Getlink: premiers échanges d’électricité le 25 mai sur le câble France-Royaume-Uni

Les premiers échanges d’électricité sur le câble reliant la France et le Royaume-Uni se feront le 25 mai, a annoncé vendredi l’exploitant du tunnel sous la Manche Getlink, se félicitant de cette « première mondiale ».

Toutes les étapes préalables à la mise en service ont été finalisées et Getlink va pouvoir lancer ses opérations commerciales avec le gestionnaire de réseau de transport britannique National Grid et le français RTE, a-t-il annoncé dans un communiqué.

« Les premiers échanges d’électricité via le câble, long de 52 km, installé dans le Tunnel sous la Manche, se feront le 25 mai 2022, constituant ainsi une première mondiale », a-t-il encore indiqué.

Nommé « ElecLink », le câble électrique tendu dans le tunnel entre la France et l’Angleterre dispose d’une capacité d’un gigawatt, soit « l’équivalent de la consommation électrique de 1,65 million de foyers », selon le groupe.

« ElecLink contribuera à la sécurité d’approvisionnement et à la décarbonation de l’énergie consommée et permettra un accès à l’électricité au meilleur prix », a-t-il assuré dans le communiqué.

Cette nouvelle interconnexion entre la France et le Royaume-Uni doit apporter un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros et un supplément d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 80 millions en année pleine selon des prévisions faites en février.

commentaires

COMMENTAIRES

  • Avec la réparation de la liaison IFA1, cela portera à 4 GW la capacité d’échange entre la France et le RU.
    Vu les difficultés du nucléaire en France, qui risquent d’être durables étant donné le vieillissement du parc jusqu’à la falaise qui finira par arriver, et le développement massif de l’éolien offshore au RU, ces interconnexions seront sans doute largement sollicitées.

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  • La France a un role évident de plaque tournante des Flux électrique sur l’Europe de l’Ouest à jouer, surtout avec le développement des ENRi…

    Il serait temps de relancer des projets de STEP (comme prévu par RTE) pour rajouter de la réelle capacité de Stockage qui pourra servir à stocker des excédents de la production nationale mais aussi européenne (Nord, Est, Sud)…

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    • APO ce qui se met déjà en place avec les ENR pour se sortir aussi du fossile / charbon / pétrole / gaz .. et dont l’urgence vient de nouveau de se faire rappeler suite à la cirse actuelle avec la Russie servira aussi de stockage …

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      • @Régis Isambert,

        De quels moyens de Stockage parlez-vous !?
        Les batteries serviront un peu à cet usage, certes.
        Quelques questions @Régis :
        1 – Mais peut-on multiplier les usages de batteries partout et pour tout et à très grande échelle (avec des scénarios hyper optimistes sur leur gestion) !???
        2 – Aurons-nous (Humains j’entends) assez de matières premières à cout technico économique raisonnable (y compris en cas de déplétion pétrolière majeure !?) !?
        3 – Le partage (à l’échelle planétaire) de ces matériaux sera t’il équitable entre états (ou les plus gros et les plus forts se serviront en premier !!!) !?
        Je vois pas mal de « gris » sur les point 1, 2 et 3 – avis personnel, sachant que j’ai bossé sur la construction de la grosse mine de Nickel au Sud de la Calédonie il y a 20 ans… et ce fut un désastre cout/délai comparable à l’EPR par les augmentations en cours de projets avec Bechtel et Technip à l’ingénierie initialement… (Je ne parlerais pas du désastre environnemental créé!). C’est par ailleurs une des seules mines qui sort du Nickel raffiné pour batteries en NC, les autres c’est plus pour l’inox de l’Asie du Sud-Est et de l’Est…

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  • Tant que les prix du gaz (énergie de compensation des variables) étaient faibles et qu’il n’y avait pas beaucoup variations dans les prix de l’électricité, les STEP n’étaient pas rentables, mais cette époque est révolue.
    Lors des périodes de forte production des variables, les prix de l’électricité seront très bas, et il seront très élevés lors des périodes de faible production des variables. Les STEP et autres moyens de stockage vont devenir de plus en plus rentables.
    Les pays qui prennent de l’avance dans ce domaine, comme l’Espagne et le Portugal, seront rapidement gagnants.

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    • @MArc,

      Et il y a 30-40 ans, on avait de l’avance sur tout le monde sur le sujet (et même l’outil industriel Alstom Hydro de venu GE maintenant) !!! Et maintenant, nos spécialistes (scénarios RTE) annoncent le besoin (minimum) de 3 GW pour 2050, sur des ouvrages qui mettront minimum 15 ans à sortir de terre complètement du fait de la nécessité de faire des pré-études, des validations locales et nationales avec études d’impact, puis des études complètes de réalisation, des AO, La Réalisation, T&C et raccordement et donc plutôt 25 ans avec nos sociétés actuelles !!! Et personne n’en parle !!! Rien !!!

      On risque fort de ne pas être prêt pour 2050 sur ce sujet !!!
      On pourrait installer plus de 5 GW et ne pas compter sur des batteries en masse pour faire le boulot (la concurrence d’utilisation des batteries entre les objets, les nations et les zones géographiques sera colossale bientôt !!!). Sans parler des problèmes d’eau actuel que des ouvrages hydrauliques bien pensés en amont des cours d’eau pourrait atténuer (et pas des bassines privées payé par l’état pour des Nantis-agriculteurs très en aval…).

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  • D’accord sur le principe d’économiser des minerais en utilisant des STEP plutôt que des giga batteries.
    Par contre, aucune confiance, pour ma part dans les scénarios RTE que je considère comme bidon, avec de faibles moyens supplémentaires en STEP sans aucune cohérence avec le besoin et des estimations de prix de l’énergie ridiculement basses.
    En 2050, il y aurait 100 GWc de PV, 70 GW d’éolien, et pour stocker tout cela, il n’y aurait une puissance de STEP de seulement 8 GW ? ça ne tient pas la route.

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    • @Marc,
      Personnellement j’ai bien aimé les Rapports RTE présentés avec toutes le panel d’options possibles. Des réactualisations régulières seront à mettre en oeuvre, c’est certain !
      J’aurais aimé avoir vos sources sur le coté « bidon » de ce rapport !
      Ce rapport montre que le tout nucléaire est maintenant impossible pour les 30 années à venir sauf à avoir une production électrique faible ce qui impliquerait beaucoup de fossiles en contre-partie et donc peu d’évolutions de nos usages, ce qui est très peu plausible vu la déplétion pétrolière (et gazière) à venir et la nécessité de lutter contre le réchauffement cliamtique…
      A l’inverse, la mise en évidence que le tout ENR couterait très cher et nécessiterait des Surcapacités colossales (pas forcément garanties par ailleurs du fait du volume conséquent d’import de matières et de produits divers!!!) avec des capacités de batteries dédiées gigantesques (25GW.h dans certains scénarios !!!)…
      Les évolutions de consommation ont été prises en compte (et pas de simples règles de 3 rapides). Une chose amusante est que bientôt, nos chauffe-eau électrique seront pour partie à re-régler comme l’heure d’hiver et l’heure d’été, la journée en été, la nuit en Hiver… Et bien d’autres usages encore… Le peu de communication sur ce sujet et le fait que certains comptent uniquement sur Linky pour le faire est de mon point de vue une erreur majeure…

      Je pense que les 3GW supplémentaires sont mis pour faire passer les premiers projets comme une nécessité et aussi pour ne pas trop s’engager face à de potentielles luttes locales importantes (qui arriveront, hélas !, mais dont l’ampleur peut être variable)… Plus de 5GW de projets sont « prêts » depuis près de 30 ans dans les tiroirs d’EDF Hydro, on a préféré faire plus de Gaz depuis lors !!! Ce fut un choix plus politique que rationnel, il y a 30 ans, l’état était actionnaire de ELF et de Total (de mémoire…), le développement de la Mer du Nord générait beaucoup de Gaz en plus du pétrole qu’il fallait consommé!!!
      De par les moyens actuels de gestion à distance des ouvrages hydrauliques, on peut faire beaucoup beaucoup plus de 3 GW de capacités de STEP, notamment en y joignant des activités connexes, mais aussi des ouvrages de petites à moyennes importances !
      Les énergéticiens sont souvent nuls pour intégrer d’autres fonctionnalités à leur ouvrage (ou ne veulent pas s’emmerder à le faire et à y penser – le silotage de nos sociétés est partout…). Un (contre-!?)exemple :Le barrage de Serre-Ponçon est plus qu’un barrage hydraulique, c’est un chateau d’eau géant pour de larges parties du Sud de la France et un régulateur de crue pour les vallées aval qui ont subi des crues destructrices et non propices à l’agriculture durant des siècles…
      La fin des glaciers et la disparition de plus en plus tôt en saison des congères et de la couverture neigeuse va impliquer des changements hydriques majeurs de nos cours d’eau… Comment y faire face ??? On peut trouver des solutions mixtes (eau + énergie) pas déconnantes et « doublement » profitables…

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      • APO vous parlez d’un rapport de complaisance qui arrive après un premier rapport qui expliquait que 100% d’ENR c’est possible et URGENT .de plus la crise actuelle prouve bien que ce sont bien les ENR qui nous sortent de la ..et certains pays accélèrent enfin le développement des ENR sur le terrain …

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        • @Régis,

          Je n’ai pas vu de rapports sérieux de RTE avant le dernier sur du 100% ENR !!! Je dois être Con ou vous un Plaisantin !? Essayez de me donner les liens pour me montrer ma connerie, cela me plairait beaucoup… Si vous ne trouvez pas de sources venant de RTE alors ce sera peut-être le rapport de Plaisantins de l’ADEME qui est pour le coup vraiment à moitié sérieux !!!

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          • APO cherchez le ce rapport il est bien public et c’est bien confirmé par l’ademe , Negawwat , d’autres études scientifiques de plus en plus nombreuses et par les retours / avancées du terrain … comment font les pays qui n’ont pas de nucléaire et de fossile et tous ceux de plus en plus nombreux qui ont déjà dépassé les 50 voire 75 % d’ENR dans leur mix et qui voient leur pollution, les GES , leur Co² … baisser au fur et à mesure du développement des ENR sur le terrain … alors que la France s’enfonce toujours plus dans la pollution et les déchets ultimes avec notre merde polluante à tous les stades, avec des déchets ultimes, très très chère , qui fait des ravages sur la faune , la flore et l’être humain …

          • @ Régis,

            Vous confrmez bien que cela vient de plaisantins en citant :  » c’est bien confirmé par l’ademe , Negawwat , d’autres études scientifiques de plus en plus nombreuses et par les retours / avancées du terrain  »

            Sur le Terrain, pour un canton rural, les ENRi ça peut passer (surtout si il n’y a pas d’industrie quelquonque…), avec bientôt 80% de la population française en ville (la majeure partie de leur temps) –> Comment fait-on ? Avez-vous les chiffres pour la consommation d’électricité de l’Ile de France ???

            J’aimerais vos sources sur :  » comment font les pays qui n’ont pas de nucléaire et de fossile et tous ceux de plus en plus nombreux qui ont déjà dépassé les 50 voire 75 % d’ENR dans leur mix  » –> Quel pays industriel (hors Norvège et Islande) sont à plus de 50% d’ENR à l’année ???
            50% d’ENR dans un mix cela passe avec une bonne dose d’hydraulique et/ou de très bonnes interconnexions (pour cacher par moment sa pollution ailleurs, hélas !), sinon c’est une grosse dose de Gaz ou des pays bien bien sobres…
            La France a consommé beaucoup d’électricité à base majoritaire de charbon allemand cet hiver (hélas !)…

            On ne parle que de l’hydraulique Norvégien et pourtant Espagne, Portugal, Suisse et Italie font des barrages et des STEP (même si cette année l’Espagne et le Portugal ne vont pas en profiter beaucoup avec la sécheresse chez eux…
            Parler d’interconnexion et de foisonnements européens est intéressant pour les ENRi, tant le niveau moyen de l’éolien est plus élevé et régulier à l’échelle européenne que simplement à l’échelle d’un seul pays… (les Anti-Européens et Anti-nucléaire devraient y réfléchir d’ailleurs…).

          • APO RE il n’y a que les trolls stériles qui focalisent sur les ENR prévisibles car la solution c’est bien le mix de toutes les ENR … approfondissez sérieusement le sujet et vérifiez tous les faits déjà postés car il semble bien que vous ayez de grosses lacunes sur le sujet …

          • APO à propos des vieux canulars périmés pour gogos sur l’Allemagne qui a même accéléré le développement des ENR suite aux dernières catastrophes climatiques et aux élections et aux derniers événements … alors que c’est bien la France qui vient de nouveau de se faire condamner pour son inaction contre la pollution, que c’est bien EDF qui est de plus en plus souvent condamner par les tribunaux et que c’est bien de notre santé qu’il s’agit… QU’ILS CONTINUENT DE DEPANNER LA FRANCE COMME ILS LE FONT DEPUIS DES ANNEES eux agissent et se sortent de la … https://www.euractiv.fr/section/energie/news/lallemagne-devoile-une-refonte-majeure-de-son-secteur-de-lelectricite/?

      • Bien sûr, on n’est pas obligé de construire des STEP de 1 GW de puissance et 10 GWh de capacité minimum. Cela peut être réalisé à moindre échelle. Les Espagnols ont d’ailleurs des projets de STEP de capacité moyenne de quelques centaines de MW en puissance, bien qu’ils possèdent des STEP de grande puissance comme La Muela (1,7 GW de turbinage, 1,5 GW de pompage).

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        • @Marc,

          Je dirais même plus, on peut aujourd’hui imaginé des STEP sur des intervalles de puissance entre 5 MW (voir moins si des lieux ou des multi-activités sont possibles avec certains des bassins !!!) et 500 MW, notre réseau n’est plus celui d’il y a 40 ans en analogique et instructions via téléphone… Les économies d’échelle sur les ouvrages sont vraies en règle générale, mais beaucoup d’exception peuvent apparaitre notamment des besoins locaux d’ouvrages hydrauliques à vocations diverses et sur des plages de l’année variée… Le plus compliqué sera de faire assoir tout le mode a une même table et d’enlever les oeillères de chacun…
          Le contrôle-commande a fait tellement de progrès que de petits ouvrages sont aisément intégrables au réseau maintenant, et les ENRi le démontrent tous les jours…

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        • @Marc,

          Dans les cartons d’EDF Hydro, ce ne sont que des projets de STEP de 1 GW en moyenne (ils en ont au moins 5 à 6 en avant-projet bien détaillés mais datant un peu). Mais ces projets sont potentiellement tellement clivants que cela risque de ne pas passer en plusieurs endroits d’où les les 3 GW annoncés seulement dans le rapport RTE, pour ne pas faire des plans sur la comète…
          De petites STEP seraient bienvenues, mais cela coute trop cher si on finance uniquement avec la partie énergie… Il faut trouver d’autres usages et sources de financement, mais cela ce n’est pas le métier des hydrauliciens d’EDF et un recensement de toutes les places en France est colossale à faire (donc couteux)… C’est une situation ubuesque, surtout avec la sécheresse qui nous attend pour cette année et surement à nouveau dans les années à venir… Les promoteurs importants des ERNi devraient être contraints (tous) de participer à ce genre d’ouvrages…
          Le petit et moyen Hydraulique a de mon avis beaucoup d’avenir en France, mais cela ne fait pas « bander » dans les tours de la Défense et autres bureaux parisiens…

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          • @Régis,

            Une étude mondiale !!! Oui peut-être et sa conclusion !!!
            En fait, il y a tout un tas d’organismes qui font des projections diverses depuis des années, AIE en tête, et ces projections peuvent énormément varier sur des pas de temps de 4 ou 5 ans…
            Le sujet et le potentiel des STEP varie depuis des années, cela peut dépendre des « fashion modes » en concurrence d’utilisation… Les batteries ont beaucoup masqué les STEP pendant des années, vu l’augmentation de leur cout, on en parle moins en solution à très grande échelle pour les réseaux…

            En France, RTE écrit 3GW à construire en base de ses divers scenarii et depuis aucun article !!! tout le monde est focalisé sur les ENRi (qui se développent plus ou moins bien suivant les contraintes) et le Nucléaire … C’est déjà bien d’avoir quelques articles sur les interconnexions européennes…
            L’Hydro, c’est quasi 0 article (et pourtant plus de production effective que l’éolien ou le solaire sans compter des capacités de pilotage extraordinaire et de soutien au système via les machines tournantes des gros barrages…).

            N’est-on pas sur le site Le Monde de l’énergie !!!

          • APO il n’y a que les trolls stériles qui focalisent sur les ENR prévisibles car la solution c’est bien le mix de toutes les ENR … et l’hydraulique qui est bien une ENR ce n’est pas que les barrages … pour stocker il faudrait déjà commencer à produire proprement avec les ENR . on stocke déjà le nucléaire donc on va faire pareil avec les ENR .. ce que l’on commence à faire avec les ENR pour se sortir aussi du fossile / charbon / pétrole / gaz … servira aussi de stockage .. voir la V2G .. etc etc

          • C’est la société qui est devenue infantile, qui ne sait plus ce qui est vrai et ce qui est faux, ce qui est beau et ce qui est moche, ce qui est important et ce qui ne l’est pas.
            D’ailleurs, sur ce sujet précis, je suis sûr qu’il n’y a pas une personne sur 1000 qui sait ce qu’est une STEP.
            Il y a 3 STEP dans les Ardennes, d’un ordre de grandeur de 1 GW x 10 heures chacune. Et il pourrait y en avoir plein d’autres. Alors imaginez dans les Alpes, les Pyrénées, le Massif Central etc. Je vais vous livrer mon estimation: aucun problème pour en faire, en France autant que nécessaire pour du stockage journalier.
            Mais les politiques s’en fichent éperdument, la notion de « raison d’Etat » n’existe plus. Ce sont des experts en démagogie et clientélisme qui n’ont aucune notion de l’intérêt général.
            Le seul inconvénient des STEP est qu’il y a un barrage (et même deux en l’occurrence), et un barrage, ça fait peur parce que si ça casse, c’est l’apocalypse locale. Mais enfin, ils sont bien utiles. Si nos anciens avaient eu la même mentalité pourrie qu’aujourd’hui, on serait restés au Moyen Age.
            A l’époque où les STEP ont été construites, comme accessoires du nucléaire pour faire du suivi de charge, on vivait dans une démocratie éclairée, depuis, on est passé à une démocratie abrutie.

          • Marc on peut faire ses STEPS avec un seul réservoir haut ..voir la mer ..et le 2 eme barrage bas au contraire sécurise en limitant si le premier barrage cède .. .. et si un barrage cède ce n’est pas l’apocalypse .. on répare et on recommence ..comparez avec le nucléaire …

          • « De petites STEP seraient bienvenues, mais cela coute trop cher si on finance uniquement avec la partie énergie… »
            Le stockage va nécessairement devenir rentable avec des écarts de prix au cours de la journée de plus en plus importants (notamment avec le développement massif du PV), et des énergies fossiles qui sont désormais chères, et qui vont l’être de plus en plus.

  • @Marc,

    Je pensais que la France avait une seule STEP dans les Ardennes (et non 3 !?) – ie: Revin et son presque 1/2 GW de puissance (fort utile à l’équilibrage de l’Est de la France et aux interconnexions s’y trouvant…). Coté Belge, je ne connais pas la situation sur la Meuse et ses affluents mais je sais qu’ils ont des capacités…

    Pour les Alpes, les hydrauliciens retraités d’EDF avec qui j’avais échangé, me disait que « la coupe était pleine » dans une large partie de la population locale et que tout nouveau projet d’ampleur serait compliqué du fait d’opposition majeure à prévoir (et non pas technique, ni économique, il reste de belles places…).
    Dans le Massif Central et dans les Pyrénées, ils paraissaient plus confiant avec le fait que le dispatch de puissance sur la France est plus utile pour équilibrer le réseau et les capacités des lignes THT, ce qui sera d’autant plus vrai avec le déploiement actuel des ERNi dans quasi toute la France et sous diverses formes…
    De toute évidence, le process pour faire de nouvelles STEP sera long et si personne ne s’y met aujourd’hui (ou très prochainement), l’échéance de 2050 ne sera pas respecté, ce qui affectera le développement des ENRi à moyen terme car la saturation de production par moment deviendra ingérable et couteuse…

    Les cycles en mode pompage en pleine journée des STEP à différentes occasions durant ces dernières semaines/mois est d’ailleurs instructif sur le basculement de leur utilisation vers les ENRi (ce qui va s’accentuer). Ce ne sont plus des outils exclusifs de variable d’ajustement du nucléaire !!!

    Enfin je parlais de petites capacités car des sommes de petites installations moins impactantes pour l’environnement (voir positive en certains points) peuvent être des contributeurs efficaces au stockage d’électricité tout en ayant des fonctionnalités autres.
    Mes échanges avec des énergéticiens m’ont toujours sidéré du fait des œillères qu’ils ont et le manque d’ouverture à d’autres formes d’énergie que la leur et/ou de leur façon d’appréhender le sujet… L’eau douce est en train de devenir un problème notamment du fait de disponibilité faible par moment et de crues éclaires suite à de fortes précipitations, il faudra par endroit des mesures et on pourrait penser à y adjoindre d’autres vocations… Un bassin d’orage en parallèle d’une rivière peut servir à réguler le cours de celle-ci par moment tout en servant de point bas (réservoir bas) à une STEP par exemple… Idem un réservoir haut sur un plateau, peut aider à de l’irrigation raisonnée par moment…

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    • Revin (France): 800 MW
      Coo (Belgique): 1,1 GW
      Vianden (Luxembourg): 1,1 GW
      Oui, il y a aussi des besoins de réservoir d’eau potable et pour l’irrigation, plus que jamais impérieux, avec un climat qui se réchauffe à vitesse grand V.
      Le problème est l’infantilisation de la société qui ne sait plus ce qui est important et ce qui ne l’est pas, ce qui est de l’ordre de la raison d’Etat.
      Cela dit, dans les Pyrénées, il y a pléthore de possibilité de STEP rien qu’avec les très nombreux lacs existants, à proximité immédiate et à altitudes différentes: exemple: Artouste / Fabrège, Cap de Long / Orédon, Oo / Portillon et bien d’autres.

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      • Pour les Pyrénées, le facteur limitant est la connexion électrique des ouvrages au réseau une fois réalisée suivant les lieux…

        En traitant dès aujourd’hui ces sujets sur la place publique et en expliquant la quantité de Gaz qui peut être évitée grace à des STEP, on pourrait faire accepter mieux certaines choses…

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        • Oui, la THT n’arrive pas jusqu’aux lacs des Pyrénées, ce qui limiterait le potentiel des STEP en puissance, mais ça leur laisserait la possibilité de fonctionner avec une durée de stockage plus longue.

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    • L’Espagne a peu utilisé ses STEP cette année car elle a exporté presque tous ses excédents vers la France qui manquait d’électricité à cause de la faiblesse de la production nucléaire.

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      • Et l’autre paramètre est la sécheresse auxquelles ils font face en ce moment, cela pourra limiter leur potentiel de STEP dans les années à venir…

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        • La sécheresse n’impacte pas les STEP pures qui fonctionnent en vases clos.
          Et concernant les STEP mixtes, une réserve permanente spécifique peut être constituée.

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          • @Marc,
            Pour les STEP en « vases clos », une évaporation forte (et non compensée régulièrement par des précipitations) peut affecter à raison de 1 cm (voir plus pour des zones sujettes à des vents secs) par jour des retenues, sur une année on peut donc aisément avoir un déficit de 2 mètres par bassin (il y a moins d’évaporation en hiver), il faut donc des amenées d’eau de l’extérieur non nulle si les précipitations ne sont pas au niveau.
            Sans compter l’arbitrage entre cette eau disponible et les besoins de la population locale (ce qui apparemment est un soucis dans certaines régions d’Espagne en ce moment…).
            Quelques années de sécheresse peuvent affecter les rendements de tels ouvrages (hélas !).

          • Sur « 2 mètres par an d’évaporation dans les bassins des STEP », cela me paraît gérable.
            Il faut également tenir compte de l’eau qui tombe directement dans les bassins.
            Les STEP sont construites près des cours d’eau, et malgré le réchauffement climatique, l’Espagne reçoit toujours des précipitations. 2 mètres sur la surface des bassins d’une STEP, c’est négligeable par rapport à ce que transporte un fleuve chaque année.
            Les bassins peuvent être recouverts de PV flottant également (au moins le moins visible des deux s’il y en a un qui est un atout touristique)
            Les conflits d’usage viennent, en France, d’une incapacité à faire des arbitrages.
            Il n’y aurait pas assez d’eau pour les éleveurs en France, et pourtant, la France surconsomme une quantité importante de bœuf qui nécessite d’immenses quantités de cultures de maïs, et de prés en jachère, pour une population dont la moitié est en surpoids et un quart obèse.
            Là encore, on en arrive à constater une société devenue inculte, égocentrée, dont la « (mal)bouffe » est devenue, pour presque la moitié des gens, une drogue au même titre que l’alcool ou le tabac, des politiciens dans le clientélisme, déconnectés de l’intérêt général.

    • « ce qui affectera le développement des ENRi à moyen terme car la saturation de production par moment deviendra ingérable et couteuse… »
      Non, il suffit de déconnecter les ENRv lors des périodes de surproduction.
      Par contre, sans stockage journalier conséquent, le taux de pénétration des ENRv restera limité. Il faudra bien, notamment, redistribuer une partie de la production solaire du milieu de la journée vers le matin et le soir.

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      • On dit à peu près la même chose…
        La déconnexion massive d’ENRv n’a pas grand intérêt, surtout pour le PV qui continuera de s’user à la même vitesse…

        Je vois peu de partisans des ENRv très en avant dans le stockage dorénavent !!! Avant ils parlaient de batteries, le stockage de batteries risque d’être en crise dans pas longtemps faute de certaines matières premières ou de trop de concurrence sur d’autres matières premières…

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        • Il y aura nécessairement de plus en plus d’effacements dans les énergies variables, jusqu’à 10 à 20% (c’est ce qui a été prévu d’ailleurs, en Allemagne).
          parce que les moyens de stockage ont besoin d’un taux de charge minimum pour être rentables.
          Concernant l’éolien, je ne sais pas dans quelle mesure est-ce que mettre une éolienne à l’arrêt prolonge sa durée d’exploitation.
          Il y a des « sujets à la mode » et d’autres non ! Mais certains sujets délaissés pendant longtemps peuvent « revenir à la mode ».

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          • Ce problème d’effacement nécessaire de sources de production électrique n’est pas anodin sur les couts futurs de l’énergie…
            Comment indemniser l’effacement de fermes solaires en pleine été (période haute de production !?). Si cela ne dépasse pas les 5%, cela passera financièrement, à 10 ou 20% cela changera les modèles économiques drastiquement !!!

            Et que dire avec les 200GW de PV du scénario 100% renouvelable de RTE !??? Cela ferait augmenter le cout réel du solaire dans le Mix de plusieurs dizaines de % !!!

            Un scénario se basant sur des flux européen et méditerranéen serait souhaitable. Les besoins en électricité sur le pourtour méditerranéen sont élevés en été (du fait de la clim)… La répartition du solaire PV, ne doit pas se voir (égoïstement) seulement en France, mais aussi dans nos « bassins » de vie (et le pourtour méditerranéen en fait partie) …

          • APO déjà il faudrait que l’on commence à produire enfin propre et n’oubliez pas que le problème principal c’est l’énergie .. pas l’electricité ….

          • « Si cela ne dépasse pas les 5%, cela passera financièrement, à 10 ou 20% cela changera les modèles économiques drastiquement !!! »
            On en arrivera nécessairement à cela, sinon, il y aurait trop de quantité de gaz consommée en back-up.
            Si le PV par exemple, passe de 60 à 80 euros le MWh en tenant compte des effacements, pour du gaz qui serait à 90 euros le MWh chimique (donc à 180 euros le MWh électrique), cela reste « rentable ».
            L’énergie sera nécessairement plus chère, d’où mon appréciation des scénarios RTE, quant au nucléaire, il ne fera pas exception, ne serait-ce que par le phénomène de convergence des prix.

            « Et que dire avec les 200GW de PV du scénario 100% renouvelable de RTE !??? »
            Il n’y aura pas de 100% ENRv, ou alors, il faudrait qu’il arrive des problèmes énormes du côté du nucléaire (plusieurs accidents majeurs, des EPR2 qui seraient incapables de fonctionner etc).

          • MARC quand allez vous enfin apprendre ce que sont les ENR .. en plus le problème principal ce n’est pas l’électricité mais l’énergie

    • « Mes échanges avec des énergéticiens m’ont toujours sidéré du fait des œillères qu’ils ont et le manque d’ouverture à d’autres formes d’énergie que la leur et/ou de leur façon d’appréhender le sujet… »
      Je crois que lorsque l’on a passé toute sa vie dans une centrale nucléaire ou hydraulique, ou que l’on est dans les ENRv depuis longtemps, cela « marque », et on voit davantage les points forts que les faiblesses du secteur dans lequel on opère, et inversement pour les autres secteurs.
      Ajoutez à cela, le phénomène NIMBY, les incertitudes sur l’avenir, et dans le cas particulier du nucléaire, l’exploit industriel des années 70/80, on arrive apparemment à ces « œillères ».

      Répondre
      • Et oui, c’est désolant, et cela ne fait pas avancer le débat ni les actions nécessaires. Et que d’énergie perdue…

        Répondre
  • Concernant l’Espagne, elle possède actuellement une deuxième forme de stockage journalier: les réservoirs de sels fondus des centrales solaires thermodynamiques. Toutes les centrales n’en sont pas équipées, mais cela pourrait changer dans les années à venir.

    Répondre
    • @Marc,

      Ces technologies de centrales solaires aux sels fondus sont particulièrement bien adaptées au Sud de la méditerranée et pourtant leur développement est lent dans des pays qui consomment des quantités astronomiques de fossiles pour leur électricité. C’est dommage de ne pas les voir se développer de manière plus importante, par ailleurs cela dépend beaucoup moins de la Chine en termes de matériaux…
      Les projets d’interconnexion du Nord de la méditerranée vers le Sud ne sont pas nombreux et pourtant c’est une des voies d’avenir pour plus de sécurité énergétique pour tous… La France devrait pousser l’Italie et l’Espagne à s’orienter dans cette voie avec des aides européennes…

      Répondre
      • Les STEP peuvent être privilégiées dans le N de l’Espagne, et les réservoirs à sels fondus dans le S.
        Ils pourraient (pourquoi pas ?) stocker également de l’énergie éolienne en hiver (avec un rendement que j’ignore), en utilisant des résistances électriques haute température.
        Le problème d’évaporation se pose évidemment moins en Galice qu’en Andalousie, et d’autant plus que les apports d’eau sont beaucoup plus importants et réguliers.

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