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Et si le football se mettait au vert ?

Un article du site Fournisseur énergie

 

Alors que la Coupe du monde 2018 bat son plein en Russie, la question de l’impact environnemental d’un tel événement sportif se pose.

Le football, sport mondialement pratiqué, est-il néfaste pour l’environnement ?

Le coût énergétique du football

La pelouse est sans aucun doute l’élément le plus énergivore dans un stade de football.

En effet, il bénéficie d’un entretien minutieux au quotidien afin qu’il soit opérationnel lors des matchs.

Il détermine en partie le bon déroulement du jeu.

Cependant, tout le soin qui lui est apporté a un coût mais surtout un impact sur l’environnement.

Entre l’arrosage, le traitement avec des pesticides, la pollution des sols et l’émission de gaz à effet de serre, la facture est lourde pour les stades.

Heureusement, des solutions plus écologiques voient le jour. Pour la tonte du gazon, il existe des équipements pour diminuer le coût énergétique.

Par exemple, la tondeuse Bigmow divise par trois le coût en énergie, soit une économie de 500 à 1000 euros par an.

On trouve également de la pelouse naturelle, issue de la technologie AirForce, qui est enracinée dans un substrat naturel permettant de stocker le carbone sur le long terme, de diminuer la consommation d’eau grâce à une rétention plus élevée et de faire preuve d’une grande résistance.

L’éclairage du terrain a lui aussi un coût énergétique !

Des solutions voient le jour notamment au Nigeria, où l’entreprise Shell a mis en place un système d’éclairage utilisant l’énergie des joueurs.

Une première pour le continent africain mais il avait déjà été testé sur un terrain de foot dans les favelas de Rio de Janeiro.

Ainsi, 90 dalles électroniques ont été installées sous la pelouse du terrain. A chaque fois qu’un joueur appuie sur une dalle, il produit 7 watts d’électricité qui sont ensuite stockés dans une batterie.

Au total, six lampadaires LED basse consommation peuvent être alimentés. C’est un jeune ingénieur anglais, Laurence Kemball-Cook, qui est à l’origine de cette innovation. Par ailleurs, des panneaux solaires ont aussi été placés sur le toit du stade.

La Coupe du Monde 2018 et l’énergie

L’impact sur l’environnement est encore plus important lorsque des grands événements footballistiques ont lieu. C’est actuellement le cas avec la Coupe du Monde 2018 en Russie.

En dépense énergétique, on trouve en premier lieu le transport.

En effet, la Coupe du Monde attire des milliers de personnes qui se déplacent pour voir les matchs mais il faut aussi compter les déplacements des joueurs, du personnel, des journalistes, etc. Tous ces allers-retours produisent une grande partie des émissions de CO₂, ils sont évalués à 1,6 millions de tonnes.

En 2014, le Mondial qui s’est déroulé au Brésil a été responsable de l’émission de 2,8 millions de tonnes de CO₂.

Alors que la FIFA avait fixé des objectifs environnementaux plus élevés à Rio de Janeiro qu’en Allemagne en 2006, cette dernière a 8 fois moins pollué l’air.

Un constat qui s’explique par la participation en nombre des pays européens dans la compétition et donc moins de déplacements aériens en 2006.

Un autre problème majeur est la gestion des déchets produits en grande partie par les supporters.

D’ailleurs, la FIFA n’a rien fait pour faciliter le recyclage et limiter le gaspillage, très (trop) peu de mesures ont été prises pour répondre à ces objectifs.

Même si la FIFA affiche clairement sa volonté de réaliser des événements plus respectueux de l’environnement, c’est raté au niveau énergétique pour 2018.

Tandis que le stade lors de la Coupe du Monde au Brésil était équipé de panneaux solaires, ce n’est pas le cas en Russie.

Par ailleurs, aucune énergie renouvelable alimente la compétition cette année. En revanche, des initiatives comme la réutilisation de l’eau de pluie ou l’utilisation d’ampoules LED ont été mises en place.

Les clubs et le respect de l’environnement

En Angleterre, le club Forest Green Rovers est un véritable modèle en terme de développement durable depuis qu’il a décidé de se mettre au vert.

Ainsi, 180 panneaux solaires ont été installés sur le toit du stade, un système de drainage des eaux de pluie a vu le jour et une pelouse 100 % bio a été installée.

Pour l’entretien de la pelouse, les pesticides ont été remplacés par de la bouse de vache !

Une première dans le football qui montre qu’il est possible de réduire l’impact de ce sport sur l’environnement.

Même si on trouve quelques panneaux solaires installés sur certains stades comme sur celui de l’AS Saint-Etienne, peu d’initiatives sont mises en place en France.

Aussi, le PSG avait créé son site de covoiturage mais l’initiative n’a pas pris. L’Olympique de Marseille de son côté avait entrepris de planter des arbres à chaque but mais cela n’a duré que deux ans.

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