Energies renouvelables: nouveau record d’installation attendu en 2022

L’année 2022 devrait voir un nouveau record d’installation de capacités électriques renouvelables, en particulier dans le solaire en Chine et en Europe, indique mercredi l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui met cependant en garde contre un ralentissement par la suite.

Photovoltaïque, éolien, barrages… les infrastructures nouvelles ont atteint un niveau inédit en 2021, offrant 295 gigawatts (GW) de capacité supplémentaire.

Et la tendance se poursuit, malgré le renchérissement des matières premières, du transport et les difficultés d’approvisionnement le long de la chaîne de production, puisque que 320 GW additionnels sont prévus cette année — l’équivalent des besoins en courant de l’Allemagne, ou de la production électrique européenne issue du gaz, estime le rapport actualisé de l’AIE sur le Marché de l’énergie renouvelable.

Le solaire photovoltaïque devrait représenter 60% de cette croissance. L’éolien terrestre, qui avait plongé de 32% en 2021 après une année 2020 exceptionnelle, devrait retrouver peu à peu son rythme.

Les installations d’éolien offshore inaugurées en 2022 devraient surpasser de 80% celles de 2020 (même si c’est un recul de 40% par rapport à 2021, les développeurs chinois ayant multiplié les chantiers l’an dernier pour profiter d’une subvention touchant à sa fin). Fin 2022, la Chine devrait dépasser l’Europe pour devenir la première région du monde en terme de capacités dans l’éolien marin.

Globalement, l’essor des renouvelables est particulièrement marqué en Chine, en Inde, dans l’UE, en Amérique latine, grâce à de forts soutien publics. Cela compense un déploiement moins important que prévu aux Etats-Unis, où le cadre de soutien est plus incertain et les équipements photovoltaïques importés d’Asie ont pâti des sanctions commerciales.

Dans l’UE, la croissance des renouvelables a en revanche bondi de 30% en 2021, à 36 GW, dépassant le record de 35 GW enregistré il y a dix ans.

Les projets dans les tuyaux pour 2022 et 2023 pourraient ainsi nettement réduire la dépendance de l’UE à l’égard du gaz russe, note l’AIE, qui alerte cependant: ce résultat dépendra aussi de mesures d’efficacité énergétique et visant à juguler la demande.

La croissance globale des renouvelables devrait en outre perdre son élan dès 2023 à en juger par les politiques en place aujourd’hui, met aussi en garde l’Agence: « en l’absence de mesures plus soutenues » dans les six mois à venir, la croissance des capacités devrait stagner l’an prochain, la progression du solaire ne parvenant pas à compenser un déclin de 40% dans l’expansion hydroélectrique.

« Accélérer la délivrance des permis et fournir des incitations adaptées au déploiement des énergies renouvelables sont parmi les principales actions dont disposent aujourd’hui les gouvernements pour s’attaquer au défi de la sécurité énergétique et des marchés tout en préservant les objectifs climatiques », souligne le directeur de l’AIE, Fatih Birol.

commentaires

COMMENTAIRES

  • Avec une croissance en berne dans de nombreux pays et l’augmentation des prix des ressources minières, la tâche va être difficile.

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    • Dans certains pays comme le RU, la Chine, la Finlande, il y a peu de débats sur le choix entre nucléaire et système à base d’ENRv. Ceux-ci font les deux. Le défi de remplacer les énergies fossiles est tellement grand qu’aucun de ces deux moyens n’est exclu.
      En France, lors des périodes de surproduction, il faut simplement passer des effacements sur les ENRv ou déconnecter partiellement du réseau les réacteurs nucléaires si cela est possible, plutôt que d’abîmer inutilement les réacteurs avec des variations de puissance inutiles et dommageables.

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  • Tant que les ENRv sont moins chères que le gaz, elles seront développées.
    C’est la solution à court terme, même si elle n’est pas complète.
    L’Espagne s’en tire plutôt bien, il me semble. (également le Portugal, RU, Suède)
    En 2021, % du mix électrique: nucléaire 22%, ER: 47%, fossiles 31%
    La part de fossile va se réduire significativement dans les années à venir, c’est sûr.
    Pour l’instant, l’Espagne a décidé d’une sortie du nucléaire à moyen terme, mais les partis de droite sont plutôt favorables à un renouvellement du parc existant (dont le facteur de charge est d’ailleurs très bon, comme il l’était également en Allemagne).

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    • Il n’y a qu’en France que le facteur de charge a dégringolé corrélativement à la prétention de lui faire faire le yo-yo alors qi’il n’est réellement pas pilotable.
      C’en est même l’amentable mais il fallait couvrir le nucléaire de vertus illusoires jusqu’à ce que ce soit la solution choisie et surtout engagée jusqu’au point de non-retour. Après, que la réalité de ce qu’est le nucléaire finisse par apparaître n’a plus aucune importance. Un politique ne se dejuge jamais ! Un politique ne fait pas d’erreur et les échecs sont travestis en victoires.

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  • « pour s’attaquer au défi de la sécurité énergétique et des marchés tout en préservant les objectifs climatiques », souligne le directeur de l’AIE, Fatih Birol.
    Si les ENR intermittentes (à elles seules) assurent la sécurité énergétique c’est de la fumisterie !
    Il leur faut un back-up gaz (par exemple) pour les périodes anticycloniques d’hiver et des dépenses supplémentaires en inv pour les réseaux. Ce qui représente environ 1.5 fois celles des dépenses qui sont engagées pour les ENRi.
    Tout cela n’est pas dit et je le dit !.

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    • Plus précisément, plus le taux de pénétration des ENRv sera élevé plus le coût (marginal) de renforcement de réseau et de back-up sera élevé (par nouvelle unité d’ENRv mise en place). C’est ce qui apparait logiquement sur les scénarios RTE.
      A ce jour, les ENRv (10% du mix électrique en France) n’ont, à ma connaissance, pas nécessité d’importants coûts supplémentaires de réseau. Par contre, l’Allemagne, avec un taux de pénétration des ENRv beaucoup plus élevé doit, désormais faire face à d’importants investissements dans le réseau.

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      • Sur ce plan, Alleamgne et France ne sont pas comparable, et les investissements nécessaires en Allemagne ne le sont pas en France. La particularité teutonne est que leur developpement ne doit plus que se faire en mer du Nard et Baltique, c’est-à-dire dans le Nard alors que les zone de consommation sont essentiellement dans le Sud, notamment les grands centres industriels.
        Nous ne sommes pas sur ce schéma. L’arréte de poisson UHT 400KV de France zébre tout le pays sur 105 000 Km et les parcs éoliens offshore sur lesquels nous miseront bien plus que ce qui est aujourd’hiui annoncé, seront tout autour du pays et jamais très loin des côtes où se trouvent déjà postes de raccordement de la ligne UHT. Les travaux se limiteront presque à des enfouissements souterrains pour transmission en MT depuis ces nouvelles sources jusqu’àuxpostes de raccordement préexistants. La courbe de croissance des investissements réseau à nouvelle production égale sera bien moins pentue en France qu’en Allemagne.

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  • Au niveau mondial, cela devient très clair selon plusieurs sources concomitantes : la production d’électricité solaire + éolienne a dépassé celle du nucléaire en 2021. Et ce n’est qu’un début.

    En 2021, le nucléaire retrouve à peu près son niveau de 2019 … et reste donc toujours inférieur à son maximum historique de 2006.

    En 2021, éolien + solaire ont produit à peu près 5,7 fois plus d’électricité qu’en 2011 et 2,2 fois plus qu’en 2016.

    Si l’on ajoute les autres énergies renouvelables, dont l’hydraulique, l’écart se creuse toujours davantage entre renouvelables et nucléaire, au détriment de ce dernier.

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    • A mon avis, la meilleure façon d’utiliser le nucléaire, puisque nous avons décidé de reconduire cette forme de production dénergie du XXe siècle pour le XXIe en France, sera d’en faire un talon de production invariable qui devra âtre limité au seuil minimum du besoin, et de compléter avec des renouvealbles variables jusqu’à dépasser le 100% du besoin maximum avec effacement des surproductions en attendant d’avoir les installations de transformation et stockage. Les sous production devront être compensées par les renouvelables pilotables. On ne peut pas arréter un réacteur nucléaire pour le faire repartir à la demande mais on peut le faire autant avec les éoliennes qu’avec les PPV.

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  • Selon la théorie farfelue bien connue, il faudrait produire trois fois plus de gaz que d’éolien pour « compenser les jours sans vent ».

    Puisque la production éolienne mondiale annuelle a augmenté de presque 1.400 TWh entre 2011 et 2021, celle du gaz aurait donc dû augmenter d’environ 4.200 TWh, selon cette fumeuse théorie.

    Comment se fait-il que la production d’électricité au gaz a augmenté d’à peine plus de 1.250 TWh ?

    Si l’on considère l’augmentation de tous les fossiles, celle-ci atteint à peine 2.300 TWh en dix ans.

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    • @ marguerite
      Encore une fois vs confondez production électrique et puissance installée et disponible nécessaire pour compenser celle des ENR intermittentes qui est proche de zéro en cas de gros anticyclones hivernaux !
      Attention la production d’électricité se compte en kWh (MWh ou TWh). Elle est produite ou consommée sur une période donnée.
      Par contre la puissance électrique se mesure en kW (MW ou TW). Elle est nécessaire à tout instant pour équilibrer le réseau (tension et fréquence) et répondre à la demande. C’est le pilotable (gaz, nucléaire, hydraulique) et /ou l’importation qui fait (ou font) office ds ce cas..

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      • Et revoilà l’idiot qui prend les autres pour des imbeciles sur le B A BA du raz des pâquerettes. Ce n’est pas possible, ça doit vraiment être un problème pour lui cette nuance entre puissance et quantité pour qu’il s’imagine que ça puisse en être un pour les, autres. Attention Dubus, pour éviter de vous prendre les pieds dans le tapis, avancez bien un pied avant l’autre et pas les deux en même temps ! C’est bien compris ? Et cessez de nous inventer des périodes anticycloniques hivernales qui s’étendent sur toute la planète durant plusieurs années consécutives, ça fatigue à la longue, faite plutôt comme moi enregistrez chaque jour les cartes météo-vent de la météo pour la France et pour l’Europe et au bout d’un an un coup d’œil sur l’ensemble remis en vidéo vous éclairera et vous cesserez peut être de dire des âneries.

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    • @Marguerite,

      Ce triste rapport de 1 pour 2 entre ENRi et Fossiles montre ô combine il sera dur de sortir des Fossiles !!!

      Même en faisant beaucoup d’efficacité et de sobriété énergétique en France et de part sa position géographique et son climat, les ENRi auront bien du mal à faire tout le boulot !!!
      Dans d’autres pays, ça se discute…

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  • C’est à marguerite que je m’adressais et c’est le bedeau de service omniprésent qui répond et qui n’a rien compris à ma réponse sur la sécurité énergétique en période hivernale anticyclonique..
    J’en arrêterai là !.

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    • Quand je vois passer des idioties le forum etant public je suis fondé à le faire remarquer ! Et arretez vous là c’est mieux pour tout le monde.

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  • L’Agence internationale de l’énergie, qui est ce repère bien connu de gauchistes rouges et verts, estime que les énergies renouvelables pourraient produire de 52 % à 84 % de l’électricité mondiale en 2040.

    Ce serait 16 % à 33 % pour l’éolien et 16 % à 30 % pour le solaire photovoltaïque, le nucléaire ne dépassant pas 8,6 % à 9,4 %.

    En 2050, ce serait de 60 % à 88 % pour les renouvelables, dont 19 % à 35 % pour l’éolien et de 21 % à 33 % pour le photovoltaïque. Le nucléaire resterait limité entre 7,7 % et 8,1 %.

    Bien entendu, s’ils savent bien utiliser les TWh et les GW et s’ils ont bien prévu la capacité installée de chaque source de production, ces rigolos ont oublié de s’intéresser à l’équilibre, à chaque instant, entre production et consommation.

    Nos « savants » nucléophiles devraient leur signaler cette lacune.

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    • Il n’est même pas besoin d’être une expert de l’AIE pour savoir que l’électricité solaire est toujours produite au,meilleur moment, cela où on a le plus besoin d’électricité dans le cycle journéalier, qui corresponde aussi au grand besoin de l’activité économique, Il n’est pas nécessaire de se livrer à de savants calculs pour cela. De plus certaines activité ont été déportées en phase nocturene uniquement pour faire plaisir aux réacteurs nucléaires qui ne savaient pas quoi faire de leur production. Il ne sera plus nécessaire de les déporter vars ces périodes nocturnes. Quant à l’éolien sur ce cycle court, dit diurne, il a une chance sur trois de produire au meilleurs moment, une sur trois de produire lorsque ce n’est pas le meilleur moment, et une sur trois de produire à contre temps. Pour le nucléaire, c’est pareil, mais la chance sur trois devient une certitude.

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    • Vous avez raison sur l’équilibre entre offre et demande, que je souligne régulièrement. L’Allemagne en fait souvent les frais avec son énorme parc éolien (64 GW). En Mars 2022, la production (8 TWh) a été moitié moins qu’en Mars 2019, et est la plus faible production depuis des années malgré l’accroissement important de son parc.

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      • @Cochelin,
        Si vous étiez autant à l’affut des exploits de l’éolien (d’ailleurs pas plus significatifs que les sous-productions) que vous l’êtes de ces sou-production vous feriez déjà un pas de géant dans l’objectivité, mais ce n’est pas dans votre ligne de conduite, oubliez ma remarque.

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        • Mais les baisses de production de l’éolien en Allemagne entrainent un surcroit de solicitation de charbon (houille et lignite). Cette sollicitation a déjà largement dépassé les quatre premiers mois de l’année précédente, qui étaient déjà en forte hausse par rapport à 2020 (sans compter une forte hausse des importations).

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          • Vous confirmez ce que je dis : Vous avez des vues à sens unique !
            Mais vous n’avez pas remarqué que sans ces maudits allemands nous aurions été en blackout un jour sur tois cet hiver !
            Les allemands sont là rien que pour nous sortir du trou dans lequel nous nous sommes mis tout seul en misant uniquement sur notre nucléaire défaillant et en ayant bloqué tous les développement de renouvelables depuis 2005 où nous avons décidé de renouveller le parc nucléaire avec des EPR dont le premier n’arrive pas à sortir du berceau ! Si nous avions seulement respectés nos engagements de la cop21 en 2015 nous aurions pu nous passer des Allemands et des Espagnol malgré l’état de décrépitude du nucléaire.

          • Oui, les Allemands nous sortent du trou, non avec leurs renouvelables (ni leur nucléaire qu’ils abandonnent), mais avec leur charbon dont ils ont gardé de très fortes capacités (contrairement à nous). Nous devrions être d’accord là-dessus. Mais les émissions de CO2 devraient encore largement repartir à la hausse chez eux cette année. Nous en reparlerons une fois l’année terminée.

          • Ca vous arrache le fois de reconnaitre que l’électricité qui nous arrivait cette hiver venanit pour une bonne moitié de leurs éoliennes !

          • Oui, en Janvier et Févier 2022, l’éolien a fournit, en Allemagne, un peu plus qu’en 2021, mais à peu près autant qu’en 2020. Par contre, pas beaucoup de progrès dans la production. En Novembre et Décembre 2021, et mars 2022, la production a accusé un recul imortant par rapport aux années précédentes. Quant au solaire, la production était anecdotique.

    • @Marguerite,

      Avez-vous regardé les prévisions de l’AIE sur le pétrole depuis 30 ans !? Pour le prix et la production, ils ont souvent raté largement la cible sur 2 à 3 ans… Le PDG de total vient de remettre en cause leurs prévisions sur la pétrole, la vue du parc automobile français et des ventes d’Airbus risque de donner raison au PDG de Total…
      Alors pour l’électricité qui n’est pas leur spécialité et pour des prévisions sur 20 ou 30 ans (peut-être qu’ils ont raison, peut-être qu’ils ont visé à coté…).
      L’ère des fossiles est loin d’être fini (hélas !).

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  • Pour le « cas de gros anticyclones hivernaux », faut-il rappeler le facteur de charge de l’éolien lors de la grande vague de froid de 2012 ?

    Celui-ci a été de 31,1 % en moyenne sur la période de 12 jours pour le facteur de charge journalier. Les températures ont été négatives pour tout le territoire métropolitain.

    Selon les jours, le facteur de charge éolien a été de 19,0 % à 57,5 %, excepté un jour à 13,6 %. Pour tous le mois de février 2012, le facteur de charge de l’éolien a été de 23,8 %.

    Précédé par des facteurs de charge éoliens de 41,2 % en décembre 2011 et de 31,6 % en janvier 2012. Pour faire des réserves à toutes fins utiles.

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    • Pour ce qui concerne les gros anticyclones hivernaux, cela s’écrit au singulier sur la période d’une olympiade, aussi loin que remontent les enregistraments statistiques du passé de la carte des vents de météoFrance, même s’ils semblent quotidiens dans le souvenir des nucléophiles.

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    • @ marguerite
      les stats et les facteurs de charge passés et à venir en 2040 ou 2050 on en a rien à foutre !
      En Europe quand l’hiver prochain les ENR intermittentes seront proches de zéro au niveau puissance disponible, la garantie de sécurité énergétique du directeur de l’AIE, Fatih Birol,.elle sera où?
      Les renouvelables ne sont en aucune façon une garantie à 100% même en 2100 !
      D’ailleurs qui dit qu’elles ne seront pas démontées et mise au rancart à ce moment là ?
      Aux US en Californie en 2021 les stats ils ont pu se mettre où je pense et ils ont frisé un black-out de première classe en une période froide hivernale comme ils n’en avaient vu !
      J’engage les gens qui ont un feu à bois à conserver une dizaine de stères en secours même s’ils possèdent une PAC rutilante et d’avoir un bouteille de butane pour leur cuistance car nous avons de grandes chances d’avoir un black-out long.
      Notre nucléaire n’ayant qu’une puissance feu réduite à 50% en attendant les remises en états des tuyauteries (corrosion sous contrainte), les risques seront élevés de ce côté là.
      De plus durant la période hivernale à venir, avec les va-en en embargo (dont la von der leyen se fait la championne pour se faire mousser auprès de Biden) les Allemands ont des chances de voir leurs appros et leurs réserves de fossiles fondre comme neige au soleil et ils risquent aussi de se retrouver en culotte courte..
      Dormez tranquille « braves gens » derrière votre piano à bretelle, je veille sur vous !

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      • Erratum c’est au Texas et non en Californie qu’il y a eu un froid intense jamais constaté !

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        • Oui on savait. Et on savait même que l’essentiel de la production électrique de l’état est produit par des centrales à gaz et qu’il est totalement isolé du réseau national avec lequel il n’a pas d’interconnexions de puissance. Le lecteur avait corrigé.

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  • Il y a eu quelques mauvais jours, avec une production éolienne potentielle (onshore + offshore sur les 3 façades) très faible, lors de cet hiver, mais c’est assez limité.
    Par contre, tant qu’il n’y a pas de développement massif de l’éolien offshore flottant en Méditerranée, il restera un nombre conséquent de journées hivernales à très faible production éolienne.

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  • Lors des quelques mauvais jours, des effacements au niveau de l’industrie peuvent sans doute être passés, d’ailleurs, la France n’aura pas probablement pas le choix. Et cela est déjà largement pratiqué par le monde.
    Entre conserver un back-up très important devant servir à quelques jours par an seulement et passer des effacements, la seconde solution apparaîtra plus raisonnable.
    Un prix variable de l’électricité sera également inévitablement mis en place. Et n’oublions pas la « falaise nucléaire » à venir.
    Quant au nucléaire, l’exploit industriel des années 70/80 est passé. Il a été réalisé avec un état fort, avec un haut niveau d’éducation et une politique à LT. Depuis, la France, mis à part dans quelques domaines, a sombré dans la médiocrité, avec avant tout un effondrement du niveau scolaire et des valeurs.
    Il y aura bien des EPR2, mais le rythme des années 70/80 paraît hors de portée dans l’état actuel des choses.

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  • La culture du déni, de la la minimisation et de l’évitement selon SR est ici prouvé !
    Les leçons à tirer du blackout au Texas.de fev 21
    Le Texas a été confronté à des masses d’air venant de l’arctique via un vortex polaire qui ont amené soudain des températures extrêmement froides et des précipitations de neige considérables dans le centre et le sud des Etats-Unis
    Cela a provoqué une polémique aux Etats-Unis à la fois sur les renouvelables, éoliennes et panneaux solaires qui ne fonctionnent plus ou très mal pendant les périodes de grand froid, et sur l’incapacité de l’Etat du Texas à avoir anticipé ce type de problème (pensant qu’il ne pouvait exister statistiquement !) de plus le réseau électrique construit était incapable d’y faire face .
    De fait, on assiste à une fragilisation grandissante des réseaux électriques, un peu partout dans le monde. Elle est dénoncée depuis plusieurs années par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Elle est la conséquence à la fois d’un manque d’investissements, de l’augmentation de la consommation d’électricité, d’épisodes météorologiques extrêmes et de productions renouvelables intermittentes grandissantes éoliennes et solaires.
    Ce directeur de l’AIE, Fatih Birol. qui est à l’origine de l’article sur les renouvelables que j’ai épinglé a les idées courtes et cela varie selon le sens du vent !
    France Stratégie prévoit ainsi, dans une étude passée étonnamment inaperçue, des pénuries répétées d’électricité en Europe d’ici 2030. D’ailleurs, le 8 janvier,21 le réseau européen a évité un blackout, une information également minimisée.

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    • « La culture du déni, de la la minimisation et de l’évitement selon SR est ici prouvé ! »
      C’est prouvé parce que vous le dite ? Commen,ty peut-on être aussi con et l’ignorer ?

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  • « des pénuries répétées d’électricité en Europe d’ici 2030 ».
    Oui, il semble que cela soit bien pris à la légère par nos pseudo dirigeants politiques (spécialistes de la communication et nullités techniques), qui devraient prévoir dès aujourd’hui des plans d’action, avec d’abord un tarif variable de l’électricité pour forcer certains à baisser le chauffage électrique à certaines périodes, et des effacements massifs dans l’industrie, et bien sûr, le maintien de capacités pilotables au lieu de les fermer.
    Ces centrales centrales de pointe n’étaient sans doute pas rentable à 100 euros le MWh, mais le seraient sans doute à 1.000 euros. Des prix qui ont atteint 3.000 euros en France en avril dernier, 8.000 euros le MWh au Texas lors de la pointe de froid, et des prix parfois à plusieurs milliers d’euros au RU l’année dernière.
    Réquisition également du biocarburant pour les voitures réaffecté à des centrales de pointe à biofuel.

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  • Bien entendu, un nucléophile assumé n’a pas oublié de déverser ses habituels mensonges à propos des renouvelables qui, au même titre que le CO2, seraient ces pelés, ces galeux, d’où viendrait tout le mal.

    La première raison de la panne, en dehors des circonstances météorologiques, est le refus du Texas d’interconnecter son réseau (ERCOT) avec les autres réseaux américains, pour ne pas avoir à respecter la réglementation fédérale.

    Si la France avait refusé toute interconnexions avec ses voisins, ce serait le blackout tous les jours depuis plusieurs mois.

    L’essentiel de la perte de capacité est due au gaz, avec des vannes bloquées et autres défauts mécaniques, des canalisations gelées …. Même problème pour les centrales à charbon et pour un réacteur nucléaire.

    Les problèmes ont eu beaucoup moins d’importance avec l’éolien et le solaire.

     » He went on to note the shutdown of a nuclear reactor in Bay City because of the cold and finally got to what energy experts say is the biggest culprit, writing, “Low Supply of Natural Gas: ERCOT planned on 67GW from natural gas/coal, but could only get 43GW of it online. We didn’t run out of natural gas, but we ran out of the ability to get natural gas. Pipelines in Texas don’t use cold insulation —so things were freezing.”  »

    Tout cela venant sur un réseau assez vétuste et inadapté (électricité et gaz), entraînant des coupures de lignes et de gazoducs, à quoi s’est ajoutée une absence totale d’anticipation malgré l’alerte des services météorologiques.

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      • Oui, et nous en avons largement tiré profit cet hiver quand l’anticyclone hivernal s’étendait lassivement sur le parc nucléaire français y rependant nonchalamment sa décrépitude grandissante alors que les vaillantes autant que teutones petites éoliennes de la mer du ‘ord et de la baltique poussaient leurs électrons dans les tuyaux menant à la France qui les acceptait dans sa grande bonté tout en critiquant ce sauveur voisin en parlant du charbon qui dans sa bouche était le seul producteur de ces electrons.
        Il m’ arrive d’avoir envie de vomir à lire les réaction de mes compatriotes dont le réfrigérateur n’est pas remonter en température.

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    • ….. Et auquel il faut ajouter les ruptures de lignes aériennes sous le poids de la glace gelée…… Bref comme vous pouvez. Le constater c’est bien la faute des renouvelables… Selon la logique à la Dubus qui remplace avantageusement la logique à la Dubout de ma jeunesse

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  • Le 8 janvier 2021 le réseau européen N’A PAS eu à éviter un blackout, et l’information n’a pas été minimisée.

    RTE nous a clairement dit : « L’Europe n’a pas frôlé le blackout le 8 janvier  »

    https://www.rte-france.com/actualites/leurope-na-pas-frole-le-blackout-le-8-janvier

    « Le système électrique européen a connu un incident (sur la fréquence) ayant des conséquences pour l’ensemble du continent. Mais les protections automatiques, prévues pour gérer ces situations, ont été activées. L’Europe (et la France) sont restés bien loin du black-out.  »

    « … l’origine de l’incident se situe dans un poste électrique en Croatie. Un incident sur un élément du poste (sorte de disjoncteur) a rendu inopérantes deux lignes électriques, liées au poste, qui géraient les flux entre l’Est (Serbie, Roumanie, Turquie) et l’Ouest (Bosnie, Hongrie).  »

    Rien à voir donc avec les énergies renouvelables, comme voudrait le faire croire le nucléophile (humain, pas chimique) affabulateur.

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      • @Serge,

        et que dites-vous de « ENRiste forcené et fumiste invétéré ! » comme synonyme !???

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    • Le 8 janvier 2021, il n’y a pas eu de black-out, mais la marge n’était pas énorme.
      En France, sur une moyenne ce jour de 80 GW de demande, avec une pointe à 88 GW, le matin, éolien + solaire ont fourni 2 GW (nucléaire 52, hydraulique jusqu’à 17, gaz 9, charbon 2, biomasse 1 + des importations)
      Le 8 janvier… 2023, pour une même demande, ça ne passera pas, avec la baisse des moyens pilotables disponibles en France et en Allemagne. L’Etat devrait d’ores et déjà se préparer à des effacements et à un tarif variable de l’électricité.

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      • Le 8 janvier 2021, l’éolien était à environ 5 GW en Allemagne, 10 GW en Espagne, 3 GW au Portugal, 2 GW en France, entre 2 et 6 au RU selon l’horaire, 1 GW au Danemark, 1 GW en Suède, 2 GW en Italie.
        Il y avait du vent sur la péninsule ibérique et très peu ailleurs.
        (donnée inconnue sur le potentiel éolien offshore français ce jour).

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        • Le potentiel éolien offshore français est déjà connu depuis que météoFrance releve les vitesses du vent (plusieurs décennies)….. ce qui est inconnu c’est ce que nous aurons planté comme moulins pour le transformer en électricité avec un rendement de 95%, le plus élevé des convertisseurs d’énergie (mécanique/électrique). Ce n’est donc qu’une question de volonté.

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      • Le 8 janvier 2023, pour une même demande………… mais aussi pour les mêmes conditions climatiques …… et les mêmes installations de capture des énergies variables vous voulez dire ? Une chose est déjà certaine, ce dernier point ne sera pas le même !

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        • Oui, ce sont des conditions habituelles en janvier.
          En janvier 2022, les 14, 24, 25, les conditions étaient semblables avec une demande de l’ordre de 85 GW, le nucléaire à 49 GW (soit un peu moins qu’en 2021), éolien + solaire à 2 GW, l’hydraulique jusqu’à 17 GW, le gaz à 9 GW, charbon 2 GW, fioul 2 GW, importations 6 GW.
          Les effacements arriveront nécessairement à l’avenir. Mais mettre l’industrie à l’arrêt quelques jours par an, et forcer la population à baisser le chauffage électrique (ou à changer de moyen de chauffage) ne sera pas si catastrophique que cela. Ca deviendra rapidement normal.
          L’époque des énergies fossiles pas chères, et du nucléaire triomphant dans le cas particulier de la France, est révolue.

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          • Tout à d’accord mais cette période d’énergie rare et chère diminuera avec le temps et elle redeviendra abondante et bon mzrché

        • Rajouter 2 GW d’éolien dans la Somme (ou même 10) et 5 GW de PV (ou même 30) ne changerait pas grand-chose.
          Seul un parc éolien offshore conséquent et bien réparti, avec un accent particulier sur la Méditerranée changerait véritablement la donne en matière d’énergie variable disponible lors des périodes anticycloniques hivernales.

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          • Puisque vous tenez compte des échanges internationaux il faut tenir compte de ce que les autres ajoutent également… même si nous même ne faisons rien d’ici 2033… Ce qui n’est d’ailleurs pas le cas.

          • Britanniques et Espagnols nous apporteront effectivement un peu en période anticyclonique hivernale, où l’anticyclone s’étend très rarement (voire jamais ?), de l’Andalousie aux Orcades.
            Mais plus précisément autour de la France, l’éolien offshore espagnol produira généralement bien en période anticyclonique hivernale (vous avez dû le constater dans vos relevés), et les Orcades ont été ventées quasiment en permanence tout cet hiver.
            Les capacités d’interconnexions seront portées à 4 GW avec le RU dès cette année, et 5,5 GW avec l’Espagne en 2027, il y aura en principe 0,7 GW avec l’Irlande.

          • Voilà que Cochelin lit que je parle de conditions climatiques ou météorologiques ?…. On ne sais pas car je n’ai pas cité une seule fois sur ce forum l’un ou l’autre ????? Vous avez vraiment un goût pour créer la pemique Cochelin. J’ai autre chose à faire qu’à discuter avec des gosses !

          • Le 15 Mai, vous avez bien écrit : « Le 8 janvier 2023, pour une même demande………… mais aussi pour les mêmes conditions climatiques …… et les mêmes installations de capture des énergies variables vous voulez dire ? Une chose est déjà certaine, ce dernier point ne sera pas le même ! »

  • Bien content d’avoir fait tilter la marguerite et son ronchain !
    Il n’y a que ceux qui ont le nez sale qui se mouchent !
    Quand l’électricité vient à manquer quelque part, Ils dédouanent es ENR intermittentes à l’arrêt en périodes hivernales anticycloniques là où les pointes de conso sont les plus élevées !
    Il rejette la faute sur les autres :énergies ( gaz, nucléaire) ou encore sur l’interconnexion…
    Bref sur tout ce qui est pilotable !
    Quand je vois avec quelle déchainement ces « entre-soi » viennent à la rescousse pour traiter d’affabulateurs ceux qui à juste titre mettent en garde sur la faiblesse de ces énergies aléatoires surtout en périodes hivernales.
    Pour eux les ENRi ont toutes les vertus et sont des « oies blanches » comme marguerite et son ronchain, c’est incontestable !

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    • Cochelin, vous mentionnez une faible production éolienne en mai en Allemagne.
      Cela est à relativiser quelque peu, car il y a eu, comme souvent, un certain foisonnement avec la Suède (important producteur éolien -22% de son mix électrique cette année- et exportateur), où la production éolienne a été, au contraire, forte durant cette première partie de mois.
      Certes, cela nécessite des interconnexions coûteuses, (directement et via le Danemark), mais cela est à prendre en compte dans ce que l’on considère que l’énergie éolienne peut apporter dans le mix électrique.
      Et bien sûr, pour rappel: les interconnexions ne réduisent pas la puissance du back-up nécessaire, mais on degré de sollicitation.

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  • Non. Nous avons importé net jusqu’à 3,4 GW dans l’AM. L’Allemagne a importé net hier soir jusqu’à 9 GW.

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  • Voilà que Rochain ne sait pas faire un soustraction. Si l’on ôte ce que le pays réexporte, il reste en import net : 3548 MW d’après le site échanges-commerciaux-aux-frontières de RTE et 2883 MW d’après l’autre site : https://www.rte-france.com/eco2mix/la-production-delectricite-par-filiere
    L’Allemagne, par contre, importe tous les jours jusqu’à 9000 MW car la production ne suis pas. Voir sur energy-charts. Je pense qu’ils limitent le recours au gaz et la houille pour les raisons que l’on connait.

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    • Voilà que Cochelin ne sait pas ce qu’il écrit et ne sait pas lire non plus. Il raconte que depuis le début du ois l’Allemagne commence à importer…. Moi je lis que l’Allemagne nous exporte 7 GW, ils ne sont donc pas en manque comme wcochelin ye’te de le faire croire. Quand on manque d’électricité on en exporte pas !

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    • Mainrenant, si vous voulez parler du solde on ne parle plus que de l’Allemagne mais aussi de la France par exemple, pas la peine de voir s’il y a des échanges avec la Chine, restons dans le voisinage :
      Alors en ce moment à 13h30 le Solde net c’est que nous importons 3,5 GW dont 3,4 viennent d’Allemagne ! Inutile de me raconter que depuis le début du mois les allemands importent ! Depuis le début du mois on trouvera bien une ou deux minutes durant lesquels les allemands importent depuis la France, mais cessez de présenter des tableau supposés couvrir des semaines, voir, des mois entiers où l’Allemagne serait à la remorque de la France alors que nous sommes incapable de fournir plus de 22 GW comme en ce moment soit à peine plus du tiers de la puissance installée tout en étant importateur ! Oui je sais on freine le nucléaire pour pouvoir importer ! Consternant ces cocorico permanents à contre-courant !

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  • Le nucléaire était à 26 GW hier soir. Il est à 20 GW en ce moment, à 14h et on importe.
    J’ai posé plusieurs fois la question sans trouver de réponse.
    Est-ce une volonté de maintenir des prix élevés en France ?
    Est-ce de l’inconséquence totale voire du sabotage des réacteurs dont on fera semblant de s’étonner que certains éléments sont abîmés suite aux fréquentes variations thermiques ?

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    • 29 réacteurs sont à l’arrêt et plusieurs autres sont en train de s’arrêter…. Je ne comprends pas, la courbe prends une allure bien plus pessimiste que le pire que j’imaginais avec les parties de yo-yo ! Les responsables de production savent très bien les limites à ne pas dépasser dans le yoyotisme… Cest incompréhensible !

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  • N’étant l’amie de personne, seulement l’adversaire de quelques-uns, pourquoi épargner quelqu’un dont la mauvaise foi joue contre lui et les idées qu’il prétend défendre ?

    Citations (le même jour) :
    « Le 8 janvier 2023, pour une même demande………… mais aussi pour les mêmes conditions climatiques ……  »
    « … que je parle de conditions climatiques ou météorologiques ?…. On ne sais pas car je n’ai pas cité une seule fois sur ce forum l’un ou l’autre ????? »

    Est-ce seulement le grand âge qui cause cette absence de mémoire ou une mauvaise foi trop souvent affichée ?

    Pour ce qui est du combat de chiffonniers à partir des données d’un site étranger trop souvent cité sans grand intérêt, le solde des importations et exportations varie selon les heures, les jours et les saisons pour chaque pays. Ce qui compte, c’est l’évolution des valeurs sur longues périodes.

    A noter que deux choses sont à constater sur le site energy…. :
    – curieusement, aucune donnée accessible sous forme de tableur, ce qui est pourtant disponible dans tous les pays et permet de faire des calculs et de mieux apprécier la réalité,
    – la somme des productions ne correspond pas à l’écart entre la « charge » et le « solde des importations », y compris en considérant le pompage STEP.

    Dans ce cas, mieux vaut attendre les statistiques mensuelles officielles, disponibles cependant après un ou deux mois de délai.

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    • Certainement la sénilité provoquée par l’énervement du à ce Cochelin qui fait des montagnes de détails insignifiants pour nous faire croire que l’Allemagne est au bord de la faillite énergétique mais qu’heureusement nous sommes la pour les sauver avec notre nucléaire à genoux. Pardons j’ai effectivement dit « aux mêmes conditions climatiques ». Je suis à genoux, comme le nucléaire, pour avouer la très grande faute, ça vous va ?
      En revanche je ne vous permet pas de parler de ma mauvaise foi !

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  • Si l’on réduit la production nucléaire lorsque la consommation est faible et si l’on importe dans le même temps, c’est pour plusieurs raisons :

    – faire baisser le prix en évitant de brûler du gaz et sans gaspiller la ressource hydraulique alors que de l’électricité est disponible à un moindre coût sur le marché,

    – économiser du combustible nucléaire, car même s’il y a un peu de perte dans un réacteur à l’arrêt, cela n’a rien à voir avec la consommation à plein régime.

    Avec les problèmes de disponibilité des réacteurs, l’incertitude sur les prochaines dates de rechargement de combustible des divers réacteurs, mieux vaut garder des réserves dans les réacteurs lorsque cela est possible.

    Si l’électricité nucléaire était si peu coûteuse, les réacteurs tourneraient à plein régime en permanence, on arrêterait le gaz, le charbon et le fioul, et on exporterait à tous vents.

    Mais le coût complet de production du nucléaire ancien est de 60,8 à 68,4 €/MWh, selon l’étendue des investissements pris en considération (Cour des comptes, données pour 2019).

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    • Pour l’économie en diminuant la puissance d’un réacteur c’est complètement faux !
      On ne ralentie pas une réaction en chaîne, on ne peut que limiter ses effets et en p’us on consomme les capacités d’absorption des barres de commande ce qui les rends inopérantes plus rapidement !

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      • Notre astronome en connaît toujours aussi peu concernant le nucléaire, que ce soit l’uranium ou le fonctionnement d’un réacteur.

        Lorsque la réaction en chaîne est arrêtée, il faut 700 millions d’années pour qu’un bloc d’uranium 235 perde la moitié de sa masse (période ou demi-vie).

        Pas de désintégration, pas de production d’énergie, pas de production de chaleur.

        La valeur résiduelle, prise en compte dans les piscines de refroidissement du combustible, est très faible comparée à celle d’un réacteur en fonctionnement.

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        • Lorsque la réaction est Arrêtée ? Oui mais lorsqu’elle a commencée pour l’étouffer vous consommez les barres de commandes et vous manquerez de ressources pour réguler le redémarrage

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  • Le gaz et l’hydraulique sont normalement diminués en premier lorsque la demande est faible ou lorsque la production des ENRv est élevée.
    Cependant, dans cette analyse de la situation de la production d’électricité aujourd’hui, il faut voir le coût MARGINAL du nucléaire, et non pas son coût complet.
    « – économiser du combustible nucléaire, car même s’il y a un peu de perte dans un réacteur à l’arrêt, cela n’a rien à voir avec la consommation à plein régime.
    Avec les problèmes de disponibilité des réacteurs, l’incertitude sur les prochaines dates de rechargement de combustible des divers réacteurs, mieux vaut garder des réserves dans les réacteurs lorsque cela est possible. »
    C’est possible. Y a t-il d’autres avis et d’avantage d’éléments accréditant cette explication ?

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  • La consommation des matériaux neutrophages (alliages de bore et autres) contenu dans les barres de contrôle est proportionnelle à la consommation d’uranium.

    S’il n’y avait pas cette absorption de neutrons par des matériaux non fissiles, la réaction en chaîne serait explosive en quelques millisecondes. Car un neutron provocant la fission d’un atome d’uranium 235 va entraîner l’émission de 2,4 neutrons en moyenne, selon la proportion des divers produits de fissions qui en résultent.

    Pour simplement entretenir la réaction en chaîne, il faut éliminer 1,4 neutron (2,4-1) pour chaque atome U235 fissionné. Les barres de contrôle absorbent donc d’autant plus de neutrons et sont « consommées » que le réacteur produit plus de neutrons.

    Pour une puissance réduite à 20 % de la puissance nominale, un réacteur consomme cinq fois moins d’uranium qu’à sa puissance nominale et « use » cinq fois moins les barres de contrôle.

    A l’arrêt, un réacteur ne consomme pratiquement plus d’uranium, le nombre de neutrons provenant des sous-produits disparait rapidement et les matériaux neutrophages ne sont plus consommés. Économie totale du point de vue matière, mais il faut continuer le refroidissement.

    L’empoisonnement au xénon 135 est un problème différent.

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    • C’est très exactement ce que j’explique depuis toujours !
      Il faut neutraliser 2 neutrons sur les 3 qui sont produit lors d’une fusion. Et les barres de commande on pour rôle de maintenir ce coefficient K Égal à 1
      Et en les utilisant pour faire le yo-yo aux réacteurs on diminue rapidement leur capacité à contrôler le flux bride. Et quand on a trop joué au yo-yo il faut garder la réserve pour assurer K ÉGAL 1 !
      RÉSULTAT LE RÉACTEUR ne peu plus fonctionner qu’en mode de base ou…. Être arrêté !
      Cessez de prendre les sachant pour des idiots vous aussi !

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  • « Il faut neutraliser 2 neutrons sur les 3 qui sont produit lors d’une fusion ». Plutôt « lors d’une fission ».

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  • Toujours la même méconnaissance du sujet.

    Selon les hasards de la fission (pas la fusion, « certainement la sénilité provoquée par l’énervement ») un neutron incident produira deux ou trois neutrons résultants, avec une moyenne de 2,4 neutrons, en plus des produits de fissions. Ce sont ces produits qui produisent une chaleur décroissante après l’arrêt du réacteur, dans la chaîne des désintégrations successives.

    Ce n’est pas le fait de monter et descendre au cœur du réacteur qui réduit la capacité des barres de contrôle (de leurs matériaux neutrophages), mais le simple fait d’être en face d’un rayonnement neutronique.

    Dans un réacteur fonctionnant en permanence à pleine puissance, la « consommation » des matériaux neutrophages (bore …) et donc « l’usure » des barres de contrôle est plus importante que dans un réacteur faisant varier sa puissance du maximum à 20 % de sa puissance nominale deux fois par jour.

    Dans un réacteur fonctionnant à 50 % de sa puissance, ‘l’usure » des barres de contrôle est deux fois moins importante que s’il fonctionne à pleine puissance.

    Même chose si l’on compare avec l’arrêt complet, seul va changer la durée d’arrêt nécessaire avant le redémarrage, à cause de l’empoisonnement au xénon 135 (et quelques autres).

    On peut être savant en astronomie et n’avoir qu’une médiocre teinture de savoir en physique nucléaire (et en ressources minérales).

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  • Supposé argument dérisoire (l’article) et sans aucun rapport avec les barres de contrôle.

    En l’occurrence, il s’agit de la teneur en acide borique de l’eau du circuit primaire, qui est ajustée en fonction de l’activité de l’uranium contenu dans le réacteur, de la production d’iode et de celle de xénon qui en découle.

    En fin de cycle du combustible, la concentration en acide borique dans l’eau du circuit primaire est très faible et il n’est donc pas possible de la faire baisser.

    Lors d’une forte baisse de la puissance du réacteur (ou son arrêt), la production d’iode 135 diminue d’autant (ou s’arrête), mais la transformation d’iode en xénon 135 continue avec un décalage de sept heures.

    Xénon 135 qui est neutrophage. Comme il n’est plus possible de faire baisser la concentration d’acide borique (neutrophage) pour compenser l’augmentation du xénon, cela entraîne l’arrêt de la réaction en chaîne (empoisonnement au xénon).

    Après quoi, il faut attendre la décroissance du xénon 135, transformé en césium 135, ce qui prend neuf heures.

    Dans ces conditions, le réacteur ne peut pas redémarrer lorsque le soleil disparaît à l’horizon ou que le vent faiblit.

    Ce qui n’a rien à voir avec « l’usure » des barres de contrôle.

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    • Inutile de tenter de noyer le poisson dans l’eau du circuit primaire qui contient effectivement du bore ou un autre absorbeur de neutrons dans une proportion définie à l’avance et qui ne change pas durant la vie du cycle du combustible (c’est simplement un frein permanent qui limite le besoin de recourire aux barres de commandes (ou de controle). Les barres de controle dont la raison d’être premiere est de maintenir le coefficient K= 1 en fonctionnement normal sont également utilisées (jusqu’à un certain point) pour faire faire le yoyo au réacteur, sinon dites moi comment vous faites baisser au augmenter la température dans la cuve ? Et c’est cette opération qui ne peut être exécuter qu’un nombre de fois limité et pour une période totale limitée avant que les capacités de captures neutroniques ne soient devenues insuffisantes et ne permettent plus de jouer au yoyo, une fois cette limite atteinte le réacteur ne peu plus fonctionnée autrement qu’en mode de base, c’est-à-dire sans pouvoir limiter la puissance du réacteur, et c’est exactement ce qui s’est passé en Belgique dans l’article que j’ai communiqué. Il ne fallait pas attendre 7heures ou 9 heures où n’importe quel autre délai, il fallait attendre le rechargement du combustible qui embarque en même temps les crayons actifs d’uranium et les barres de commandes qui font partie du même paquet. Ne cherchez pas à embrouiller nos collistier avec des histoires à dormir debout pour faire expert ! La réalité est très simple au niveau du principe et tout le monde sait qu’utiliser les patins de freins, ça les use, et quand ils sont complétement bouffés, ça ne freine plus. C’est la même chose avec les barres de commande en moins imagé.

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  • Version « astronome » :
     » … l’eau du circuit primaire qui contient effectivement du bore ou un autre absorbeur de neutrons dans une proportion définie à l’avance et qui ne change pas durant la vie du cycle du combustible …  »

    Version « Histoire de la sureté de l’énergie nucléaire civile en France » :
    « La concentration en bore est importante en début de cycle de fonctionnement parce que vous avez de l’uranium enrichi et pratiquement pas de produits de fission (puisque vous êtes en début de cycle); puis la réactivité du combustible a tendance à diminuer au fur et à mesure qu’on brûle de l’uranium et qu’on produit des produits de fission et à ce moment-là on diminue la concentration en acide borique, de façon à ce que en fin de cycle pratiquement il n’y en a plus. »

     » … parce que plus il y a d’uranium 235, plus il faut mettre de bore. »
    « Les variations de concentration de bore sont obtenues par adjonction … »

    Par ailleurs, à titre informatif, la centrale nucléaire de Golfech (2 x 1.300 MW, tours de 178 m), est autorisée à rejeter jusqu’à 25.000 kg d’acide borique par an dans la Garonne (limite annuelle réglementaire), ce qui veut dire que celui-ci est consommé de façon régulière (bien que les rejets soient moindres en général).

    Par ailleurs bis, EDF indique pour cette centrale : « 12g CO2/kWh émis sur tout le cycle de vie de la centrale ».

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    • Le bore diffusé au début du cycle est toujours présent à la fin du cycle car les transmutation nucléaires ne se produisent pas dans l’eau brique du circuit primaire mais dans les crayons d’uranium actif. Ce qui a changé dans le bore ajoute à l’eau c’est leur valeur isotopique car chaque atome de bore d’origine a accru sa masse par le nombre de neutrons absorbés, c’est donc un isotope différent de celui d’origine mais c’est toujours du bore qui est défini par son nombre de protons et non de neutrons.
      Par ailleurs je vous ai posé une question claire : » quand pour assurer le suivi de charge vous devez diminuer la puissance émise par le réacteur, avec quoi faites vous diminuer la température si ce n’est en introduisant plus profondément les barres neutrophages de commande entre les crayons actifs puisque vous prétendez que leur capacité neutrophages ne se saturé pas selon vous ?

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  • ASN – Autorité de Sûreté Nucléaire
    Lexique – Bore :
    « Le bore, présent dans l’eau du circuit primaire sous forme d’acide borique dissous, permet de modérer, par sa capacité à absorber les neutrons, la réaction en chaîne. La concentration en bore est ajustée pendant le cycle en fonction de l’épuisement progressif du combustible en matériau fissile. »

    Comme l’on voit, la concentration en bore varie (diminue) au fur et à mesure de la consommation du combustible dans le réacteur.

    Alors que les barres de contrôle permettent une variation relativement rapide de la puissance du réacteur (petits ajustements), la variation de la concentration en acide borique est utilisée pour des variations de puissance plus importantes mais plus lentes (plusieurs heures).

    Tout cela sans aucune limite, puisque les injections d’acide borique (eau borée) ou d’eau déminéralisée peuvent se faire à la demande et en toutes quantités.

    Non seulement les réservoirs sources sont conséquents, mais ils sont rechargés selon les besoins sans arrêter le réacteur.

    On peut apprendre à tout âge.

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    • S’Il était vrai que l’on peut introduire dynamiquement en fonction du besoin la quantité de bore à diluer dans l’eau du circuit primaire pour permettre une diminution de puissance du réacteur, il suffirait de le faire aussi en fin de vie du cycle du combustible sans avoir besoin d’attendre le rechargement du combustible pour pouvoir réduire la puissance du réacteur n’importe quand, y compris quand cette fin du cycle est proche. Et il faudra aller l’expliquer aux spécialistes belges d’electrabel car il semblent l’ignorer….. Mais c’est vrai qu’on peut apprendre à tout âge.

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  • La teneur en acide borique de l’eau du circuit primaire est ajustée en fonction de l’activité de l’uranium contenu dans le réacteur, mais aussi en fonction de la production d’iode et de xénon.

    En fin de cycle du combustible, la concentration en acide borique dans l’eau du circuit primaire est très faible (en relation avec la plus faible activité de l’uranium) et il n’est donc pas possible de la faire baisser.

    Lors d’une baisse de la puissance du réacteur, la production d’iode 135 diminue en conséquence, mais la transformation d’iode en xénon 135 continue avec un décalage de sept heures.

    Le xénon 135 est neutrophage. Comme il n’est plus possible de faire baisser la concentration d’acide borique (neutrophage) pour compenser l’augmentation du xénon, cela entraîne l’arrêt de la réaction en chaîne (empoisonnement au xénon).

    Injecter de l’acide borique ne ferait qu’aggraver le phénomène et au lieu de simplement réduire la puissance du réacteur, cela conduirait à son arrêt complet, avec le délai de neuf heures déjà cité avant que son redémarrage ne soit possible. Avec la nécessité supplémentaire d’éliminer le bore en excès dans le circuit primaire, sans quoi le redémarrage serait impossible.

    Les ingénieurs d’Electrabel en Belgique, comme leurs collègues du nucléaire partout dans le monde, connaissent très bien cela et pourraient l’expliquer à notre astronome.

    On a encore trouvé un poisson noyé à l’Anse de Galère, dans l’étang de Bages.

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    • « Le xénon 135 est neutrophage. Comme il n’est plus possible de faire baisser la concentration d’acide borique (neutrophage) pour compenser l’augmentation du xénon, cela entraîne l’arrêt de la réaction en chaîne (empoisonnement au xénon). »

      Si c’était vrai il n’y aurait eu aucune difficulté à baisser la puissance des réacteur d’électrabel, voir les arréter complétement sous l’effet neutrophage du xénon 135 au lieu d’arréter les éoliennes. Mais j’attends toujours la réponse à ma question : Comment baissez vous la puissance des réacteurs si ce n’est pas en introduisant les barres de commande neutrophages entre les crayons actifs d’uranium ?
      Rassurez-vous pour le poisson de l’anse de Galère, 5 minutes de respiration artificielle ont suffit pour le ramener à la vie.

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  • « Le bore diffusé au début du cycle est toujours présent à la fin du cycle … »

    Toujours les mêmes acrobaties en chute libre pour essayer de se raccrocher à une branche dans la forêt de Fontfroide (bien que le pin maritime des Corbières ne soit pas très pratique pour cela).

    Avec le renouvellement de l’eau du circuit primaire, par des injections alternées d’eau plus ou moins borée et d’eau déminéralisée, le bore présent au début du cycle
    ne reste plus qu’à dose homéopathique dix-huit mois plus tard, lors d’un rechargement de combustibles (et de barres neutrophages).

    « Ce qui a changé dans le bore ajoute à l’eau c’est leur valeur isotopique … c’est donc un isotope différent de celui d’origine … »

    Pas de chance, encore du bavardage d’un ignorant du domaine nucléaire. Les isotopes non stables (donc hors 10B et 11B) ayant une demi-vie très inférieure à la seconde, on ne trouve que le bore stable injecté (acide borique) dans le circuit primaire.

    Lorsqu’il capture un neutron, le bore 10B, utilisé comme produit neutrophage, se transforme en lithium et en hélium, que ce soit dans l’eau ou dans les barres de contrôle (carbure de bore).

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    • « Lorsqu’il capture un neutron, le bore 10B, utilisé comme produit neutrophage, se transforme en lithium et en hélium, que ce soit dans l’eau ou dans les barres de contrôle (carbure de bore). »

      L’ajout ou le retrait de neutrons ne change rien à l’atome de bore qui reste du bore cela ne fait qu’un isotope différent !
      Quand on prétend connaitre le monde subatomique on ne sort pas de telles aneries !

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  • Ce n’est pas le manque de matériaux neutrophages dans les barres de contrôle qui entraîne le manque de « suivi de charge » des réacteurs nucléaires.

    En effet, le nombre de neutrons qui seront émis par le combustible nucléaire (235U et sous-produits) est connu. Comme on sait aussi quel nombre de neutrons doivent être capturés par le bore (ou assimilés) pour garder la réaction stable, on en a déduit la capacité d’absorption des barres de commande en conséquence.

    Que le réacteur soit à pleine puissance ou à puissance réduite, il y aura toujours 2,4 neutrons émis (en moyenne) pour chaque atome d’uranium fissionné et 1,4 neutrons seront capturés, soit par les barres de contrôle, soit par l’acide borique dilué dans l’eau.

    La petite différence lors d’une montée en puissance se compense par une différence égale lors d’un baisse de puissance équivalente.

    En fin de cycle combustible, le problème N’EST PAS de faire baisser la puissance du réacteur, mais de le faire redémarrer au moment voulu. Car on a vu que le réacteur s’empoisonne au xénon, donc s’arrête de lui-même si la baisse de puissance est trop rapide et trop importante.

    Ensuite, il faut attendre neuf heures pour que le xénon 135 ait disparu par désintégration. Et si la concentration d’acide borique est trop importante dans l’eau, il faut extraire celui-ci du circuit primaire (vidanger l’eau borée) et injecter de l’eau déminéralisée au même rythme pour conserver le volume liquide.

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    • « En fin de cycle combustible, le problème N’EST PAS de faire baisser la puissance du réacteur »
      Ce n’est pas la fin du cycle du combustible qui impose de baisser ou non la puissance du réacteur, c’est le maintien de l’équilibre du réseau qui l’impose sans se soucier du cycle du combustible ce qui n’est pas son problème. et le problème rencontrer dans l’exemple Belge c’est qu’ils étaient incapables de baisser leur puissance tant que les rechargements de combustible n’étaient pas faits.
      Et j’attends toujours de savoir comment vous faites pour réduire la puissance des réacteurs, quand il est besoin de la faire indépendamment du cycle de vie du combustible, sans enfourner plus profondément les barres de commande entre les crayons actifs.

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  • Parmi toutes les fables de Jean de la Fontaine, il en manque une : celle de « L’âne astronome ».

    Lorsque l’uranium 235 est percuté par un neutron, il éclate le plus souvent en formant (par exemple) du krypton et du baryum, tout en libérant trois nouveaux neutrons (… et en bout de chaîne, de l’iode -135 et du xénon-135).
    C’est le même principe pour le bore B10 du circuit primaire.

    Contrôle des réacteurs (extrait) :
    « Le bore-10, un absorbeur de neutron lents, est utilisé pour contrôler la marche d’un réacteur. … La probabilité de capture d’un neutron par le bore-10, devient très élevée pour des neutrons lents (Cette capture provoque l’éclatement du bore en une particule alpha et du lithium-7). »

    Les neutrons réagissent avec le bore 10 selon l’équation suivante :
    neutron + bore10 –> lithium 7 + particule alpha

    Bien que ce ne soit pas le sujet de l’article, la figure 1 montre bien ce qui se passe.

    https://www.epj-conferences.org/articles/epjconf/pdf/2020/07/epjconf_ucans82020_03003.pdf

    Fig. 1. Boron Neutron Capture nuclear reaction

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  • Deux mécanismes complémentaires mais à la vitesse d’action différente sont utilisés pour faire varier la puissance d’un réacteur nucléaire : le positionnement des barres de contrôle et la concentration en bore dans le circuit primaire.

    Encore une fois, le problème « belge » n’a jamais été de faire baisser la puissance du réacteur, mais de garder celui-ci disponible pour une remontée immédiate en puissance lors de la baisse de production éolienne et solaire.

    En marche stabilisée, les productions d’iode-235 et de xénon-235 s’équilibrent pour les neutrons. Lors d’une forte baisse de puissance, la production d’iode diminue fortement et le xénon étouffe de plus en plus la réaction. Pour éviter cela, on diminue la concentration en bore dans l’eau (xénon et bore, même action).

    En fin de cycle combustible, la concentration en bore étant insignifiante, on ne peut pas la diminuer. Donc le xénon étouffe la réaction. Le réacteur s’arrête …

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    • « Deux mécanismes complémentaires mais à la vitesse d’action différente sont utilisés pour faire varier la puissance d’un réacteur nucléaire : le positionnement des barres de contrôle et la concentration en bore dans le circuit primaire. »
      On serait donc maintenant presque d’accord, sauf qu’il n’y a qu’un seul mécanisme utilisé, Le positionnement des barres de contrôle », l’autre vous l’avez rêvé. Le pilote de tranche peut ajuster le positionnement des barres de commandes aussi bien en les avançant qu’en les reculant. En revanche, si on pouvait à la rigueur imaginer qu’il peut télécommander un robinet à bore pour en ajouter dans l’eau du circuit primaire, on ne voit pas très bien comment il ferait pour en retirer s’il avait un peu trop forcer la dose ou même simplement pour faire monter la température en diminuant la concentration ! Et c’est pour cette raison que ce dispositif n’existe pas, il est à sens unique. La concentration en bore dans l’eau du circuit primaire est constante et déterminé à l’origine au chargement et déterminé comme un frein permanent dont le but est de soulager la charge des barres de commande qui n’ont pas besoin d’être sollicitées en permanence.
      Par ailleurs, contrairement à ce que vous dites le « problème belge » qui date de 2020 était bien de faire baisser la puissance des réacteurs afin de rééquilibrer le réseau dont la charge s’était étiolée à hauteur de 15 à 20% en raison du ralentissement de l’activité économique et du confinement pour cause de Coronavirus. Comme le disait l’article dont je vous remets l’URL pour vous en convaincre, cela avait entrainé une surabondance d’électricité qu’il fallait freiner. On est loin de se préoccuper de la reprise après quand l’activité économique repartira :
      https://www.revolution-energetique.com/belgique-le-nucleaire-met-les-eoliennes-a-larret/
      Et c’est bien les éoliennes qui se sont montrées plus pilotables que le nucléaire à la demande d’ELIA, le RTE belge. Relisez bien les raisons de ce problème et ce qui a été fait pour y remédier.
      De toutes les façons, cela ne fait que démontrer que le nucléaire est loin d’être aussi pilotable que ce que l’on essaie de nous faire croire en France, et cela indépendamment de la lenteur de ses réaction quand il peut en avoir. Pourtant durant 50 ans il a parfaitement joué son rôle avec l’aide de l’hydraulique. Alors qu’est-ce qui a changé ? En fait c’est l’hydraulique qui assurait l’essentiel de l’équilibrage production/consommation car la seule chose à l’origine d’un éventuel déséquilibre du réseau était la consommation et la souplesse de l’hydraulique (plus quelques centrale à gaz et charbon) suffisait à rétablir promptement l’équilibre et le recours à la variabilité du nucléaire n’était requis que suffisamment rarement pour ne pas générer les problèmes que l’on rencontre aujourd’hui. Mais avec les renouvelables variables c’est aussi le coté production qui se met à semer le trouble dans l’équilibre du réseau et le recours à la variabilité du nucléaire consiste à lui faire faire ce que j’ai appelé du yoyo mais il n’est pas fait pour ça. Nous étions les seuls dans le monde avec les allemands à ne pas utiliser le nucléaire en mode de base (fonctionnement nominal permanent). Les allemands qui n’ont pas notre puissance hydraulique se sont vite aperçus que faire le yoyo aux réacteurs ne pouvait pas fonctionner très longtemps, vous savez la suite. Aujourd’hui le facteur de charge des réacteurs américains et allemand sont toujours voisins de 95% (ce pourquoi le nucléaire nous a été vendu), alors que celui des réacteurs français n’a fait que se dégrader avec pour résultat l’état dans lequel il est aujourd’hui où il n’affiche plus que 50%. Et ce n’est pas en prétextant une désorganisation de la maintenance due au COVID (qui a plus de deux ans maintenant) qu’on s’en sortira. Le yoyo est peut-être responsable du problème des fissures rencontrées aujourd’hui pour la douzaine de réacteurs, mais il est à coup sûr responsable de l’arrêt d’une dizaine d’autre en raison du déséquilibre entre la proportion de crayons actifs et celle des barres neutrophages « consommées » prématurément en raison des parties de yoyo, ajoutez en 4 en maintenance ou en mise à niveau du grand carénage, et le compte est bon.

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  • Après la désintégration du bore B10 frappé par un neutron en lithium Li-7 et hélium He-4, un schéma de chaque circuit accessoire du circuit primaire d’un réacteur n’est malheureusement pas disponible sous une forme accessible au grand public.

    ASN – Système de contrôle volumétrique et chimique du circuit primaire principal (RCV)

    « Système de contrôle Chimique et Volumétrique du circuit primaire principal (REP). Le système de contrôle volumétrique et chimique a notamment pour fonction de maintenir dans le circuit primaire la quantité d’eau nécessaire au refroidissement du cœur. Cette régulation du volume du circuit primaire se fait par l’intermédiaire d’un circuit d’ INJECTION (charge) et de VIDANGE (décharge). …  »

    Mais on trouve cela sous forme assez précise dans un document technique « EDF PWRs primary coolant purification strategies » :

    https://inis.iaea.org/collection/NCLCollectionStore/_Public/46/071/46071790.pdf

    En page 2, on trouve non seulement la description du système (CVCS en anglais, RCV pour EDF) mais un schéma assez lisible (mieux en page 12).

    On y voit clairement le réservoir d’eau et celui de bore, et les différents filtres et purificateurs, dont « deboration » pour retirer le bore et « delithiation » pour retirer le lithium.

    En dehors du bore, différentes mixtures sont injectées / retirées du circuit primaire. Divers déchets (corrosion et autres) microscopiques doivent aussi être retirés du circuit primaire.

    On voit CLAIREMENT comment un opérateur peut faire varier la concentration en bore dans le circuit et que « la concentration en bore dans l’eau du circuit primaire » N’EST PAS constante.

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    • Marguerite, je ne crois pas que ces arguties sur l’art et la manière de faire varier la puissance d’un réacteur captive nos colistiers même si vous tournez avec agilité autour du pot. Car montrer qu’on peut injecter du bore dans l’eau du circuit primaire n’est pas le sujet ni la clef du problème puisqu’il faut le faire au moins à la première mise en service…. Mais cette circonvolution de votre argumentaire n’explique pas comment on peut retirer ce qui a été mis en trop… Ou qu’il faut diminué pour faire remonter la température ?
      Mais ce que nos colistier peuvent facilement comprendre sans se faire balader dans les méandres des proportions flores des mélanges faits dans le circuit primaire c’est que tant qu’il  » y avait pas de réacteurs yo-yo à qui on ne demandait qu’exceptionnellement de faire du suivi de charge, tout allait bien.
      Mais depuis qu’on leur demande de réagir à chaque période quand le vent baisse ou remonte, à chaque fois qu’un nuage passe entre le Soleil et le ppv, rien ne va plus. Ils finissent tous au bord de la route assez rapidement. Alors il n’y a pas besoin d’être un expert de la production de produits de fission pour comprendre que c’est l’action mise en œuvre pour faire assurer l’équilibre du réseau constamment perturbé par les productions étatiques des renouvelables qui provoque cette catastrophe en série.
      Je ne ferais qu’une remarque sur le cas des fissures sur les canalisations du circuit primaire soumis à des variations de contraintes de pression et températures des réacteurs qui jouent au yo-yo :
      Ce problème semble totalement inconnu sur les réacteurs américains qui ne fonctionnent qu’en mode de base.
      SUJET TERMINÉ POUR MOI.

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      • « … comment on peut retirer ce qui a été mis en trop … ».
        Tout simplement avec la VIDANGE. Dispositif qui existe depuis des siècles dans les baignoires et sous une autre forme dans les thermes romains de l’antiquité.

        ASN : « … Cette régulation du volume du circuit primaire se fait par l’intermédiaire d’un circuit d’ INJECTION (charge) et de VIDANGE (décharge). … ».

        Si l’on veut considérer la production nucléaire comme une simple résultante des variation des productions éolienne, solaire, hydraulique et fossile, des variations de la consommation et de celle du solde import/export, on ne trouve aucune différence avec la situation d’il y a dix ans.

        Les variations de l’éolien et du solaire, très inférieures aux VARIATIONS DE LA CONSOMMATION, sont compensées par celles de l’hydraulique, du gaz, du fioul et du charbon, bien avant de se préoccuper du nucléaire.

        Les habitués de la cueillette des cerises sur RTE le savent bien (ou devraient le savoir).

        La souplesse des fossiles a d’ailleurs augmenté puisque, si la capacité totale des fossiles a diminué de 9.900 MW depuis fin 2010, une partie de la capacité charbon a été remplacée par une capacité gaz.

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        • Oui, c’est ça, quand vous voulez remonter en température vous faites la vidange du circuit primaire !!!
          Bravo, j’ai assez perdu de temps

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          • Faire l’imbécile en se croyant malin, ce n’est que confirmer son ignorance.

            Dans le Midi, on sait pourtant bien que boire une gorgée (circuit VIDANGE) de pastis trop concentré et rajouter de l’eau (circuit INJECTION) dans le verre pour en adoucir le contenu, ce n’est pas vider le verre d’un trait pour le laisser à sec.

          • Et faire l’idiote avec la proportion du pastis dans l’eau de boisson pour cacher avoir débiter des sottises durant deux semaines à propos du moyen très simple de simples de régulation de la température dans la cuve en déplaçant les barres de contrôle dont c’est la raison d’être pour le remplacer par des acrobatie sur la teneur en bore de l’eau du circuit primaire, vous déconsidere totalement aux yeux de ceux qui vous accordait un certain crédit. Adieu Marguerite, je me remettrai facilement de ce qui aurait put être une déception. Je n’ai plus l’intention de répondre à la moindre de vos interventions.

  • Pour les belges, il aurait suffit d’arrêter un réacteur pendant six mois pour « rééquilibrer le réseau dont la charge s’était étiolée ».

    Le problème, à titre d’exemple le lundi de Pâques 2020, c’est que pour une production en puissance autour de 4.000 MW pour le nucléaire, la puissance éolienne a augmenté de pratiquement 1.000 MW en une seule heure (en pleine nuit), pour ensuite atteindre autour de 1.600 MW : 40 % de la puissance nucléaire du jour.

    La production au gaz a pu baisser en partie et la consommation du jour augmenter par rapport à la nuit.

    Le nucléaire est tout simplement trop lent pour modifier sa production en temps normal et ne peut travailler qu’en « flip-flop » (arrêt-marche) en fin de cycle combustible : le xénon.

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