Énergies renouvelables : en 2025, l’éolien et le solaire ont dépassé le fossile dans la production électrique européenne

C’est un cap symbolique et fortement attendu dans la transition énergétique : pour la première fois, l’éolien et le solaire ont généré davantage d’électricité que les énergies fossiles dans l’Union européenne. Selon le rapport annuel European Electricity Review du think tank Ember, publié début 2026, ces deux sources renouvelables ont représenté 30 % de la production électrique de l’UE en 2025, dépassant les énergies fossiles qui s’établissent à 29 %.

Ce franchissement reflète l’accélération de la transition énergétique européenne. Beatrice Petrovich, autrice du rapport, y voit un signe tangible du basculement du système électrique continental vers des modèles décarbonés. Elle rappelle également que la dépendance au fossile a des implications géopolitiques majeures, dans un contexte où les tensions internationales rendent l’approvisionnement instable et coûteux.

Dans le détail, l’énergie éolienne constitue la principale contribution renouvelable en Europe, avec 16,9 % de la production électrique en 2025. Le solaire continue de progresser rapidement, atteignant 13 %, un niveau inédit qui marque la quatrième année consécutive de croissance. Ensemble, ces deux sources dépassent désormais le charbon et dépassent même l’hydroélectricité, souvent considérée comme l’épine dorsale historique du renouvelable. Ember souligne qu’en 2025, 19 pays européens affichaient une part du charbon inférieure à 5 % dans leur mix électrique, illustrant la sortie progressive de ce combustible.

Cependant, ce tournant ne signifie pas la fin de la dépendance au fossile. Le gaz fossile reste indispensable dans l’équilibre du système électrique européen, représentant 16,7 % de la production brute. Ember rappelle que l’augmentation de la production d’électricité à partir du gaz, combinée à une chute de l’hydraulique en 2025, a renchéri la facture des importations et accentué la volatilité sur les marchés de l’électricité. Les importations de gaz fossile ont ainsi progressé de 16 % sur un an, ce qui alimente les débats sur la sécurité énergétique européenne.

Si 2025 marque une avancée historique, l’Europe doit encore relever la question du stockage, de l’intermittence et des infrastructures réseaux pour que ce basculement soit durable. Pour Ember, ce tournant n’est qu’une étape : la prochaine décennie déterminera si l’Europe peut réellement s’affranchir du gaz et poursuivre sa trajectoire vers un système électrique majoritairement renouvelable.

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COMMENTAIRES

  • Les combattants antirenouvelables semblent quelquefois absents sur certains forums

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    • Peu importe les problèmes des Suédois ou des Bavarois . Nous sommes concernés par les paysages de l »Auvergne

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  • Cet édito se cantonne ds les statistique européennes pour masquer la réailté avec en terminaison une incantation ::
    « La prochaine décennie déterminera si l’Europe peut réellement s’affranchir du gaz et poursuivre sa trajectoire vers un système électrique majoritairement renouvelable ».
    Rappel en France,
    l’écologie politique du gouvernement prend en exemple l’Allemagne en prônant des investissements massifs dans les ENRi par sa PPE3 de folie au niveau efficacité et coûts inutiles. Le ministère de la transition énergétique endoctrinée ne veut pas voir que, grâce à son énergie nucléaire :
    • Son intensité carbone est à 32 grammes de CO2 par KWh produit.
    • Son prix moyen du MWH pour les particuliers est un des moins chers d’Europe. Soit : 25.24€
    • La France émet dix fois moins de carbone par kilowatt heure produit que l’Allemagne !
    • Elle ne dépend pas de ses voisins quand il n’y a pas de vent et de soleil comme l’Allemagne.
    • Son électricité est décarbonée à 95% et produite suffisamment et en abondance, solde import/export est à plus de 92 TWh
    A ce sujet les scénarios d’augmentation de la consommation d’électricité et d’électrification des usages, concoctés depuis des années par RTE (Réseau de transport d’électricité), ont été totalement démentis par les faits.
    La consommation d’électricité est en baisse en France par rapport à 2019, avant le coût d’arrêt de la pandémie
    L’histoire qu’on nous vend depuis des années est que la consommation va finir par augmenter. On est dans l’incantation. RTE avec son directeur militant Xavier Piechaczyk et la DGEC nous ont menti car l’électrification ne peut être décrétée. En effet, il existe une concurrence entre les énergies !.
    Quand on met tout l’argent public pour subventionner une production d’électricité dont on n’a pas besoin, notamment de renouvelables intermittents avec des prix protégés, de vraies situations de rentes, vous n’avez plus les moyens de subventionner l’électrification
    Rappel : la PPE3 a été écrite entre 2021 et 2023 sur des bases idéologiques et sur des scénarios de RTE totalement manipulés. Un mensonge d’Etat. Celui de la disparition soudaine de l’essentiel du parc nucléaire

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  • Plus les éoliennes et les PV nous mettent dans le mur et obligent nos centrales nucléaires à fonctionner en sous charge avec les risques que ça comporte, et au moment même où l’Allemagne par la voix de son chancelier avoue que l’Allemagne s’est royalement planté en abandonnant le nucléaire, et tout ça après un blackout retentissant en Espagne dont la cause ne fait plus aucun doute : il est impossible de tenir un réseau avec 80% de renouvelables intermittents en service et du nucléaire à tres faible charge à qui l’on demande de réagir eu passant de 20% à ne serait-ce que 50% en….1 seconde, ce qu’un vulgaire groupe diesel de back up est incapable faire. Il n’y a pas qu’aux Etats Unis que le monde devient dingue !
    Et voilà que Le Monde de l’Energie se transforme d’organisme d’information indépendant en un vulgaire propagandiste qui se met au service du diable. C’est absolument intolérable ! Et pendant ce temps là, des entreprises françaises s’échinent à proposer des solutions de production d’électricité pilotable et de chaleur simultanée qui n’ont besoin de rien d’autre que de combustible renouvelable pour fonctionner à la demande, sans solliciter le contribuable et en créant beaucoup plus d’emplois dans tous les territoires. C’est tellement absurde que tout ça est à peine croyable, et pourtant, c’est ! La France comme le reste du Monde est sourde et aveugle et n’hésite pas à parler d’indépendance énergétique !!!! Plus c’est gros plus ça passe ! A quand un article du Monde de l’ Energie pour pour faire la promotion de la privatisation des barrages français qui appartiennent aux contribuables français !!! Le pire n’est pas obligatoire, mais il est possible.

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