’agissons pas : celui du réchauffement climatique qui entraînera la disparition de nombreuses espèces.

L’électricité éolienne coûte deux fois moins cher que l’électricité nucléaire

Comment peut-on affirmer que l’électricité éolienne est chère, quand c’est aujourd’hui le moyen de production le plus économique avec le solaire ? Le coût de l’électricité est calculé en divisant la totalité des montants investis pour la construction ou dépensés pendant l’exploitation par la quantité d’électricité prévue d’être produite. Le coût de l’éolien est deux fois inférieur au coût des nouvelles centrales nucléaires (qui du reste ne sont toujours pas en fonctionnement) : 6 c€ le kilowattheure contre 12 pour l’EPR.

L’éolien est bon marché, c’est factuel. Augmenter la part de l’éolien dans la production française contribuera à diminuer le prix de l’électricité pour le consommateur. Depuis cet été, les prix de marché de l’électricité ont atteint des records à cause des hausses des prix du gaz et de la tonne de CO2.

Le coût de l’éolien, lui, ne varie pas car le vent est gratuit et inépuisable : il garantit la stabilité des prix dans la durée.

La France à la traîne derrière ses voisins européens

Comment peut-on prétendre que les touristes renonceront à visiter un château parce qu’il est situé à 5 kilomètres d’une ferme éolienne ? Au contraire, les ressources perçues par les communes aident à développer l’attractivité des territoires.

Pour beaucoup, surtout chez les jeunes qui plébiscitent les énergies renouvelables, une éolienne est un marqueur de progrès. Leur esthétique est souvent utilisée pour le décor de films publicitaires ou de jeux vidéo pour symboliser la modernité.

Comment peut-on parler d’un puissant lobby éolien alors qu’il est insignifiant en comparaison du lobby nucléaire ? Comment peut-on parler de développement anarchique de l’éolien alors que la délivrance des autorisations nécessaires à la construction et à l’exploitation des parcs éoliens est strictement réglementée ? Comment peut-on dénoncer un déni de démocratie de la filière éolienne alors que toutes les politiques d’expansion sont votées par le Parlement ?

Comment ignorer le bénéfice de l’indépendance énergétique que permet le vent, ressource locale infinie, alors que l’importation d’uranium ou de gaz nous exposent en permanence à des tensions géopolitiques ?

Nous pourrions aussi parler du mythe des terres rares que l’on trouve davantage dans nos smartphones que dans les éoliennes, et nous pourrions continuer à dénoncer nombre d’arguments des auto-proclamés spécialistes du secteur électrique.

Les vrais experts, tant à la CRE (Commission de Régulation de l’Energie) qu’à RTE (Réseau de Transport d’Electricité), ne cessent de rappeler le rôle indispensable de l’éolien pour la transition énergétique. Avec moins de 9 % d’électricité d’origine éolienne, la France est loin derrière ses voisins européens qui ont largement dépassé les 20 % et même atteint les 50% au Danemark !

Finalement, l’essentiel est de comprendre que l’éolien est clairement du côté des solutions. Tout en comprenant aussi que l’éolien ne peut pas lutter seul. L’avenir est dans une combinaison intelligente de tous les moyens de production sobres en CO2. Il n’y a pas de raison de les opposer : il faut au contraire les unir. La bonne santé de notre planète en dépend.

 

commentaires

COMMENTAIRES

  • Peu de chose à ajouter, le tableau est bien décrit. La critique à l’égard du nucléaire reste discrète, loin de ce qu’elle justifierait surtout en regard de sa hargne et de la désinformation qu »il propage contre les éoliennes où tout ce qu’il critique est bien supérieur pour ce qui le concerne sur le même sujet.

    Répondre
  • Arguments de vente classiques, attendus d’un vendeur d’éoliennes, récupérateur de subventions publiques.

    Répondre
  • Subventionnés depuis 20 ans, vous voyez l’éolien de plus en plus contesté. Il faudrait aussi poser la question des gens qui sont vos victimes. Vos machines de 200 m à 500 m des habitations, est ce soutenable?

    Répondre
    • Le lobby nucléaire est à l’origine de toutes ses contestations blanc comme neige le renouvelable ferait tout autant de l’ombre au lobby nucléaire qui ne manquerait pas d’inventer d’autres raisons de monter les foules contre le renouvelable. Le seul motif qui soit incontestablement vrai contre les éoliennes c’est qu’il taille effectivement des croupieres au nucléaire.
      La loi prévoit un éloignement minimum de 500m alors n’invente pas des histoires de 200m. Essayez une fois au moins de vous poster ne serait ce qu’à 300 m d’une éolienne et dites moi en toute honnêteté ce que vous entendez. Moi je l’ai fait…. Rien!

      Répondre
  • 500 m minimum, au préfet de démontrer que ce n’est pas suffisant. Et peu le font, Pompili a été claire, leur boulot c’est d’accueillir avec bienveillance l’éolien.
    Des machines de 200 m, voir plus, c’est juste le catalogue Enercon.

    Répondre
  • M.Rochain, j’évoque les familles qui vivent nuit et jours à côté des éoliennes. Qui doivent subir le bruit, les feux à éclats et leur imposante présence pour 20 ans.
    Pas le promeneur du dimanche à 300 m. Qui va retrouver sa vie ailleurs pour l’apéro.

    Répondre
  • Oui je comprend. Quand l’éolienne voit qu’il ne s’agit que d’un passant qui ne stationne qu’un petit quart d’heure le temps de prendre quelques photos et enregistrer une vidéo avec son, l’éolienne se met à marcher sur la pointe des pieds mais des qu’il est reparti, elle se remet à faire son raffus habituel, et cela pour les 5 ou 6 fois ou j’ai fait ce test….futées ces éoliennes, on n’arrête pas l’intelligence artificielle….. Mais pour la naturelle il y a longtemps que les butoirs ont êtes atteints.

    Répondre
      • On n’a fait aucun commentaire nulle part quand ces gens se sont fait déboutés en première instance mais cela fait au moins 5 fois que je lis un article dans lequel il apparait que les juges d’appel sont des scientifiques ayant fait une étude démontrant la relation entre les « mal être » de ces gens et les éoliennes. Gens certainement assez fortunés par ailleurs pour se battre en justice avec avocat depuis 6 ans. C’est intéressant car lors de défaut de construction de logement qui les rend souvent inhabitables moins d’un lésé sur 10 traite son constructeur devant les tribunaux, découragé à l’avance par les difficultés à obtenir justice. De plus, un échec en première instance entraine systématiquement l’abandon des poursuites. Dans le cas qui nous intéresse, aucun problème, on continue la lutte…. à croire que les frais ne sortait pas de la poche de ses gentils retraités. Mais attendons la suite, car peut-être y en aura-t-il une à la suite d’une cassation qui entrainera un nouvel appel mais dans une autre cour….

        Répondre
  • Le problème pour l’éolien, c’est que lorsque l’on en a besoin (que la consommation augmente), cette production n’est pas souvent à la hauteur.https://www.rte-france.com/eco2mix/la-production-delectricite-par-filiere
    Ecrire que les éoliennes produisent pendant 80 % n’a pas de sens car pour le réseau, la production doit équilibrer la consommation. La prévisibilité de l’éolien ne change rien à cette production instantanée . « Le vent est gratuit et inépuisable » lorsque le temps le permet, particulièrement lors d’un anticyclone alors que la demande croît.
    Pour ce qui est du coût évoqué(plus faible que le nucléaire EPR – tête de série), c’est bien un argument de vendeur. Les contrats de rachat de l’éolien actuels dépassent largement le nucléaire historique, au MWh.

    Répondre
    • Même chose mour le nucléaire qui lui n’a pas de météo pour prédire les pannes et autres raisons qui mettent un ou plusieurs réacteurs hors service comme une quinzaine en ce moment sur les 56.

      Répondre
    • Et vous Cochelin, votre problème est que quand il n’y a pas de vent au bout de votre nez c’est qu’il n’y a pas de vent sur la France…. Ni même probablement dans le monde.
      En ce moment même par exemple la production éolienne est très faible (1700MW soit 3% de la production) pourtant Toutes la côte Atlantique est balayée par les vents…. Mais il n’y a aucune éolienne offshore au large de nos côtes. La vallée du Rhone est également très ventée de même que Le golfe du Lion mais…… 4900 des 8000 éoliennes du pays sont installées dans les hauts de France et le Grand Est dans une zone de 16% du territoire national où en ce moment les vents sont inférieurs à 4Km/h , c’est-à-dire que le reste, un peu plus de 3000 éoliennes sont réparties sur le reste du territoire soit 84% de sa surface.
      Votre conclusion c’est qu’il n’y a pas de vent et la mienne c’est qu’il n’y a pas d’éoliennes…. ! Surtout, là où il en faudrait !
      Mais vous avez en partie raison, il n’y a pas de vent dans les Hauts de France et le Grand Est. Il y en a en revanche partout là où il n’y a pas ou très peu d’éoliennes.

      Mais quand on ne regarde pas par le bon côté de la lunette on n’a pas la bonne vision Cochelin. Le seul vrai problème que vous avez c’est de ne pas vouloir essayer seulement de retourner la lunette, car ce qui vous intéresse c’est surtout, et même exclusivement, de trouver des arguments pour dénigrer les renouvelables, mais surtout pas de savoir s’ils peuvent suffire à produire notre électricité. Et malheureusement vous êtes assez nombreux sur les forums avec cette mentalité. Et je ne parle pas de ceux à qui je ne réponds plus depuis longtemps qui ne s’en prennent qu’à ma personne sans jamais développer le moindre argument ou contre argument en rapport avec l’économie énergétique.
      Ci-dessous de quoi exciter vos neurones :
      Cartes des vents en France (meteorama.fr)
      Eco2mix – Production d’électricité par filière en France | RTE (rte-france.com)
      Bonne semaine

      Répondre
  • Arguments de vendeur bateleur! On connait bien
    On ne confond pas taux de charge et horaires de marche mais si ça tourne 80% du temps c’est presque tout le temps à charge très partielle. En moyenne elles ne produisent une puissance supérieure à 50% de la puissance nominale que 5% du temps! (cf. sauvons le climat.org)
    Le foisonnement n’existe pas, plusieurs sites ont superposé la courbe de production éolienne française avec tous ses voisins, elles sont rigoureusement parallèles, quand on manque de vent les autres aussi, on est soumis à l’Atlantique. En Septembre l’éolien n’a pratiquement rien produit pendant presque le mois entier.
    Le prix de 60 euros le MWh ne peut en aucune manière être comparé au coût d’une centrale! Si l’éolien devait pallier l’intermittence, le coût des batteries ou des STEP serait gigantesque et même inenvisageable. Le seul STEP qui peut produire en instantané autant qu’un réacteur nucléaire est le plus grand d’Europe, le barrage de Grand Maison, 1000 m de dénivelé entre les lacs supérieurs et inférieurs, retenue de 40 ha, dix ans de travaux. Au bout de huit heures à pleine puissance le lac est vide. N’imaginons même pas la montagne de batteries pour fonctionner là aussi quelques heures. Pour le stockage d’hydrogène vert on verra plus tard, pour l’instant le rendement est très faible et on n’en fabrique guère.
    Citer l’exemple de nos voisins européens n’est pas pertinent, quand l’éolien produit cela fait baisser la consommation de charbon allemande et c’est toujours ça d’économisé en CO2. Quant au Danemark il a tellement d’éoliennes que tantôt il vend son surplus à la Suède et tantôt il importe de l’hydraulique suédois à grand frais.
    Je ne suis pas amoureux du nucléaire et n’ai jamais fait du lobbying pour qui que ce soit (même si j’ai travaillé dans le pétrole!), je pense comme beaucoup qu’on ne peut pas se passer du nucléaire si on ne veut pas construire un tas de centrales à gaz, polluantes et soumises aux aléas de la capacité Russe future. L’Allemagne prend un risque inouï, l’Asie risque de monopoliser le gaz disponible, disponible pendant combien de temps? Le pic de gaz arrivera inévitablement un jour..

    Répondre
    • Ce sont vos arguments qui sont faux ….de vendeurs bateleurs comme vous dites.
      Selon le facteur de charge les éoliennes terrestres en France produisent en moyenne 26% de leur puissance nominale, et ce qui importe c’est cela, ce sur quoi on peut compter statistiquement !
      Le foisonnement existe bel et bien et démontré par plusieurs études, et l’indication des productions éoliennes ne prouvent rien quand 4900 sur 8000 d’entre elles sont rassemblées sur 16% du territoire…. où c’est en ce moment calme plat. La production n’indique que si les hauts de France et le Grand Est sont ventés ou pas. Sans s’avoir si à l’autre bout du pays ou entre les deux il y a calme plat ou tempête. Nous en avons la démonstration aujourd’hui même avec une production faible mais un vent d’enfer chez moi dans l’Aude où les éoliennes sont en nombre 8 fois moins denses que dans cette zone du Nord-Est ! Autrement dit soit vous êtes ignorent de ce dont vous parlez, soit vous êtes de mauvaise foi.

      « Le prix de 60 euros le MWh ne peut en aucune manière être comparé au coût d’une centrale! Si l’éolien devait pallier l’intermittence, le coût des batteries ou des STEP serait gigantesque et même inenvisageable. »
      La variabilité et n’on l’intermittence (lequel ne s’applique qu’au nucléaire qui marche ou ne marche pas ….comme 18 sur les 56 du parc en ce moment même) sera palier en grande proportion par le foisonnement dont vous venez de prouver que vous ne savez pas ce qu’il est, et par compensation des autres variables comme le solaire PPV et en dernier ressort par les variables pilotables comme l’hydraulique (déjà indispensable au nucléaire comme chaque jour ainsi que l’on peut le constater sur eco2mix) mais aussi le solaire à concentration, la géothermie, les énergies marines en développent, et surtout le biogaz. Inutile de croire indispensable tout autres moyens couteux en permanence mis en avant par les nucléophiles dans le seul but de discréditer les renouvelables qui lui sont pourtant bien utiles déjà aujourd’hui et qui lui éviterait aujourd’hui d’être parti pour bruler pour toute la journée 8 GW de gaz s’il y avait des éoliennes le long de la côte Atlantique et une densité de moulin voisine de ce qu’il y a dans le Nord-Est, du côté de chez moi.
      « Quant au Danemark il a tellement d’éoliennes que tantôt il vend son surplus à la Suède et tantôt il importe de l’hydraulique suédois à grand frais. »
      Peut-être que vous vous trompez de sens même si cela ne change rien « renouvelable contre renouvelable » le « à grand frais » pouvant tout aussi bien s’appliquer à l’importation suédoise de l’électricité danoise. Mais nous-mêmes importons de l’électricité à « grand frais » massivement depuis l’Allemagne et même l’Espagne comme nous le montre aussi éco2mix…. Honte suprême, depuis l’Allemagne que vous dénigrez régulièrement avec toujours des arguments fallacieux.
      Inutile de ne vous déclarer comme non amoureux du nucléaire, le caractère pernicieux des arguments que vous utilisez ici comme dans tous vos messages démontrent le contraire.

      Répondre
        • Ce n’est pas une bagatelle c’est un tarif de rachat garanti pour une ferme pilote d’éolien flottant jamais réalisée en Méditerranée et une première pour la France. C’est un prix du risque dont on sait que comme pour toute expérimentation il diminuera. L’expérience de l’éolien terrestre d’abord, puis offshore posé montre que la chute de prix est rapide. En 10 ans nous avons constaté -56 % pour l’éolien terrestre et -48 % pour l’éolien offshore posé :
          https://www.revolution-energetique.com/breves/un-nouveau-rapport-confirme-la-chute-prodigieuse-du-cout-des-renouvelables/
          Le nucléaire ne peut pas en dire autant.

          Répondre
          • Toujours à enfoncer les portes ouvertes Cochelin. C’est justement ce que je vous disais…mais vous ne devez pas lire mes message trop occupé à concocter une réponse à une question que vous n’avez pas lu.
            Je vous disais le flottant est donc une première pour la France !
            Et à part vous, on n’est pas maso en France, si on le fait flottant c’est qu’on ne peut pas faire autrement. Je suis bien placé en qualité « aussi » d’ancien plongeur, et voisin de la Méditerranée pour savoir que les pentes sont abruptes et les grand fonds rapidement atteint. Pour moi ce n’est pas un scoop.

      • C’est un vrai plaisir de retrouver monsieur Rochain, toujours d’attaque pour tenter de démolir le nucléaire et valoriser les éoliennes … derrière lesquelles se trouvent les marchands de gaz, qui espèrent s’y refaire une santé.
        Reprenons donc ses arguments.
        1) 25% de taux de charge pour les éoliennes terrestres. Cela signifie que, sur l’année, la puissance des éoliennes doit être complétée par des centrales à gaz pour garantir la pilotabilité.
        Et qu’à la fin de l’année, ces centrales auront fourni 75% de l’énergie.
        On voit donc que nous parlons d’un système de centrales à gaz pouvant de temps en temps être aidé par des éoliennes, servant de justificatif, de cache sexe écologique.
        2) Le foisonnement est une réalité bien utile, mais parfaitement marginale. On ne va pas reprendre les arguments que vous connaissez parfaitement, car vous êtes très compétent, on sait.
        Je ne saurais trop recommander les lecteurs de lire ce document excellent de Jancovici.
        https://jancovici.com/transition-energetique/renouvelables/pourrait-on-alimenter-la-france-en-electricite-uniquement-avec-de-leolien/
        Une preuve de la qualité des documents de Jancovici est la critique vulgaire et jamais argumentée qu’il provoque chez Rochain. Regardez aussi ses cours à l’École des Mines de Paris.
        3) Vous faites une subtile différence entre variabilité et intermittence. Stricto sensu, vous avez raison, mais si vous regardez la forme de la courbe de puissance en fonction du vent (voir chez Jancovici ci-dessus), à l’ordre un, c’est bien un créneau.
        4) Prix, aucun doute, et remis en évidence par RDE dans son dernier rapport. Le nucléaire est le moins cher, avec l’hydraulique, bien sûr. Même en prenant comme prix celui du prototype de l’EPR .
        J’ajouterais que l’objectif des solutions écologiques, avec les risques gigantesques du climat, est de limiter le dégagement de CO2. Donc, l’éolien, comme le solaire, intermittents, ayant besoin de centrales à gaz en principal, sont disqualifiés d’avance pour alimenter le réseau électrique national.

        Répondre
  • Crucifier le sur une pale et bon débarras. Comme disait Michel Audiard : « il ne finira pas de tourner » !
    Il suppliera (peut-être) l’intermittence de son moulin à vent dédié.

    Répondre
  • Si j’ai explicité quelques arguments c’est pour le commercial qui a écrit cet article, il défend son business, on le comprend, ce n’est pas pour Rochain dont on sait comment il va réagir, ça ce n’est pas aléatoire! Il ne voit pas la même chose que tout le monde sur eco2mix. En référence aux dialogues de Michel Audiard on pourrait dire aussi qu’il serait « chef d’escadrille » mais c’est un peu fatiguant.

    Répondre
    • Et que croyez vous que je vois que les autres ne voient pas ?
      Je vois par exemple aujourd’hui que la production éolienne est faible comme je vois qu’en même temps que sur la carte des vents de météo France c’est calme plat dans la zone qui détient 61% des rolie »es de France.
      Je vois aussi que nous importons de l’ électricité d’Allemagne et d’Espagne qui produisent avec le vent et que le vent n’est pas partout le même en seurope ni même en France. Le nier n’est donc bien qu’u’ déni

      Répondre
      • Et je vois aussi que malgré les 18 réacteurs à l’arrêt nous brulons en continu depuis ce matin près de 8 GW de gaz dans l’indifférence du nucléaire qui fourni dans le même temps avec une constance sans faille, 41 GW, malgré sa supposée pilotabilité, ignorant la variation du besoin qui s’est brusquement accru de 12 GW au démarrage de l’activité économique comme chaque jour.
        Et tout le monde peut voir la même chose sauf ceux qui se mettent la tête dans le sable, justement pour ne pas voir, ce donnant ainsi l’impression d’être cohérent entre se qu’ils acceptent de savoir et d’ignorer et leur discours.
        Voilà ce que l’on peut voir, en plus de votre mauvaise foi.

        Répondre
  • Placer une machine de 200 m. de haut à 500 m. d’une habitation c’est proprement agresser les personnes
    En Bavière il faut une distance de 10 fois la hauteur de la machine ; mais ce qui est bon pour un bavarois ne l’est pas pour les français ..

    Répondre
    • Ca va être amusant le jour où l’on mettra des éoliennes cerf-volant entre 500 et 1000 m d’altitude.
      De toutes les façons vous pouvez nous raconter ce que vous voulez on ne connait pas les textes de loi de tous les pays….. et vous non plus. En fait, comme d’habitude vous ne faites que colporter ce que l’on vous raconte, et on vous aurait dit 50 ou 100 fois la hauteur de l’éolienne vous l’auriez colporté de la même façon, avec la même assurance, celle de celui qui sait ce qu’il dit et n’a pas besoin de preuve puisque cela correspond à ce qui l’arrange.

      Répondre
  • Dommage une fois de plus que le même psychopathe pollue invariablement tous les échanges de ce site. Je salue tous ceux qui voudront bien sans se lasser apporter leur point de vue comme la démocratie autorise tout citoyen à le faire et ne pas laisser ce seul individu saturer les échanges par ses interminables laïus tel un gourou sectaire et le plus souvent vulgaire. Ses posts ci-dessus restent correctes mais jusqu’à quand? Attendons….

    Répondre
    • Mon cher Rochain, vous devriez vous contenir, ne serait-ce que pour donner une image de respectabilité à votre défense des fournisseurs de gaz, utilisant l’éolien comme cache sexe.

      Répondre
  • Pour ne reprendre qu’une toute petite partie de l’argumentaire qui n’est pas surprenant venant d’un directeur général promouvant son business, et qui peut le blâmer ?, remplaçons éolien par nucléaire:
    « Les arguments ignorent toute logique. Calomniez, il en restera toujours quelque chose ! On frise la théorie du complot : approximations, mensonges, exagérations, ignorance. Mais il ne faut pas condamner le Nucléaire pour de mauvaises raisons. »
    Je trouve que ça s’applique parfaitement, c’est la poêle qui se moque du chaudron.
    Bon nombres des arguments sont contestables ou inexacts (coût, intermittence ou variabilité, foisonnement, jeunesse et progrès..) mais reconnaissons que l’auteur admet que l’éolien ne peut seul lutter et que tous les moyens de production sobres en CO2 doivent participer sans citer explicitement le nucléaire.

    Répondre
  • Au moins il s’est reconnait comme psychopathe, c’est un bon début de traitement. Ce sera long mais ça se soigne très bien.

    Répondre
  • L’Académie de médecine a fait des progrès en onze ans. Son avis de 2017 est beaucoup plus intéressant.

    Rapport de l’Académie de médecine du 9 mai 2017, adopté avec 92 voix pour, 1 voix contre et 4 abstentions.

    Citation (III-3 – Les facteurs psychologiques) :

    « Toute nouvelle technologie charrie son lot de peurs et de fantasmes et peut fournir une explication rationnelle à des troubles fonctionnels pré-existants. Une étude scandinave montre en effet qu’en l’absence de tout environnement nocif un nombre significatif d’individus se plaignent de symptômes divers (gastro-intestinaux, musculaires, névralgiques, etc.) [32,33].

    – L’effet « nocebo »

    Il s’agit de l’inverse de l’effet placebo, consistant en l’induction psychologique d’une douleur ou d’une doléance [34]. Cet effet semble bien pouvoir s’appliquer aux infrasons. Une récente étude néozélandaise conduite en double aveugle a comparé les effets d’une exposition de 10 minutes soit à une stimulation placebo (c’est-à-dire au silence), soit à des infrasons, sur des sujets recevant préalablement une information soulignant soit les méfaits, soit l’innocuité de ces derniers. Seuls les sujets ayant reçu les informations négatives rapportèrent des symptômes, qu’ils aient été ou non soumis à l’exposition aux infrasons !!! [34,36,37]. Cette expérience souligne le rôle éventuellement négatif de certains médias et autres réseaux sociaux.

    En d’autres termes, la crainte de la nuisance sonore serait plus pathogène que la nuisance elle même. »

    Avis conforme à de nombreuses études dans divers pays.

    Répondre
    • Marguerite rappelle ici des évidences. Qui ne connait pas l’effet nocebo (par exemple troubles près d’antenne relais de téléphonie mobile à l’arrêt) ? Mais il reste à prouver, dans le cas de l’éolien, qu’il s’agit vraiment d’un effet nocebo. Seules des expertises scientifiquement menées peuvent le constater.

      Répondre
      • Oui, seules les expertises scientifiques dont aucune n’a valider la relation entre les « mal être » et les éoliennes, ce qui n’empêche pas certains juges de la cour d’appel de Toulouse de se substituer à ces expertises….. comme quoi on peut être juge et nucléophile en même temps.

        Répondre
  • En Bavière la distance entre une habitation et une éolienne doit être de 10 fois sa hauteur .
    Un Bavarois a droit à la protection de son cadre de vie , un français doit subir le diktat des affairistes éoliens
    Il faut le redire car tous ne le savent pas et cette législation simple mais efficace gêne les fanatiques de ces machines . qui ne peuvent pas la contester en s’informant .

    Répondre
  • D’après l’auteur de la tribune « Comment peut-on affirmer que l’électricité éolienne est chère, quand c’est aujourd’hui le moyen de production le plus économique avec le solaire ? »

    En Allemagne, les clients résidentiels ont vu leur facture croître de 50% en 10 ans………….de 20€/kWh à 30€/kWh

    L’auteur entretien la confusion entre le prix de revient au pied de l’éolienne (subventions comprises) et le prix facturé au client final. Comme il se doit, chacun voit midi à sa porte !!

    Répondre
  • La moyenne de production des éoliennes est de 25% à terre et 33% en mer.
    Leur niveau de production minimum est de:
    – 0% pour une éolienne.
    – 2% pour l’ensemble des éoliennes françaises,
    – 5% pour l’ensemble des éoliennes européennes.
    Il est donc indispensable de maintenir l’ensemble des moyens pilotables prêts à démarrer 24/24, 7/7, 365/365.
    Le démonstration est faite en Allemagne qui n’a fermé aucune installation pilotable malgré l’installation de dizaines de milliers d’éoliennes, ce qui leur a couté des centaines de milliards d’€ avec des émissions de CO2 qui n’ont progressé que par ce que certaines centrales à charbon ont été remplacées par des centrales à gaz.
    et au final leurs émissions de CO2 sont toujours 5 fois plus importantes que celles de la France, avec une électricité 2 fois plus chère que chez nous.

    Répondre
    • Rien de vrai encore une fois dans tout cela et donc, en accord avec toutes bonnes fake news, aucune preuve de ces allégations fantaisistes quand elles ne sont pas tout simplement stupide comme la première d’entre elles
      « Leur niveau de production minimum est de 0% pour une éolienne » que l’on pourrait compléter tout aussi stupidement par : Leur niveau de production maximum est de 100% pour une éolienne.
      Et dans la même veine : La production d’un réacteur arrêté est de 0% et celui de 17 réacteurs arrêtés comme aujourd’hui toujours 0% et la production de 30% des réacteurs arrêtés toujours de 0%.
      Pour en revenir aux éoliennes sachant que 61% des éoliennes du pays sont rassemblées dans une petite surface de 16% de la surface du territoire, prétendre à partir de cette production locale, tirer la conclusion que l’éolien sera incapable d’assurer la part de la production électrique qui lui sera alloué lorsque le pays sera uniformément équipé relève de la plus haute fantaisie et dénote une immaturité manifeste du raisonnement.
      Le reste n’est aussi que fake news tel que démontré dans les statistiques officielles des résultats de l’Allemagne qui diminue sa consommation de charbon, lignite, et nucléaire, reste aujourd’hui au niveau de la consommation de gaz de 2011 (date à laquelle la moitié du parc nucléaire a été fermé) et seules les renouvelables ont progressés ce qui explique la chute des émissions de CO2. Ces informations sont attestées non pas par le verbiage en réplique aux allégations de Guérin dépourvu de toutes preuves comme il est d’habitude dans les messages de nucléophiles, mais par les statistiques, du BMWI, de l’Institut Fraunhofer, du BDEW, de l’AGEB, et d’Eurostat, accessibles à :
      https://www.cleanenergywire.org/factsheets/germanys-energy-consumption-and-power-mix-charts
      Blablater, c’est bien, démontrer et prouver, c’est mieux.

      Répondre
          • Comme dans la CSPE en France qui inclue un bonne demi-douzaine de postes qui n’ont rien à voir avec l’énergie électrique et qui n’ont surtout aucun rapport avec leur coût de production

          • Vous avez oublié plusieurs postes de cette CSPE Cochelin, c’est étrange ses crises d’amnésie pour ne se souvenir que de l’aide au développement des énergies nouvelles comme nous l’avons fait pour permettre a EDF de démarrer un programme nucléaire dès la fin des années 50. Nous y avons par exemple aussi :

            – La production et l’achat de l’électricité, dans les secteurs d’outre-mer non connectés au continent.
            – Les dispositifs en faveur des ménages précaires.
            – L’effacement des réseaux.
            – Les frais de gestion de la Caisse des dépôts et consignations.
            Mais comme les autres taxes appliquées sur l’électricité en Allemagne on peut tout aussi bien y retrouver le complément d’allocation vieillesse pour les industries qui n’étaient pas assujettis à des cotisation caisse vieillesse, ou l’allocation aux handicapés, la subvention aux écuries de course, celles attribuées aux associations dont l’objet est le développement sportif, et tout un tas de chose comme cela. L’électricité étant le service le plus commun et souvent national dans le plus grand nombre de pays d’Europe, c’est le plus commode pour racketter à tous les niveaux de population et neutraliser les dépenses les plus diverses. Et aucune loi européenne n’interdit aux pays de l’union, qui sont souverains, d’intégrer dans les taxes perçues sur un bien ou service des frais sans rapport avec ce bien ou service.

      • Mon cher Rochain, il me semble qu’on pourrait résumer votre position de la façon suivante :
        Afin de réduire les dangers de l’évolution du climat pour nos enfants,
        Vous préférez un pack « centrales à gaz plus éoliennes, les centrales à gaz fournissant 75% de l’énergie sur l’année, avec le CO2 correspondant, très coûteux globalement
        A de bonnes et braves centrales nucléaires, sans CO2, avec de minuscules centrales par rapport à l’énergie fournie, et en plus les moins chères au kwh.
        J’ai du mal à partager ce choix ressemblant à celui d’un marchant de gaz, mais si ça vous plaît … LOL

        Répondre
  • La tête de série EPR, c’était Olkiluoto en Finlande, dont la construction a commencé le 12 août 2005.
    A Flamanville, c’était deux ans et trois mois plus tard, le 3 décembre 2007.

    On sait qu’il n’a pas été mis en service en juin 2012 comme annoncé et que son MWh ne sera pas à 34 euros.

    Similaire au tarif d’achat grassement attribué par les anglais à leurs EPR, le coût de l’électricité produite sera de 120 euros le MWh.

    Celui du nucléaire ancien était de 59,8 € le MWh il y a huit ans (en 2013) et il serait hasardeux de dire qu’il n’a pas augmenté depuis.

    Le tarif d’achat de l’éolien terrestre est de 60 à 65 € le MWh d’après les appels d’offres des dernières année, de 55 € le MWh pour le photovoltaïque des grandes centrales.

    On peut dire que le nucléaire ancien ne vaut pas moins cher que le nouvel ‘éolien et solaire.

    Répondre
  • Le camion d’une entreprise de transport ne roule que 20 % à 35 % du temps et 0% le dimanche. Est-ce un problème ? La voiture d’un particulier roule le plus souvent moins de 5% du temps. Est-ce bien utile d’investir autant d’argent dans celle-ci pour une si faible utilisation ?

    Sauvons le nucléaire est une source très sujette à caution, qui essaie de racoler en prétendant se préoccuper du climat.

    Etre drogué au nucléaire depuis cinquante ans cause des dommages aux individus fragiles, incapables de comprendre qu’il n’existe pas une seule énergie renouvelable, l’éolien ou le solaire selon le sujet du jour, mais toute une panoplie qui se complète. Qu’il existe aussi des moyens de stockages.

    Ceux-ci sont bien utiles depuis des décennies pour répondre aux variations rapides de la consommation. Ce que le nucléaire ne peut faire que bien moins vite, avec une partie seulement des réacteurs et lorsque la situation de leur combustible le permet.

    Répondre
    • Ma chère Marguerite, vous finissez par devenir attendrissante. Rochain raconte autant de salades que vous, mais il le sait, lui, il est très compétent. Surtout lorsqu’on parle gaz.
      Vous confondez le taux d’usage (voulu) au taux de charge non voulu des éoliennes, non pilotables. Des choux et des carottes !!!
      Si vous regardez globalement le parc nucléaire, il est pilotable. Qu’il pleuve ou vente, cela fait 40 ans qu’il fournit la puissance désirée en temps et en heure.
      Vous pouvez couvrir la France d’éoliennes, vous aurez globalement une production d’électricité variant, de façon non pilotée, entre 5 et 100 de sa puissance nominale.
      D’où les centrales à gaz, hélas, qui font que éolien et solaire sont sans utilité pour alimenter le réseau sans générer de CO2.

      Répondre
  • Comparer directement les coûts du MWh éolien et nucléaire n’est pas raisonnable. Il faut comparer le coût du MWh à égalité de service dans ce cas il faut ajouter le coût des moyens pour palier la défaillance en la corrigeant par la probabilité de défaillance. Le classement ne devrait pas être le même que celui de la comparaison directe.

    Répondre
    • Pas directement oui, mais pas fondamentalement différent compte tenu de ce que le foisonnement sur le territoire permet de « rattraper » d’une part et aussi compte tenu de ce que le nucléaire ne produit pas réellement quand on en a besoin, lequel est variable, alors que le nucléaire fourni e continu la même puissance en étant assez peu capable de varier.
      Nous importons en continu actuellement 6,5 GW d’Allemagne tout en brulant 7,6 GW de gaz et en consommant autant en hydraulique, soit un total de 21 GW alors que nous avons une bonne quinzaine de réacteur au repos et que ceux qui fonctionnent bétonnent toujours à 42GW à 9h ce marin, ce qui était la consommation nocturne comme toute les nuits.
      Le manque d’action possible sur la production éolienne diminue effectivement sa valeur mais pas par son manque de souplesse comme c’est le cas pour le nucléaire, mais car il est hautement improbable qu’il puisse fournir le socle permanent dont on a constamment besoin (les 42GW) quel que soit l’optimisation de la répartition des éoliennes puisse faire sur le territoire. Le nucléaire à ce seul avantage de fournir une puissance en continu ce qui est une nécessité. Mais rien ne prouve et je crois même le contraire, que les renouvelables dans leur ensemble ne soient pas capable de fournir ce socle qui sera en réalité moins élevé que les 42 GW mentionnés ici car ils ont été optimisés pour le nucléaire en transférant à la nuit des consommations que l’on peut tout aussi bien satisfaire de jour.
      Enfin, si l’on compare les prix utiles en qualifiant chacun d’eux d’un coefficient d’utilité celui qui a la plus grande valeur est le watt solaire qui est produit au moment où l’on en a le plus besoin, dans la journée. De plus son coefficient de valeur sera optimisé si la phase d’activité économique qui est la première consommatrice est centrée sur l’heure solaire ce qui n’est aujourd’hui pas le cas.
      Pour conclure ma théorie, la valeur du watt électrique classé par intérêt décroissant est le watt solaire, le watt nucléaire, et en dernier le watt éolien.

      Répondre
        • Sauf que la part du charbon dans cette production électrique que nous achetons est minoritaire par rapport à celle des renouvelables que cela vous arrache le foi de le reconnaitre en niant les données officielles fournies par le ministère de l’économie.

          Répondre
          • La part du charbon est au contraire importante (35 %) si vous consultiez les données en provenance d’Allemagne sur energy-charts.
            De même, il est faux d’écrire que nous importons d’Allemagne 6,5 GW toute la journée (en fait 6,3), alors qu’il s’agit seulement d’une pointe ce matin. De même pour le gaz. https://www.rte-france.com/eco2mix/la-production-delectricite-par-filiere
            Rochain se complaît dans les exagérations à outrance pour crédibiliser son discours toujours idéologique.

          • oui ….35% et la différence c’est du renouvelable majoritaire….. pourquoi mettre l’accent sur ce qui est minoritaire ? Je crois que c’est vous qui exagérez, pas moi.
            La pointe du matin pour le gaz, c’est plus de 7000 MW depuis 6h30 ce matin et ça continu…. ce qjui a baissé avec le levé du Soleil c’est l’hydraulique. Et l’importation de l’électricité allemande c’est pas du 6,3 GW comme vous dites c’est plutôt du 7GW et je vous pari que cela durera jusqu’en début d’après midi à ce niveau !
            Cessez de jouer les danseuses en nuance, nous avons un nucléaire non pilotable et il suffit de l’admettre au lieu de passer votre temps à essayer de finasser pour ne pas le reconnaitre avec des arguments à dormir debout. Il a un avantage ce nucléaire, un seul, il permet de fournir en permanence la même puissance, un socle dont nous avons toujours besoin et le reste c’est une mascarade. Et la seule question qui se pose quand on l’oppose aux renouvelables est, est-ce que les renouvelables dans leur ensemble sont capable d’assurer ce socle de puissance permanente.
            Ce qui implique de définir d’abord exactement ce qu’est cette puissance permanente don on a toujours besoin avant de pouvoir répondre à la question de la capacité du renouvelable à l’assurer !

          • Non. Lors du pic d’importation ce matin en France, les renouvelables en Allemagne étaient minoritaires. Charbon et gaz faisaient autour de 49 % et le nucléaire autour de 10 %.

          • Oui Cochelin je suis très fier de nos exportations du 11 novembre :
            On exporte du 6 GW et on crame 7 GW de gaz couteux et polluant pour cela ! BRAVO Cochelin, vous avez encore une fois remporter la palme des âneries tellement vous êtes préoccupé à regarder dans l’assiette du voisin allemand.

  • Citons l’auteur de la tribune: « Comment peut-on affirmer que l’électricité éolienne est chère, quand c’est aujourd’hui le moyen de production le plus économique avec le solaire ? »

    En Allemagne, les clients résidentiels on vu leur facture croitre de 50% en 10 ans, et ce n’est pas faute d’avoir capté du « vent gratuit » et du « soleil gratuit ». Dans cette affaire, EDF n’y est pour rien!!.

    En fait, l’auteur entretient la confusion entre le coût de production au pied de l’éolienne (subventions comprises) qui peut être bas et le prix facturé au client final qui inclut l’ensemble des coûts induits par l’introduction des ENRi (à commencer par le maintien des capacités pilotables et la mise à niveau des réseaux)

    En réalité, le coût des ENRi devrait être comparé au coût marginal du combustible économisé dans les systèmes pilotables.
    Autant dire que dans ce contexte, les ENRi ne sont plus du tout compétitives. Que ceux qui les défendent cessent d’en vanter les mérites économiques!!

    Répondre
  • Et en plus clair : https://allemagne-energies.com/tag/prix-delectricite-en-allemagne/
    « En Allemagne, la charge de soutien aux énergies renouvelables électriques (EEG-Umlage) augmente de 5,5% à 67,56 €/MWh en 2020 (2019 : 64,05 €/MWh)
    La charge de soutien au développement des réseaux offshore (Offshore – Netzumlage) s’élève à 4,16 €/MWh et correspond à la valeur de l’année précédente
    Les ménages allemands paient la charge de soutien directement par le prix de l’électricité, lequel avec 30,88 €ct/kWh contre 17,65 €ct/kWh en France au premier semestre 2019, est le plus cher d’Europe selon Eurostat /1/. La part de la fiscalité s´élève à 53%, dont plus de 40% pour la charge de soutien aux énergies renouvelables. »

    Répondre
  • Revenons à l’essentiel. Si l’écologie doit passer par les atteintes à la santé, à la qualité de vie et au patrimoine des riverains, on fait fausse route. On peint en vert de nouvelles pollutions.

    Répondre
  • Pas de chance les affabulateurs. Le gaz n’a pas remplacé le charbon en Allemagne pour faire baisser le CO2 électrique.

    Production d’électricité en 2010 et 2019 (avant pandémie)
    – gaz ……………… : 89,3 et 90,5 TWh ( +1,2)
    – charbon+lignite : 262,9 et 171,5 TWh ( -91,4)
    – nucléaire ……… : 140,6 et 75,1 TWh ( -65,5)
    – renouvelables ..: 105,2 et 242,4 TWh (+137,2)

    Ce n’est pas en augmentant de 1,2 TWh que le gaz a remplacé la baisse de 91,4 TWh du charbon. Par contre, les renouvelables ont remplacé le nucléaire et le charbon. La différence des totaux est due au pétrole et divers, ainsi qu’à une petite baisse de production totale.

    Pour ne pas raconter n’importe quoi, autre affabulateur, il suffit de consulter les statistiques européennes.

    Entre 2010 et 2020, le prix de l’électricité résidentielle a augmenté de 25,7 % en Allemagne et de 46,3 % en France. L’écart qui existait depuis 20 ans ou plus, avant que l’on ne parle d’électricité renouvelable, s’est réduit depuis dix ans.

    Répondre
  • Comme le dit M.Rochain, l’écologie ne passe pas par l’essentiel, le respect de l’environnement. On parle donc bien, avec l’éolien, de choix financiers et politiques. Pas d’écologie. Au moins c’est clair.

    Répondre
    • Vous ne savez plus ce que vous dites apparemment :
       » Si l’écologie doit passer par les atteintes à la santé »

      Et bien non, je confirme le message précédent, l’écologie ne passe pas par les atteintes à la santé !

      Répondre
  • Que de palabres à lire qui ne font que tourner en rond.!
    Je ne comprends tjrs pas ceux qui perdent leur temps à répondre à ce big brother de la désinformation!
    Faites votre jardin et changer d’air çà pu !

    Répondre
  • l’éolienne qui décapite les oiseaux? vous n’en parlez,? Pourquoi ? vous allez répondre que ça ne représente pratiquement rien?
    plus l’argent que vous toucher pour la pose d’une éolienne.
    moi je suis pour le nucléaire, c’est facile de faire peur aux citoyens bien sure ça peut arriver, il faudrait un tremblement de terre mais chez nous a part la région côte d’azur !

    Répondre
    • Liliane,
      Les éoliennes tueuses d’oiseaux font parties des légendes que l’on a fait courir sur les éoliennes comme bien d’autres désinformations qui conduisent d’honnêtes gens comme vous à militer pour le nucléaire. La réalité est d’une toute autre nature, à moins que vous ne mettiez en doute les services officielles qui se sont penché sur cette question et donc vous avez la conclusion ici :
      https://www.statista.com/chart/15195/wind-turbines-are-not-killing-fields-for-birds/
      Par ailleurs, dans la série désinformation, personne ne touche de l’argent pour la pose d’une éolienne comme vous le pensez. Au contraire, il faut verser une somme proportionnée à la taille de l’éolienne à la caisse des dépôts et consignation en garantie du démantèlement futur. L’investisseur qui a installé et/ou exploite l’éolienne reçoit seulement une garantie d’achat de sa production électrique à un tarif révisé régulièrement et qui est de moins en moins élevé. Le but de cette garantie d’achat ayant été d’inciter les investisseur à se lancer dans ces activités nouvelles dont personne ne savait si ce serait profitable ou pas, et si oui, à quelle hauteur. Certains pensent qu’ainsi, l’investisseur ne prenait aucun risque. C’est seulement oublier que le contrat ne prévoit pas de lui acheter une électricité qu’il ne produit pas…. Pas de vent, pas de vente ! Autrement dit si l’investisseur s’est trompé sur la production potentiel de son moulin et qu’il ne produit rien comme certains se plaisent à en répandre le bruit sur le rendement de l’éolien, ça ne coute rien à l’état qui ne lui achète donc rien, mais l’investisseur fait faillite….. et si le coin est si mauvais qu’aucun repreneur ne lui rachète son moulin à vil prix, l’argent consigné paiera le démantèlement.
      Alors vous pouvez militer pour le nucléaire sur la base des fausses informations que l’on vous a susurré à l’oreille, mais moi qui milite plutôt pour les renouvelables j’aurais déjà de meilleurs arguments que vous en faveur du nucléaire. Mais néanmoins loin d’être suffisants comparés à ceux dont je dispose en faveur des renouvelables, d’où mon choix en faveur de ces derniers.
      Bien cordialement.

      Répondre
  • L’étude de la Ligue de Protection des Oiseaux indique qu’en moyenne de 6 à 7 oiseaux sont tués par éolienne et par an.

    S’il y a 8.000 éolienne en France, cela nous fait dans le 56.000 oiseaux par an.

    C’est petit bras à côté des chats.

    Sans compter les oiseaux élevés pour être tués dans des chasses privées, ce sont plus de 15.000.000 d’oiseaux, dont une bonne partie de migrateurs, qui sont tués par la chasse chaque année.

    Quelques cols pyrénéens sont réputés pour la facilité à y abattre ces oiseaux migrateurs.

    La mortalité est aussi beaucoup plus élevée qu’avec les éoliennes pour : les lignes électriques (THT ou pas), les vitrages de bâtiments, les routes, les produits chimique de l’agriculture (en particulier les graines enrobées de pesticides), la perte d’habitat (milliers de km de haies détruites) et de nourriture (disparition des insectes) … et bien sûr les chats, le premier tueur d’oiseaux dans tous les pays ayant des statistiques sur le sujet.

    Répondre
  • Le nucléaire 10,2% de la production mondiale en électricité bientôt dépassé par l’éolien (environ 7% actuellement) qui a pourtant démarré plusieurs décennies après.

    Et alors que le bilan d’émissions du nucléaire se dégrade avec l’exploitation de l’uranium (il pourrait dépasser les 200 g CO2e / kWh, celui de l’éolien (7 g CO2e /kWh) s’améliore avec notamment l’arrivée des éoliennes en bois (moins 30% d’émissions supplémentaires et stockage carbone)

    Si l’on veut lutter rapidement contre le réchauffement climatique, les renouvelables dont l’éolien sont plus pertinents

    A ce titre, une équipe scientifique de l’université Cornell a voulu savoir dans quelle mesure l’expansion de l’énergie éolienne pourrait être accélérée si les gouvernements en faisaient une priorité, au lieu de s’en remettre principalement aux forces du marché pour stimuler cette croissance et permettre ainsi d’atteindre les objectifs de réduction du réchauffement climatique

    L’augmentation de la capacité de production d’énergie éolienne dans le monde pourrait en effet réduire le réchauffement de la planète de 0,3 à 0,8 degré Celsius d’ici 2100.

    L’énergie éolienne est l’une des technologies de production d’électricité renouvelable les plus matures et les plus facilement modulables et rapides à implanter. Elle a connu une expansion rapide et une réduction substantielle des coûts au cours des dernières décennies et constitue un élément clé de nombreuses stratégies nationales et mondiales de décarbonation de l’approvisionnement énergétique.

    Le scénario de déploiement le plus agressif réduit les émissions de CO2 d’environ 5 GtCO2e/an d’ici 2030 et de plus de 10 GtCO2e/an d’ici 2050. L’utilisation des scénarios d’énergie éolienne les plus ambitieux, dans lesquels la capacité d’énergie éolienne installée est plus de 10 fois supérieure à la valeur actuelle d’ici 2050, réduira le ΔT jusqu’à 0,7-0,8 °C. Même l’adoption de l’énergie éolienne au niveau des engagements actuels réduira le ΔT de 0,3-0,4 °C à la fin du siècle. Dans les deux scénarios d’émissions plus modérées dans lesquels des mesures importantes sont prises pour réduire les émissions de GES (IPCC RCP 6.0 et 4.5), le ΔT franchit le seuil des 2 °C dans les 30 à 50 ans, à moins que d’autres mesures ne soient prises, par exemple, comme ici par une augmentation plus rapide des énergies renouvelables dans les scénarios NZE/GWEC de l’AIE.

    La capacité installée (CI) de l’énergie éolienne proposée passerait de 282 GW à ~4800 GW, de sorte que l’énergie éolienne génère ~30% de l’approvisionnement mondial en électricité (~12 000 TWh/an). On estime que cela permettrait de réduire les émissions cumulées de CO2 d’environ 600 GtCO2 d’ici à 2050

    Le LCoE de l’énergie éolienne est compétitif, et une fraction substantielle des augmentations de la CI peut être réalisée par le biais du repowering et ne nécessite donc pas de terres supplémentaires.

    En adoptant la trajectoire de réduction des émissions de GES la plus ambitieuse (RCP2.6) avec le scénario d’énergie éolienne de l’AIE NZE/GWEC, il est possible de ramener le ΔT bien en dessous de 1,5-2 °C et d’obtenir un réchauffement encore plus faible d’ici la fin du XXIe siècle. Toutefois, cette voie nécessite des changements urgents et importants dans le mode de vie, bien au-delà de la décarbonation de l’approvisionnement énergétique.

    4 pays/régions, à savoir la Chine, l’Europe (UE et Royaume-Uni), les États-Unis et l’Inde, sont d’une importance capitale pour les émissions de GES mondiales passées et futures.

    L’expansion rapide des augmentations annuelles de la capacité installée d’énergie éolienne, environ deux fois supérieure aux taux actuels, peut retarder considérablement le passage du seuil de réchauffement de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels. Pour parvenir à l’expansion requise de cette source d’énergie rentable et à faible teneur en carbone, il est nécessaire d’électrifier le système énergétique et d’accroître les capacités de fabrication et d’installation d’éolien.

    La croissance de la pénétration de l’énergie éolienne dans les systèmes de production d’électricité mondiaux est reconnue depuis longtemps comme un mécanisme de réduction du forçage climatique

    Bien que l’hydroélectricité domine actuellement la production d’électricité renouvelable (4325 TWh, soit environ 16 % de l’approvisionnement total en électricité), les taux de croissance les plus élevés et la plupart des scénarios futurs envisagent une expansion majeure des énergies éolienne et solaire. Certaines estimations des émissions de GES sur la durée de vie des éoliennes déployées sur terre sont de 7 g CO2e par kWh, tandis que certaines estimations pour les déploiements en mer sont de 11 g CO2e par kWh (et 30% de moins pour les éoliennes en bois Vestas/Siemens-Gamesa/Modvion, quand le cycle complet du nucléaire se dégrade avec l’exploitation de l’uranium et pourrait dépasser les 200 g C02e par kWh)

    Des éoliennes sont déployées pour exploiter les ressources du vent dans plus de 90 pays. En 2020, 742 GW de capacité d’énergie éolienne ont été installés, dont 35 GW en mer. À la fin de 2020, 12 pays ont une capacité installée (CI) supérieure à 10 GW, et vingt ont une CI supérieure à 5 GW.

    La CI est dominée par l’Asie (principalement la Chine avec 288 GW), l’Europe (le plus grand contributeur : l’Allemagne 62 GW) et l’Amérique du Nord (dominée par les États-Unis avec 122 GW). La CI a augmenté à un taux annualisé moyen de ~14,2 % entre 2006 et 2020.

    Taux de croissance annualisé de l’éolien : 14,2 %

    Conformément à l’augmentation de la CI, la production d’électricité éolienne s’est développée, passant de 104 TWh en 2005 à 1273 TWh en 2018. En 2019, l’énergie éolienne a généré environ 6,5 % de la demande mondiale d’électricité de 26 600 TWh, six pays générant plus de 20 % de la demande.

    Le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne sont proches d’atteindre 20 %, dix pays plus de 10 % et la Chine a déclaré près de 5 % de l’approvisionnement en électricité à partir de l’énergie éolienne. Le Danemark a la plus forte pénétration de l’électricité d’origine éolienne, soit 47 %, contre 32 % en Irlande et 27 % au Portugal.

    En 2020, l’énergie éolienne a produit 459 TWh d’électricité en Europe à partir de 220 GW. La production d’électricité d’origine éolienne dans l’UE27 était de 382 TWh en 2020. Les États-Unis produisent 8,4 % de leur électricité à partir de l’énergie éolienne (2020), avec une contribution de près de 25 % dans six États.

    Les niveaux actuels de pénétration de l’éolien dans la production d’électricité se comparent favorablement à d’autres sources. Par exemple, environ 10,2 % de l’approvisionnement mondial en électricité provient du nucléaire, 16,3 % des centrales hydroélectriques, 3,3 % du pétrole, 22,9 % du gaz naturel et 38,3 % du charbon

    Au cours des deux dernières décennies, l’énergie éolienne déployée sur terre est devenue la source de production d’électricité la moins chère. En conséquence, de nombreux pays ont des plans ambitieux pour augmenter la capacité installée de l’énergie éolienne terrestre et offshore, ainsi que pour exploiter davantage les ressources en énergie solaire

    Le coût de l’énergie éolienne terrestre est aujourd’hui inférieur à celui de la plupart des types de production et constitue donc une incitation. Le coût de l’électricité produite par des éoliennes déployées à terre est inférieur à 40 USD/MWh aux États-Unis et en Europe et à 60 USD/MWh en Asie. Ces coûts ont nettement diminué au cours de la dernière décennie et devraient continuer à baisser.

    Des projections récentes basées sur une consultation d’experts indiquent des réductions de coûts (par rapport à 2018) de 37 % pour l’éolien offshore d’ici 2050. Le coût de l’énergie éolienne en mer devrait baisser à moins de 50 USD/MWh dans toutes les régions d’ici 2050.

    Une grande partie de la ressource éolienne en mer se trouve à des profondeurs d’eau supérieures à 50-60 m, où l’énergie éolienne offshore flottante est nécessaire. En 2020, 66 MW d’éoliennes flottantes sont installées, 19 MW au Japon et le reste en Europe. Selon certaines estimations, 80% de la ressource en Europe, 58% aux Etats-Unis, 60% en Chine et 80% au Japon nécessiteront l’utilisation d’éoliennes flottantes. Une capacité de 3 à 19 GW d’éoliennes flottantes en mer est prévue d’ici 2030, en fonction du coût relatif ou jusqu’à 5 à 30 GW, pour atteindre 1000 GW en 2050. Les coûts sont actuellement estimés à plus de 175 USD/MWh et devraient tomber en dessous de 70 USD/MWh d’ici 2030 ou dans la fourchette de 50-80 USD/MWh d’ici 2050.

    Ce résumé suggère donc que l’expansion de la capacité installée de l’énergie éolienne nécessitera d’importants investissements en capital et est susceptible de générer des retours financiers significatifs.

    Repowering et recyclage

    La durée de vie des éoliennes est désormais proche de 30 ans. Néanmoins, de nombreuses éoliennes atteindront la fin de leur vie utile avant 2050 (50 % en Europe d’ici 2030, 30 % aux États-Unis d’ici fin 2020 et seront soit mises hors service, soit modernisées. La modernisation est rentable car elle permet de continuer à utiliser les infrastructures (raccordements au réseau, fondations, routes d’accès). Cette modernisation implique généralement le repowering, c’est-à-dire la modification ou le remplacement des éoliennes par des éoliennes dont le diamètre du rotor ou la hauteur du moyeu est plus élevé, ce qui entraîne une augmentation importante de la puissance nominale. Le repowering peut également impliquer le remplacement de la nacelle sans changement de la tour ou du rotor. Cela peut augmenter la puissance de sortie jusqu’à 16 %. Le repowering des sites existants devrait représenter une part importante de la future capacité d’énergie éolienne. En Europe, sur un total de 38 GW de capacité éolienne terrestre arrivant en fin de vie opérationnelle au cours des cinq prochaines années, près de 29 GW verront leur durée de vie prolongée et 2,4 GW seront remotorisés. En 2019, près de 3 GW de repowering ont été entrepris aux États-Unis. En général, le repowering augmente à la fois les facteurs de CI et de capacité.

    L’industrie éolienne européenne a proposé une interdiction à l’échelle européenne de la mise en décharge des pales d’éoliennes et a rendu le recyclage intégral des pales possible.

    L’Europe prévoit d’augmenter de 10 à 20 fois la capacité éolienne offshore actuelle, pour atteindre entre 230 et 450 GW d’ici 2050. Les États-Unis ont pour objectif une capacité installée de 30 GW d’ici 2030 et le Royaume-Uni prévoit 40 GW. La capacité offshore de l’Asie devrait augmenter rapidement avec deux fois plus d’investissements que l’Europe dans l’éolien offshore chaque année jusqu’en 2030, et 3,5 fois plus en 2050.

    Forte hausse des emplois dans l’éolien

    Des investissements considérables dans le développement de la main-d’œuvre et la fabrication seront nécessaires pour installer plus que le taux actuel de ~16 GW par an. De même, en Europe, pour atteindre le niveau prévu de déploiement annuel supplémentaire, 27 GW sont nécessaires, contre 15 GW actuellement, ce qui exige une expansion considérable de la capacité de fabrication et de déploiement.

    L’IRENA estime que près de 5 millions d’emplois seraient créés d’ici 2050, en plus du million d’emplois actuels dans l’énergie éolienne

    60 GW de capacité installée d’énergie éolienne ont été ajoutés en 2019. Les ajouts nets annuels de capacité éolienne à l’échelle mondiale devraient atteindre 65 GW en 2020 et 68 GW en 2021 (dont 7,3 GW d’ajouts nets de capacité en mer) (IEA). Malgré la pandémie 92 GW de capacité installée ont été ajoutés en 2020. Le Conseil mondial de l’énergie éolienne (GWEC) prévoit des augmentations annuelles encore plus importantes de près de 94 GW jusqu’en 2025, dont 70 GW en mer sur la période 2021-2025, à partir d’une CI de 35 GW en 2020.

    La plupart des régions, y compris les États-Unis, suivent de près l’augmentation annuelle moyenne mondiale de 14 %. Aux États-Unis, la CI atteindra 122 GW à la fin de 2020, avec une installation annuelle record de près de 17 GW. L’Union européenne (UE), qui avait déjà une CI de 48 GW en 2006, a augmenté de 7 % par an pour atteindre 219 GW en 2020. En 2020, 14,7 GW de nouvelle CI ont été installés dans l’UE. En Asie, la CI a augmenté de plus de 19 % par an entre 2006 et 2020. Les installations annuelles en Chine ont dépassé les 48 GW en 2020, le marché ayant accéléré pour dépasser la date limite de la transition vers l’éolien terrestre sans subventions

    Les augmentations annuelles mondiales de la CI (capacité installée) de l’énergie éolienne approchent les 100 GW, la CI des différents pays/régions augmentant à des taux annuels de 3 à 18 %. Bien qu’impressionnants, ces progrès semblent trop lents pour atteindre les objectifs climatiques. Le taux actuel d’augmentation annuelle de la capacité installée d’énergie éolienne, qui est de 15 GW en Europe, est largement considéré comme insuffisant pour réaliser le Green Deal et la neutralité climatique d’ici 2050. WindEurope suggère que pour atteindre les nouveaux objectifs climatiques de 55 %, il faudrait installer une capacité annuelle presque deux fois plus importante (27 GW). La voie vers la neutralité climatique d’ici 2050, telle qu’elle est actuellement envisagée par l’UE, repose sur l’augmentation de l’électrification, qui passe de 2760 TWh/an aujourd’hui à 75 % de la demande énergétique (soit une production de 6800 TWh/an en 2050). Il est proposé que les éoliennes déployées sur terre produisent 2300 TWh/an et que 1200 TWh/an supplémentaires soient fournis par la production d’électricité éolienne en mer. La quantité de CI nécessaire pour atteindre ces objectifs de production d’électricité dépend fortement de l’efficacité supposée de la production d’électricité. En supposant que l’efficacité des éoliennes de la prochaine génération n’augmente pas et que les facteurs de capacité (FC) sont donc de 34 % et 43 %, respectivement pour l’éolien terrestre et l’éolien en mer, cela représente environ 770 GW de CI à terre et 320 GW de CI en mer. Dans l’hypothèse d’une augmentation prévue des facteurs de capacité à 45 % pour l’éolien terrestre et à 50 % pour l’éolien en mer, le CI nécessaire est de 580 GW à terre et de 270 GW en mer. Dans les deux cas, il faudrait un taux d’expansion de la capacité installée d’énergie éolienne plus rapide (~21-28 GW/an) que celui qui est actuellement réalisé (15 GW/an), mais inférieur au taux que certains jugent possible. Selon les engagements du gouvernement, 105 GW de nouvelle puissance éolienne totale seront atteints d’ici 2025 (75 GW pour l’UE27). La stratégie du Royaume-Uni repose sur l’expansion de la production d’électricité éolienne en mer d’environ 10 GW actuellement à 40 GW d’ici 2030, ce qui nécessiterait une accélération considérable du taux actuel d’augmentation de la production d’électricité de 0,48 GW/an en 2020

    En Chine 50 GW d’installation annuelle est réalisable.

    Aux Etats-Unis le scénario d’étude du DoE prévoyait des niveaux de déploiement éolien jusqu’à la CI de 113 GW d’ici 2020 pour fournir 10 % de l’électricité. Il prévoit également des niveaux de déploiement éolien de 224 GW d’ici 2030 et de 404 GW d’ici 2050. L’objectif de la CI pour 2020 a été atteint et même légèrement dépassé. La CI était de 122 GW à la fin de 2020. L’énergie éolienne a fourni 296 TWh de la production totale d’électricité, soit 7,2 % du total de 4128 TWh. Ainsi, la pénétration de l’offre d’électricité n’a pas atteint l’objectif spécifié, en grande partie à cause de la forte croissance inattendue de la demande d’électricité. La vision éolienne du DoE de 2015 proposait que l’énergie éolienne représente 20 % de l’approvisionnement en électricité en 2030, et 35 % en 2050, lorsque la demande d’électricité devrait atteindre 4900 TWh/an. Dans l’hypothèse d’un FC de 48 %, pour atteindre l’objectif de 35 % en 2050 (c’est-à-dire une électricité d’origine éolienne de 1 715 TWh/an), il faut environ 404 GW de CI d’énergie éolienne en 2050. Étant donné que la CI était de 122 GW à la fin de 2020, pour atteindre 404 GW de CI d’énergie éolienne, il faudrait des ajouts annuels de CI d’environ 10 GW/an. Ce chiffre est inférieur au taux record de près de 17 GW atteint en 2020. À ce rythme, l’objectif de la CI pour 2030 peut être atteint en 2026 et celui de 2050 en 2037. Un objectif distinct de 30 GW d’éolien offshore d’ici 2030 a été annoncé au début de 2021.

    Avec l’installation d’environ 1 GW d’énergie éolienne en 2020, l’Inde a peu de chances d’atteindre son plan actuel de 65 GW d’ici 2022 (contre 39 GW en 2020) et aurait besoin d’investissements massifs pour atteindre les 450 GW prévus d’ici 2030

    La mise en œuvre de la CND actuelle n’entraînerait qu’une augmentation annuelle de 3,6 % du déploiement de l’énergie éolienne sur la période 2015-2030, par rapport aux 8,5 % par an réalisés entre 2010 et 2016. Plusieurs organismes ont donc proposé des objectifs plus ambitieux en matière de CI et de production d’électricité à partir de l’énergie éolienne.
    Par exemple, l’APC (Announced Pledges Case) de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) vise à réduire les émissions de GES à 22 GtCO2/an d’ici 2050 et inclut environ 12 000 TWh/an d’énergie éolienne à cette date.

    La quantité de vent qui souffle sur la planète pourrait répondre plusieurs fois à la demande mondiale d’électricité.

    En 2019, 63,3 % de l’électricité mondiale provenait encore de combustibles fossiles, principalement du charbon et du gaz, ce qui a largement contribué aux quelque 33 gigatonnes de dioxyde de carbone émises cette année-là.

    L’énergie éolienne a connu une croissance considérable au cours des deux dernières décennies : sa capacité de production a augmenté d’environ 14 % par an entre 2006 et 2020.

    Selon l’Agence internationale de l’énergie, l’énergie éolienne a généré près de 6 % de l’électricité mondiale en 2020. L’année a vu une augmentation record de 93 gigawatts de la capacité de production d’énergie éolienne, dont environ les trois quarts provenaient de la Chine et des États-Unis.

    Actuellement, le monde produit 743 gigawatts d’énergie éolienne, ce qui permet de compenser 1,1 milliard de tonnes de dioxyde de carbone par an.

    L’Union européenne prévoit de réduire ses émissions de carbone d’au moins 55 % d’ici à 2030 et d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050. L’Europe prévoit d’ajouter 15 gigawatts d’infrastructures d’énergie éolienne par an au cours des cinq prochaines années, mais pour atteindre ses objectifs de 2030, elle doit porter ce chiffre à 27 gigawatts par an. Dans le même temps, les États-Unis ont atteint leur objectif d’installation de 113 gigawatts au total pour 2020 et prévoient d’installer 224 gigawatts au total d’ici à 2030 et 404 gigawatts d’ici à 2050.

    La Chine prévoit de plafonner ses émissions d’ici à 2030 et d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2060. À cette fin, elle a installé 45,4 gigawatts d’infrastructures éoliennes l’année dernière (sans compter les installations de fin 2019 qui n’ont été raccordées au réseau qu’en 2020)

    https://www.mdpi.com/2225-1154/9/9/136/htm

    .

    Répondre
    • Magnifique, quel article intéressant, juste hors sujet.
      Ce que vous, Rochain, proposez, des packs centrales à gaz plus éoliennes, les centrales à gaz fournissant beaucoup plus d’énergie, sur l’année, que les éoliennes, n’est jamais cité.
      Sans intérêt pour nous, en France, donc.

      Répondre
  • Ouh là, énergie +, recopier un site de promotion de l’éolien, ce n’est pas commenter, c’est jouer au perroquet.

    Répondre
    • Non, c’est le traduire en français pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais. 🙂 de plus, pour ceux qui doutent de l’honnêteté de la traduction, il donne le lien URL.
      Qui a-t-il de reprochable à Energie+

      Répondre
    • Si je puis me permettre d’ajouter une remarque, Louis Onillon qui n’est pas du milieu scientifique, confond un site de promotion de l’éolien avec une étude scientifique publiée par des chercheurs d’une Université prestigieuse des USA, l’Université Cornell et plus précisément d’une unité de recherche spécialisée du domaine, le laboratoire des sciences de la Terre et de l’atmosphère….. excusez du peu.
      Que peut valoir l’opinion du quidam Onillon accoudé au comptoir du bar du coin dans la balance ?

      Répondre
      • « Si je puis me permettre d’ajouter une remarque « ( cf. la dernière intervention de Mr Rochain) :
        Ne pourrait-on pas convenir qu’il n’y a pas que que l’électricité à prendre en compte comme vecteur d’énergie ? L’hydrogène n’apparait-il pas plus intéressant pour les transports ( ~30% du CO2 produit), et pour le chauffage ( quelle est la part de la production d’électricité pour celui-ci ?) , d’autant qu’il peut être produit localement sans CO2 (d’ores et déjà lorsqu’il est bleu) ?

        Répondre
        • @Biophile,
          L’hydrogène bleu a été produit avec de l’électricité par l’opération Power-to-gaz qui, pour la mobilité se retrouvera devant l’alternative d’utiliser l’hydrogène pour refaire de l’électricité avec une pile à combustible, ou d’être utiliser dans un moteur thermique utilisant directement l’hydrogène comme carburant.
          Pour les chauffage ce sera une conversion en électricité pour alimenter des pompes à chaleur.
          On voit que l’hydrogène partant d’électricité doit ensuite passer selon les emploi qui en seront fait par des étapes de transformations dont le résultat sera une perte liée à ces transformations leur conférant des rendement de 30 à 45% au mieux de l’énergie électrique fournit en amont en appliquant les coefficients connus aujourd’hui pour les différents convertisseurs intervenant dans ces conversions.

          Répondre
commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

on en parle !
Partenaires
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective