La grève dans le nucléaire perturbe la remise en service des réacteurs

La grève pour les salaires dans le nucléaire entraîne des retards dans le calendrier de redémarrage des réacteurs d’EDF où des négociations ont, selon la direction et la CGT, commencé jeudi matin.

Mercredi, le parc nucléaire, d’une capacité théorique de près de 61 GW, avait une capacité disponible estimée de 45,71% (28 GW) contre 56,20 % (34 GW), tel que le prévoyait précédemment EDF il y a 4 semaines, selon des chiffres du groupe analysés par l’AFP.

Commencé le 13 septembre, le mouvement de grève s’est étendu au fil des semaines entraînant des baisses de production et des retards sur le calendrier de travaux et de maintenance dans le parc nucléaire.

La grève a ainsi entraîné une baisse de production sur 4 réacteurs tandis que les travaux de maintenance sont bloqués dans 19 réacteurs, repoussant un peu plus la date de leur redémarrage, a indiqué à l’AFP Fabrice Coudour, secrétaire Fédéral FNME-CGT.

Jeudi, près de la moitié des réacteurs (27 sur 56) étaient l’arrêt pour maintenance ou des opérations liées aux problèmes de corrosion détectés l’hiver dernier. L’objectif d’EDF est de continuer les redémarrages afin d’atteindre une disponibilité maximale de 96% le 1er février, avant de nouveaux arrêts pour maintenance.

Au total, le mouvement social touchait jeudi 11 centrales sur les 18 que compte le parc nucléaire.

Plusieurs dizaines de grévistes étaient ainsi présents dans la matinée devant la centrale de Gravelines (Nord), abrités sous des chapiteaux battus par la pluie. « Malgré les conditions climatiques, les agents sont toujours mobilisés », a déclaré Franck Redondo, le secrétaire FO du CSE. « La grève a été reconduite hier en assemblée générale. Nous attendons les propositions de la direction d’EDF. »

Les agents EDF entendent peser sur les négociations pour les salaires, qui ont formellement commencé jeudi entre la direction et les quatre syndicats représentatifs (CGT, FO, CFDT et CFE-CGC) selon le groupe électricien.

Elles s’ouvrent après la signature d’un accord de branche sur des augmentations dans les industries électriques et gazières (IEG), signé par la CGT, la CFDT et FO, sans la CFE-CGC.