Le GNV : un carburant alternatif plébiscité dans l’ouest

Lorsqu’on évoque la mobilité durable, on pense en premier lieu aux véhicules électriques. Or on oublie souvent que le gaz naturel constitue un carburant alternatif avec un potentiel important dans les Pays de la Loire et en Bretagne, en particulier pour le transport de marchandises et de personnes.

Les enjeux de santé publique et de préservation de l’environnement sont aujourd’hui au cœur des politiques territoriales et le seront encore plus dans les années à venir avec la crise que nous subissons actuellement.

Le secteur du transport, en tant que fort contributeur aux émissions de polluants (NOx, particules fines, CO2, …), est donc un levier clé pour relever les défis de la pollution atmosphérique et du réchauffement climatique. Pour y répondre efficacement, différentes alternatives aux carburants traditionnels sont proposées.

Parmi les solutions, émergentes sur nos territoires, et pourtant largement éprouvées dans le monde, le GNV et surtout sa version renouvelable, le bioGNV, connaissent un développement sans précédent. De nombreuses collectivités et entreprises font ce choix pour s’inscrire dans la transition énergétique.

Derniers exemples en date : les agglomérations de Saumur et Angers ont intégré des bus Scania motorisés au gaz dans leurs parcs, la région des Pays de la Loire a inauguré en début d’année le premier autocar roulant au gaz en Mayenne entre Château-Gontier-sur-Mayenne, Sablé-sur-Sarthe et Segré ce qui porte à 6 autocars circulant au gaz naturel dans la région ligérienne. En région Bretagne 5 cars GNV sillonnent déjà les routes de l’Ille-et-Vilaine et 14 cars supplémentaires sont en cours de livraison.

Les acteurs privés s’inscrivent également dans cette dynamique comme les ambulances Jussieu près de Cholet qui ont également fait le choix d’acquérir des véhicules GNV.

Nous ne pouvons que nous féliciter de ces initiatives mais il ne s’agit que d’une infime partie des nombreux projets sur lesquels nous avons travaillé ces derniers mois avec nos partenaires publics ou privés des secteurs de la logistique, logistique urbaine, transport de personnes, de malades, ou encore les artisans, entreprises de travaux…

La dynamique est enclenchée, le GNV s’impose comme une solution intéressante pour la réussite de la transformation énergétique et écologique d’une entreprise ou d’un territoire, en préservant l’équilibre économique de la flotte de véhicules.

Un maillage de stations renforcé

D’autant plus qu’avec le développement des stations GNV, la problématique d’approvisionnement s’estompe petit à petit. Le maillage du territoire n’est pas encore totalement optimum, mais il tend à l’être d’ici quelques années.

Le rythme d’ouverture des stations d’avitaillement s’accélère dans l’ouest : deux nouvelles stations ont ouvert depuis peu, une à Saumur et une autre Chantepie près de Rennes, dix stations supplémentaires sont également en cours de construction en Bretagne et dans les Pays de la Loire, ce qui portera à 25 stations accessibles pour les professionnels dans le grand ouest.

Le bioGNV favorise l’économie circulaire

En plus d’être peu émetteur en CO2 et de particules fines, le bioGNV participe au développement de l’économie circulaire dans les territoires. Les filières biométhane et GNV sont intimement liées.

Les bénéfices environnementaux du biométhane sont à la fois globaux et locaux : produit localement, à partir de déchets agricoles et notamment les effluents d’élevage, agroalimentaires ou organiques, il participe au développement d’une économie circulaire des territoires et apporte une solution locale et vertueuse.

C’est donc une alternative formidable pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles, et existantes puisque le bioGNV peut remplacer l’essence ou le gazole.

Les retours sur cette filière sont maintenant suffisants pour qu’il n’y ait plus de doute sur la fiabilité et l’intérêt économique du GNV. Pour favoriser son développement, nous devons continuer à travailler main dans la main avec les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les entreprises, les constructeurs, et l’ensemble des acteurs de l’énergie. Il nécessite aussi d’accroître la notoriété du GNV notamment sous sa version renouvelable le bioGNV, qui reste parfois méconnue.

——–

Pour en savoir plus : https://www.afgnv.org , http://www.biognv.bzh/ , https://www.grdf.fr/institutionnel/role-transition-ecologique/rouler-propre-gnv-biognv

 

 

 

commentaires

COMMENTAIRES

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    Le biogaz est une source d’énergie colossale par le volume qui peut être produit notamment par le monde agricole, et formidable par ses possibilités car c’est une source d’énergie qui est aussi bien utilisable directement que naturellement stockée dès sa production. Elle a un rôle majeur à jouer dans la régulation des énergies à sources variables dont elle diminuera, jusqu’à peut être l’annuler, le besoin de transformer ses dernières pour les rendre stockables.

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    On commence a parler du GNV, GNC, GNL sur les poids lourds et c’est très bien, mais pour les voitures particulières c’est aussi excellent: une voiture au gaz naturel (fossile ou renouvelable) est équipée d’un moteur “essence”, deux fois moins cher qu’un moteur diesel, qui n’émet presque pas de polluants (NOx, HC, CO), pas du tout de particules, permet de doubler la durée de vie des huiles et des moteurs, le tout avec un carburant qui se trouve dans toutes les maisons ayant le gaz, très peu taxé, avec un coût kilométrique comparable à celui des voitures électriques mais avec un véhicule moitié moins cher et moins polluant à fabriquer et à recycler. Ces voitures très courantes en Iran (telle que la Logan GNV par exemple) ne sont pas proposées en France, pourquoi?
    Un petit compresseur électrique près du compteur de gaz permettrait à tous de faire le plein de nuit à 0,07 €/kW.h alors que l’électricité est à 0,15 €/kW.h…

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    Il faut tout de même plutôt comparer des prix de production plutôt que les prix de ventes publiques pour être objectif car les taxes et diverses charges qui plombent le prix du watt faussent toute les comparaisons. L’état peut décider du jour au lendemain de matraquer telle ou telle source comme elle le fait à 400% sur les produits pétroliers, et adieu l’intérêt économique du gaz, ou de l’électricité, ou de toutes autres alternatives. Il reste que l’on peut toujours arriver à produire de l’électricité avec quelques PPV sur son toit ou dans son jardin, mais pas d’autres types d’énergies.

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    J ai depuis 9 ans une voiture bi carburant essence et GPL .j en suis très content . La prochaine sera aussi au GPL .

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