Equinor compte investir 23 mds USD dans les énergies renouvelables d’ici 2026

Equinor compte investir environ 23 milliards de dollars dans les énergies renouvelables d’ici à 2026, date à laquelle sa production d’hydrocarbures devrait commencer à baisser, a annoncé le géant norvégien de l’énergie mardi.

A l’occasion d’une présentation aux investisseurs, Equinor a détaillé et, parfois, musclé ses ambitions visant à faire de cette compagnie encore largement pétrolière un acteur de la transition écologique.

Le groupe indique ainsi vouloir relever d’environ 4% en 2020 à plus de 50% en 2030 la part de ses investissements consacrée aux énergies renouvelables ou peu carbonées.

« Nous continuerons de réduire les émissions (de gaz à effet de serre, ndlr) et, à plus long terme, Equinor s’attend à produire moins de pétrole et de gaz qu’aujourd’hui pour tenir compte de la réduction de la demande », a déclaré son directeur général, Anders Opedal.

« Une croissance significative des énergies renouvelables et des solutions bas carbone accélérera le rythme du changement à l’horizon 2030 et 2035 », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Présent dans l’éolien en mer mais aussi dans le solaire, le groupe détenu à 67% par l’Etat norvégien compte disposer d’une puissance installée comprise entre 12 et 16 GW en 2030, alors qu’il comptait jusqu’à présent atteindre une telle fourchette en 2035.

Sa production d’hydrocarbures devrait parallèlement continuer d’augmenter jusqu’en 2026, d’environ 3% par an, selon ses prévisions officielles. Au-delà, elle devrait commencer à baisser pour retrouver vers 2030 ses niveaux actuels.

« Nous nous concentrerons sur la rentabilité plutôt que sur une hausse de la production », a expliqué à l’AFP une porte-parole, Sissel Rinde.

Au premier trimestre, Equinor a produit 2,17 millions de barils équivalent-pétrole par jour (Mbep/j).

Le groupe a aussi maintenu son objectif d’atteindre la neutralité carbone nette –en intégrant le « scope 3 » courant les émissions liées à la phase de consommation d’hydrocarbures (l’essence des voitures, par exemple)– en l’assortissant d’objectifs intérimaires.

Il ambitionne ainsi de réduire son intensité carbone de 20% d’ici 2030 et de 40% d’ici 2035.

Le groupe mise aussi sur l’hydrogène ainsi que le captage et stockage du C02 (CCS), domaine où il pilote, en coopération avec le français TotalEnergies et l’anglo-néerlandais Shell, le projet Northern Lights (« aurores boréales ») visant à injecter et séquestrer du CO2 sous les fonds marins de la mer du Nord.

Signe de la pression croissante sur les majors pétrolières, Shell a récemment été condamné par la justice néerlandaise à réduire ses émissions de CO2 d’ici fin 2030 de 45%.
phy/hdy/eb

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