transition energetique

La donnée, au service des actions d’efficacité énergétique

L’optimisation de la production, de la distribution et de la consommation d’énergie apparaît comme l’une des préoccupations majeures des collectivités. Le sujet est évoqué comme l’un des principaux bénéfices de la collecte et du traitement des données, devant permettre un meilleur ciblage des actions et une meilleure maîtrise de l’information. En comparaison, les projets d’aménagement et de rénovation urbaine sont peu évoqués, les collectivités s’attachant davantage à la maîtrise de la demande en énergie, la mesure de l’efficacité énergétique et l’adoption de nouveaux usages.

Au cœur du dispositif, les données sont jugées d’égale importance, qu’elles soient patrimoniales (c’est-à-dire provenant des infrastructures réseaux, des compteurs, des bornes de recharges, etc.), de production (capacité installée, file d’attente de raccordement), de fonctionnement (qualité de fourniture, gisements de flexibilité) ou de consommation (typologie par usage, évolution dans le temps, etc.), avec l’idée que c’est de leur croisement que provient leur richesse.

Principaux défis : financement et gouvernance

Les questions de financement et de gouvernance apparaissent comme des freins potentiels au développement de la ville intelligente. Interrogées sur les acteurs les plus à mêmes de les accompagner dans le développement de leurs programmes, les collectivités ont exposé une grande variété de réponses, correspondant à leur propre situation, mais aussi à la phase d’expérimentation dans laquelle elles se trouvent : si les pouvoirs publics sont les acteurs les plus fréquemment évoqués, les entreprises de technologies de l’information, les universités et pôles de recherche, les distributeurs de services énergétiques, promoteurs, bailleurs et aménageurs se partagent également les préférences. Cette variété montre que les collectivités sont en pleine recherche de définition de leurs modèles et des bonnes pratiques adaptées à leurs spécificités locales.

Le défi climatique se territorialise

Les collectivités et plus largement les territoires s’emparent de ces enjeux pour devenir pleinement acteurs de la transition énergétique au bénéfice de leurs concitoyens en s’appuyant sur des réseaux de plus en plus intelligents. Les collectivités sont accompagnées en cela par l’ensemble des acteurs de la filière Smart Grid en France (avec les opérateurs de réseaux en tête) fédérés au sein de l’association Think Smart Grid. Les niveaux de maturité en la matière sont variables d’une ville à une autre. Les initiatives et les projets foisonnent, appuyés par des programmes nationaux et européens, et des incitations telles que le Programme d’Investissements d’Avenir : production locale d’énergies renouvelables, développement de la mobilité électrique et des bornes de recharges, expérimentation de services de flexibilité électrique, bâtiments ou îlots à énergie positive, microréseaux, gestion énergétique locale, rénovation et efficacité énergétique des bâtiments, aménagement et planification urbaine, déploiement du réseau électrique intelligent à grande échelle. Ces projets visent dans leur ensemble à valoriser le potentiel énergétique local au bénéfice des citoyens, maîtriser la demande en énergie et favoriser le développement de nouveaux usages pour gagner en flexibilité, et contribuer ainsi à l’équilibrage du réseau.

L’émergence de cette intelligence n’est possible qu’en exploitant et valorisant au mieux la variété et la quantité croissante de données disponibles. Cette nouvelle base de travail questionne à la fois les acteurs publics et les opérateurs : les premiers, pour la gouvernance et l’accès aux données, les seconds, pour enrichir leur gamme d’offres au service des collectivités grâce aux données collectées, permettant de mieux comprendre les flux d’énergie.

« Acteurs publics et privés doivent construire des réseaux énergétiques basés sur le partage de données pour une consommation plus flexible »

Ce partage de données et les analyses qui en sont faites permettent de repenser la relation à l’énergie, et constitue un outil innovant de mise en œuvre collective et efficace des politiques de la ville. Cependant, de nombreuses questions restent ouvertes comme celle de la gouvernance et de l’accès aux données.

 

En moins d’un siècle, l’humanité a connu un changement sans précédent faisant de la ville le centre de la création de richesse et de la consommation d’énergie. Aujourd’hui, on estime que les villes sont à l’origine de 70% des émissions de gaz à effet de serre, bien que n’occupant que 2% des terres émergées. Repenser la ville revient donc également à mettre l’intelligence collective au service de sa résilience et de la pérennité de son développement.

 

Consultez ici l’étude complète d’EY

 

 

 

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